Hello, à tous et à toute, j'espère ne pas vous avoir trop fait attendre, le problème était en fait dû à un cruel manque d'inspiration ; mais heureusement, il se trouve que cette dernière revient, petit à petit ! Allez bisouilles à toutes et bonne lecture !

Ah oui, encore une chose, comme vous le savez, les RAR sont maintenant interdits, donc, je tâcherai de vous les envoyer par l'intermédiaire des mails ; encore un grand merci à melzart, LunaDream, Joana Melodya, Chaya Escanor, Yatsuko, MakeASecret, misskisara, et yukina pour leurs reviews et leur fidélité à la fic !


Chapitre IV

L'excursion en ville.


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Un châtain grogna. Tiré de son sommeil de léthargie, il sentait la chaleur des rayons solaires à travers la baie vitrée de sa chambre. Un jour avait fait place à un autre dans la fraîche monotonie de l'automne. Ignorant la roide atmosphère des lieux, il alla se poster devant sa fenêtre, frottant nonchalamment ses paupières endormies. Déjà haut dans le ciel ; l'astre du jour dévoilait toute la clarté de ses traits dorés sans une quelconque pudeur…

Le sombre individu aux yeux iceberg soupira de ce que l'on pourrait qualifier de dépit. La veille, sa demoiselle ; qui répondait au gracieux nom de Shizuka ; lui avait laissé un petit mot disant comme quoi il devrait se passer d'elle car elle dormirait cette nuit en sa demeure, ou plus précisément chez sa mère…

Et ce brusque changement — bien qu'il ait déjà eu lieu plusieurs fois — avait eu pour effet que de sournois cauchemars lui furent parvenus la nuit même. Le retour d'anciens ennemis… Une bien dure humiliation…

Kaiba rouvrit les yeux ; il ne désirait en aucun cas se rappeler de cela. En lui une voix lui disait que la belle Shizuka s'était rendue en ville, partie effectuer quelques courses avec ses amies. Il se mit soudain en tête d'œuvrer pour se retrouver avec elle, rien qu'en sa douce compagnie ; et advienne que pourra !

Jonouchi Katsuya délaissa quelques secondes son portable pour mieux s'intéresser à sa sœur qui déjeunait avec lenteur.

« Shizuka, où sont les céréales ? »

L'adolescente, d'un mouvement des doigts, désigna les placards de la cuisine. Jono-uchi s'en saisit et prit place près de la jeune fille. Remplissant un bol de lait, il lui demanda comment elle se portait, avec un sourire que la demoiselle rendit avec une joie apparente.

Comment se porterait-elle mal ? Après tout, son frère était avec elle, sa mère également, et Seto Kaiba, l'homme qu'elle aimait tant ; était sous peu — et depuis de longs mois — son amant attitré; de quoi se réjouir ! …
D'ailleurs, la jeune fille se souvenait comme si leur première soirée s'était déroulée la veille au soir … Ce jour ; un beau jour d'été ; où Seto l'avait … comment dire ? … invitée en sa grande résidence ; et s'était mis à l'aborder…
Où Shizuka se trouvait être aux anges, quand était entré avec grand fracas Jonouchi — qui semblait être furieux ; et s'était jeté sur le châtain énigmatique qui parvint à maîtriser très rapidement. S'en était alors suivi une grande rixe où Shizuka en était la cause primaire, avant tout un flot d'hostilité …

Et malgré toute son imposante force, Kaiba se retrouva avec quelques contusions bien sanglantes ; et autant ne pas dire l'état de Jonouchi ; ce dernier était dans une situation pire …
Deux semaines dans un hôpital suffirent au blondinet pour apprendre à maîtriser ses pulsions ; malgré toute la rancune qu'il conservait …

« Shizuka », appela doucement le blond. Laquelle rouvrit ses yeux avec surprise, sortie de son profond mutisme, en s'apercevant qu'il la considérait avec dans le regard quelque lueur d'inquiétude …

« Oui ? »

« Tu es … Enfin, je veux dire… Te sens-tu heureuse avec lui ? »

Shizuka ravala péniblement sa salive, sachant pertinemment que lui signifiait Kaiba. Ça devait être la troisième fois qu'il lui demandait ça ; après tout, il fallait dire que Jono avait eu beaucoup de mal à avaler cette relation intime entre les deux jeunes gens …

« Oui parfaitement, je suis on ne peut plus heureuse, Jono », ces mots, elle les avait dits non sans une petite note d'impatience dans la voix. Trois fois, c'est lassant à la fin! …

Jonouchi fixa le sol puis continua son triste déjeuner. Pourquoi fallut-il que sur tous les hommes de la terre, il tomba sur Seto Kaiba ?

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Dans toute l'immensité du centre ville s'agglutinait une foule de toutes parts, surtout composée de femmes et jeunes filles, sans doute en quête d'une jolie robe de soirée … Les rares individus masculins qui s'y parsemaient se contentaient d'observer tranquillement alentour ; et il n'était que huit heures …

Arriva alors en grand fracas une moto à la carrosserie d'un rouge bordeaux étincelant, tout comme étaient les vêtements de son conducteur. Le pied posé en stabilisateur sur le sol, le ou plus précisément, la motarde ; car une cascade blonde tomba sur ses épaules avec souplesse du casque qu'elle enleva avec précautions ; éteint son moteur et observa la mêlée en pleine ébullition.

Trois regards scrutateurs portés aux alentours lui suffirent pour laisser échapper quelque remarque impatiente.

« Mais où sont-elles ? »

Au terme de cinq ou six minutes, parurent alors deux ombres féminines se dirigeant vers la jeune femme aux cheveux dorés.

« Désolées de t'avoir fait attendre », dit une des jeunes filles dont l'éclat des cheveux s'illuminait d'un bel auburn.

« Et Isis ? », s'enquit la blonde, déposant son casque sur le siège de son véhicule pourpre.

« Isis ? Oh, elle nous adit qu'elle arriverait avec du retard dû à une réunion inopinée ! », répondit l'autre adolescente aux cheveux roux.

Mai Kujaku regarda ses amies avant de se tourner vers les multiples boutiques se jouxtant les unes près des autres ; en proposant d'y aller.

La première qui les intéressa fut un magasin de vêtements sodés. Après avoir optée pour quelques habillements, Shizuka, d'un air bien sceptique, alla s'asseoir sur l'un des tabourets se regroupant au fond du bazar … Anzu Mazaki qui tenait entre ses mains blanches un corsage, pris place au côtés de la jeune rousse en soupirant.

« Quelque chose ne va pas ? », s'étonna Shizuka, quelque peu tirée de sa songerie.

La demoiselle à l'auburn chevelure leva la tête vers le plafond avec un sourire au coin des lèvres.

« J'ai prise tout ce qu'il me fallait ; ça me suffit amplement. »

Un silence défila. Les deux jeunes filles restèrent là, plongées dans un mystérieux mutisme. Anzu scrutait avec inquiétude les orbes gemmes de son amie.

« Shizuka, qu'est-ce qui ne va pas ? », s'enquit-elle, posant une main furtive sur son épaule.

La demoiselle aux roussâtres cheveux porta un regard las vers sa campagne.

« Moi ? Mais tout va bien ! »

L'auburn Anzu ne semblait guère convaincue de cette réponse. Compatissante, elle serra la main laiteuse de son amie, et lui dit :

« On dirait bien que ça ne doit pas aller fort avec Seto. »

« En fait, il s'agit surtout de ma famille », répondit la rousse avec un soupir de tristesse, « Je me sens quel que peu lointaine d'elle depuis que je vis avec lui… »

Anzu scruta le sol. Elle savait combien Shizuka aimait ses proches. Mais sa relation avec Seto Kaiba l'empêchait néanmoins de les voir ; bien sûr il lui arrivait de rendre visite — ou même de passer la nuit, comme elle venait de le faire, ce jour-ci — à sa mère et à son grand frère, Jonouchi, mais c'était une chose plutôt rare …

Qui puis était, Kaiba et Jono étaient incroyablement brouillés entre eux ; surtout après la…petite…dispute. Triste …

« Mais tout ira bien, j'en suis sûre. », conclut songeusement Shizuka, les yeux perdus dans le vague.

« Oui. »

La demoiselle Mazaki se mit progressivement à songer à sa propre situation avec l'ancien Pharaon ; appelé également Yami. Rêveuse, elle compara leur rapports et échanges avec ceux de Shizuka et de Kaiba et les trouva bien pauvres …
Avant Anzu passaient d'abord les Duels de Monstres dans les préoccupations de Yami ; ça, elle le savait bien, ce qui expliquait aussi beaucoup de choses , pourquoi il ne lui parlait que de ça depuis un certain temps.

Il ne fut noms de cartes ou tactiques pus ou moins astucieuses qui ne passa dans la moindre de leurs discussions ; au grand désespoir de la brunette.

Yami, après avoir déclaré au reste du groupe qu'il désirait de tout son cœur oublier son passé et rester avec eux pour l'éternité, avait avoué à la jeune fille les tendres sentiment qui le liait à elle. Ces premières étreintes, ces premiers baisers, elle ne les oublieraient jamais.

Le silence qui s'était installé fut brisé par la blonde Mai revenant de ses courses, guillerette.

« Et depuis tout ce temps, vous étiez à ? Vous ne savez pas ce que vous ratez, les filles ! il y avait des soldes partout ! », s'exclama-t-elle avec véhémence.

Anzu se leva et s'étira comme un chat, après de longues heures de sommeil.

« Je commençais à m'ankyloser ! »

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« Jonouchi ! », apostropha une voix derrière le dos du garçon, se baladant un peu dans la rue.

Etonné, il se retourna. Yami s'approcha de lui en lui touchant l'épaule.

« Sais-tu où sont parties les filles ? Je ne retrouve plus Anzu, pourtant, il me semble avoir regardé partout. »

Le Pharaon émit un faible soupir. Jono écarquilla les yeux puis se tourna complètement vers son ami.

« Elle ne t'a pas dit ? Elles sont parties faire du shopping ! »

Le tricolore scruta un instant le sol puis regarda le blond.

« Merci. »

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Onze heures et demie ; école primaire de School High Land. La sonnerie sonnait, signe que c'était l'heure de se ranger pour la cantine. Mokuba Kaiba se donnait à cœur joie. Racontant à ses petits camarades ce qui se passait à la Kaiba Corp ; lesquels écoutaient avec la plus grande attention.

« Hier encore, nous avons rencontrés quelques problèmes ; un individu avait tenté de pirater notre système mais mon frère est un professionnel ! Il a réglé a en un rien de temps ! »

L'élève Maki Eikuta leva le bras en signe d'une profonde indifférence.

« Tout ça, c'est des bobards, tu racontes n'importe quoi ! »

« Ah ouais ! Mon frère est l'un des plus grands hackers du Japon ! », se récria Mokuba, poings serrés.

Eikuta toisa le garçon sur un air de dédain et poussa une interjection ironique, narquois. La petite Mandie Okley posa une main sur l'épaule de Mokuba.

« T'inquiètes pas, Mokuba, moi j'te crois ! »

« Au fait, est-ce que c'est vrai ce que l'on dit de ton frère, Kaiba ? Est-ce qu'il est myope ? »

Mokuba frotta son doigt sous son nez avec espièglerie.

« Mouais … un petit problème dû à des ondes de chocs lors d'un duel… »

Et s'en suivit une longue discussion dans laquelle le petit Kaiba racontait les…. exploits chevaleresques de son grand frère, ponctuée de quelques réflexions des plus censées aux plus débiles de ses camarades.