Disclaimer : Les personnages appartiennent à Masami Kuramada.
Genre : Romance/Angst. Yaoi, threesome. Un peu OOC.
Rating : M.
Avertissement : Le langage est parfois un peu cru, certains lemons un peu violents. Que ceux qui n'apprécient pas ne commencent pas à lire ! J'ai tenté de retranscrire le langage oral que nous employons tous les jours.
Spoiler : Univers alternatif. Suite à une rupture, Milo va sombrer dans la déprime et laisser libre cours à ses pulsions. Sa rencontre avec certaines personnes va précipiter sa chute sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Mais quelqu'un va le sauver de lui-même.
Note : Je sais que j'ai une autre fic en cours et que je ne devrais pas me lancer dans l'écriture d'une nouvelle histoire. Mais quand les idées viennent, c'est dur de les ignorer. J'espère que cet UA vous plaira. Dites-le et laissez vos reviews. Je ferai de mon mieux pour y répondre. Merci
Chapitre 2
Milo avait réservé une chambre à l'Hôtel Méridien à Nice. Un quatre étoiles. Il avait les moyens. Il arriva en début de soirée après être parti tôt ce dimanche matin et avoir roulé presque dix heures. Il fut conduit à sa chambre par un employé à qui il donna un pourboire de vingt euros. Le jeune homme, ébahi, se répandit en remerciements et se promit de garder à l'œil ce client qui semblait avoir le cœur sur la main. Ce n'était pas parce que l'hôtel accueillait des clients très aisés qu'ils étaient forcément généreux.
Il était à l'avant dernier étage. Il ouvrit les fenêtres et regarda la vue magnifique qu'il avait sur la Baie des Anges. De l'autre coté de la Promenade des Anglais, la plage privée de l'hôtel était encore bien remplie.
Il déballa quelques affaires, juste le nécessaire, ne sachant pas encore combien de temps il allait rester. Il sortit un ensemble sportswear, un pantalon et une veste en toile d'un blanc immaculé. Il appela la réception pour que quelqu'un s'occupe de repasser ces vêtements qu'il comptait mettre le soir même pour sortir. Quelques minutes plus tard, une femme d'un certain âge emporta l'ensemble.
Milo se glissa sous la douche avec un soupir de bien-être. Il avait des courbatures de partout après avoir conduit si longtemps. L'eau chaude délassa ses muscles endoloris qui roulaient magnifiquement sous sa peau naturellement hâlée. Il resta longtemps à savourer le liquide chaud qui coulait sur son corps. Elle semblait emporter avec elle les derniers vestiges d'une personnalité façonnée à force de volonté pendant des années pour laisser la place à quelque chose de plus naturel, de plus véridique, de plus sombre, le vrai Milo.
Celui qui sortit de la salle de bain n'était plus celui qui y était entré. Il aimait bien ces deux personnalités. Mais l'originale n'aurait jamais obtenu ce que l'autre avait réussi à avoir. Trop fougueuse l'originale, trop instable, trop affamée. Vers vingt heures trente, il se fit monter à dîner. Le groom du room service, un jeune japonais qui devait avoir entre vingt et vingt-cinq ans, roula la table jusque sur la terrasse à la demande Milo et allait se retirer quand il l'interpella.
- Connaissez-vous quelques adresses de clubs ou de boites de strip-tease dans le coin ?
S'il fut surpris, le groom n'en laissa rien paraître. Il se montra très professionnel et posa les bonnes questions avant d'envoyer son client n'importe où.
- Tout dépend de ce que vous rechercher, monsieur. Strip-tease masculin ou féminin, club de rencontre ou échangistes.
- Disons que… je cherche tout ça à la fois.
Milo regardait le jeune homme avec une lueur gourmande dans les yeux. Il le détaillait de la tête aux pieds, sans vergogne. Il finit par le faire rougir. C'était adorable. Le groom sortit d'une de ses poches un dépliant qu'il tendit à Milo qui le parcourut rapidement.
- Que me conseillez-vous ?
- Que recherchez-vous monsieur ? réitéra le groom.
- J'vais commencer par les hommes.
- Alors ces deux établissements sont excellents, fit-il en désignant deux adresses sur le dépliant. Le service et les spectacles sont de qualité. De plus, ils sont à trois rues d'ici.
- Vous fréquentez ce genre d'endroit ? fit-il avec un sourire désarmant. Décidément, il trouvait ce garçon de plus en plus à son goût.
- Oui monsieur.
Il avait répondu sans hésitation, sentant bien qu'il n'avait pas à faire à quelqu'un de coincé ou de choqué voir de dégoûté par l'homosexualité.
- Comment t'appelles-tu ? fit-il en passant du vouvoiement au tutoiement.
- Shiryu monsieur.
- Je t'invite Shiryu, on y va ensemble. Ca te dit ?
- C'est très aimable mais je ne peux pas fréquenter des clients de l'hôtel.
- Qui va le savoir. Tu es libre de faire ce que tu veux en dehors du boulot non ?
- Si, mais mon ami est malade en ce moment et je ne veux pas sortir sans lui.
- Oh ! Je vois ! Eh bien tant pis pour moi. Tiens !
Il glissa un pourboire dans la main de Shiryu et attrapa celle-ci. Il s'approcha tout près de son visage, si près qu'il pouvait sentir son souffle sur sa joue.
- Si tu changes d'avis, rejoins-moi là-bas.
Le groom sortit de la chambre, tout retourné par l'attitude pour le moins insolite de cet homme. Il s'était inventé un petit ami ou une petite amie pour décourager les clients et clientes un peut trop entreprenant mais n'avait aucunement l'intention d'aller dans cette boite.
Milo entra dans l'établissement de nuit après avoir passé le videur de l'entrée, un colosse brésilien dont la stature impressionnante dissuadait quiconque de mal se comporter et qui répondait au doux prénom de Joao.
Le club était en partie en sous-sol. La vaste salle était plongée dans une semi obscurité colorée par l'éclairage étudié et typique de ce genre d'endroit. La scène en forme de T s'avançait au milieu des tables pas encore toutes occupées. Les spectacles n'avaient pas commencé, les clients n'étaient pas assez nombreux.
Le concept était simple. Les strip-teaseurs dansaient et s'effeuillaient sur scène. Les clients glissaient des billets dans leur string et s'ils étaient intéressés par une rencontre, il suffisait d'informer un serveur qui passait le message au danseur. Le client offrait à boire et pouvait bénéficier d'un numéro privé dans l'une des alcôves prévues à cet effet, moyennant finance.
Milo s'assit au plus près de la scène pour ne rien rater du spectacle. Son entrée n'était pas passée inaperçue. Il faut dire qu'avec son ensemble de toile blanc et son t-shirt bleu électrique, il avait tout de Sonny Crockett dans la série "Miami Vice" Son assurance et son indéniable charisme associés à son regard arrogant faisait de lui un homme qui ne laissait pas indifférent. Aussitôt un serveur se présenta à sa table.
- Bonsoir monsieur, que désirez-vous boire ?
Milo détailla l'homme qui devait avoir une vingtaine d'années. Il le trouva mignon, très mignon. Son jeans noir moulant et son top résille de la même couleur mettait son physique plus qu'agréable en valeur et rehaussant la blondeur de sa longue chevelure.
- Ouzo s'il vous plait.
Quelques secondes plus tard, il avait son verre sur la table. A mesure que l'heure avançait, le club se remplissait d'une faune variée. Les hommes d'affaires s'installaient dans les coins sombres, ceux au look motards, gros durs et vêtus de cuir de la tête aux pieds investissaient le comptoir du bar et tout ce qui se situait entre les deux s'appropriait les tables.
La musique était puissante mais pas assourdissante jusqu'à ce que le premier numéro soit annoncé, il était environ vingt-deux heures trente. La lumière baissa et le projecteur se focalisa sur un danseur qui apparut sur la scène. La musique du film "9 semaines et demi" explosa dans la salle. Il était vêtu d'un smoking avec une chemise blanche à col cassé et un nœud de papillon. Il avait le type latin. Des cheveux bleus en pétard, un regard bleu électrique, une peau bronzée. Il commença son numéro en dansant au rythme de la musique. Son corps prenait des postures sensuelles, ses mains parcouraient son torse. Il ôta sa veste, la fit tournoyer avant de la jeter au sol. Son nœud de papillon et sa chemise suivirent le même chemin sous les applaudissements des spectateurs qui, visiblement, appréciaient. Il retira ses chaussures tout en continuant à caresser son corps de façon plus que torride avec des mouvements de hanches très suggestifs. Sous sa peau, les muscles puissants roulaient à chaque geste.
Milo était captivé par le numéro. Dans ses yeux brillait une lueur d'envie et son regard courait sur le corps splendide. La musculature était parfaitement proportionnée et bien dessinée sans être excessivement développée. Le danseur finit par enlever son pantalon sous les cris et les sifflets admiratifs pour se retrouver avec un unique string noir qui ne laissait presque rien à l'imagination. Il poursuivit en dansant près du bord de la scène ou des clients glissèrent des billets dans son unique vêtement.
A cet instant de la soirée, le club n'acceptait plus de client. Il avait fait salle comble. Joao, le videur de l'entrée avait pris son poste de garde du corps. Il protégeait les danseurs de clients trop entreprenants qui auraient pu avoir un geste déplacé. La simple présence du brésilien dans un coin sombre de la scène était, à elle seule, largement dissuasive.
C'est le string garni de billets que le danseur termina son numéro sous les applaudissements mérités.
- Merci Angelo ! Magnifique numéro ! fit la voix du DJ.
Milo se surprit à se demander à quoi ses hommes pouvaient bien passer leur journée en terminant son second verre d'Ouzo. Mais il n'eut pas le temps de pousser ses réflexions plus avant, un nouveau numéro venait de commencer.
Un homme, de dos, avec une longue cascade de boucles bleu turquoise, habillé en marin avec un chapeau à pompon rouge regardait le public par-dessus son épaule gauche. Le tube sulfureux "I want your sex" de George Mickael débuta.
Le danseur leva les bras et balança ses fesses de gauche à droite avant de faire face au public. Il portait un pantalon blanc et large, une veste Spencer de la même couleur et une marinière rayée bleu marine et blanc qui laissait son ventre à découvert. A son nombril brillait un piercing, un diamant qui jetait des éclats éblouissant à chaque fois qu'il accrochait la lumière d'un spot.
Lui aussi, il se mit à caresser son corps mais la sensualité qu'il dégageait dépassait largement celle de son prédécesseur. Sa souplesse lui permettait des mouvements à faire pâlir de jalousie les meilleurs contorsionnistes. Il fit tomber sa veste et à cet instant, Milo aperçut son visage. Ses yeux s'arrondir de stupeur. Jamais il n'avait vu un homme d'une telle beauté. Il avait un visage presque féminin, d'immenses yeux d'un bleu limpide, une bouche un peu charnue et magnifiquement dessinée et un grain de beauté sous l'œil gauche qui rajoutait à la séduction de son regard provocant. Il poursuivit son numéro en se débarrassant de sa marinière dévoilant un torse pâle aux muscles fins et bien dessinés. Il caressa sa poitrine, ses hanches ses fesses et son entrejambe, chauffant le public. Et Milo n'y était pas insensible. Une légère tension dans son aine se fit sentir et tout en changeant de position sur sa chaise, il effleura son ventre discrètement. Nul doute que ce numéro allait finir par réveiller complètement ses pulsions.
Le danseur le remarqua et leurs regards s'accrochèrent. A partir de là, Milo eut l'impression qu'il ne dansait plus que pour lui. Il appela son serveur et lui dit qu'il aimerait rencontrer cet homme après son passage sur scène.
Le pantalon blanc disparut à son tour pour dévoiler un boxer blanc qui suggérait tout sans rien montrer. Toujours avec son chapeau sur la tête, il continua à danser, se roulant par terre, marchant à quatre pattes comme une panthère. Rapidement, il récolta un nombre impressionnant de billet. Milo coinça un billet de cinquante euros dans le boxer en le fixant des yeux. Une lueur amusée et aguicheuse passa dans le regard du danseur.
Le numéro prit fin et il sortit lui aussi sous un tonnerre d'applaudissement.
- Magnifique Aphrodite ! T'as été génial !
Le serveur posa sur sa table une flûte de champagne et lui demanda s'il voulait un autre verre d'Ouzo qu'il accepta. C'était son troisième et il songea qu'il devrait lever le pied avant d'être totalement ivre. Mais il y songea seulement.
Il reposait son verre sur la table lorsqu'un homme s'assit face à lui. Il portait une casquette en cuir comme son pantalon avec un t-shirt bleu comme ces cheveux...
- Salut ! fit-il en prenant la flûte de champagne. Il but une gorgée en plantant son regard dans celui de Milo.
- Salut. Aphrodite c'est ton nom de scène ?
- Oui !
Milo sourit, comprenant qu'il n'en dirait pas d'avantage.
- J'ai beaucoup aimé ton numéro. Ca doit être du boulot quand même.
- Merci. J'en change pas tout l'temps.
- Tu l'fais pendant combien de temps ?
- Ca dépend d'sa popularité, un mois ou deux. Parfois un peu plus…
- T'as fini pour ce soir ?
- Ouais, j'fais qu'un passage par soir.
Pendant ce temps un autre numéro avait démarré mais Milo n'y prêta aucune attention. Il regardait l'homme face à lui subjugué par sa beauté. Il l'avait cru efféminé mais il s'était lourdement trompé. Aphrodite dégageait un charme viril indéniable. Il avait une voix douce et un peu rauque. Pas très grave mais masculine sans aucun doute.
- Tu rentres seul ou tu t'fais raccompagner ?
Le danseur eut un petit rire.
- Tu m'en voudras pas si j'réponds pas à ta question, rétorqua-t-il avec un sourire en coin.
- Non, j'me serais juste proposé de t'raccompagner mais j'avais oublié que j'suis venu à pied.
Les deux hommes rirent de bon cœur. Ils discutèrent encore quelques minutes quand Aphrodite, termina son verre se leva pour partir.
- Je suis là pour quelques jours. J'aimerai t'inviter à dîner.
Aphrodite le regarda comme pour le jauger. Il avait un regard franc, qui ne se détournait pas avec une petite flamme taquine. Et il était vraiment très séduisant. D'ordinaire il aurait refusé sans hésitation, mais là, pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, il accepta. Ils se donnèrent rendez-vous pour le lendemain soir à la réception de l'hôtel de Milo vers dix-huit heures trente.
- J'peux t'raccompagner chez toi si tu veux, fit Aphrodite en se retournant alors qu'il s'éloignait.
Milo fut surpris mais accepta. Ils se retrouvèrent devant l'entrée du club, il n'était même pas une heure du matin. Ils marchèrent lentement, l'un à coté de l'autre, parlant de tout et de rien, plaisantant, riant, faisant connaissance tout simplement.
- Comment on devient strip-teaseur ? demanda Milo.
- Pourquoi ? Tu veux en dev'nir un ?
- Non, c'est juste par curiosité.
- J'ai toujours aimé les métiers du spectacle. Déjà à l'école, j'étais toujours volontaire pour les pièces de théâtre. J'ai joué dans le spectacle de fin d'année. J'ai fait de la danse classique quand j'étais tout petit et ensuite de la contemporaine. J'ai couru les castings, j'ai fait de la figuration dans des spots publicitaires et un jour un copain m'a dit que le "Sexy Boys" allait ouvrir. Je venais de prendre un studio et j'me suis retrouvé au chômage. Au départ j'étais pas emballé de m'dessaper mais ça paye bien et on finit par s'habituer. Il faut juste savoir ou sont ses limites et ne jamais les dépasser.
- Ce que tu as fait ce soir.
- Comment ?
- Tu as franchi les limites que tu t'étais fixé. Ne pas sortir avec les clients, ça fait partie de tes règles non ?
- C'est juste, mais t'es différent des autres. Tu m'as pas harcelé comme la plus part de ceux qui veulent discuter avec moi après mon numéro. J'te trouve sympa. Tu m'fais pas l'effet d'un sadique ou d'un psychopathe. C'est vrai aussi qu'c'est pas écrit sur leur visage…
Milo partit à rire et asséna une claque sur l'épaule d'Aphrodite. Ils arrivèrent à l'hôtel.
- Voilà, j'suis arrivé. Merci de m'avoir accompagné.
- J'boirais bien un dernier verre.
Ils se regardèrent un moment, puis Milo détourna les yeux en souriant et invitant d'un geste son compagnon à le suivre.
Une fois dans la chambre, Milo chercha deux verres et sortit une bouteille de whisky. Il versa le liquide ambré sur les glaçons qui claquèrent dans les verres et les apporta sur la terrasse. L'air était tiède, il n'y avait pas un souffle d'air. Ils sirotèrent leur verres en silence, assit sur les fauteuils.
- Pourquoi t'as pas essayé le mannequinât ? Avec ton physique tu pourrais aller loin.
- J'y ai songé. Il faudrait que je trouve un photographe qui m'aide à faire un book.
- Ta beauté ne doit pas avoir que des avantages. J'me trompe ?
- Non. Je s'rais pas honnête si je disais que je ne suis pas si beau que ça. Ca peut passer pour un manque de modestie ou du narcissisme. Mais j'ai des yeux, je suis pas aveugle. Pour beaucoup de gens, beauté est synonyme de tête de linotte et d'efféminé. Ce que je ne suis pas du tout.
- Je confirme. Tu n'es pas une folle ! plaisanta Milo. Et t'as l'air d'avoir la tête sur les épaules.
- Et toi, tu fais quoi ?
- Je travaille à Paris pour un groupe pétrolier. Je négocie l'emplacement de stations services partout en Europe.
- Waouw ! Pas mal ! Et ton patron sait que t'es gay ?
- Oui. Il l'a su bien après que j'ai fait mes preuves et comme ça n'affecte pas mon travail ni mes relations avec mes collègues, il n'a rien eu à me reprocher.
- Bien joué ! Et t'as quelqu'un dans ta vie ?
- Tu crois que si c'était le cas, j'aurai passé la soirée dans ton club ?
- Et alors, tu s'rais pas l'premier à profiter d'un voyage d'affaire pour t'amuser un peu.
- Non, c'est pas mon style. En fait j'me suis fait jeté y a quarante-huit heures.
- Merde ! Désolé. Vous étiez ensemble depuis longtemps ?
- Un peu plus de deux ans et ça faisait presque vingt mois qu'on vivait ensemble.
- C'est moche.
- J'ai pas envi d'm'apitoyer. C'est pour ça qu'je suis descendu sur la Cote, pour me changer les idées.
Au fil de leur conversation, Milo s'apercevait qu'il avait encore un certain contrôle sur ses pulsions. L'homme devant lui était d'une beauté ensorcelante mais il ne voulait pas le mettre dans son lit tout de suite alors qu'il savait qu'il aurait pu le faire depuis longtemps. Il avait envie de le séduire.
- Bon, j'vais rentrer, fit son invité en se levant.
- Demain dix-huit heures trente dans le hall de l'hôtel ?
- Tu m'laisses choisir le resto ?
- Tu connais l'coin mieux qu'moi.
- Ok ! On prendra ta voiture.
Il raccompagna Aphrodite jusqu'à l'entrée. Alors qu'il se penchait devant le danseur pour lui ouvrir la porte, ce dernier posa une main sur joue. Il approcha son visage et l'embrassa. Un baiser simple, doux qui ne demandait rien de plus. Mais Milo, qui ne pensait pas que les choses iraient si vite, passa une main derrière la nuque d'Aphrodite. Il voulut approfondir ce baiser et ne rencontra aucune résistance. Il poussa le danseur contre le mur et colla son corps au sien. Leurs langues ne se cherchèrent pas très longtemps avant de se trouver. Leur baiser devint plus passionné, leur arrachant des ronronnements de satisfaction et leurs mains partirent à l'aventure. Alors qu'il sentait le Niçois sur le point de se laisser aller dans ses bras, il mit un terme à leur étreinte.
- Je…, désolé, commença-t-il. Je ne peux pas… Tu me plais énormément, mais même s'il n'y a aucun sentiment entre nous, je peux pas… pas encore…
- Ta rupture est trop récente.
Milo acquiesça d'un mouvement de tête.
- Je comprends et je respecte tes scrupules.
- Tu devrais rentrer, on se voit demain.
- A demain.
Il referma la porte et s'appuya dessus. Il ferma les yeux et un sourire de contentement étira ses lèvres. Il passa sa langue dessus, cherchant le goût de celles d'Aphrodite. Un frisson le parcourut de la tête aux pieds.
Il prit une douche et s'allongea nu sur son lit. Il alluma la télévision et chercha la chaîne "Pink" exclusivement réservée aux gays. Il tomba sur un film pornographique qu'il regarda, sentant l'excitation monter en lui lorsqu'il pensait à son danseur. Oh ! Oui ! Ce serait bon de le voir remuer les fesses à quatre pattes. Il laissa ses mains parcourir son corps, son torse musclé, son ventre brûlant. Ses doigts se refermèrent sur son sexe. Les images du film enflammèrent sa libido. Il se mit à genoux et glissa une main jusqu'à son intimité qu'il investit de deux doigts. Il les fit coulisser en lui tout en continuant à caresser son membre raidi. Les acteurs du film reflétaient tout ce qu'il avait envie de faire à Aphrodite. Il accéléra ses mouvements, ses gémissements se transformèrent en cris de plaisir lorsque l'orgasme le balaya avec une force incroyable. Il retomba sur les coussins, à bout de souffle, temporairement satisfait. Il lécha ses doigts salis de sa semence. Cette saveur lui rappela combien il était jouissif de posséder et d'être possédé encore et encore, sans limite, hormis celle de l'épuisement physique.
Il éteignit la télé et sombra dans un profond sommeil peuplé de rêves érotiques. La bête était libre…
J'espère que ça vous a plu.
