Disclaimer : Les personnages appartiennent à Masami Kuramada.

Genre : Romance/Angst. Yaoi, threesome. Un peu OOC.

Rating : M.

Avertissement : Le langage est parfois un peu cru, certains lemons un peu violents. Que ceux qui n'apprécient pas ne commencent pas à lire ! J'ai tenté de retranscrire le langage oral que nous employons tous les jours.

Spoiler : Univers alternatif. Suite à une rupture, Milo va sombrer dans la déprime et laisser libre cours à ses pulsions. Sa rencontre avec certaines personnes va précipiter sa chute sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Mais quelqu'un va le sauver de lui-même.

Note : J'espère que cet UA vous plaira. Dites-le et laissez vos reviews. Je ferai de mon mieux pour y répondre. Merci.


Chapitre 6

Milo s'éveilla vers 9:30 dans une forme éblouissante. Sitôt avalé son petit déjeuné et sa douche prise, il téléphona à Dohko pour lui demander s'il pouvait passer le voir.

Il décida de prendre les transports en communs car le studio était situé en plein centre ville et pour se garer, c'était toujours la galère. Il trouva le photographe en pleine séance avec deux filles d'une vingtaine d'années absolument divines. Milo se fit discret, mais les deux mannequins l'avaient vu. Et à en juger par les regards qu'elles lui lançaient, elles le trouvaient tout à fait à leur goût. Il attendit une petite demi-heure et Dohko congédia les filles leurs disant qu'elles pourraient venir chercher leurs photos à la fin de la semaine.

- Milo ! J'suis content de t'voir ! fit le photographe en lui donnant l'accolade.

- Moi aussi ! Comment tu vas ?

- Ma foi ! On fait aller ! Qu'est-ce qui t'amènes ?

- C'est à propos de c'que j't'ai dit l'autre jour au téléphone.

- Faire un book pour des amis à toi ?

- Ouais ! Mais y sont sur Nice et y travaillent le week-end !

- C'est quoi leur job ?

- Strip-teaseurs.

Dohko regarda son jeune ami d'un air curieux tout en rangeant son matériel.

- J'ose pas te demander comment tu les as rencontrés !

- Tout simplement en allant, par le plus grand des hasards, dans le Club où ils bossent ! Mais ce sont des gars bien. Un ami à eux a réussi à se sortir de ce milieu. Il est devenu mannequin.

- Ah ouais ! Comment y s'appelle ?

- J'connais qu'son prénom, c'est Camus.

- Camus Versal ? J'le connais ! J'ai jamais travaillé avec lui mais c'est l'étoile montante du mannequinât. Toutes les agences se l'arrachent à prix d'or. Attends… je dois avoir un magasine où il est en première page. Il a réussi en moins de deux ans ce que d'autres mettent des années à accomplir. Ah ! Voilà !

Dohko lui tendit une revue de mode. Sur la couverture il y avait un homme entre vingt-cinq et trente ans, qui tenait le flacon d'un parfum masculin dans le creux de sa main à la hauteur de son estomac. Son autre bras était replié derrière sa tête rejetée en arrière. Il avait une peau légèrement hâlée, une musculature délicate et bien dessinée. Sur chacune de ses épaules cascadaient de longues mèches de cheveux verts d'eau. Ca bouche était légèrement ouverte mais ses yeux étaient fermés. Son visage avait une expression d'extase érotique et sensuelle qui semblait très naturelle, pas du tout simulée. Milo en eut le souffle coupé. Jamais il n'avait vu un homme plus beau à part peut-être Aphrodite. Mais leur beauté était différente. Celle d'Aphrodite était agressive, elle sautait aux yeux et éblouissait. Pour Camus, elle était plus subtile, plus nuancée mais tout aussi envoûtante.

- T'as l'temps de manger un morceau avec moi ? l'invita Dohko le tirant de sa rêverie.

- Euh… Ouais ! J'suis en congé, j'reprends que lundi. Tu m'laisses ton magasine ?

- Vas-y prend-le !

Dohko l'emmena dans un petit café à dix minutes du studio où ils mangèrent une délicieuse entrecôte avec des frites, une salade verte, du fromage et une salade de fruits frais le tout arrosé d'un Cote de Provence rosé bien frais.

- Et ton associé ?

- Shion ? Il est en reportage au Tibet. Il veut faire toute une série d'photos sur les lieux de cultes et ceux qui y vivent.

- Et ça se vend bien ce genre de photos ? fit Milo d'un air dubitatif en grignotant une frite.

- C'est pas l'reportage qui se vend bien, c'est le nom de Shion Tout c'qui est fait par lui est synonyme d'augmentation de tirage pour le magasine qui publiera l'reportage.

- Ah ! Je vois. Même si le sujet est loin d'être intéressant, il trouvera preneur.

- Exactement. Shion a un œil que peu de photographes ont. Il est capable de rendre fascinant l'installation d'une clim dans un igloo !

- Je vois tes yeux briller rien qu'en parlant de lui, le taquina Milo avec un sourire malicieux auquel Dohko répondit de la même façon.

- Génial ! J'suis content pour vous deux. Ca fait longtemps ?

- Quelques semaines. Ca c'est fait comme ça. On finissait de regarder une série d'photos, on était l'un à coté de l'autre, ma main a touché la sienne et… on s'est plus arrêté jusqu'au p'tit matin.

Ils terminèrent leur repas en discutant du projet de Milo et le photographe sentit bien que ça lui tenait à cœur. Le jeune homme lui montra des photos qu'il avait prises avec son téléphone mobile et le chinois reconnut volontiers qu'ils avaient vraiment des physiques hors du commun. Il accepta de faire les books et il baissa même ses tarifs pour faire un prix de groupe.

A peine rentré chez lui, Milo alluma son ordinateur. Il tapa le nom de Camus Versal et rechercha des photos. Il en trouva plusieurs qui avaient été faite pour différentes campagne publicitaires. Il était plus ou moins habillé et Milo put voir qu'il avait les yeux d'un bleu glacial. Il avait un regard si froid qu'il semblait presque inhumain. Il resta de longues minutes à regarder ses photos fixant dans sa mémoire ce visage si beau.

Ensuite il scanna la couverture du magasine et l'envoya par mail à Aphrodite où il expliqua que tout était arrangé avec le photographe. Ils ne leur restaient plus qu'à se faire porter pâles soixante-douze heures pour faire la séance photo. Il lui suggéra même d'appeler leur ami pour lui dire qu'ils seraient sur Paris bientôt. Un clic et le message fila à la vitesse de la lumière dans le cyberespace.


En fin d'après-midi, il alla voir Mû et Aïolia pour leur apporter les petits cadeaux qu'il avait acheté à Nice. A la vue de son ami, Milo sentit remuer la bête en lui. Aïolia était vraiment craquant. Il avait des yeux si expressifs. Il savait aussi, pour avoir passé plusieurs soirées d'étés chez eux à faire des barbecues en caleçon de bain à cause de la chaleur, qu'il avait un corps à rendre jalouses les statues grecques elles-mêmes. Mais une autre image s'imposa à son esprit, celle d'un autre homme aux longs cheveux vert d'eau et aux yeux bleu glacier.

Il dîna avec eux puis les quitta vers 23:00 mais il ne rentra pas chez lui. Il alla vers le quartier des boites de nuit. Il prit un peu de cocaïne et entra dans un Club gay. Environ une heure plus tard, il ressortait avec un superbe éphèbe blond qu'il emmena dans un petit hôtel non loin de là. Moins de deux heures plus tard, il ressortait de l'établissement, seul. Son amant était endormi dans la chambre, épuisé après avoir crié de douleur et de plaisir sous les assauts déchaînés du jeune cadre très dynamique et très débauché. Pourtant, lorsqu'il remonta dans sa voiture, il avait un sentiment d'insatisfaction. Il n'avait pas retrouvé les sensations qu'il avait éprouvé avec Aphrodite, Angelo et les jumeaux. Il se sentait frustré et passablement irrité. Il essaya une autre boite et dragua un jeune homme qui avait à peu près la même stature qu'Aphrodite, avec des traits androgynes.

Il fut plus content de ce second amant à qui il demanda son numéro de téléphone que le jeune Philippe s'empressa de lui donner. Milo rentra chez lui vers cinq heures du matin.


Jusqu'à ce qu'il reprenne le travail, il mena à peu près ce genre de vie, dormant une partie de la journée, téléphonant à ses amis à Nice, surfant sur Internet puis il partait chasser dans les boites gays de la capitale. Il en profita pour faire l'inventaire des Clubs de strip-tease ayant une réputation sérieuse pour les jumeaux.

Il reprit le travail ce matin là, sans même s'apercevoir qu'il avait déjà sniffé une dose de cocaïne avant même qu'il ne soit neuf heures du matin. Il salua ses collègues de bureau et demanda à sa secrétaire de lui faire un topo des trois dernières semaines. Il avait plusieurs dizaines de messages et des rendez-vous pour les quinze jours à venir. Et quant à ses dernières négociations en Mongolie, en Roumanie et en Albanie, elles avaient toutes abouties. Les contrats seraient signés le mois suivant.

Il passa sa journée au téléphone, prit d'autres rendez-vous, dicta des courriers, fit un saut au toilettes pour sniffer sa dose, déjeuna avec son patron qui le trouva dans une forme éblouissante malgré quelques cernes. Milo lui confia sa rupture avec Shaka et l'homme compatit sincèrement, mais ne put s'empêcher de songer que s'il n'avait plus personne qui l'attendait à la maison, il ferait encore plus d'heures supplémentaires. Il reçu un e-mail des jumeaux et un autre d'Aphrodite.

Tous les jours de cette première semaine de reprise ressemblèrent à celui-ci. Il vit Philippe à trois reprises chez le jeune homme qui semblait attendre fébrilement chacun de leur rendez-vous. Milo devenait de plus en plus pervers, utilisant même des accessoires pour pimenter encore plus leur relation.

Il pensait en permanence à ceux qu'il avait laissés sur la Cote d'Azur. Leurs mails et leur coup de fil lui faisait ressentir un peu plus chaque jour leur absence. Il ne comprenait pas comment ils avaient pu prendre une telle importance pour lui en si peu de temps. A coté de ça, il consommait de plus en plus de cocaïne et passait toute ses soirées avec son amant qui en redemandait toujours plus, malgré la brutalité et la perversité de Milo. Pendant leurs ébats, il menottait Philippe, lui plaçait un bâillon boule dans la bouche, parfois il lui bandait les yeux. Et quand il ne le faisait pas, il y pouvait lire l'adoration et la confiance que le jeune homme avait en lui. Alors il se demanda jusqu'où pouvait aller cette confiance.

Un soir, en plus de tous ces gadgets, il apporta des pinces qu'il plaça sur les tétons et un godemiché de taille plus que respectable. S'il parut un peu inquiet au départ, ses cris étouffés par son bâillon témoignèrent du plaisir violent qu'il éprouva tout au long de la torture subtile que Milo lui fit subir avant le prendre violement pour finir en se libérant sur son visage. Et Philippe en voulait toujours plus. Et il obtint ce qu'il voulait sans comprendre ni savoir qu'il contribuait non seulement à sa propre déchéance mais également à celle de Milo qui sombrait irrémédiablement dans ce monde de débauche sexuelle perverse, de drogue et d'alcool.

Il commença à arriver en retard au bureau et pas toujours dans un état très frais, avait des réflexions vexantes envers ses collègues, et la plus part du temps, il était d'une humeur exécrable et semblait toujours être sur le point de tuer quelqu'un. Son patron mit ça sur le contrecoup de sa rupture et lui dit de se mettre en maladie jusqu'à ce qu'il aille mieux. Ca n'enchantait pas le dirigeant mais Milo état l'un de ses meilleurs collaborateurs, il fallait bien en prendre un peu soin. C'était ce qu'il ne fallait pas faire. Un Milo livré à lui-même vingt-quatre heures sur vingt-quatre pendant un temps indéfini était le meilleur moyen pour le faire plonger définitivement, sans espoir de retour.


Trois ou quatre semaines après le départ de Milo, Kanon pianotait sur son ordinateur lorsqu'il reçut un e-mail de celui-ci. Il l'ouvrit avec un sourire et afficha la pièce jointe. C'était une photo tiré du film "La reine des damnées" où l'on voyait le vampire Lestat mordre un jeune blondinet dans un parc pour montrer à Jesse la vie qui l'attendrait s'il faisait d'elle un vampire. "La vie n'est pas un long fleuve tranquille" disait le message qui accompagnait la photo. Le sang de Kanon se glaça dans ses veines.

- Saga ! Viens voir ! Vite !

- Quoi ? répondit son frère en lâchant le rameur sur lequel il transpirait depuis vingt bonnes minutes.

- Un mail de Milo.

Saga l'interpréta de la même façon que Kanon. Un appel au secours. La photo voulait dire qu'il était en train d'entrer dans un monde qu'il n'était pas sûr de désirer mais par lequel il était irrésistiblement attiré. Et la phrase signifiait qu'il se sentait vraiment très mal.

- Appelle Aphro et Angelo, je nous réserve des places dans le prochain TGV pour Paris.

- Aphrodite a son adresse je crois, fit Kanon en composant le numéro de leur ami. Allo ? Aphro ? C'est Kanon…

Quelques heures plus tard, ils étaient tous les quatre à Paris. Ils prirent un taxi qui les laissa devant l'immeuble de Milo. Angelo appuya sur le bouton de l'interphone. Une voix qu'il ne reconnut pas vraiment répondit. Le cliquetis de la porte se fit entendre, Angelo la poussa, puis l'ascenseur les mena au quatorzième étage ou ils frappèrent à l'appartement numéro trois. La porte s'ouvrit sur un homme qu'ils avaient vaguement l'impression d'avoir connu, un jour… qui semblait tellement lointain…

- Hé ! Salut ! Entrez ! marmonna Milo d'une voix épaissie par l'alcool, en ouvrant grand la porte et ses bras.

Ils s'embrassèrent et entrèrent tous dans le salon. Les quatre danseurs regardaient, interloqués, l'homme avec qui ils avaient passé quelques jours très sympa à Nice. Mais ils ne le reconnaissaient pas.

- Alors comment tu vas ? demanda Aphrodite qui s'assit à coté de lui sur le canapé.

- Ca peut aller ! Mon patron m'a dit d'me mettre en maladie jusqu'à c'que j'aille mieux. Ma séparation m'a plus affecté que j'le croyais. Et vous, vous avez fini par trouver le temps de faire vos books alors ?

- Euh… oui ! mentit Kanon. Tu nous f'iras rencontrer ton ami photographe.

- Ouais ! C'est quand vous voulez ! Il va même vous faire un prix de groupe.

- C'est sympa ! rétorqua Saga qui, discrètement, avait fait le tour de la pièce.

Il avait trouvé quelques bouteilles d'Ouzo vides ainsi que plusieurs fioles de cocaïne, vides aussi. Milo avait posé sa tête sur l'épaule d'Aphrodite et continuait à discuter. Saga entra dans la chambre, tout était rangé. Il avisa un sac dans un coin. Il était ouvert et du pied il souleva le rabat. Ce qu'il vit dedans le laissa muet de stupeur. Il y avait les accessoires que Milo utilisait avec son amant. L'aîné des jumeaux passa une main nerveuse sur son visage, la tête pleine de questions. Il retourna dans le salon avec les autres. Son frère mit un doigt sur sa bouche lui intimant de ne pas faire bruit. Milo venait de s'endormir sur l'épaule d'Aphrodite. Angelo le prit dans ses bras, le coucha sur son lit et sortit de la chambre en fermant la porte.

- C'est une véritable descente aux enfers, déclara Saga après leur avoir dit ce qu'il avait vu dans le sac. Ca, plus l'alcool et la drogue, je sais pas c'qui cherche mais à ce rythme y va pas tarder à l'trouver !

- On peut pas le laisser comme ça, murmura Aphrodite.

- J'suis bien d'accord, rétorqua Kanon, mais qu'est-ce qu'on peut faire ?

- Avant tout il faut savoir pourquoi il en est arrivé là ?

- Saga, tu crois vraiment que si on lui pose la question, y va gentiment nous répondre ? reprit Kanon d'une voix cynique.

Le téléphone mobile de Kanon sonna à cet instant.

- C'est Camus ! J'lui avais laissé un message ! fit-il en regardant ces compagnons. Allo ?

- Pour l'instant, reprit Angelo, tout ce qu'on peut faire c'est attendre son réveil. Il sera plus sobre et on arrivera peut-être à en tirer quelque chose.

- J'ai l'impression qu'y a plus qu'une simple déprime.

- Saga, souviens toi de c'que j't'ai dit quand j'l'ai rencontré.

- Quoi donc ?

- Je t'ai dit que je sentais qu'il était différent, qu'y avait quelque chose que j'arrivais pas à cerner, à comprendre chez lui.

- Mouais, j'm'en rappelle. Mais où tu veux en venir ?

- Je sais pas, mais je sens qu'y a un lien.

- Il a pourtant l'air d'un type équilibré, observa Angelo. Regardez ! Bon boulot, bel appart, belle caisse et coté fric, il a pas l'air d'en manquer ! Alors à part sa rupture avec son ami, j'vois pas c'que ça pourrait être d'autre.

- Angelo, tu sais que je suis plutôt doué pour cerner les gens, et là crois-moi, y a un truc pas clair !

- Camus va nous rejoindre ici, fit Kanon en les rejoignant. Je lui ai un peu expliqué la situation. Il apporte des pizzas !

- Cool ! Ca va m'faire plaisir d'le revoir ! s'exclama Saga avec un sourire.

- J'aurais préféré d'autres circonstances ! maugréa Angelo.

- En attendant, ben on va s'mettre à l'aise et j'vais fouiller un peu pour trouver de quoi faire du café, fit Aphrodite en se levant et se dirigeant vers la cuisine.

- Faudra pas oublier d'appeler l'patron pour lui dire qu'on est malade, rappela Kanon à son frère.

- Y a qu'à dire qu'on a bouffé un truc qu'est pas passé ! En plus le Club est fermé la s'maine prochaine, ça tombe bien ! déclara son frère en apportant des tasses des petites cuillères et la boite de sucre.

- Nous aussi on est fermé la s'maine prochaine ! fit Angelo. La Kido veut faire des rénovations.

- Combien de temps y peut dormir ? s'enquit Aphrodite en amenant la cafetière.

- Ca dépend de la quantité d'alcool et de coke qu'il a pris ! rétorqua Kanon

Le cadet des jumeaux semblait vraiment inquiet pour Milo. Il se demandait ce que cet homme avait de si spécial pour avoir pris autant d'importance dans leur vie à tous les quatre, pour qu'ils abandonnent tout, pour qu'ils traversent le pays du sud au nord après avoir reçu un mail qu'ils avaient peut-être mal interprété - mais il en doutait - pour qu'ils accourent ainsi parce qu'ils le sentaient en danger.

Bien sur, ils avaient vécu des nuits de débauche sexuelle mémorables mais il n'y avait pas que ça. Milo les avait séduits par sa gentillesse, son humour, sa générosité sa capacité à s'adapter à leur style de vie qui ne plaisait pas forcément à tous ceux qu'ils avaient pu fréquenter jusqu'ici. Kanon commençait à se dire qu'Aphrodite n'avait pas tort. Il y avait une part d'ombre en Milo, il la percevait lui aussi, une ombre qui tenter de prendre le pouvoir sur le jeune cadre bcbg. Mais d'où venait cette ombre ? Il se renfonça dans le fauteuil, perdu dans ses réflexions, d'un air renfrogné.

- On pourrait demander à Camus de garder un œil sur lui quand on sera reparti !

- Tu sais Saga, si on a de la chance, commença Angelo, on ne repartira plus d'ici.

- Qu'est-ce tu veux dire ?

- Si on fait nos books et qu'on arrive à décrocher quelque chose, possible en ce qui me concerne, que je décide de rester ici.

- Parce que tu crois que ça va s'faire en un claquement de doigts ? s'indigna Kanon. J'veux pas être pessimiste ni t'casser l'moral mais, il va falloir du temps avant que ton book soit étudié et qu'un agent t'appelle.

- Camus pourrait nous donner un coup d'pouce !

- Ne compte pas sur lui ! Il a déjà bien assez à faire avec son boulot ! Comptes d'abord sur toi-même.

- Tu m'as pas compris Kanon ! Je voulais simplement dire qu'on pourrait lui confier nos books pour qu'il les fasse passer aux bonnes personnes, c'est tout. Pas qu'il fasse notre publicité !

Il était près de 20:30 lorsque le carillon de l'entrée retentit. Aphrodite alla ouvrir et quelques minutes plus tard, Camus tombait dans les bras de ses amis, très heureux de les revoir. Il déposa les cartons de pizzas et Saga l'aida à les découper. Ils trouvèrent quelques assiettes dans les placards, des verres et portèrent tout ça au salon tout en expliquant rapidement à leur ami les raisons de leur venue.

Il était presque 23:00 lorsqu'ils entendirent le bruit de la douche. Milo avait visiblement émergé de son sommeil. Les cinq hommes assis dans le salon s'entre-regardèrent. Ils ignoraient qui sortirait de la salle de bain.

A suivre…


J'espère que ça vous a plu.