Disclaimer : Les personnages appartiennent à Masami Kuramada.

Genre : Romance/Angst. Yaoi, threesome. Un peu OOC.

Rating : M.

Avertissement : Le langage est parfois un peu cru, certains lemons un peu violents. Que ceux qui n'apprécient pas ne commencent pas à lire ! J'ai tenté de retranscrire le langage oral que nous employons tous les jours.

Spoiler : Univers alternatif. Suite à une rupture, Milo va sombrer dans la déprime et laisser libre cours à ses pulsions. Sa rencontre avec certaines personnes va précipiter sa chute sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Mais quelqu'un va le sauver de lui-même.

Note : Je sais que j'ai une autre fic en cours et que je ne devrais pas me lancer dans l'écriture d'une nouvelle histoire. Mais quand les idées viennent, c'est dur de les ignorer. J'espère que cet UA vous plaira. Dites-le et laissez vos reviews. Je ferai de mon mieux pour y répondre. Merci.


Chapitre 7

Milo se tenait dans l'ombre du couloir. Personne ne le voyait mais lui pouvait voir tout le monde. Il crut défaillir lorsqu'il reconnut Camus Versal, leur ami, celui qui avait réussi à quitter le monde du strip-tease. Il lui sembla encore plus beau et plus froid que sur les photos qu'il avait trouvées sur internet. Sa gorge se serra, ses mains étaient moites, son cœur s'emballait comme le moteur de sa Porsche. Puis au bout d'un bon moment, il se dit qu'il ne pouvait pas rester dans ce couloir indéfiniment. Il les rejoignit dans le salon. Saga lui présenta Camus. Ils se serrèrent la main. Celle du mannequin était fraîche alors que la main de Milo était brûlante, comme s'il était fiévreux. Quoiqu'il l'était un peu après tout.

Aphrodite remarqua qu'il avait une étrange lueur dans le regard, un peu malsaine. Il s'assit à coté de Saga et passa ses mains sur son visage.

- Tu t'sens plus frais ? lui demanda Angelo en lui tendant un morceau de pizza.

- Mouais ! Je m'rappelle même pas vous avoir ouvert la porte !

- On a discuté un peu et tu t'es endormi sur mon épaule. Angelo t'a couché.

- Ah ouais ? Merci.

- Pourquoi tu nous as envoyé ce mail ? reprit Kanon, le regard dur, chargé de réprobation.

- Quel mail ?

- Celui avec la photo du film "La reine des damnés", précisa Saga.

- J'vous ai envoyé un mail avec une photo d'ce film ?

- Fais voir ta bécane, j'vais t'montrer. Tu dois l'avoir dans tes éléments envoyés.

Milo désigna le pc sur le bureau dans un coin du salon et laissa Kanon fouiller dans sa messagerie.

- Voilà ! Viens voir !

Milo s'approcha de l'ordinateur et vit qu'effectivement il avait envoyé ce mail. Il ne s'en souvenait pas.

- Tu devais être drôlement défoncé pour pas t'en rappeler !

- Et c'est pour ça que vous êtes tous là ? s'étonna Milo.

- Ben on a cru que s'était un appel à l'aide, expliqua Saga. Que tu avais conscience de sombrer dans un monde que tu craignais tout en étant incapable d'y résister. On connaît tous plus ou moins le sujet alors comme on était vraiment pas tranquille, on est venu.

Milo les regarda avec des yeux tristes et brillants de larmes. Jamais personne n'avait eu une telle attention pour lui à part ses parents bien sûr. Alors qu'ils ne se connaissaient que depuis quelques semaines, comment un sentiment aussi fort avait-il pu se développer aussi vite,

- Je suis… très touché par votre… sollicitude, je sais pas quoi dire. Mais j'vous rassure, je vais bien.

- Non Milo, tu vas pas bien ! intervint Aphrodite. Tu n'es plus le même que celui que j'ai rencontré. T'es un drogué et un alcoolique et ça c'est fait en un temps record. Qu'est-ce qui t'arrives ?

- Mais rien, croyez-moi. C'est pas parce que j'ai fait quelques excès que j'suis une âme perdue !

- Milo, j'te connais pas, fit Camus, intervenant pour la première dans la conversation, mais je travaille dans un milieu où il est facile de sombrer dans l'alcool et la drogue pour supporter la pression. T'es dépressif et tu t'caches derrière l'Ouzo et la coke. Et plus tu t'cacheras et plus t'auras envie de t'cacher. J'en ai vu beaucoup faire comme toi et t'as tous les symptômes.

- Eh ! Mais une seconde ! Vous croyez que j'me suicide à petit feu ? Mais vous êtes malades ! J'ai juste besoin d'un verre de temps en temps, comme tout le monde c'est tout !

- Et la coke ! s'écria Saga. Et le sexe ! Avec combien d'amants t'as utilisé les trucs qu'y a dans le sac dans ta chambre ?

- Tu t'es permis de fouiller dans mes affaires ? murmura Milo d'une voix sourde et pleine de colère.

- J'ai pas fouillé. J'ai vu ce qu'il y avait dedans quand j'ai accompagné Angelo te mettre au lit !

Ce qui était totalement faux. Saga avait bien fouiné un peu.

- Ma vie privée ne vous concerne pas !

- T'oublie qu'on a passé presque deux s'maines avec toi et qu'on a fait partie de ta vie privée ! s'exclama Angelo à son tour, soutenant Saga et qui commençait à trouver l'attitude de Milo vraiment étrange. Aphrodite avait raison une fois de plus. Milo n'était plus le même.

- Bon écoutez, j'vous l'ai dit, je suis touché que vous soyez venu en pensant que j'allais mal, mais vous vous êtes inquiété pour rien.

Un silence gênant s'installa dans la pièce. Personne ne savait quoi dire pour ouvrir les yeux à Milo.

- Bon les gars, faut qu'j'vous laisse ! dit enfin Camus. J'ai une séance photos demain et si j'ai des cernes, ça va pas l'faire !

- Pas facile la vie d'mannequin hein ! plaisanta Aphrodite qui le remercia d'un regard pour son intervention.

- Y a des contraintes mais j'me plains pas. Quand vous aurez vos books, donnez-moi des exemplaires, j'les f'rai passer ! leur proposa-t-il en se levant.

A ces mots, Angelo regarda Kanon, les sourcils levés, l'air de dire : "Tu vois, j'ai rien dit, c'est lui qui propose !" Celui-ci répondit avec une petite moue grimaçante.

Il prit son manteau et embrassa ses amis pour leur dire au revoir. Milo l'accompagna jusqu'à la porte.

- Milo, commença-t-il en se tournant vers lui et plongeant son regard froid dans le sien. T'as fait la connaissance de gars pour qui j'donnerais ma vie. Ils ont traversé la France entière parce qu'ils s'inquiètent pour toi. J'ai une confiance aveugle en eux, ils m'ont sauvé la vie. J'estime que s'ils font ça, c'est qu't'en vaut la peine. Fais-leur confiance toi aussi. Ecoute-les. Ils en ont vu de toutes les couleurs mais ils s'en sont sortis. Dis-leur pourquoi tu fais ça, pourquoi tu t'avilis comme ça. Ne leur fait pas regretter de s'être mis en maladie. Ils méritent quelques explications tu crois pas ?

Camus ouvrit la porte et disparut dans le couloir. Milo resta un moment dans le hall, regardant sans la voir, la porte qui venait de se refermer sur un homme dont les paroles résonnaient encore dans sa tête. Il avait raison. Ils avaient le droit de savoir pourquoi ils avaient pris le risque de mettre leur boulot en danger en mentant à leur boss. Parce que si leur patronne apprenait qu'ils étaient à Paris au lieu d'être sagement couché dans leur lit pour guérir de leur indisposition imaginaire, nul doute qu'ils seraient virés. Il retourna au salon, décidé à leur dire la vérité tant qu'il s'en sentait le courage. Mais le chemin serait long avant qu'il ne soit sorti d'affaire.

Il s'appuya contre le chambranle de la porte à l'entrée du salon et observa les quatre hommes qui le regardaient en silence.

- Vous avez raison de vous inquiéter, commença-t-il, ma rupture avec Shaka a libéré un homme que je croyais avoir neutralisé à tout jamais.

Il vit le regard de Kanon s'adoucir et Angelo croisa ses bras sur sa poitrine en se calant dans le fond du fauteuil, attendant la suite.

- Je suis impulsif, brutal, calculateur, cynique, cruel parfois, et passionné. J'adore le sexe, je suis un dominateur la plupart du temps, j'aime la luxure et les excès qui vont avec ainsi que tout ce qui peut me permettre d'amplifier mon plaisir. Mais très tôt j'ai pris conscience que ce Milo là ne réussirait pas dans sa vie professionnelle ni même sentimentale. J'étais ambitieux, je voulais réussir, avoir une vie aisée. Alors j'ai bridé la bête, je l'ai mise en cage, enchaînée, et je me suis façonné une personnalité politiquement correcte. Même Shaka, le seul homme avec qui j'ai eu une liaison aussi longue et avec qui j'ai vécu, n'a jamais vu mon coté… obscure. Notre rupture, même si elle était inévitable, a certainement été l'évènement déclencheur qui a libéré cette bête. J'ai fait tellement d'efforts pour l'enfermer que je n'ai pas eu le courage de recommencer. Dès le lendemain du départ de mon ami j'ai senti frémir cette chose au fond de moi. J'ai été chez un couple d'amis et là j'ai failli me mettre à draguer Aïolia alors que ce sont mes meilleurs amis et que leur couple est solide. C'est à ce moment là que j'ai décidé de descendre sur Nice pour ne pas foutre la merde entre eux et risquer de perdre leur amitié. La suite vous la connaissez.

Il se tut, attendant des réactions de la part de ses amis. Ils semblaient réfléchir, analyser ce qu'ils venaient d'entendre. C'était, certes surprenant, mais Aphrodite avait un sourire qui semblait marteler avec insistance un "Qu'est-ce que j'vous avez dit !" agaçant.

- T'avais raison Aphro ! avoua Saga.

- Pourquoi ? demanda Milo curieux de la remarque de l'aîné des jumeaux.

- J'avais senti dès le départ que tu cachais quelque chose, mais j'étais loin d'imaginer ça.

- C'est un peu comme si t'avais une double personnalité, observa Angelo.

- Oui et non, objecta Saga. Quand tu souffres de dédoublement de la personnalité, tu passes de l'une à l'autre sans rien maîtriser. Là, Milo contrôle cette facette de lui.

- C'était vrai, mais plus maintenant. Je contrôle plus rien, j'en ai plus la force. Je me laisse aller à mes pulsions, mes envies.

- Et elles sont destructrices, intervint enfin Kanon. T'es en train de te détruire Milo. On peut t'aider.

- Mais qui vous dit que j'ai besoin d'aide ? Qu'est-ce qui peut vous faire croire que je veux reprendre mon ancienne petite vie bien propre et pépère ? J'aime la vie que j'mène aujourd'hui et j'veux pas en changer. J'm'en suis privé depuis trop longtemps et j'ai bien l'intention de m'rattraper.

- En mettant ta vie en danger ? s'écria Kanon en se levant brusquement. En foutant ta santé en l'air ? Non mais tu t'entends ?

- Kanon ! Calme-toi ! lui intima son frère. Se disputer ne servira à rien.

Le jumeau se rassit, croisa ses longues jambes et appuya son menton dans sa main d'un air vraiment contrarié.

- Je suis ni drogué ni alcoolique. Je fais ça de temps en temps, pour m'amuser.

- D'accord ! s'écria à nouveau Kanon. Alors prouve-le ! On va rester quelques jours ici pour faire nos photos et on va rester avec toi. Je s'rais curieux de voir combien de temps tu vas tenir sans rien prendre. Parce que nous on est pas dépendant, on peut rester plusieurs jours, voir plusieurs semaines sans rien boire ou sans rien sniffer. On va voir si t'es capable d'en faire autant.

Les deux hommes se défiaient du regard. Milo ressentit soudain une violente envie de prendre un peu de cocaïne mais aussi son désir de Kanon commençait à rendre son pantalon étroit. L'impulsivité et l'agressivité du jumeau de Saga, trouvaient leur écho chez Milo et ça lui plaisait. Il était à fleur de peau, jamais il n'avait été aussi réactif aux attitudes, de plus Kanon lui plaisait beaucoup. Une lueur indécente et un peu sauvage passa dans son regard et le jumeau s'en aperçut. Il en frissonna d'appréhension.

- Ok ! J'vais vous montrer que vous n'avez pas à vous inquiéter.

- Il est tard, fit Aphrodite désireux d'apaiser les tensions. Moi j'suis crevé. Tu peux nous héberger pour la nuit. Demain on cherchera un hôtel.

- Bien sûr. Et pas la peine d'aller à l'hôtel. Y a le convertible ici et dans l'atelier de Shaka, enfin son ancien atelier, y a un clic-clac et y a aussi une place dans mon lit. J'vais vous chercher des draps, des couvertures et des oreillers.

Saga pris son sac et celui de son frère et les porta dans l'atelier pendant que Kanon le suivait avec de quoi faire le lit. Aphrodite et Angelo prirent le canapé. Après s'être souhaité bonne nuit, ils se couchèrent. Le silence enveloppa l'appartement…


Il n'était pas 09:00 quand Angelo ouvrit les yeux. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler où il était. Paris, chez Milo. Il fit le chat, s'étira dans tous les sens pour chasser le sommeil de son corps. Il se leva doucement pour ne pas réveiller son compagnon, fit une trentaine de pompes au sol et entreprit de faire le café. Dix minutes plus tard, Saga arriva. Il colla un baiser sur la joue de son ami et se servit une tasse de café. Angelo lui tendit un toast beurré et lui servit un jus d'orange.

- J'espère qu'il va allez mieux aujourd'hui, chuchota l'aîné des jumeau.

- Comment t'explique qu'on fasse tout ça pour un mec qu'on connaît que depuis quelques semaines ?

- J'en sais rien. C'que je sais, c'est que j'l'aime beaucoup. J'ai pas d'explication.

- J'ai vraiment peur qu'y lui arrive quelque chose, reprit Angelo en secouant la tête d'un air défaitiste.

- Peut-être que l'amitié c'est comme l'amour. Ca te tombe sur le coin d'la gueule sans qu'tu t'y attendes !

- De plus on va pas rester éternellement ici, fit la voix de Kanon qui venait de les rejoindre. Il embrassa lui aussi Angelo sur la joue et son frère sur la bouche.

- On va voir c'qu'on peut faire pour lui le temps qu'on s'ra là ! Tu m'passes le sucre steuplé ?

Kanon tendit la boite à son frère qui lui fit un clin d'œil pour le remercier. Aphrodite entra à son tour dans la cuisine.

- Z'êtes tombé du lit ou quoi ?

- Salut ma beauté ! l'accueillit Kanon en l'embrassant sur le front. Viens t'asseoir !

Aphrodite finissait de rincer la vaisselle du petit déjeuné quand Milo émergea enfin de sa tanière. Le bruit de la douche l'avait réveillé.

- Bien dormi ? lui demanda le danseur en lui servant un café. Il s'assit en face de lui et beurra deux toasts.

- Mouais ! Comme un loir ! C'est qui sous la douche ?

- Euh… Angelo je crois. Les jumeaux sont en train de ranger le lit, répondit-il en lui offrant la tartine.

- Merci. J'vous emmène voir Dohko aujourd'hui ?

- Moi ça m'va ! J'pense que les autres aussi s'ront d'accord. On est pas v'nu spécialement pour ça mais autant faire d'une pierre deux coups.

- Très juste. Je l'appelle après ma douche.

- Bonjour ! firent les jumeaux en cœur. Milo j'peux utiliser ton pc pour voir mes mails ? demanda Kanon.

- Ouais, bien sûr. Vous avez bien dormi ?

- Super. Il est très confortable ce clic-clac ! répondit Saga.

Une fois tous douchés et habillés, Milo les emmena directement sur les Champs Elysées. En véritables provinciaux qui voyaient la capitale pour la première fois, ils s'extasièrent devant l'Arc de Triomphe qu'ils n'imaginaient pas si grand. Ils grimpèrent les marches et se retrouvèrent sur la terrasse au sommet. Autour de la place de l'Etoile dont le vrai nom était "Place Charles de Gaulle", pas moins de douze boulevards ou avenues se rejoignaient à cet endroit.

Il était presque midi quand Milo les tira dans un petit restaurant tout près de là. Un endroit typique, très parisien. Ensuite, il les conduisit chez Dohko.

Le photographe leur fit un accueil chaleureux. Ils avaient emporté des sacs avec leurs costumes de scène mais le chinois leur expliqua qu'il avait pas mal de vêtements susceptibles de leur plaire.

L'après-midi se passa en habillage, déshabillage et séance de poses. Mine de rien, c'était crevant. Mais pour des novices, ils se montrèrent doués et obéissant. Dohko les menait de main de maître, tirant d'eux des expressions et des attitudes dont ils ne se seraient pas crus capables.

Assis dans un coin, Milo observait, fasciné de voir le photographe à l'œuvre. Son esprit s'évada. Il pensa à Camus, se demandant s'il était, lui aussi comme ça devant l'objectif. Sûrement. Pourtant l'homme qu'il avait rencontré la veille et qui lui avait fait un sermon semblait différent de celui des photos. Hier soir, Milo aurait juré avoir un être froid, sans émotion ni état d'âme, presque un robot. Alors que sur les pages des magasines, il paraissait prendre vie. Malgré la froideur de son regard, il y avait une petite flamme qui brillait. Et il avait une telle classe. Tous ses gestes étaient élégant, sa démarche et sa façon de parler lui conféraient une noblesse et une dignité qui aurait pu passer pour du mépris. Il aurait bien aimé le voir s'effeuiller sur scène. Ca devait valoir le coup d'œil.

Dohko fit enfin son dernier cliché et envoya tout le monde se rhabiller. Il commença à ranger son matériel quand Milo s'approcha de lui.

- Alors ? T'en penses quoi ?

- Ils sont doués. Pour des débutants, les clichés vont être super. Ils étaient un peu intimidés au début mais après ils ont compris. Leurs physiques sont… wouaw ! Ils ont beaucoup de présence, de charisme, un énorme potentiel. S'ils trouvent pas un job, même dans une petite agence, dans les trois mois qui viennent, alors c'est que j'me suis trompé d'boulot ou que j'ai plus l'œil !

- Les jumeaux vont commencer par cibler les Clubs de strip-tease. Le mannequinât ça leur dit trop rien encore.

- J'peux comprendre. Tu dis qu'ils ont un numéro à deux ? Si l'un décroche pour jouer les mannequins, que devient l'autre ? Ils devront être d'accord tous les deux pour ça.

- Leur duo est vraiment fabuleux. C'est sûr que si l'un s'en va, pas sûr que le second puisse continuer.

- Y a une osmose entre eux, ça se sent. Ils ont des attitudes très équivoques l'un envers l'autre et c'est c'qui fait leur charme. Ils cultivent cette ambiguïté.

- Tu crois pas si bien dire songea Milo, un petit rictus étirant ses lèvres. Y pourront venir chercher les books quand ? demanda-t-il à voix haute.

- J'ai pas mal de boulot en c'moment, disons dans une dizaine de jours.

- Tu peux pas avant ? Il faut qu'y soient rentrés mardi prochain. Leurs Clubs sont fermés toute la semaine pour rénovation mais va bien falloir qu'ils reprennent le boulot.

- Bon voyons... J'vais leur en faire trois chacun au lieu de cinq et vous vous chargerez de faire des duplicata.

- D'accord. Envoie-moi la facture, j'm'arrangerai avec eux plus tard. Fais-moi un prix assez bas, j'te paierai la différence en espèce. Y roulent pas sur l'or !

- Pas d'problème. Alors ! Ca y est ! fit-il en voyant les quatre hommes sortir de la pièce où ils s'étaient changés.

- J'disais à Milo que pour des débutants, vous vous en êtes vachement bien sortis. Bravo ! J'aurais vos books d'ici quelques jours. Milo j't'appelerai pour te dire quand se s'ra près.

- Et pour la facture ? s'inquiéta Aphrodite.

- Dohko me donnera la facture et on s'arrangera après, vous inquiétez pas.

- Camus m'a envoyé un sms ! fit Kanon. Y demande si y peut passer nous voir chez toi Milo ?

- Bien sûr. On s'arrêtera dans une épicerie et on prendra de quoi s'faire une bouffe sympa à la maison. Dis-lui qu'il est invité. Qui s'pointe vers 18:00, le temps pour nous de rentrer, comme ça on mettra tous la main à la pâte.

A suivre…


J'espère que ça vous a plu.