Disclaimer : Les personnages appartiennent à Masami Kuramada.

Genre : Romance/Angst. Yaoi, threesome. Un peu OOC.

Rating : M.

Avertissement : Le langage est parfois un peu cru, certains lemons un peu violents. Que ceux qui n'apprécient pas ne commencent pas à lire ! J'ai tenté de retranscrire le langage oral que nous employons tous les jours.

Spoiler : Univers alternatif. Suite à une rupture, Milo va sombrer dans la déprime et laisser libre cours à ses pulsions. Sa rencontre avec certaines personnes va précipiter sa chute sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Mais quelqu'un va le sauver de lui-même.

Note : Il m'a semblé sentir une certaine impatience dans les reviews alors comme cette fic est terminée, je vous fais un cadeau du week-end. Un update avant l'heure. Mais pour le prochain faudra vraiment attendre un peu.

J'espère que cet UA vous plaira. Dites-le et laissez vos reviews. Je ferai de mon mieux pour y répondre. Merci.


Chapitre 10

Le judas de la porte du Spectra s'ouvrit sur un homme à la longue chevelure grise, presque blanche. Ses yeux agressifs s'adoucirent quand il reconnut Camus. Il ouvrit la porte.

- Bonsoir Minos !

- Camus ? Ca fait longtemps !

- Je suis venu avec des amis. C'est pas trop plein ?

- C'est encore tôt. Entrez, je dis à Radamanthe de vous trouver une bonne table.

Ils arrivèrent dans une vaste salle avec toujours le même type de scène en T. Radamanthe vint les accueillir en faisant la bise à Camus. Il les conduisit jusqu'à une table tranquille avec une excellente vue sur le show.

Une fois assis, Milo regarda le danseur qui se produisait. Il essaya d'observer avec objectivité mais il avait beau revoir ses critères d'appréciation à la baisse, le strip-teaseur ne provoquait aucune réaction chez lui. Il le trouva même ennuyeux au bout d'un moment. Ces cinq amis ne se gênèrent pour critiquer sans pitié.

- Accueillons maintenant Misty qui danse sur "Body language" de Queen, fit la voix du DJ

Le jeune homme arriva sur scène au moment où la musique commençait. Il avait un costume plutôt classique. Pantalon et gilet en cuir casquette assorti, lunettes noires, longs cheveux blonds. Par contre, il se montra bien plus intéressant que son prédécesseur. Au tour de la table, les critiques allaient bon train. Radamanthe se joignit à eux.

- J'prends ma pause avec vous. Alors Camus ? J'ai vu que t'as fait la couverture d'un magasine. Félicitations !

- Merci. Ca commence à bien marcher pour moi.

- Et tes amis ? Strip-teaseurs aussi ?

- Moi non ! sourit Milo.

- Nous oui, poursuivit Saga. On travaille à Nice.

- Et vous trouvez rien de mieux à faire que d'aller dans un Club de strip-tease quand vous venez à Paris ? plaisanta le videur les faisant tous rire.

- On voulait aller au Lido mais faut réserver des mois à l'avance ! rétorqua Aphrodite d'un air faussement guindé.

- Et puis c'est pas assez cher pour nous ! ironisa Angelo, provoquant des rires autour de la table.

- Tu travailles demain soir ? lui demanda Camus.

- J'commence à minuit, pourquoi ?

- Viens ici à l'avant-scène. Les jumeaux vont présenter leur numéro.

- Volontiers ! Un strip à deux, ça doit valoir le coup !

- Un truc comme ça, t'as jamais vu ! lui glissa Milo avec un sourire entendu.

- Tu l'as jamais vu le Demon's Angel ? lui demanda Aphrodite.

- Non. Y l'ont mis au point après mon départ, répondit Camus

- Ca fait plus de six mois qu'ils le font, précisa Angelo. C'est presque un record.

- Eaque n'est pas là ? demanda encore Camus à Radamanthe.

- Il est parti tout à l'heure. Rune, son ami a eu un accident de voiture. Pas grave mais il est à l'hosto pour la nuit.

- Merde ! Tu lui passeras le bonjour pour moi.

- Pas d'problème. Y va flipper de t'avoir manqué.

- J'repasserai à l'occasion.

La soirée passa tranquillement, agréable. Ils regardèrent plusieurs numéros, mais aucun ne trouva grâce aux yeux de Milo. Il songeait encore qu'il aurait bien aimé voir un strip-tease de Camus. Il le regardait à la dérobée. Il avait toujours ce masque froid sur le visage. Il souriait rarement. Ses gestes semblaient calculés, mesurés méticuleusement. Ca lui donnait un air supérieur, presque dédaigneux. Pourtant, il l'avait vu perdre son contrôle et il savait que dans ses yeux pouvait briller une flamme sauvage. Il songea un instant à appeler Philippe pour finir la nuit chez lui mais se serait très impoli de laisser seuls ses pensionnaires. Et puis, Camus devait dormir avec lui, non ?

Il était près de quatre heures du matin lorsqu'ils se couchèrent. Milo et Camus se glissèrent ensemble sous les draps.

- Dis, ça t'gêne si j'dors à poil ? demanda Milo quelques minutes après avoir éteint la lumière.

- Non ! Pourquoi tu veux qu'ça m'gêne ? T'es chez toi !

- Ben j'sais pas… Ca aurait pu…

- J'te signal que moi j'suis à poil et j'tai pas demander ta permission.

- Ah !

Milo sentit le désir se glisser sournoisement dans ses reins et son ventre. Il ôta rapidement son boxer et se mit à plat ventre.

- Bonne nuit Camus.

- Bonne nuit Milo.


Le lendemain matin, Camus s'éveilla en premier. Il voulut s'étirer mais un poids le bloquait. Il devina le corps de Milo collé contre le sien, sa jambe par-dessus la sienne et son bras en travers de son ventre. Prenant conscience de l'ambiguïté de la situation, il commença à ressentir la chaleur du corps de Milo contre lui. C'était agréable, doux. Il n'avait pas eu d'amant depuis assez longtemps et sa libido démarrait au quart de tour, provocant une tension agréable dans son aine. Il essaya de bouger encore et son compagnon finit par se tourner de l'autre coté.

Il se leva et prépara le café avec juste un boxer. Il attendait que la cafetière finisse de gargouiller, appuyé contre le plan de travail, les bras croisés, le regard dans le vague lorsqu'il entendit la sonnerie de son portable. Il courut jusqu'à la chambre en espérant que ça ne réveillerait pas Milo. Il décrocha en retournant dans la cuisine.

Milo avait entendu, bien évidemment. Il s'étira et remit son sous-vêtement. Il sentit l'odeur du café et trouva la cuisine en servant uniquement de son nez. Il vit Camus assis sur une chaise l'air contrarié.

- Chalut ! fit-il en bâillant.

- Salut ! Bien dormi ?

- Mouais et toi ?

- Comme un bébé !

Milo se servit une tasse de café et prit un toast que Camus avait beurré. Il le trouvait lointain.

- J'ai entendu ton téléphone. Mauvaises nouvelles ?

- Oui et non. Je devais faire des prises de vues mardi aux Canaris, je dois y être demain soir. Y'en a pas pour longtemps, mais bon ! Ca m'emmerde ! J'aime pas qu'on bouscule mon emploi du temps à la dernière minute.

- C'est une campagne pour quoi ?

- C'est un spot télé pour une grande marque de shampooing.

- Je vois. Mais pourquoi les Canaris?

- Pour la lumière. Y a une scène où je prends un bain de mer avec une fille, c'est tout. Le reste ça se fait en studio.

- Allez là-bas juste pour une scène ? Mais c'est débile !

- Le client est roi. Et ça peut m'ouvrir pas mal de porte. Ca va passer à la télé !

- Waouw ! La France entière va te voir alors !

- Si le spot est retenu par le client, oui. Il va en faire aussi aux Caraïbes et aux Fidji.

- Pourquoi ? Y peut le refuser ?

- Il en fait tourner plusieurs pour ça justement et il prendra celui qu'il pensera le mieux adapté au moment où il lancera la campagne. De plus, chaque pays a son spot ou presque. Le spot qui passera en France ne sera pas forcément le même que celui qui passera au Japon.

- Pas facile comme job la pub !

- Non ! Tout est calculé, t'as pas idée.

- Salut vous deux ! fit Angelo suivit d'Aphrodite.

- A midi, on a un barbecue, n'oubliez pas ! fit Milo en levant la tête et fermant les yeux. Humm… je sens déjà l'odeur des brochettes !


Ils arrivèrent chez Mû et Aïolia à l'heure dite avec des bouteilles de vins et un gâteau pour le dessert. Aïoros, le frère d'Aïolia arriva peu après et leur présenta Shura, son compagnon, un bel hidalgo à la peau mâte, aux cheveux et aux yeux noirs. Ils étaient tous les deux professeurs d'éducation physique. L'un dans un collège, l'autre dans un lycée. Ils s'étaient rencontrés lors d'un stage de formation. Shura était aussi professeur d'escrime dans un petit club local alors qu'Aïoros enseignait le tir à l'arc dans une association sportive de quartier. Aïolia regardait son frère avec tendresse, heureux qu'il ait trouvé quelqu'un qui semblait lui convenir. Il appréciait aussi Shura qui avait su se faire accepter par son beau-frère qui n'était pas facile à séduire. Il était d'un naturel protecteur et même s'il était le cadet, il veillait jalousement sur le bien-être d'Aïoros.

Ils passèrent une journée de détente vraiment reposante. Les nombreux fous rires évacuèrent le stress. Mais Milo se sentait parfois mal à l'aise. Avec tous ces beaux garçons autour de lui, il avait du mal à contrôler ses pulsions. Ses yeux, bien cachés derrière ses lunettes de soleil se promenaient sur les corps virils et musclés de ses amis. Pour le simple plaisir de la vue, mais aussi pour alimenter ses fantasmes.

- J'te trouve bien silencieux, fit Mû en s'asseyant sur un fauteuil en osier juste à coté de lui.

- Ah bon ? Non, ça va. J'me sens bien.

- Shaka m'a appelé. Il voulait avoir de tes nouvelles.

- Pourquoi y m'appelle pas directement ?

- Il redoute un peu ta réaction. Il est pas très fier de t'avoir quitté d'cette façon.

- La prochaine fois qui t'appelle, tu peux lui dire que je lui en veux pas. Que j'vais bien et que j'aurai toujours beaucoup d'affection pour lui et que si y veut, ça me ferais plaisir de le revoir. Dis-lui aussi que j'ai gardé ses tableaux. Tu sais où il est ?

- En Inde. Il m'a dit qu'il avait besoin de se rapprocher de la source de son inspiration pour mieux… l'exprimer sur ses toiles. Il compte y rester plusieurs semaines.

- C'est bien de lui ce genre de réflexions !

- T'es sûr que ça va ? demanda Mû après quelques secondes de silence.

- Oui ! Pourquoi ?

- Je sais pas, j'te trouve changé. T'es beaucoup plus extraverti, on dirait que tu t'lâches complètement. Y a dans tes yeux une expression que j'avais jamais vue.

- Quelle expression ?

- J'sais pas ! On dirait que… t'es plus naturel !

- Naturel ?

- Je sais comment dire… j'trouve pas d'autre mot.

- Aaah ! Mû ! Si tu savais comme t'es pas loin de la vérité... naturel, oui on peut dire ça comme ça, songea Milo en souriant et ramenant son regard vers les autres.


Ils rentrèrent vers 19:00 pour pouvoir manger un morceau et permettre aux jumeaux de se préparer pour leur show. Arrivés au Spectra, ils allèrent voir le responsable du spectacle qui les inscrit pour un passage vers 22:30. Après eux, les numéros programmés prendraient le relais. Radamanthe arriva un peu avant l'heure de leur passage et se joignit à Camus et ses amis.

- Et maintenant, le dernier numéro avant le début de notre spectacle. L'Angel's Temptation, annonça le DJ.

Avant de monter sur scène, Saga avait expliqué ce qu'ils souhaitaient comme lumière et comme musique. L'éclairagiste prit note et le DJ sortit le cd de George Michael. La salle fut plongée dans le noir et la scène s'éclaira, illuminant Kanon et Saga dans leurs costumes de cuir blanc et noir. La musique débuta et ils commencèrent leur numéro. Comme à Nice, le silence se fit dans le public et une rumeur de surprise s'éleva lorsque que les clients virent qu'il s'agissait de jumeaux. Milo avait vu le numéro plusieurs fois mais il dû reconnaître qu'il ne les avait jamais vu aussi bons. Aphrodite et Angelo souriaient, Camus et Radamanthe étaient scotchés.

Ils terminèrent leur show sur le baiser final sous un tonnerre d'applaudissement et de sifflets admiratifs. Le public était déchaîné et en réclamait encore.

- Kanon et Saga dans la Tentation de l'Ange. Je crois que tout le monde sera d'accord avec moi si je dis que j'ai rarement vu un numéro aussi… sulfureux ! Bravo à vous deux. Et maintenant, place à notre spectacle.

Vingt minutes plus tard, les jumeaux s'asseyaient avec leurs amis après avoir traversé une foule qui les reconnaissait et les félicitait.

- Vous étiez magnifiques ! s'écria Camus, visiblement épaté par leur prestation. Ca fait chaud partout de vous regarder ! Waouw !

- Votre show est génial ! les complimenta Radamanthe en souriant. Je pense que vous avez de bonnes chances d'avoir des propositions ce soir.

- Comment ça ? demanda Saga.

- Dans les Clubs comme le notre, il y a toujours des chasseurs de talents d'autres Clubs. Si un gars s'approche et vous donne une carte de visite gardez-la précieusement. Ca veut dire qu'il souhaite prendre un rendez-vous pour vous faire une proposition d'embauche. Mais attention, tous les Clubs n'ont pas une bonne réputation.

- T'en as reçu Camus, quand tu dansais ici ? le questionna Angelo

- Tous les soirs ! Mais j'ai jamais appelé.

- Comment on peut savoir si le Club est sérieux ou pas ? s'enquit Kanon.

- Je vous aiderai à faire le tri, proposa Radamanthe. Faut faire preuve d'une grande prudence. Certains clubs sont sous la coupe du milieu parisien et servent de façade à des activités plus que douteuses.

- Le patron vient toujours féliciter ceux qui passent à l'avant-scène ? demanda Kanon.

- Pourquoi ? Monsieur Hadès vous a parlé ?

- Le type là-bas en costume noir nous a dit qu'il avait une place pour nous si on est intéressé et y nous a laissé sa carte.

- Hadès ? C'est pas grec ça ? s'enquit Saga.

- Ouais, il est né à Olympie mais il est en France depuis une éternité ! C'est très rare qu'il fasse ça. Je l'ai vu faire que deux fois. Pour Misty et Camus.

En moins d'une heure, ils se retrouvèrent avec pas moins d'une quinzaine de cartes sur la table devant eux. Radamanthe fit rapidement une sélection que Milo approuva et il n'en resta plus que sept qu'il estimait vraiment valable

- C'est quoi ce chiffre sur la carte ? questionna encore Saga.

- Si vous allez à cette boite, vous présentez la carte et c'est la note que le chasseur vous a donné. Ca indique à celui qui vous reçoit le niveau de votre show. Neuf sur dix pour celui là.

- Y a que des huit et des neuf ! montra Kanon.

- Alors vous allez bientôt bosser sur Paris, sourit Radamanthe en levant son verre à leur santé.

- Et au niveau salaire ? demanda Aphrodite.

- En moyenne c'est entre quinze et vingt pour cent plus élevé qu'en province, sans compter c'que vous ramassez dans vos strings.

A minuit, il les laissa et prit son poste à la porte alors que Minos et Eaque, que Camus avait été saluer chaleureusement, se plaçaient de chaque coté de la scène, discrètement, à l'affût du moindre comportement suspect.


Ils rentrèrent vers trois heures du matin et discutèrent un moment dans le salon. Les jumeaux étaient vraiment intéressés et décidèrent de se présenter dans les Clubs dont ils avaient les cartes. Milo offrit de les accompagner pour ne pas qu'ils se perdent dans les transports en communs et Camus leur proposa de leur laisser sa voiture, celle de Milo n'ayant que quatre places et encore à l'arrière, il ne fallait pas avoir de longues jambes. Ce qui n'était pas le cas des quatre danseurs.

Milo n'éteignit pas immédiatement la lumière, il était curieux d'en savoir un peu plus sur la vie de Camus avant qu'il ne devienne mannequin. Il se cala sur un coude légèrement tourné vers son compagnon, allongé sur le dos un bras derrière la tête.

- Aphro et moi on a fait nos études ensemble, de la danse aussi. Les spectacles à l'école, tout ce genre de trucs, on en était fous. Mais c'est vrai qu'on s'attendait pas à finir strip-teaseurs.

- Tu dansais sur quoi ?

- J'ai dansé sur une chanson de Deftones "Change" c'est tiré de la BO du film la Reine des damnés. Sur "Flesh for fantasy" et "Wasteland" de Billy Idol, un morceau de son album "Cyberpunk, "Love on the beat" de Gainsbourg, la version musicale. C'est la dernière chanson sur laquelle j'ai dansé d'ailleurs.

- J'aurais aimé te voir danser.

- Tous les numéros sont semblables si tu regardes bien. Les gestes pour s'dessaper sont identiques. Y pas trente-six façon pour enlever un pantalon ou une chemise. Tout réside dans le choix de la musique et la chorégraphie. Et aussi si t'es vraiment du genre allumeur et provocateur ou si t'es plus… réservé on va dire.

- T'étais quel genre ?

- Ca dépend de ton choix musical. "Change" c'est assez envoutant comme musique, j'ai mis l'accent sur la chorégraphie. Par contre "Love on the beat" et plus provocateur, j'ai insisté sur le strip.

- Ca m'aurait plu quand même… Tu décolles à quelle heure demain ?

- 15:15. Tu pourras m'accompagner chez moi comme ça tu gardes ma voiture ?

- Bien sûr. Et tu reviens quand ?

- Normalement mercredi après-midi mais j't'appellerai pour confirmer et tu viendras m'chercher.

- Ok ! On fait comme ça ! Allez au dodo ! Bonne nuit, à d'main.

- Bonne nuit Milo.


Comme prévu, Milo accompagna Camus chez lui. Mais avant de rentrer, il fit un détour par l'appartement de Philippe qu'il trouva très bien disposé à son égard. A son retour, il trouva ses amis en train de chercher sur Internet les sites des agences de mannequins et ceux des Clubs où les jumeaux allaient se présenter pour avoir une idée de l'atmosphère. Milo leur donna également la petite liste qu'il avait faite. Cinq des sept cartes de visites figuraient sur sa liste.

Cette nuit, il trouva son lit vide et froid. Il entendait Angelo et Aphrodite s'éclater dans le salon mais il déprimait trop pour être excité. Il été sur le point de s'endormir lorsqu'il sentit le matelas s'affaisser. Le drap fut soulever et un corps chaud se colla contre le sien. Un baiser sur son épaule le fit frissonner, puis une main s'aventura sur sa hanche. Il tourna légèrement la tête. Une bouche prit la sienne, douce mais exigeante. A sa façon d'embrasser, il reconnut Kanon.

- Pourquoi ? murmura-t-il entre deux baisers.

- T'as gagné ton pari, tu mérites une récompense.

- Et le prix que j'ai gagné, c'est toi ?

- Ca t'convient pas ?

- Oh si ! Ca m'convient tout à fait ! Et ton frère ?

- Il a mal à la tête.

- Comme une femme… plaisanta Milo.

D'un coup de rein, il se plaça sur Kanon qui ouvrit les jambes pour l'accueillir plus confortablement. Il se mit a onduler sur son corps, frottant leur virilité l'une contre l'autre, leur arrachant des soupirs de volupté. Il embrassa Kanon, un baiser profond, un de ces baisers qui vous étourdissent, qui vous coupent le souffle. Il lécha son cou, mordilla l'oreille et la clavicule. Il sentait en lui un désir violent qu'il avait du mal à contrôler. Kanon le rendait fou. Il martyrisa les tétons de la langue et des doigts mais il faillit oublier que Kanon n'était pas Philippe. Il fit taire ses ardeurs pour penser au plaisir de son amant. Il se mit à dévorer son corps de baisers brûlant, léchant minutieusement chaque centimètre carré de peau. Kanon haletait, son corps tremblait sous les assauts de Milo. Celui-ci arriva devant la colonne de chair chaude et palpitante et l'engloutit d'un coup. Le danseur cria de surprise et sentit bientôt une douce intrusion dans son intimité qui le préparait à une invasion plus imposante.

- Miloooo… prends-moi…, haleta-t-il, tous ses sens en feu.

- T'as envie de moi…susurra-t-il d'une voix rauque, chargée de stupre.

- Ouiii…, viens en moi… Aaah !

Milo venait de pénétrer l'étroit conduit d'une brusque poussée arrachant un cri de douleur à Kanon. Il s'immobilisa un instant, puis sentit le relâchement. Il entama des mouvements de va et vient, amples, puissant. Il se pencha sur son amant, l'embrassa fiévreusement, augmentant la cadence de ses hanches.

- Vous êtes terriblement excitants tous les deux… et bruyant ! murmura la voix de Saga derrière Milo qui sursauta. Vos gémissements m'ont tiré du lit. C'est un appel irrésistible…

Il se glissa à leur coté. Il était nu et son excitation était bien visible. Il s'approcha de son frère et se glissa dans sa bouche alors qu'il embrassait Milo. Kanon avait des plaintes lascives, étouffées par la virilité de Saga. Pendant de longues minutes, les deux hommes pénétrèrent ce corps magnifique, complètement abandonné à leurs assauts. Saga se retira et se plaça derrière Milo qui avait deviné ses intentions. Il sentit son corps brûlant contre le sien, le plaisir le consumait de l'intérieur. Il ralentit ses mouvements pour laisser Saga le préparer à sa venue. Il perçut une pression insistante contre son intimité et l'aîné des jumeaux pris possession de son corps brutalement. La douleur fusa, bloquant son cri dans sa gorge. Il n'eut pas le temps de se ressaisir que déjà les mouvements commençaient.

Le plaisir inouï qu'il éprouva traversa son corps comme la foudre. A travers les brumes de délices qui l'enveloppaient, il sentit Kanon bouger ses hanches et instinctivement, il reprit ses mouvements. Les trois hommes accordèrent leur rythme, grimpant une à une les marches vers la jouissance sublime et libératrice. Saga gémissait dans le cou de Milo qui tomba sur la poitrine de Kanon. Un baiser sulfureux uni leurs trois bouches, ils étaient au bord de l'extase. Kanon ressentait les coups de reins de son frère à travers le corps de Milo. Les deux hommes accélérèrent le rythme. L'orgasme les ravagea tous les trois à quelques secondes d'intervalles comme un raz de marée de sensations éblouissantes.

Les jumeaux s'endormirent, entourant Milo de leurs bras. Il sombra lentement lui aussi dans le sommeil, un visage flottant dans son esprit, un visage si beau …

A suivre…


J'espère que ça vous a plu. Laissez vos reviews !