Disclaimer : Les personnages appartiennent à Masami Kuramada.

Genre : Romance/Angst. Yaoi, threesome. Un peu OOC.

Rating : M.

Avertissement : Le langage est parfois un peu cru, certains lemons un peu violents. Que ceux qui n'apprécient pas ne commencent pas à lire ! J'ai tenté de retranscrire le langage oral que nous employons tous les jours.

Spoiler : Univers alternatif. Suite à une rupture, Milo va sombrer dans la déprime et laisser libre cours à ses pulsions. Sa rencontre avec certaines personnes va précipiter sa chute sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Mais quelqu'un va le sauver de lui-même.

Note : J'espère que cet UA vous plaira. Dites-le et laissez vos reviews. Je ferai de mon mieux pour y répondre. Merci


Chapitre 11

Le lendemain, Milo les conduisit chez la jeune femme qui avait acceptée d'étudier leur projet de site web. Elle habitait au premier étage d'un petit pavillon de banlieue qui appartenait à un vieux couple. Si l'homme était très sympathique, sa épouse ne cessait d'espionner la jeune femme en surveillant les visites qu'elle recevait ou en écoutant sous ses fenêtres ouvertes les bruits qui provenaient de chez elle. Inutile de dire que les yeux lui sortirent de la tête lorsqu'elle vit arriver les cinq hommes qui montèrent au premier.

- Salut Milo !

- Shaina ! Tu vas bien ?

- Ouais ! Entrez !

Elle les précéda dans un grand salon meublé de nombreux coussins au sol et d'un canapé d'angle et Milo fit les présentations. Dans un coin, il y avait un long bureau avec trois ordinateurs.

- Trois bécanes ! fit Milo en se jetant sur un gros pouf. Y t'as pousser quatre autres mains ?

- Bien sur ! J'les cache dans mon dos, tas pas vu ! rétorqua-t-elle en souriant. Y en a deux connecté à Internet et le troisième me sert pour les sauvegardes. Pas de connexion, pas de risque de choper un virus.

- Sauf si tu balances un fichier vérolé dans tes sauvegardes ! fit Kanon.

- Aucun risque. Je fais un double scan, au moment de la sauvegarde et quand je la mets sur le pc. Alors c'est vous qui voulez faire un site pour balancer vos photos. C'est quoi ? Du porno ?

- Non ! Non ! Non ! éclata de rire Milo en voyant les têtes de ses amis. Ils sont strip-teaseurs et Dohko leur a fait un book. Aphrodite et Angelo aimeraient pouvoir montrer leurs photos à des agences de mannequins ou des maisons de couture.

- Et les jumeaux ?

- Nous on continu dans le strip pour l'instant et on voudrait vendre notre image à travers un site en ciblant les Clubs.

- Vous avez songé à faire une vidéo d'un de vos numéros pour la mettre en ligne ? demanda la jeune femme.

- C'est pas bête ça ! répondit Saga. En plus, on a des vidéos de tous nos numéros !

- Vous les avez ici ?

- Non, elles sont chez nous.

- Vous pouvez en mettre une partie seulement et si on veut voir la suite, il faut vous contacter par mail pour avoir un rendez-vous. A ce moment là vous faites votre show en entier devant un éventuel futur employeur. Quand vous rentrerez, envoyez-moi des copies. C'est du numérique ?

- Oui ! firent en cœur les deux frères.

- Super ! J'vais vous laisser mon e-mail. Vous m'direz quand vous les enverrez, que j'les attende. Ensuite je verrai de faire des montages si ça vaut l'coup.

- Ca m'parait bien, observa Aphrodite.

- Quel genre de site vous voulez ? Du tape à l'œil ou quelque chose de sobre qui fasse vraiment sérieux.

- On va opter pour la seconde idée, fit Saga.

- Vous voulez des sites individuels ou un seul site pour vous tous ?

- Angelo et moi on va se mettre sur un site commun et les jumeaux feront le leur.

- Donc au moins deux sites. J'vais commencer par les mannequins. J'peux voir vos books ?

Ils lui firent passer les photos qu'elle commença à regarder.

- Wouah ! Les mecs ! Vous êtes top sexy !

- Merci ! fit Angelo avec un sourire amusé.

- Non ! Attend ! Tu rigoles mais j'suis sérieuse ! Vous dégagez un max ! Vous pouvez m'les laisser ?

- On en a fait des copies. Tu peux garder ceux là.

- Vous avez une idée du nom que vous voulez donner à vos sites ? Ca permettra d'acheter le nom de domaine.

- Et ça coûte combien ? demanda Kanon.

- Environ vingt euros par an. Vous êtes vraiment tous gays ? demanda-t-elle de but en blanc désireuse d'en avoir le cœur net.

- Eh oui ! répondirent-ils d'une seule voix.

- Pfff ! C'est vraiment du gâchis ! fit-elle d'un air dépité qui fit sourire ses visiteurs.

Ils commandèrent à manger chinois, Shaina scanna les photos et commença à faire une ébauche de site pour Aphrodite et Angelo. Ils quittèrent la jeune femme vers une heure du matin sous l'œil soupçonneux de la propriétaire.


Les quatre jeunes gens passèrent la journée du lendemain à visiter Paris guidé par Milo qui arrivait de plus en plus souvent à s'isoler pour prendre de la cocaïne. Malin et rusé, il arrivait à donner le change, à faire en sorte que ses amis ne s'aperçoivent pas qu'il était sous l'emprise de la drogue. Le lendemain, en début d'après-midi, Camus appela pour dire qu'il arriverait à Orly vers 18:00.

Milo laissa ses amis chez lui préparer le repas et récupéra Camus qu'il conduisit chez lui. L'appartement n'était pas grand mais très bien aménagé, meublé et décoré avec un goût sûr. Malgré sa fatigue, Camus accepta de dîner avec eux mais il ne voulut pas rentrer trop tard. Il avait une séance photo le lendemain et son emploi du temps était complet jusqu'au vendredi. Il refusa de sortir avec eux, leur promettant d'être là le week-end avant qu'ils ne regagnent Nice. C'est là que Milo songea qu'il allait se retrouver de nouveau seul. Libre de vivre comme il en avait envie.

Ils poursuivirent leur visite de Paris. Shaina les appela pour leur montrer le site et après quelques modifications, il fut enfin en ligne. Angelo et Aphrodite récupérèrent toutes les informations dont ils avaient besoin et surtout l'e-mail et le numéro de téléphone de la jeune femme. Elle allait s'attaquer au site des jumeaux et les préviendrait, mais ils ne devaient pas oublier de lui envoyer leurs vidéos.

Ils passèrent le samedi après-midi à chercher les sites des agences de mannequins et des maisons de couture dont ils envoyèrent les liens sur leurs e-mails. Saga avait accompagné Camus faire quelques courses pour le repas du soir.

- Faut qu'tu veilles sur lui Camus, lui dit-il en regardant son ami droit dans les yeux pour donner encore plus de poids à ses paroles.

- J'peux pas non plus m'incruster en permanence sinon y vas s'douter de quelque chose.

- Je sais et t'as aussi ton job. Nous on va l'appeler tous les jours à tour de rôle.

- Il est pas sorti d'affaire. En réalité, il a perdu son pari avec ton frère.

- Comment ça ?

- T'as rien vu ? Quand il est allé à son bureau l'autre jour, il est revenu complètement défoncé. Il est souvent nerveux. Ca lui arrive de disparaître dans la salle de bain et quand y r'vient, il est calme et souriant.

- Y continue à en prendre en se cachant de nous ?

- Y veut pas vous décevoir. Votre opinion a beaucoup d'importance pour lui mais il arrive pas à arrêter la coke et y veut pas vous montrer sa faiblesse. C'est un type génial mais il a besoin d'aide.

- J'suis pas tranquille de partir demain.

- Saga, il est adulte. On peut pas être derrière lui comme derrière un enfant. Il doit admettre qu'il a un problème et accepter de suivre une thérapie. Mais pour ça, il faut qu'il atteigne le point de non retour. Il a besoin d'un électrochoc !

- T'y vas pas un peu fort là ? Y pourrait ne pas s'en r'mettre !

- J'crois pas ! Regarde ce qu'il a fait pour réussir sa vie professionnelle. Il a mis en cage sa véritable personnalité pendant des années. C'est un véritable tour de force de se contrôler à chaque seconde, jusqu'à c'que ça devienne un automatisme. Il est fort, y s'en sortira mais il doit le vouloir de lui-même. On ne peut pas aider quelqu'un qui n'en a pas envie.

- Je sais… t'as raison… mais j'ai vraiment peur pour lui.

- Moi aussi et j'ai une dette envers lui comme envers vous. C'est lui qu'est v'nu m'chercher dans ces putains d'chiottes l'autre soir. J'ai bien l'intention de rembourser cette dette.

- Arrête tes conn'ries tu veux. Tu dois rien à personne.

- Qu'est-ce que vous lui avez fait à ce gars ?

- Qui ça ?

- Celui qui m'a… séquestré ?

- J'croyais qu'tu voulais pas savoir !

- Maint'nant j'veux savoir !

Saga regarda le profil de médaille de Camus qui se détachait sur la vitre de la portière. Il n'avait plus jamais voulu en parler mais il sentait que Camus ne le lâcherait pas.

- Angelo a volé une voiture. Quand le type est arrivé pour rentrer chez lui, Kanon l'assommé, on l'a mis dans le coffre. Ensuite on a été sur un terrain vague. Là, on lui a fait regretter c'qui t'avais fait. On lui a brisé les deux jambes, les deux bras et Aphro lui a enfoncé un… un godemiché dans l'cul. On l'a remis dans la voiture, on l'a jeté devant l'entrée des urgences d'une clinique et on s'est barré. Rassure-toi, il est vivant.

- Mais peut-être estropié…

- Tant pis ! N'oublie pas Isaak ! Il l'a reconnu lui aussi. Et puis ça lui rappellera que les gens sont tous différents et qu'il faut être tolérant. De toute façon, y risque pas d'l'oublier.

- Merci Saga. Ne dis rien aux autres pour Milo. Ou attend que vous soyez dans l'train.

- Mouais, je sais…


Ils ne pouvaient pas quitter Paris sans aller au "Queen" sur les Champs Elysées. Ils y passèrent une soirée mémorable. Ils ne rentrèrent qu'à six heures du matin, éreintés, un peu ivres mais heureux. La Porsche, suivit de la BMW, emprunta les petites rues pour éviter de tomber sur des policiers en goguette qui auraient pu avoir l'idée saugrenue et tout à fait déplacée de les faire souffler dans le ballon. C'était le retrait de permis immédiat. Ils arrivèrent sans encombre chez Milo. Ils avaient eu la bonne idée de faire les lits avant de partir. Ils s'écroulèrent dessus encore à moitié habillé. Lorsqu'ils s'éveillèrent vers midi, ils eurent l'impression d'avoir un concert des "Tambours du Bronx" sous leur crâne. Ils mangèrent un morceau et firent leurs bagages. Leur train était à 17:00.

Sur le quai de la Gare de Lyon, les adieux furent plutôt tristounets. Milo les remercia encore mille fois d'être venus parce qu'ils s'inquiétaient et eux pour les avoir aidé à faire leurs books et pour avoir joué les guides touristiques. Saga embrassa Camus sur les joues en le serrant dans ses bras et lui confia Milo dans la mesure du possible. Celui-ci lui promit de garder un œil sur lui. Kanon roula une pelle monumentale à Milo qui lui coupa le souffle.

- Si j'aimais pas Saga à en crever, j'pourrais tomber amoureux de toi, lui confia-t-il avec un sourire mélancolique. Fais gaffe à toi et appelle-nous !

- Promis !

Milo fut ému, très ému par les paroles du cadet des jumeaux. Lui aussi avait une affection toute particulière pour lui, mais il savait que jamais Kanon ne quitterait Saga même s'il tentait de le séduire. L'idée lui avait largement effleuré l'esprit d'ailleurs. De plus, il savait pertinemment que s'il avait Kanon, il aurait aussi Saga. Et avoir les jumeaux pour lui tout seul le faisait toujours autant fantasmer. Mais il avait également d'autres fantasmes…

Le train démarra, pris de la vitesse et finit par disparaître au détour d'un virage. Les deux parisiens se retrouvèrent seuls sur le quai. Ils se regardèrent, la mine sombre et regagnèrent leurs voitures. Ils dînèrent chez Milo. L'appartement était si silencieux que les bruits semblaient résonner et rebondir contre les murs. Vers vingt-trois heures trente, leurs portables sonnèrent ensemble. Un sms de leurs amis pour leur dire qu'ils étaient bien arrivés.

- Tu veux dormir sur le canapé ou sur le clic-clac maintenant qu'y a la place ? lui demanda Milo.

- Franchement, j'me sens pas de faire le lit maintenant et de le défaire demain matin, répondit Camus un peu surpris par la proposition de Milo. Ou bien peut-être voulait-il être seul ?

- Ton lit est très confortable, ajouta-t-il en souriant.

- Ok. Moi j'vais m'coucher, j'suis nase ! Tu peux r'garder la télé si tu veux !

Encore une fois, il tentait de rester seul. Camus se doutait de la raison mais il ne comprenait pas à quoi ça lui servirait de prendre de la cocaïne maintenant. Ca l'empêcherait de dormir. A moins qu'il ne s'agisse d'autre chose.

- Non ! Non ! J'suis crevé aussi et j'ai une séance photo demain après-midi.

Milo éteignit toutes les lumières et suivit Camus dans sa chambre. Ils se déshabillèrent pour se coucher et Milo ne put s'empêcher de regarder le corps de son compagnon à la dérobée. Il sentit le feu du désir se mettre à circuler dans ses veines. C'était pour ça qu'il voulait s'endormir seul. Il ne voulait pas que Camus s'aperçoive de l'état d'excitation dans lequel il était. Ah ! S'il avait eu Philippe sous la main… Il fit de son mieux pour se cacher. Il ne voulait pas le choquer. Sous aucun prétexte.

Les deux hommes s'abandonnèrent au bras de Morphée avec reconnaissance et rapidité…


Le lendemain matin, après avoir pris leur petit déjeuné ensemble, Camus emporta ses affaires et rentra chez lui pour se préparer pour sa séance photos. Milo s'installa derrière son ordinateur et commença à chercher des sites de rencontre entre gay. Il scanna une photo de lui où il était habillé avec son ensemble sportwear blanc qui le mettait particulièrement en valeur. Il se créa un e-mail spécialement pour cette activité et parti en cyber-chasse. Il allait bien trouver quelqu'un avec qui passer la soirée et peut-être même la nuit. Il aurait pu appeler Philippe mais il avait envie de le faire encore mariner.

Il tchata avec plusieurs gars avant de jeter son dévolu sur un martiniquais qui semblait très séduisant si c'était bien sa photo qu'il avait mis dans son profil. Ils se donnèrent rendez-vous dans un café du quartier du Marais que tout deux connaissaient vers dix-huit heures. Milo décida de s'habiller en cuir pour être certain de plaire à Romuald, puisque c'était son prénom. Les Niçois et Camus n'avaient pas arrêté de lui dire que les vêtements de cuir semblaient avoir été inventé pour lui. Les choses entre les deux hommes avaient été claires dès le départ. Il n'était question que de sexe.

Milo pris les transports en commun et arriva une dizaine de minutes avant l'heure du rendez-vous. Il s'assit dans un coin discret du café et commanda un Ouzo. Il vit Romuald arriver de loin. L'homme était un peu plus petit que lui mais avait une corpulence plus massive. Il portait un jeans noir avec une chemise vert pastel et un blouson assorti à son pantalon. Il entra dans le café et chercha des yeux quelque chose ou plutôt quelqu'un. Leurs regards se croisèrent et le martiniquais s'approcha.

- Bonjour, je suis Romuald, fit-il en tendant la main que Milo serra. Il avait de la poigne.

- Milo.

- T'es encore mieux que sur la photo.

- Merci. T'es pas mal non plus.

Il le détailla avec un regard incisif et perçant qui mit son interlocuteur un peu mal à l'aise. Il baissa ses beaux yeux bruns, vaincu par l'intensité des yeux saphir de Milo. C'est lui qui posait les questions, Romuald répondait, s'en s'apercevoir qu'il passait lentement sous la domination de son vis-à-vis. Pour ça, Milo était redoutable. Il le manipulait comme une marionnette. Il le trouvait de plus en plus à son goût. Il lui proposa d'aller dans un petit hôtel, pas très loin. Il paya les consommations et ils sortirent du café.

Le réceptionniste les regarda d'un drôle d'air lorsqu'il donna la clé à Milo. Une fois dans la chambre, Romuald prit une douche. Milo apprécia le geste. Il en profita pour sniffer une dose de cocaïne. Rapidement, il sentit cette fabuleuse énergie, cette force exploser dans son corps et sa tête. Il ôta sa veste et la suspendit au dossier d'une chaise. Il ne portait qu'un gilet sans manche en cuir et son pantalon. Il retira aussi ses bottes et ses chaussettes. Il s'assit sur le bord du canapé et se laissa aller en arrière, les mains sur le haut de ses cuisses écartées. Il attendait.

Romuald sortit de la salle de bain avec une serviette autour des reins et vit Milo qui le regardait. Il le trouva terriblement séduisant. Il avait un " je n'sais quoi " qui l'attirait comme l'aimant attire de le fer. Il s'approcha, Milo l'avait comme hypnotisé. Il s'agenouilla entre ses jambes et se pencha sur lui pour l'embrasser. Il avait des lèvres charnues et savait s'en servir. Il sentit les doigts de Romuald ouvrir un à un les boutons de son gilet et ses mains douces se poser sur son torse. Milo prit sa tête entre ses mains et approfondi leur baiser. Il l'obligea à ouvrir la bouche et leurs langues se caressèrent de manière beaucoup plus sensuelles et intimes. Romuald descendit sur la poitrine pour agacer les tétons, provocant un soupir de plaisir. Il sentait durcir l'entrejambe de son amant contre son ventre, à travers le cuir du pantalon. Ce contact sur sa peau lui faisait perdre la tête.

Milo respirait plus vite. Romuald était doué et très attirant. Il mit une main sur son épaule et l'autre dans ses cheveux, l'encourageant ainsi à continuer. Il sentit ses doigts s'agiter sur la ceinture de son pantalon puis sur la braguette. Le martiniquais remonta pour prendre ses lèvres encore. Il glissa une main dans le vêtement enfin ouvert, à la recherche de la virilité de Milo qu'il dégagea délicatement. Romuald caressa le sexe tendu tout doucement, Milo frissonna de plaisir.

- Prend-moi dans ta bouche, lui murmura-t-il d'une voix rauque.

- J'attendais qu'ça…

Il descendit le long du ventre, léchant la peau douce et brûlante. Arrivé à destination, il titilla le sexe de la langue, entendant un gémissement de bien-être. Puis il l'engloutit totalement. Milo laissa échapper un grondement, appuyant un peu plus sur la nuque de Romuald pour lui imposer la cadence. Pendant de longues minutes, il glissa dans le fourreau chaud et humide, laissant monter son excitation. Lorsqu'elle serait à son comble, le jeune martiniquais serait aux premières loges pour le savoir.

Décidant que ça suffisait, il se redressa et fit se lever son amant. Il lui retira sa serviette de bain et admira un sexe en érection aux belles proportions. Il ôta son pantalon et se leva à son tour, ils s'embrassèrent encore et Milo le caressa. Il le fit mettre à genoux sur le canapé et se plaça derrière lui. Il se frotta contre les fesses musclées et rebondies.

- Passe-moi le gel ! demanda-t-il, mais c'était plus un ordre qu'une demande. Détend-toi !

- J'aime les longues préparations, souffla Romuald par-dessus son épaule.

Milo insinua trois doigts dans son intimité et fit des va et vient qui arrachèrent des gémissements de plaisir à son amant. Il mit un préservatif et força l'étroit conduit sans trop de ménagement. Romuald cria sous l'intrusion mais bien vite la douleur fit place au plaisir. Milo se pencha sur son dos et l'entoura de ses bras pour caresser ses tétons. Il commença doucement puis les pinça plus fortement lorsqu'il sentit le jeune homme prêt à accepter cette douleur. Il ne s'était pas trompé. Romuald poussa un long gémissement de plaisir, haletant sous les coups de reins de plus en plus puissant. Puis il changea de position. Milo se rassit sur le canapé et son amant s'empala sur lui, lui tournant le dos. Il reprit sa torture des pointes de chair brune tout en caressant le sexe dressé et palpitant.

Tout ce que Milo faisait, c'était pour son propre plaisir. Pincer les tétons, caresser son sexe, l'embrasser c'était uniquement parce qu'il en avait envie. Son partenaire subissait, s'il voulait atteindre l'orgasme, il faudrait qu'il s'en occupe tout seul.

Après une heure passée sur le canapé, Milo se dit qu'il était temps de se mettre au lit. Il entraîna Romuald et l'allongea sur le dos. Il remonta ses jambes sur ses épaules et le prit longtemps dans cette position. Le jeune homme criait son plaisir et sa douleur car Milo ne le ménageait plus du tout. Ses coups de reins étaient violents. Il retourna son amant sur le ventre et le pénétra encore et encore et lui assénant des claques sur les fesses. Le plaisir et la douleur se mêlaient dans son corps et dans sa tête. Puis Milo se retira, il ôta le préservatif et s'approcha de la bouche de son amant.

- Caresse-toi, lui intima-t-il.

Romuald obéit. Il se masturba tandis que Milo s'enfonçait une dernière fois dans sa bouche où il se libéra en criant. Le jeune martiniquais jouit à son tour sur son ventre. Essoufflés, ils restèrent un moment allongés pour reprendre leurs esprits mais bien vite Milo se leva et commença à se rhabiller.

- C'était chouette, lui dit Romuald alors qu'il avait la main sur la poignée de la porte de la chambre. La prochaine fois on inversera !

- Y aura pas d'prochaine fois ! rétorqua Milo d'un ton glacial sans se retourner. Il ouvrit la porte et sortit.

Pas trop mécontent de son début de soirée, il rentra chez lui le sourire aux lèvres. Il se fit livrer un repas chinois et appela Philippe. Il lui dit de le rejoindre dans une boite de Pigalle le soir même, vers 23:00. Il chercha un cd de Billy Idol pour écouter "Flesh for fantasy ", une chanson sur laquelle Camus avait dansé. Dès les premières notes, il essaya d'imaginer comment il pouvait s'y prendre pour se déshabiller et quelle genre de chorégraphie il pouvait bien faire. Il repassa la chanson en boucle pendant presque deux heures. Il finit par aller se doucher et se prépara pour sa soirée avec le gentil petit Philippe. A l'idée de ce qu'il lui réservait, il sentit son ventre se tordre de désir.

Alors qu'il faisait une liste des Clubs de strip-tease pour les jumeaux, Milo avait découvert une boite où tout était permis. Chaque soirée se terminait en orgie sexuelle. C'était un établissement très fermé. Il avait tenté trois fois d'y entrer avant d'y être accepté. Et c'est là qu'il voulait emmener Philipe.

Ils se retrouvèrent devant la boite à l'heure dite. Philippe se lova contre Milo et l'embrassa fébrilement. Milo sourit et le jeune homme sentit son cœur fondre. Ils entrèrent et trouvèrent une table dans un coin tranquille. Ils commandèrent à boire, Philippe se cala contre l'épaule de Milo qui ne l'entoura pas de son bras. Il avait l'attitude du mâle dominant. Philippe alla danser, se faisant draguer. Il était gêné, il craignait que son compagnon ne le lui reproche mais Milo avait un sourire bienveillant. Après presque deux heures, les choses évoluèrent. Les premiers couples commençaient à se lâcher. Certains, déjà nus, subissaient les assauts d'un ou plusieurs partenaires. Milo se tourna vers Philippe et l'embrassa goulûment. Toujours prompt à satisfaire son homme, il entreprit de déboutonner sa chemise pour dévorer son torse de baiser. Voyant que Milo se laissait faire, il s'enhardit, ouvrant son pantalon et glissant une main à la recherche de son sexe qu'il commença à caresser. Puis il le prit dans sa bouche pendant de longues minutes.

Milo le stoppa et lui demanda de se déshabiller. Philipe s'exécuta, mal à l'aise et se retrouva en boxer. Il s'agenouilla à nouveau entre les longues jambes de Milo pour reprendre sa fellation. Un homme s'approcha d'eux et s'assit aux cotés du jeune cadre. Il murmura à son oreille et Milo acquiesça. Il ouvrit son pantalon, sortit son sexe et Milo poussa la tête de Philippe vers son voisin. Le jeune homme croisa son regard sans comprendre mais Milo lui fit un signe de la tête et sourit. Philippe referma ses lèvres sur ce nouveau sexe tout en continuant à caresser Milo de la main. Puis l'homme se leva et se plaça derrière Philippe, descendit son boxer et caressa son intimité. Le jeune homme leva des yeux suppliants vers Milo qui le rassura en passant une main sur sa joue comme on flatte le flanc d'un chien.

- Fais-moi confiance, sois gentil ! Tu vas adorer ! lui murmura-t-il en l'embrassant.

A cet instant, l'homme le pénétra. Il se raidit et Milo l'inclina à nouveau sur son membre raide et gonflé. Il exultait. Cette atmosphère chargée de sexe, de stupre et de vice le remplissait d'une énergie nouvelle. Il se sentait bien, il aurait pu rester là toute la nuit à chercher des hommes soumis pour leur faire subir ses assauts rudes et parfois même sadiques. Il se demandait comment il avait fait pour se passer de ça pendant toutes ces années.

Pendant presque deux heures, des hommes défilèrent derrière Philippe. Milo le contrôlait pour qu'il ne le fasse pas jouir. Il finit par lui dire de venir s'empaler sur lui en lui tournant le dos. Il lui fit largement écarter les jambes pour exposer à la vue de tous, son intimité prise par son sexe. Il l'empêchait de se caresser. C'était une torture supplémentaire et Philippe se pliait à tous ses caprices, toutes ses envies, toutes ses perversions. Ils finirent la nuit chez le jeune homme à qui Milo fit encore subir d'autres tortures vicieuses et perverses dont il avait le secret. Il prit enfin son corps et se libéra à l'intérieur avec un cri violent de plaisir inouï, décuplé par tout ce qu'il avait fait et vu tout au long de la soirée. Il se rhabilla et rentra chez lui…

A suivre…


J'espère que ça vous a plu. Laissez vos reviews.