Disclaimer : Les personnages appartiennent à Masami Kuramada.

Genre : Romance/Angst. Yaoi, threesome. Un peu OOC.

Rating : M.

Avertissement : Le langage est parfois un peu cru, certains lemons un peu violents. Que ceux qui n'apprécient pas ne commencent pas à lire ! J'ai tenté de retranscrire le langage oral que nous employons tous les jours.

Spoiler : Univers alternatif. Suite à une rupture, Milo va sombrer dans la déprime et laisser libre cours à ses pulsions. Sa rencontre avec certaines personnes va précipiter sa chute sans qu'ils ne s'en aperçoivent. Mais quelqu'un va le sauver de lui-même.

Note : J'espère que cet UA vous plaira. Dites-le et laissez vos reviews. Je ferai de mon mieux pour y répondre. Merci


Chapitre 13

Le lendemain, Camus avait rendez-vous dans un studio pour faire des photos pour un parfum masculin, "Félin", d'une petite Maison de couture encore peu connue. Le slogan était simple : Félin, libère ton instinct ! Bon, pas terrible mais le client est roi.

Ils arrivèrent à l'heure et furent ravis de revoir Dohko Wong. C'est lui allait être le chef d'orchestre de la séance. Shion semblait être son assistant. Les quatre hommes se saluèrent et Dohko ne cacha pas son plaisir de travailler avec Camus. Celui-ci fit la connaissance du responsable publicité de la Maison de couture et le suivit pour voir quels étaient les vêtements et accessoires qui avaient été apporté. Milo se cala dans un coin, laissant le champ libre aux professionnels.

Pendant plus d'une heure, Dohko manipula Camus qui se pliait à tous les caprices du photographe, mais celui-ci ne semblait toujours pas satisfait. Il décida de faire une pause. Milo porta un café à Camus qui poussa un soupir de lassitude en se laissant tomber sur un siège. Il ne portait qu'un pantalon de cuir noir avec autour du cou, un gros pendentif argenté en forme de patte de tigre identique au flacon du parfum. C'est en les voyant tous les deux, l'un à coté de l'autre, rire et sourire que Dohko eu une illumination. Il jeta un coup d'œil à Shion qui avait suivi son regard et qui avait compris rien qu'en voyant l'expression du visage de son amant. Il lui fit un signe d'assentiment de la tête. Le photographe s'approcha d'eux.

- Dis-moi Milo, t'as jamais posé pour des photos de mode ?

- Euh… non, pourquoi ?

- Ca te dit d'essayer ?

- Qui ça ? Moi ? Non ! Je saurais même pas comment m'y prendre.

- Moi non plus la première fois je savais pas, fit Camus qui avait immédiatement compris où Dohko voulait en venir. Et il était d'accord avec lui.

- Tu devrais essayer avec Camus. Je suis sûr qu'ce s'rait génial !

- Mais le client va pas apprécier, c'est pas prévu.

- Ca, tu m'laisses m'en occuper. Voilà comment j'vois les choses.

Quelques minutes plus tard, sous l'insistance de Dohko et de Camus qui avait compris l'idée, Milo se laissa convaincre. Après tout, pourquoi pas, ça pourrait être amusant. Le photographe se chargea d'exposer son idée au responsable publicité qui voulut bien faire quelques clichés. Il n'avait pas vraiment fait attention à l'assistant du mannequin mais lorsqu'il les vit sortir tous les deux de la loge habillé à l'identique, il eut un hoquet de surprise. Jamais il n'avait vu deux hommes aussi beaux, aussi sexy ni aussi bien assortis. Milo eut une autre idée. Il demanda à ce qu'on passe en boucle la chanson de Billy Idol "Flesh for Fantasy" Camus avait dansé dessus, il pensa que ça lui plairait. Et il ne s'était pas trompé.

L'idée de Dohko était de mettre de présence deux mâles, deux guerriers, deux félins qui s'affrontent pour dominer leur environnement. Camus rassura Milo qui se sentait un peu ridicule et gêné mais la présence de son ami finit par le désinhiber totalement. Il prit le parti de s'amuser. Pour le mettre en confiance, Dohko lui demanda au début de rester debout sans trop bouger, les jambes légèrement écartées, une main tenant le flacon de parfum contre son ventre tandis que l'autre se baladait sur Camus qui lui tournait autour, tantôt accroupi devant lui, le visage levé et les mains accrochées à la ceinture de son pantalon, tantôt derrière, ses mains sur ses cuisses ou son torse. Milo finir par se prendre au jeu. Il avait des regards sombres et torrides, une séduction animale d'un réalisme confondant émanait de lui. Même Dohko fut surpris et troublé par ce regard.

Ensuite il fit allonger Camus sur le dos, un genou relevé, lui faisant tenir le flacon sur sa poitrine et demanda à Milo de le surplomber, comme s'il allait l'embrasser. Leurs regards paraissaient soudés l'un à l'autre.

- Camus, tu sais que tu me rends fou ? murmura Milo en bougeant à peine les lèvres, une étincelle rieuse et flamboyante dans les yeux.

- Chuuut ! Plus tard ! Reste concentré, t'es génial !

Puis, à la demande du photographe ils regardèrent ensemble l'objectif avec la même expression agressive dans les yeux. Ils dégageaient une telle sensualité que tous, dans le studio, ressentaient comme de vagues de bien-être les frôler. Ils étaient hypnotisés. A nouveau, Dohko changea les poses. Camus, debout, un bras derrière sa tête rejetée en arrière, tenait le flacon bien en évidence alors que Milo prenait les attitudes de l'animal sur le point de dévorer sa proie. Derrière Camus, il passait ses mains sur son corps, les doigts en forme de griffes. Il fit semblant de lui mordre l'épaule avec un regard sulfureux pour l'objectif et Dohko l'encouragea à poursuivre dans ce sens.

Au bout de deux heures, il mit fin à la séance. La tension retomba et tout le monde poussa un soupir de soulagement. Le responsable de la pub était excité comme une puce. Il tenait sa campagne. Son patron serait emballé, il en était certain.

Camus et Milo se changèrent et rendirent le pendentif. Ils furent félicités par tout le monde.

- T'es doué Milo, lui dit Shion. Tu devrais songer à faire ça plus souvent.

- Et mon job, j'en fais quoi ?

- Tu démissionnes. T'as un physique magnifique et une présence impressionnante. Tu pourrais aller loin !

- Je suis d'accord, renchérit Dohko. Je réagis rarement devant mes modèles, mais là, j'peux te dire que j'avais chaud partout et j'étais pas l'seul.

- J'croyais qu'y avait que moi pour te faire chaud partout ! fit Shion sur un faux ton de jalousie avec une petite moue boudeuse.

- Toi tu m'fait pas chaud, tu me mets le feu, rétorqua le chinois avec une lueur de désir dans le regard.

- Euh… si on gêne, on peut s'en aller ! plaisanta Milo

- J'aurai vos photos dans trois jours, sourit Dohko en redevenant sérieux.

- Et si on déjeunait tous les quatre ensembles ? proposa Camus qui redoutait un peu de se retrouve seul avec Milo après ce que celui-ci lui avait dit pendant la séance.


Ils rentrèrent en fin d'après-midi après avoir fait du shopping. Milo avait craqué sur un long manteau en cuir noir.

- T'as tout de Morpheus dans "Matrix" ! plaisanta Camus avec un regard appréciateur.

- Sérieux ? J'ai un peu plus de cheveux quand même non ? rétorqua-t-il en riant.

Quant à Camus, il s'offrit deux paires de bottes. Il avait un faible pour les chaussures. Il en possédait trente-neuf paires. Milo faillit s'étrangler et éclata de rire.

- Tu dois r'gretter de pas avoir plus de pieds ! se moqua-t-il gentiment.

Ils rentrèrent tranquillement, s'arrêtant dans une petite épicerie pour acheter de quoi se préparer un dîner sympa.

Mine de rien, Milo était fatigué. Il n'aurait pas cru que faire des photos pouvait être si éprouvant. Ils se mijotèrent un poulet au curry. Camus complimenta son compagnon qui se vantait de plutôt bien réussir ce plat.

- Tu veux regarder un film ce soir ? demanda Milo en sortant de la douche un simple serviette de toilette autour des reins et s'essuyant les cheveux avec une autre.

Camus l'observa et ressentit à nouveau le trouble qui l'avait envahi lors de leur séance de photos. Il trouvait Milo terriblement séduisant mais il ne devait pas oublier pourquoi il était là. Le jeune cadre était encore fragile face à la drogue et l'alcool et même s'il n'y avait pas touché depuis un mois, ce n'était pas pour autant qu'il était guéri. Et une liaison ne ferait que compliquer les choses. Il n'écartait pas cette possibilité mais pas dans l'immédiat. Le problème c'est que Milo lui avait encore répété aujourd'hui qu'il l'attirait et il était sobre, pleinement conscient de ce qu'il disait. Camus devait s'avouer qu'il avait été heureux d'entendre ses mots. Il avait ressenti des picotements dans tout son corps et sur sa peau. A ce moment là, il dut faire un violent effort pour ne pas le toucher et l'embrasser tant il était réceptif à la sensualité sulfureuse de Milo. Après tout, il n'était qu'un homme.

Il prit conscience que le jeune cadre était dangereux pour sa tranquillité d'esprit. Mais comment faire ? Il ne pouvait plus faire marche arrière. Un quelconque changement dans son attitude pour mettre une distance prudente entre eux ne ferait qu'éveiller ses soupçons et il ne fallait surtout pas que Milo se mette à gamberger de façon négative, ce qui ne manquerait pas d'arriver. La seule solution était de maintenir le statu quo et éviter que leurs relations ne deviennent encore plus intime.

- Ouais pourquoi pas ? Tu veux regarder quoi ?

- Je me sens "Le Seigneur des Anneaux", ça te dit ?

- Banco ! Tu veux un café ?

- Si t'en fais un pour toi… Y a du déca dans la boite bleue !

- Et deux expresso, deux !

Milo mit le dvd en lecture et se vautra sur le canapé, calé contre l'épaule de Camus. Il baissa la lumière et le home cinéma les transporta au coeur de la Terre du Milieu, dans la Conté avec Frodon, Sam et Aragorn…

- Tu sais que je craque sur Vigo Mortensen ! lui confia Camus en finissant son café.

- A qui tu l'dis ! Sean Bean est pas mal non plus !

- Qui ça ?

- Boromir !

- Ah oui ! Exact ! Et Orlando Bloom ?

- Pas mal. En fait c'est le personnage de Légolas que j'aime.

- J'suis assez d'accord. Dans "Troie" je trouve que le rôle de Paris ne lui va pas. C'est un très bon acteur, mais ce personnage c'est pas lui.

- Dans "Troie" c'est pas vraiment lui que j'regarde, fit Milo avec un sourire gourmand qui fit rire son compagnon.

- Oh toi tu fantasmes sur Brad Pitt !

- Toi non peut-être ?

- Comme un malade !

Ils partirent à rire et continuèrent à regarder le film qui durait environ trois heures. Camus s'était installé dans l'angle formé par le dossier et l'accoudoir du canapé tandis que Milo qui au départ était contre son épaule, s'était finalement retrouvé entre ses jambes, le dos contre sa poitrine. Le film prit fin et ils restèrent ainsi quelques minutes. Milo se tourna enfin, son visage n'était qu'à quelques centimètres de celui de Camus.

- Pourquoi tu fais ça pour moi ?

- J'te l'ai dit. Les Niçois t'ont confié à moi parce que je suis plus près qu'eux.

- Et c'est juste pour ça ?

- Pour quoi d'autre ?

- J'sais pas… tu pourrais dire que c'est parce que je compte un peu pour toi !

- Mais bien sûr que tu comptes pour moi. J'ai appris à te connaître depuis un mois qu'on vit ensemble et je t'apprécie beaucoup. Et j'ai aussi une dette envers toi, alors je fais de mon mieux pour l'honorer. Je resterai auprès de toi jusqu'à c'que je sois certain que t'es tiré d'affaire.

- J'pourrais bien ne jamais vouloir m'en sortir pour que tu restes toujours près de moi…

- Ca c'est malin ! Très mature comme réflexion !

- Tu sais que par moment, je suis un vrai gosse !

- Ca j'le sais ! Mais en attendant, le gosse, faut aller dormir, c'est l'heure !

- Camus, j'ai pas vraiment sommeil, j'me sens même très réveillé.

- Fallait pas boire cet expresso !

- C'était du déca !

Milo se lova dans les bras de Camus, son visage dans son cou. Le mannequin sentait venir le danger mais il était si bien comme ça, il ne voulait plus bouger, juste rester là, comme ça, pour toujours… Il sentit les lèvres de Milo sur sa peau et frissonna violemment. Il devait l'arrêter tant qu'il le pouvait encore, mais sa volonté s'amenuisait un peu plus à chaque baiser. Il le sentit remonter jusqu'à son oreille et eut un soupir plus profond qui n'échappa pas à Milo mais quand il glissa vers ses lèvres, Camus se dégagea et se leva.

- Je vais m'coucher, il est tard. Tu viens ?

- J'arrive…

Milo était assis au bord du canapé, les coudes sur ses cuisses, les mains jointes, la tête basse. Il l'entendit entrer dans la chambre et se mettre au lit. Il ne pouvait pas encore le rejoindre, il était trop furieux contre lui-même. Il devait se calmer. Il réfléchissait intensément. Qu'est-ce que cet homme lui avait fait ? Il l'avait aidé à sortir de son enfer. Un enfer où il se débattait seul depuis des semaines entre l'alcool, la drogue et le sexe. En y réfléchissant, il se dit que le plus dur c'était, l'abstinence sexuelle. Aucun être humain normalement constitué ne peut rester sans faire l'amour après y avoir goûter au moins une fois dans sa vie. Bon, il y a des exceptions mais elles ne sont pas légions. Et la présence de Camus en permanence à ses cotés le lui rappelait cruellement. Il avait sous la main un homme d'une rare beauté et il ne parvenait pas à le séduire. Lui d'ordinaire si entreprenant et sûr de lui se sentait timide et désemparé face à lui. Pourtant, il l'avait sentit réagir tout à l'heure. Mais était-ce là la réaction normale d'un corps soumis à ce genre de stimuli, ou bien était-ce Camus qui réagissait à ses baisers ? Comment savoir s'il éprouvait plus que de l'amitié pour lui ? Etait-il attiré par lui ?

Il se prit la tête ente les mains, ce type le rendait fou. Même Shaka, qu'il avait profondément aimé ne l'avait jamais fait réagir de la sorte. Mais qu'est-ce que Camus avait de plus que les autres ? Peut-être devrait-il renoncer, peut-être n'était-il pas son genre. Peut-être préférait-il les hommes comme Minos ou Radamanthe. Il avait eu l'air de bien s'entendre avec eux. Il poussa un profond soupir de lassitude. Pour l'instant, mieux valait dormir, demain, il ferait jour…

Cette nuit là, Milo ne s'endormit pas dans les bras de Camus…


Le lendemain, ils visitèrent la section réserver à l'Egypte Ancienne au Musée du Louvres. Ni l'un ni l'autre ne l'avait jamais vu. Ni l'un, ni l'autre ne fit allusion à ce qui c'était passé la veille. Il y avait plus de trente salles immenses pleines d'inestimables trésors ayant appartenu à des Pharaons et des Reines plus ou moins célèbres. Camus était fasciné par le style des sculpteurs de l'époque. Ils avaient une façon bien particulière de représenter les Dieux et les hommes. Milo, lui, fut impressionné par toute les petites amulettes en forme d'animaux et d'insectes qui était glissé dans une momie pour la protéger pendant son voyage vers l'au-delà. Ils avaient emporté des sandwichs et des bouteilles d'eau, car il leur fallut presque la journée pour faire le voyage au pays des Pyramides.

Milo avait été un peu plus distant mais ça n'avait pas été facile. Leurs conversations s'étaient forcement réduites et ça lui manquait de ne pas entendre sa voix chanter en permanence à son oreille. Mais, il ne voulait pas s'imposer. S'il n'était pas son type, alors tant pis, il devrait l'accepter. Cette réflexion le fit réfléchir. Mais où était donc la bête qui ne laissait rien ni personne se mettre entre elle et ce qu'elle convoitait se moquant des conséquences ? Se pourrait-il qu'elle soit retournée dans sa cage ou bien l'avait-il domptée ? Il sourit à cette idée et se rappela des paroles de Camus lorsqu'il était encore allongé sur ce lit d'hôpital : "… tu peux concilier tes deux facettes." Y serait-il parvenu sans même s'en apercevoir ? Il ressentit de la fierté à ce constat. Mais comment y était-il arrivé ? Bah ! Quelle importance ! Seul le résultat comptait.

Deux jours plus tard Camus ramena Aphrodite de la gare. Il devait avoir une séance avec un photographe que Camus connaissait et dont il pensait le plus grand bien. Il devait poser pour un catalogue de vente de vêtements par correspondance pour la partie bain et jeux d'eau. Il passa l'après-midi à mettre des combinaisons de plongée, de surf, des maillots de bain et autres caleçons de plage. Il posa en groupe avec plusieurs autres mannequins mais le photographe lui demandait toujours de se placer au premier plan. Camus lui confia que c'était très bon pour lui.

Le soir, ils mangèrent tous les trois et Milo montra les photos qu'ils avaient fait avec Camus et qu'ils avaient récupéré. Aphrodite fut emballé et ne tarissait pas de compliments et d'exclamations plus imagées les unes que les autres. Ils décidèrent de scanner les photos et de les envoyer par e-mails à Angelo et aux jumeaux. Ils leur dirent par sms qu'ils avaient un e-mail un peu spécial et qu'ils pouvaient les appeler en rentrant.

Kanon fut le premier à téléphoner pour demander des explications. Comment Milo s'était retrouvé à faire ces photos absolument divines ? Angelo appela sur le portable de Camus qui lui raconta toute l'histoire.

Milo décida de raconter sa mésaventure à Aphrodite. Celui-ci l'écouta sans dire un mot. Il finit par lever vers lui un regard triste et rempli de reproches à la fois. Il comprit pourquoi Camus s'était installé chez lui. Mais le beau danseur eut la surprise et la joie de constater que l'homme qu'il avait eu le plaisir de rencontrer cet été à Nice avait fait sa réapparition et il en était très heureux. A son tour, il leur confia qu'il vivait en couple avec Angelo et qu'ils filaient le parfait amour. Ils se connaissaient depuis des années, mais ce n'est que pendant leur séjour chez Milo en septembre qu'ils avaient vraiment compris qu'ils étaient très amoureux l'un de l'autre. Ses compagnons furent très heureux pour eux deux. Quant aux jumeaux, seule la mort pourrait les séparer.

Milo proposa le clic-clac de l'atelier de peinture que Saga avait trouvé très confortable. Il lui expliqua qu'il avait souvent vu Shaka méditer, assis en tailleur dessus pendant de longues heures, pour rassembler ses énergies et s'en inspirer sur ses toiles. Il souleva un sourcil lorsqu'il vit Camus se coucher dans le même lit que Milo et celui-ci lui expliqua que ça l'empêchait de faire des cauchemars et qu'il n'y avait rien entre eux.

Le Niçois reprit le train le lendemain et les deux parisiens reprirent leur petite vie tranquille. Pourtant, un soir Milo craqua. Il attendit que Camus se soit endormi et sortit. Il avait besoin de rencontrer quelqu'un. Il avait un besoin urgent de sexe. Il laissa un mot sur le lit et alla dans une boite à la réputation plus que douteuse. Il entra sans problème, s'assit à une table et commanda un Ouzo, puis un second et un troisième. Un type plutôt mignon commença à le draguer. Ils dansèrent ensemble puis sortirent de la discothèque pour trouver un coin tranquille. Le type offrit de la cocaïne à Milo qui ne se fit pas prier. Puis ils passèrent plus d'une demi-heure à baiser comme des lapins dans toutes les positions. Son partenaire voulut le prendre à son tour mais le jeune cadre lui jeta un regard meurtrier. Le gars n'insista pas et repartit d'où il était venu.

Milo marchait dans la rue, vers sa voiture, il souriait. La bête était bien toujours là, tapie, à l'affût de la moindre occasion de se manifester avec violence. Alors qu'il était presque arrivé à son véhicule, son téléphone sonna.

- Milo où t'y es ?

- Dans une boite dans le Marais. Pourquoi tu veux me rejoindre ? C'est le "Mixed Bodies"

- J'cconnais ! Tu bouges pas, j' viens t' chercher !

- …

- Milo ?

- …mus… je…pas bien…

- Milo ! Tu m'entends !

- Viens…

- Milo ! Putain ! C'est pas vrai !

A suivre…


J'espère que ça vous a plu. Dites-le, ça fait toujours plaisir.

Les deux derniers chapitres, vendredi prochain.