14.10.05

Ayuluna: Eh bien la petite Ginny a une destinée…et malheureusement, dans ma fic, je lui ai donnée la mort…Mais si vous croyez à la vie après la mort…La consolation pourrait être là, non? Hehe…Merci Ayu, une de mes premières lectrices de toute ma carrière de ficquienne!

Boo Sullyvan : Oui, ces changements temporels sont supraaa importants. Ça fait suivre l'histoire. Et dans le fond, ce n'est pas difficile à saisir ou à comprendre. En autant qu'on est au courant de la période dans laquelle l'histoire se passe, tout va bien. M'enfin…quand je me relis, je comprends lol. Logique, non? Merci de m'avoir pardonnée pour mon jeu de mots pas très clair lol. On a tous nos moments, dans la vie!

Tr0picana : Hehe…merci pour ta review, Nana! Et puis pour ce chapitre…tout est une surprise pour toi! Maintenant tu dois attendre comme les autres lol. J'espère que tu aimeras ce chapitre. Byoux, ma chère.

Buzame : Ma fic est géniale? Hehe, j'ai le sourire qui me fend le visage, là! Merci beaucoup pour ta review. J'espère que ce chapitre te plaira. Bonne lecture!

Maya : Merci énormément. Quand on me dit ce genre de truc, ça m'arrive parfois de rougir littéralement, même s'il n'y a personne qui me voit (et c'est tant mieux comme ça, je peux rougir tant que je veux sans que personne me trouve bizarre…haha)! Un compliment comme celui-ci, c'est une réelle récompense. Merci! Et puis voilà la suite, j'espère que ma fic continuera à te captiver!

Fraise Tagada : Émouvante? Merci, très chère fraise (Hummm…des fraises! Tu m'en donnes un peu? lol). Je garderai courage, ne t'inquiète pas! Tout ça c'est pour vous (et pour moi aussi! lol). Bonne lecture, car la suite est là!


Je vous remercie du fond du cœur pour toutes vos reviews. Elles sont si charmantes à lire! Ça me fait tout drôle de savoir que vous appréciez ma fic! Merci beaucoup à vous toutes! J'espère que vous vous amuserez à lire ce chapitre, car j'ai eu une tonne de plaisir à l'écrire. Alors je ne vous retiens pas une seconde de plus, de peur que vous me sautiez dessus lol! Bonne lecture!

Prêtez bien attention aux changements temporels!


LA FILLE AU PARAPLUIE ROUGE

Chapitre 2 – A Mere Difference Of Opinion

7 juillet 1986

« Enchantée, Dragan. » dit-elle à son tour, lui tendant la main.

Le petit garçon eut alors un sourire plus prononcé. Il prit la main tendue dans la sienne et la secoua. Ensuite, il jeta un coup d'œil au parapluie rouge. Il avait le visage encore tout mouillé.

« Tu sais, j'aime bien la pluie. Ça ne me dérange pas si elle me tombe sur la tête. Pas besoin de me protéger avec ton parapluie super vif. » dit Dragan à la jeune fille.

« Eh bien. C'est comme tu veux, Dragan. » lui répondit tout simplement la petite fille aux nattes. Elle lui sourit et se tassa d'un pas vers sa gauche et de cette façon, elle libéra le garçon du bouclier qu'elle lui avait offert précédemment.

Elle regarda tout droit devant elle et ne dit un mot, un air déterminé qui se révélait plutôt comique sur son visage.

Ils restèrent debout, l'un à côté de l'autre, pendant quelques instants, plongés sous la pluie. C'était le cas de le dire. Et puis le garçon brisa soudainement le silence.

« En fin de compte, j'ai changé d'idée. Je peux toujours me servir d'un parapluie pour un jour, non? » demanda sournoisement le petit Dragan de sa petite voix. Il inclina sa tête à son tour vers la petite fille qui regardait toujours droit devant elle et haussa un sourcil.

« T'as un drôle d'air. » avoua le garçon.

« Moi? Un drôle d'air? Et tu te prends pour qui à rester planté là dans la pluie? » répondit la jeune fille en riant à la remarque qu'on lui avait faite. « J'attend le feu vert, c'est tout. »

Dragan jeta un coup d'œil aux feux de circulation qui étaient en effet, rouges. Il détourna son regard pour avoir la jeune fille dans son champ de vision et s'impatienta.

« Et ce parapluie, il vient? » dit-il en se croisant les bras.

Elle tourna sa tête et un sourire apparut. Elle fit un pas vers sa droite et remis Dragan sous la protection du parapluie. D'un ton amusé, elle lui dit : « Quand on me le demande aussi gentiment...»

Dragan roula des yeux et un rire de bon cœur s'échappa de sa fine bouche. Il était encore plus heureux que tout à l'heure.

Ce parapluie rouge vif avait définitivement égayé sa journée.

-O-o-O-o-O-o-O-o-O-

16 juillet 1998

Ce n'était que par le murmure constant de la pluie qu'un sourire apparaissait sur ses lèvres. La main apposée sur la vitre embuée, ses yeux étaient rivés sur le parcours des gouttes d'eau excitées. Elles déambulaient d'un côté à l'autre, suivant un chemin sinueux qui les menait à leur perte, sur le rebord de la grande fenêtre.

Le jeune homme retira sa main et la trace de cette dernière fut dessinée sur le carreau translucide. Il se retourna vers sa table de travail et alla s'asseoir sur le fauteuil qui lui servait de chaise de bureau.

La chambre était immense. Plus vaste qu'un appartement de grand standing. C'était une large pièce, débordant de meubles variés, allant de simples commodes à des bibliothèques garnies de vieux bouquins.

Il soupira et entrecroisa ses doigts. Sur son bureau, des tas d'articles de journaux sorciers y traînaient. Des mots encerclés de rouge, des phrases découpées et des photographies animées formaient l'épaisse paperasse sur la table de bois. Après quelque moments, il prit un des morceaux de papier dans ses mains où les derniers mots furent surlignés plusieurs fois.

« (…) Liste des blessés envoyés à Sainte-Mangouste :

- Harry James Potter
- Neville Londubat
- Lucius Malefoy (…) »

Le jeune homme observa longuement ce qu'il avait précédemment mit en évidence, il y avait un mois. Draco Malefoy aimait son père. Il ne fallait pas croire tout ce qu'on disait à propos de lui. Bien qu'il semblait amer envers son père ou qu'il paraissait se recroqueviller à ses ordres, Draco aimait son père comme un enfant aime ses parents.

Il n'y avait aucun doute. Seulement, depuis la bataille, Draco fut pris d'un coup de tristesse. Il ne le montrait pas, de toute évidence, car son père lui avait appris à ne pas révéler ses sentiments. Surtout ceux qui pouvaient entraîner de la pitié. Toutefois, le jeune homme fut pronfondément chagriné de la nouvelle.

Il était peut-être du côté extrémiste et noir, pourtant ça ne changeait en rien la relation qu'il partageait avec son père. C'était bien sûr assez fréquent que les deux hommes de la maison voulaient à plusieurs reprises, s'entretuer, surtout quand il était question du grand Mage Noir. Néanmoins, ils apprenaient à se réconcilier avec le temps.

La tempête à l'extérieur commençait à prendre de la vigueur et tout à coup, une énorme détonation se fit entendre. Le tonnerre faisait son entrée, amenant avec lui une averse solide qui balaya violemment les trottoirs.

Le Manoir des Malefoy se situait dans le Wiltshire, au Sud-Ouest de l'Angleterre. Comme c'était loin de Londres, le mieux valait pour la famille des Malefoy d'utiliser le sort de Disapparate et d'Apparate qui pouvait les faire apparaître d'un endroit à un autre. Puisqu'ils méprisaient les Moldus, il n'était pas surprenant de les voir refuser un moyen de transport plus commun comme les carrioles ou encore plus impossible, une voiture moldue.

Quelques instants suivirent peu après, lorsque l'on cogna à la porte.

« Je peux entrer, Draco? » demanda une voix féminine, à peine perceptible derrière le mur de bois lourd.

Draco se retourna vers l'entrée de sa chambre et se leva rapidement. Il tira sur son chandail, malgré la chaleur accablante de l'été, et se dirigea vers la voix, qui était bien évidemment, celle de sa mère.

Il tourna la poignée et le visage qui le regardait maintenant lui souriait.

« Bonjour, Mère. » dit Draco en ouvrant l'entrée à son maximum. C'était une habitude chez lui. Plus il ouvrait sa porte, plus cela voulait dire qu'il donnait la permission au visiteur d'entrer. Un homme avait aussi son intimité, vous savez.

« Bonjour, mon Draco. » répondit à son tour sa mère avant d'embrasser son fils sur les joues.

La mère de Draco Malefoy était belle d'un côté très doucereux mais aussi d'un côté qui tenait de sa noblesse. Elle se tenait droite, avait la tête haute et regardait les gens dans les yeux. Elle était fière de qui elle était vraiment. Une mère. Une mère aimante.

Elle avait les cheveux platine ondulés qui descendaient en cascade sur ses épaules. Une barrette sertie de diamants ornait ses cheveux par l'arrière, qui retenait les mèches des côtés. Elle avait un parapluie noir dans les mains et portait une longue robe de satin bleu nuit qui mettait en contraste son visage opalin. Malgré son nom qui faisait d'elle une femme de Mangemort, elle aimait son fils comme une sirène adule ses nageoires.

« Malgré la pluie, veux-tu toujours aller rendre visite à ton père? » demanda alors Narcissa, caressant l'épaule de Draco.

« Tu sais bien que la pluie ne m'arrête jamais, Mère. » répondit le jeune homme en souriant.

Narcissa lui rendit son sourire et regarda les escaliers qui menaient à la grande porte d'entrée. Oui, la chambre de Draco était au troisième étage et c'était commun pour lui de qualifier cet étage de « son monde ». Il en était le seul à connaître tous les secrets des pièces, des passages cachés qu'il avait lui-même créés.

« Fais attention à ne pas trop rester longtemps sous la pluie, Draco. Cette fois-ci, prends ton parapluie, s'il-te-plaît. À chaque fois, je me demande si tu ne vas pas dehors que pour rentrer trempé de la tête aux pieds et t'administrer un sort qui te met au sec pour que je n'en sache rien. » dit narcissa d'un ton maternel, en lui mettant le parapluie dans les mains.

Draco le prit, un peu embêté, mais accepta le conseil de sa mère. Il l'aimait assez pour faire un tel geste en contradiction avec sa volonté.

« Et je sais que tu t'amuses à faire peur à ces Moldus, rendu à Londres. Ils me répugnent aussi, mais je les ignore, comprends-tu? C'est ce qu'on appelle de la dignité. Ton père n'a jamais compris ce concept et je me doute bien qu'il le prendra en considération, un jour. Il peut être très têtu, quand il le veut. » critiqua Narcissa.

« Oh, allons, Mère. Ces humains sont beaucoup trop drôles à voir. Ils peuvent être très ridicules, des fois et quelques frissons ne peuvent pas leur faire bien du mal. Je pourrais bien leur envoyer un Crucio, si je le voulais, Mère. Il faut s'entendre là-dessus.» affirma Draco en sortant sa baguette de sa poche, l'air moqueur.

Narcissa secoua de la tête et roula légèrement des yeux. Effectivement, ils passaient beaucoup de temps à plaisanter sur les Moldus de leur monde.

« Allez, mon grand jeune homme. Va à Sainte-Mangouste avant que je t'envoie là-bas par moi-même. » dit-elle enfin en le poussant presque.

« Oui, Mère. J'y vais. » répondit Draco en acquiesçant de la tête et en remettant sa baguette dans sa poche.

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Hermione, après avoir versé les larmes qui la faisaient sangloter en voyant la photographie animée, se rassit aux côtés de Harry. Elle renifla discrètement, comme si elle avait peur qu'il entende ces bruits embarrassants.

« Oh, je m'excuse, Harry. Je suis beaucoup trop sensible ces temps-ci. » confia Hermione en passant un doigt sous ses yeux pour en essuyer les larmes. « C'est pour ça que j'ai besoin de ta présence…» continua-t-elle en lui prenant la main.

« Ces temps-ci…c'était comme si personne ne pouvait me comprendre. J'ai mes parents, mais ils ne peuvent pas complètement réaliser ce que j'ai vécu – ce qu'on a vécu tous ensemble. Cela semble si compliqué, mais pourtant, c'est simple comme bonjour! Il me faut juste oublier ces horreurs. »

Elle déposa doucement sa tête contre la main de son ami et ferma légèrement les yeux.

« Des fois, je sens que je craque sous le poids de ce qui nous est arrivé. Est-ce normal que je me sente comme ça, Harry?» Plus les mots se succédaient, plus ils se faisaient inaudibles, ne laissant qu'un triste murmure dans le silence de la pièce. « Oh Harry…Tu me manques terriblement…»

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Draco Malefoy s'impatienta devant le mannequin et s'engagea dans l'entrée avec un air embêté. Il n'aimait pas qu'on le fasse attendre. Il était un Malefoy, pourtant! On ne faisait pas attendre un membre de cette lignée. Malgré qu'il aimait bien sentir l'eau glisser sur sa peau, ayant été à l'encontre des volontés de sa mère sans utiliser son parapluie, il n'appréciait pas qu'on soit lent.

Il regarda les différentes directions qu'il devait prendre et s'arrêta. Il connaissait le chemin jusqu'à la chambre de son père. Mais il ne pouvait s'empêcher de se remémorer l'état dans lequel il était.

Lors de la bataille, Lucius Malefoy combattait aux côtés de Lord Voldemort. Plusieurs fois il avait réussi à anéantir des sorciers qui défiaient son Maître. Alors qu'il voulu essayer de détruire Harry Potter, celui-ci fit une contre-attaque violente qui mit Lucius en bien mauvaise posture. Son visage fut défiguré par l'impact sur les rochers de la plaine. Un traumatisme crânien fit de lui un corps immobile et un esprit incohérent.

Non pas que l'impact du sol fut plus important que celui du sort jeté par Harry Potter, mais les deux collisions combinées ensemble furent inévitablement dramatiques.

Draco se dirigea donc vers le quatrième étage, celui de la Pathologie des Sortilèges. Narcissa Malefoy fit demander la meilleure chambre de l'étage, tout confort et luxe à volonté. Par contre, puisque c'était un hôpital et non un hôtel à cinq étoiles, Madame Malefoy dû s'en tenir à prendre la chambre numéro 37, qui possédait au moins la plus grande fenêtre de l'étage.

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Elle laissa échapper quelques larmes silencieuses et caressa la main de son meilleur ami, comme s'il allait la prendre dans ses bras. Hermione, toujours la tête couchée sur le matelas, regarda le visage de Harry. Il était serein. Sans soucis. Sans problèmes.

Elle cligna des yeux pour faire partir les dernières couches d'eau qui lui voilaient la vision en se disant qu'elle avait suffisamment pleurnicher comme ça.

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Il ne marchait pas spécialement vite ou à trop grandes enjambées, mais le rythme qu'il prenait semblait rapide. Il passa à côté d'une pièce où le patient n'arrrêtait pas de délirer. Draco eut un léger haut-le-cœur qui fut ensuite suivi de légers frissons. Il ne pouvait pas concevoir que son père aurait peut-être un avenir comme celui-ci, ou même un phase de ce type.

Chambre 30…31…32…33…34…34 ?

Draco revint sur ses pas et vit un visage qu'il reconnaissait. Hmph.

« Saint Potter… » dit-il en prononçant chaque syllabe avec une répulsion sans pareil. Il avait survécu, oui. Un rival l'est toujours, même au-delà de la mort. Ce Potter était entre la vie et la mort, ne l'était-il pas?

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Hermione entendit soudainement une voix qui lui était très familière. Personne ne pouvait qualifier Harry de « Saint Potter » sauf une. Non…ce n'était pas réellement lui, n'est-ce pas? Elle leva tranquillement la tête et regarda vers l'entrée qui était restée grande ouverte.

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Ne fut-il pas arrêté par Harry Potter dans sa marche, qu'il le fut une seconde fois lorsqu'il vit un deuxième visage qu'il reconnaissait assez clairement. Cette tête…cette tête qui s'était lentement élevée. Il la connaissait.

Cette tête le regardait, arborant un visage très expressif. Un étonnement et une certaine stupéfaction hors du commun. Curieusement, Draco avait exactement la même expression.

Les deux ex-élèves de Poudlard réagirent alors simultanément.

« Granger? » dit Draco, complètement ahuri.

« Malefoy? » s'écria Hermione.


Notes de l'auteure

Voilà ce qui conlut ce deuxième chapitre de « La Fille au Parapluie Rouge ».

Comme vous l'avez sûrement remarqué, on assiste à une alternation Draco/Hermione et de ce qui se passe de leur bord, en plus des alternations des époques 1986/1998 qui racontent cette histoire de parapluie et l'histoire des héros principaux.

J'espère que cet entrelacement et ce genre de méli-mélo de points de vue ne vous rendent pas trop confuses. Mais je crois que c'est une style d'écriture qui m'est propre. Il m'arrive souvent de faire ça. Les « -O-o-O-o-O-o-O-o-O- » vous indiquent un changement, si vous vous sentez un peu déroutées. Je ne vous laisse pas dans le néant, quand même!

Je pense à mes lectrices lol! J'espère que vous appréciez/aimez ce type de structure. Pour celles qui n'ont jamais lu ou vu une telle sorte de composition, eh bien je peux juste vous dire que ça amènera du nouveau dans vos lectures, voilà tout lol! Un peu d'innovation dans vos journées routinières peut toujours faire du bien, n'est-ce pas?

IMPORTANT à SAVOIR

Il sera possible que mes mises à jour à partir d'aujourd'hui seront décalées de plusieurs jours. Ces temps-ci, vous avez assisté à deux mises à jour très spéciales, dûes à un débordement d'inspiration et de motivation ma foi, très inédit, pour ne pas dire surprenant.

Celles qui me connaissent déjà pour ma fic « Through Darkness – Noyée dans l'oubli ». vous savez déjà quelles sont mes types des mises à jour...hehehe.

Mais j'essaierai mon possible pour pouvoir poster un chapitre à chaque vendredi. C'est d'accord?

Give me candies! Give me feedback! Give me reviews!

On se retrouvera au Chapitre 3!

With All My Heart,

Lula-The-Only-One