28.10.05
Tr0picana: Mais ne dis pas ça très chère! Je ne te hais point et je sais que toi aussi, tu m'aimes, n'est-ce pas? Allez, ma Tr0pi, ne me déteste paaas! Sinon je vais péter une coche! Notre débat n'est pas terminé, à ce que je sache. Tu es aussi meilleure que moi, et ça tu le sais, pardieu!
Ayuluna : Voici le quatrième chapitre, Ayu! J'espère qu'il te plaira! Et puis…tout le monde a un côté couche-tard…Il n 'y a pas d'exception lol.
EMI : Mais quelle danse, dis-moi! C'était ma-gni-fi-que! Et non, je ne rigole pas, tu es une excellente danseuse lol. Tu es de Belgique? Ahhh c'est trop bien. J'ai une correspondante qui vient de Belgique aussi. Mais pour moi, elle est plus que ça lol (Elle se reconnaîtra, je le sens…). Je fais de sages décisions, tu dis? Merci…j'espérais qu'on remarque ce léger respect des personnages. Je sais qu'il y a beaucoup d'histoires où les deux concernés se rencontrent et ont automatiquement un coup de foudre. J'essaye juste de rendre l'histoire plus réelle. Hehe. En tout cas, merci beaucoup pour ta longue review! J'ai adoré la lire. Surtout que ça m'a fait un saut en voyant tous ces mots! Bonne lecture!
Puce : Oui exactement! Draco Power lol! Merci pour ta si gentille review. Oui, la petite ne regarde pas trop de tous bords tous côtés avant de traverser la rue. Un peu négligeante, n'est-ce pas? Mais c'est pas très grave, car la suite est là! Je ne la laisserais pas au beau milieu de la rue durant toute leur histoire…Ça serait trop sadique de ma part. Et puis ne t'inquiète pas pour le manque de sommeil ou la fatigue du soir, tout le monde a cette phase, moi y compris (à tous les soirs, vraiment). Ton chapitre est là!
Boo Sullyvan : Mouais, peut-être bien qu'il y a des lecteurs quelque part. Faites-vous remarquer, annoncez-moi votre présence et je changerai mes destinataires! Hehe. Pour le fait qu'ils soient surpris lors de leur rencontre à l'hôpital, c'est que ça arrive un mois ou un peu plus après la bataille. Ils ne s'étaient pas revus depuis. Et quand tu rencontres ton ennemi juré après un événement très marquant vous concernant, c'est sûr qu'il y a un sentiment de stupéfaction malsaine en quelque part. Dans ce cas-ci, je décris de la surprise. Non seulement Draco et Hermione ont combattu pour deux camps différents, mais ils doivent accepter le fait qu'ils fréquentent les même terres. Après un mois, les sentiments qu'on a envers nos ennemis ne changent pas d'un moment à l'autre. On a une certaine surprise à les revoir. Et comme par la suite Draco se répugne de la voir et qu'il entreprend ce manège d'insultes, tout n'a pas changé dans leur caractère et leur relation. Voilà…j'espère que j'ai répondu à ta question lol. Sur ce, bonne lecture!
Nanamoer : Trop chouette! Tu dis bien « originale », ma fic? Je suis trop heureuse de l'apprendre. J'espèrais atteindre cette idée chez les lecteurs. Hehe. Il y aura au moins quelqu'un de plus qui pense de cette manière! Merci beaucoup. Voici la suite!
LunDer : Merci pour ta review! Ça me fait très plaisir de pouvoir mettre un peu de joie dans tes lectures! J'écris spécialement pour vouuuus, lecteurs/trices avides de fanfic Harry Potteuriens lol. Voici le quatrième chapitre, j'espère qu'il te plaira!
Poupoux : Waaw, tu ne peux plus te passer de ma fic? Roh là là, ça me fait tout chaud au cœur de t'entendre dire ça! J'espère que tu ne deviendras pas trop accro, parce que moi je n'ai pas de remède de concocté! Merci pour tous tes mots. Draco et Hermione se détestent, oui. Mais on verra bien ce que leur haine va devenir…Merde, j'dis des choses que je ne devrais pas…M'enfin, mon résumé c'est la même chose, c'est l'histoire de deux rivaux qui devront surpasser maintes péripéties lol! En tout cas, voici la suite, j'espère qu'elle te plaira tout autant.
Sam Malefoy et Lilouthephoenix : Merci beaucoup pour vos reviews!
Alors comme prévu, on est le vendredi suivant et je poste ce quatrième chapitre! J'espère sincèrement que vous allez l'apprécier. Il y a beaucoup d'interaction entre les personnages et j'ai allongé la longueur du chapitre. Hehe. Un petit bonus pour vous!
Avant de vous laissez lire la suite, je voudrais juste vous dire que s'il vous arrive de vous poser des questions à propos de l'histoire ou si vous n'êtes pas sûr de comprendre un truc, n'hésitez pas à me les poser. Je serai très ravie de vous aider!
Allez, je vous libère. Bonne lecture, tout le monde!
LA FILLE AU PARAPLUIE ROUGE
Chapitre 4 – Somewhere Beyond Hatred
16 juillet 1998
Draco Malefoy se sentait dérangé. Était-il devenu cinglé ou lui avait-elle réellement mit une raclée? C'était très déconcertant. Tellement qu'il avait oublié d'aller visiter son père. En effet, il ne se dirigeait plus vers la chambre 37, mais bien vers les escaliers qui menaient aux étages inférieurs. Il avait besoin de se changer les idées. Bien que de sa nature très impulsive il aurait bien pu répondre à cette gifle par la force, il sentait la nécessité de quitter cet endroit. Ce n'était pas vraiment le fait que cette sang-de-bourbe de Granger l'avait frappé, mais c'était un sentiment que lui-même ne pouvait décrire.
Il éprouvait une sorte de nostalgie méprisante. Ou bien peut-être de colère silencieuse. C'était très partagé, comme sentiment. Il descendit alors les marches, deux à deux, accélérant le pas. La pluie ne s'était pas arrêtée et le mieux était pour Draco de sortir. Il s'empressait d'atteindre la porte. Encore quelques pas. Encore quelques mètres. Il franchit rapidement la barrière et se retrouva quelques secondes plus tard sous l'averse.
Comme dans un film hollywoodien, on s'attendrait à ce que Draco se tienne sous la pluie, la bouche légèrement ouverte, les yeux fixés sur un point, l'air essouflé, désespéré et troublé. Mais ce n'était pas le cas. Draco était plutôt en train de regarder le ciel, malgré la pluie qui s'abattait sur lui. Il se laissait imprégner par le déversement purgatoire de l'eau. Il se libérait des barreaux d'émotions qui l'empêchaient d'agir à sa guise. Le parapluie noir qu'il tenait dans ses mains ne servait strictement à rien.
Hermione, de son côté, ne se sentait pas du tout dérangée. Elle était plutôt effarée par ce qui venait de se produire. Elle avait l'impression que tout ce bataclan qui précédait les quelques minutes était de la pure fiction. Un vent qui soufflait dans cet épisode. Elle croyait vraiment qu'elle faisait partie d'un film. Ce qui était plutôt crédible.
Soudainement, Harry bougea sa tête vers Hermione, sans ouvrir les yeux. Comme s'il voulait lui parler. Ce geste brusque fit sursauter Hermione, qui elle, l'avait presqu'oublié depuis cet incident. Elle le regarda pendant un moment et lui sourit.
« Si tu aurais été là, Harry, je crois que tu lui aurais bien volontiers donné un coup de poing, je me trompe? » dit-elle doucement à son ami. Elle passa d'un mouvement léger, sa main dans les cheveux de Harry. Il avait l'air si paisible et Hermione avait très hâte de le retrouver. « T'es irremplaçable, Harry. Tu le sais. » ajouta-t-elle ensuite. Et puis ce fut l'heure ou il fallait partir.
Elle se leva tranquillement et gentiment, alla déposer un baiser sur le front de son ami. Elle caressa sa joue et l'admira encore un peu. « Prompt rétablissement, Harry. »
Sur ce, elle alla prendre son manteau et son parapluie qui reposaient encore sur la table de chevet. Après avoir bien observé autour d'elle pour voir si elle n'avait rien oublié, elle se dirigea vers la porte et la referma délicatement, comme si elle ne voulait pas réveiller son ami. Quelque peu ironique, n'est-ce pas?
Ses pas retentissaient dans la cage d'escaliers. Elle était sur le point d'atteindre le rez-de-chaussée et bientôt, ses pieds la dirigeaient vers la sortie. Ayant oublié que le temps dehors n'avait pas changé, elle mit rapidement son manteau et le boutonna. Par contre, son parapluie ne semblait pas vouloir s'ouvrir. Elle essaya de pousser le manche qui reliait les embranchements de métal au bouclier de tissu, mais le mécanisme semblait bloquer. Hermione ne perdit pas patience et réessaya encore un fois. Elle descendait les marches de la soit disant boutique Purge & Pionce Ldt. tout en cherchant à ouvrir le satané parapluie qui paraissait le faire par exprès. Et comme dans tout bon film hollywoodien, Hermione parvint finalement à régler son problème d'un coup sec. Le parapluie s'ouvrit violemment, mais un hic s'installa aussi. Lorsque le dôme rouge vif prit expansion, ce dernier bouscula quelqu'un.
« Désolée! Je suis désolée! » s'écria Hermione, encore sous la surprise. Elle releva son parapluie à la verticale pour dégager son champ de vision, mais aussi pour se protéger de la pluie qui avait déjà fait son travail sur ses cheveux. On aurait dit qu'Hermione avait une vadrouille mouillée sur la tête.
La victime en question se retourna lentement et lorsque les deux se rencontrèrent dans le seul regard qu'ils pouvaient s'échanger, chacun d'entre eux fut obligé de se crisper tellement le temps était mal choisi pour cette collision imprévue…Ou l'était-elle vraiment? Ce tête-à-tête leur était-il prédestiné?...Qui sait? (N/A : Moi, bien sûr! lol)
« Encore toi? » s'exclama Draco, lui donnant un air très agacé. L'eau dégoulinait sur son visage et ses cheveux aplatis par la pression de l'averse ressemblaient à une crêpe complètement écrasée. Hermione, ne voulant pas le choquer encore plus, eut de la difficulté à cacher son rire intérieur. Elle se tordait de rire littéralement, mais réussit tout de même à rester impartiale devant son interlocuteur pour qu'il ne soupçonne rien.
« Oui, bonjour à toi aussi, Malefoy. » répondit Hermione, en le regardant négligemment.
« Une gifle et ensuite tout ce remue-ménage? Tu ne crois pas que c'était déjà bien assez pour aujourd'hui? » questionna énergiquement le jeune homme blond platine, qui avait toujours la marque rouge sur sa joue, rappelant à Hermione qu'elle lui avait passé un coup.
« J'ai dit que j'étais désolée, Malefoy. Ça fait au moins trois fois que je m'excuse auprès de toi. Prends-le comme un cadeau, veux-tu? C'est la première fois que je te demande pardon autant de fois, alors peux-tu laisser de côté tout ce charabia? » répondit Hermione en fronçant des sourcils. Effectivement, il était du genre à être rancunier pendant très longtemps.
Draco ne répondit rien mais se contenta que de la fusiller du regard. Elle avait déjà assez fait pour aujourd'hui. Sa présence n'avait pas améliroré son état d'âme, ça c'était sûr. Il observa alors le parapluie qui protégeait la jeune femme. Rouge vif. Ça lui rappelait des souvenirs.
En voyant que Draco examinait son semblant de pébroc, elle remarqua qu'il en avait un lui-même, mais qu'il ne s'en servait pas. « Un parapluie, ça s'ouvre, tu sais? » lui dit-elle d'un ton assez sarcastique tout en faisant un signe de tête vers l'objet.
Draco n'apprécia point ce commentaire. Il cessa donc de regarder le dôme rouge et la fixa des yeux. « Ce que je fais n'est pas de tes affaires, Granger. »
« Je ne faisais que m'assurer que tu savais bien à quoi cet objet servait, Malefoy. Tout simplement. » répliqua la jeune femme en arborant un rictus qui lui donnait une allure plutôt vilaine, ce qui était totalement en contradiction avec sa nature. Elle le regardait secouer la tête et s'exaspérer devant les commentaires qu'elle lui faisait.
« Merci de t'en faire pour moi, Granger. Mais au moins, si je m'en servais, je m'en serais tiré pour l'ouvrir correctement. À ce que j'ai vu, tu n'avais pas trop d'expertise en la matière, n'est-ce pas? » dit-il en renvoyant la balle à Hermione.
Elle s'indigna abruptement et s'avança vers son interlocuteur pour le regarder dans les yeux. Elle détestait se faire répliquer. Le pire, c'était qu'il avait bien répondu. Maintenant, le rictus revenait à Draco et c'était Hermione qui commençait à vitupérer. Manifestement, Draco aimait bien cette sensation d'avoir repris le dessus de la situation. Ah qu'il aimait ça! Hermione par contre…c'était une tout autre histoire.
« On appelle ça un blocage mécanique, Malefoy. Et si j'aurais su plus tôt que c'était toi qui allait recevoir ce coup, je me serais arrangée pour te bousculer dans la rue, s'il le fallait. » lui assura Hermione. En s'étant avancée, elle l'avait pris sous son abri et tous deux arrivèrent à le remarquer simultanément.
« Voudrais-tu bien, ô chère sang-de-bourbe, vouloir te déplacer pour ne pas envahir mon espace personnel? » demanda-t-il aussitôt, les sourcils levés.
« Oh, eh bien dis donc. J'aime mieux te regarder reculer que de laisser quelqu'un comme toi me donner des ordres. Je me fous éperdument du fait que j'aie pénétré dans ta bulle, Malefoy. »
Ce dernier eut alors un sourire beaucoup trop prononcé pour être sincère et beaucoup trop inquiétant pour signifier quelque chose de positif. Il s'avança alors à son tour, resserrant la distance qui les séparait et pencha sa tête vers Hermione, ce qui le rendait encore plus grand et plus puissant, si on pouvait dire et lui répondit mielleusement : « J'aime mieux pénétrer autre chose, Granger. »
Hermione, scandalisée par le sous-entendu charnel, recula vivement de trois pas, revenant à sa position initiale et libérant Draco de l'abri. Ceci fit rire le jeune homme qui était fier d'avoir causé tout ce chamboulement à l'intérieur de l'esprit de son adversaire, qui, comme il le croyait, avait horreur de faire face aux allusions d'ordre intime.
En effet, elle se sentait un peu déboussolée après cette phrase particulièrement embarrassante. Elle ne s'attendait pas du tout à ce genre de conversation et évidemment, devait se rétracter aussitôt. Elle s'insulta mentalement, sachant très bien que la façon dont elle avait réagi plus tôt satisfaisait grandement Draco. « Très drôle, Malefoy, très drôle. » lui dit-elle d'un air réprimandant.
« Oh mais c'est tout à fait vrai, Granger. Et tu le sais. » continua-t-il encore, faisant tressaillir la jeune femme qui se tenait devant elle. « Merci d'avoir si bien répondu à mes ordres. J'apprécie le service rapide. » termina Draco en ricanant narquoisement.
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7 juillet 1986
La petite fille ne voulait pas se laisser faire. Pourquoi est-ce que Dragan l'avait abandonnée aussi vite? Pourquoi tout d'un coup, pouvait-il ne plus rester? Ce n'était pas très logique, toute cette histoire. Elle revint alors rapidement sur ces pas, n'ayant pas remarqué que le feu était redevenu rouge et couru pour rattraper le garçon. « Hé, Dragan! Dragan, où est-ce que tu vas? Reviens ici! » s'époumona la petite fille.
Dragan continuait son chemin, essayant d'ignorer les appels de la connaissance qu'il avait tantôt faite. Il avait les mains dans les poches et la tête baissée, comme s'il avait honte de son geste.
« Dragan! » dit la petite fille, se rapprochant de plus en plus du petit garçon. « Dragan! Dragan! »s'exclama-t-elle finalement lorsqu'elle fut arrivée au niveau de son ami. Elle l'accrocha par l'épaule et l'arrêta brusquement dans sa marche rapide. « Mais qu'est-ce que tu as? J'ai fait quelque chose? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas? » questionna la petite voix, avide de savoir le « pourquoi » de tout ce bazar de paroles.
« Non, ce n'est pas toi. Je dois m'en aller. » répondit doucement Dragan. Il se retourna vers la jeune fille et tout deux se retrouvèrent sous le parapluie rouge vif, couverts. « Eh bah pourquoi tout d'un coup? C'est l'heure? » demanda la fille aux tresses. « Non. » répondit Dragan. « Alors c'est quoi? Tu peux me le dire quand même, ce n'est pas parce qu'on est des gamins, comme dit ma mère, qu'on est stupide! » dit-elle. Dragan la regarda pendant un moment et accepta le fait que ce qu'elle disait était vrai. « Je n'ai pas le droit de traverser cette rue. » avoua-t-il.
Elle le regarda, un peu éberluée par sa réponse mais finit tout de même à lui sourire joyeusement. « Eh bah, on n'a qu'à traverser une autre rue! » affirma-t-elle. Elle déposa une seconde fois sa main sur l'épaule du petit garçon et l'allongea sur toute la longueur de ses épaules, ou plutôt de la fine carrure de Dragan pour le retourner vers la direction qu'il prenait auparavant.
Ils marchèrent alors côte à côte pendant un moment, Dragan, entouré du bras de la petite, jusqu'au moment où elle le lui en dispensa en pointant du doigt, une intersection à l'opposé de la première.
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16 juillet 1998
« Le service rapide, mon œil. Je vais lui en donner, moi, du service rapide! » s'exclama Hermione au plus profond d'elle-même. Elle allait lui en donner une de ces surprises. Oui, et ça la satisferait tout autant que la remarque gênante avait satisfait Draco.
Elle était très déterminée et entama son plan machiavélique. Draco se tenait toujours sous la pluie, ricanant dans son coin. Il avait maintenant les bras croisés. Ah…tant mieux! C'était tout à fait ce dont Hermione avait besoin. Un point faible physique. Sans broncher, elle se dirigea vers Draco, qui lui, était encore occupé à rire de son rire narquois et immature.
Elle déposa sa main libre, qui était celle de droite sur l'épaule gauche de Draco, ce qui lui fit un choc incommensurable et fit cesser sa raillerie interminable. Draco était déboussolé de ce geste et observa Hermione d'un air cinglé. Elle lui sourit tout doucement et allongea son bras sur le long des épaules de Draco, malgré le fait qu'il était plus grand qu'elle. « Oui, tu as bien raison, Draco. Je me sens toujours mal à l'aise lorsqu'on fait allusion à des choses pareilles. C'est dans ma nature, évidemment, n'est-ce pas? » commença-t-elle par dire.
Elle l'amena à faire quelques pas, tous deux, marchant maintenant dans la même direction. Draco, qui n'avait toujours pas riposté à ce geste courageux, ne résista même pas. « Ma nature, » continua Hermione, « c'est plutôt du genre à être très neutre à tout. Je suis facilement scandalisée par un truc de la sorte. Mais ce que tu ne sais peut-être pas…»
Et à ce moment là, Hermione le fit pivoter autour d'elle en l'empoignant fermement par les épaules. Ayant les bras croisés, Draco n'eut pas le temps de réagir correctement et fut emprisonné dans ce troubillon incessant. Et puis, elle lâcha prise et regarda sous son regard satisfait, le jeune homme qui tombait sur le côté, au bord du trottoir. « C'est que j'ai pris des cours d'auto-défense. » termina Hermione. C'était à son tour d'être fière de son coup.
Draco lui, fut surpris, mais très irrité de cette partie de l'épisode. La pluie n'arrangeait rien non plus. Il était tombé dans une immense flaque d'eau. En fait, la rue était complètement inondée, si on pouvait le dire comme ça. L'impact de son corps sur le ciment avait provoqué un clapotis fulgurant. Son parapluie fit trois bonds et alla se fracasser sur l'autre côté de la rue. Il s'était fait humilié par cette sang-de-bourbe. Par nul autre qu'Hermione Granger. Heureusement qu'il n'y avait personne dans les parages pour le voir dans cette position compromettante.
Il se releva tant bien que mal, trempé jusqu'à l'os et fusillait Hermione du regard. On aurait dit un taureau prêt à foncer sur le drapeau rouge d'un matador.
« Tu me le paieras, Granger! » s'écria Draco. Hermione éclata de rire. Un rire qui ne pouvait absolument pas ne pas être entendu. Il fallait qu'il l'entende rire. Qu'il la voit triompher sur ce coup. « Oui, c'est ça tu trouves ça drôle de jeter un gars par terre pour ton simple plaisir? Eh bien on ne me la fait pas, celle là! »
Draco essaya de se jeter sur elle, mais à cause de son corps tout trempé et particulièrement ses souliers, il dérapa sur le trottoir mouillé et ne put atteindre Hermione. Quand à elle, son sourire se transforma en un sursaut très brusque et recula encore de quelques pas pour éviter une seconde tentative de sa part.
« Tu as d'autres tours dans ton sac, Malefoy? Un qui saurait fonctionner correctement? » dit-elle ingénieusement, faisant allusion à la première réplique qu'il lui avait fait à propos de son parapluie défectueux.
Draco devait accepter l'échec. Mais dans cette situation-ci, c'était comme s'il ne pouvait absolument pas renoncer. Il était contre Hermione Granger, une jeune femme et par dessus tout, une sang-de-bourbe. Comment ne pourrait-il pas la vaincre? Il aurait eu recours à la magie, mais comme il y avait toujours cette interdiction dans le monde moldu…
Des claquements indistincts se firent entendre tout au loin de la rue.
Draco avait les yeux qui brillaient dans le gris de la journée. Il fixait Hermione sans rien dire. Il avait l'air déçu de ses tentatives puériles. Hermione, de son côté, parvint à se sentir encore coupable de son geste. Décidement, cette journée là était remplie de va-et-vient continuels de diverses émotions. Sous son parapluie qui la protégeait, elle sentait la nécessité de prouver qu'elle était prête à tout recommencer à zéro, malgré les sept années de haine incontestée. Pourquoi ne pas essayer de repartir au tout début? Elle savait qu'il n'allait pas se conformer à cette idée aussi vite, mais tout a une chance de réussir avec un peu de volonté.
Elle s'approcha alors discrètement de Draco, n'ayant pas oublié le fait qu'il allait lui sauter dessus quelques instants plus tôt. Lui, n'avait pas du tout bougé. Il ressemblait à une statue érigée au mauvais endroit. La crêpe blonde était toujours là, par exemple, au plus grand plaisir d'Hermione. Draco la regardait s'avancer, sans rien faire. Il avait sans doute délaisser ses jeux de gamins.
« Malefoy…Je pense sérieusement qu'on ne devrait pas continuer à…agir de cette manière à chaque fois qu'on se voit. Ça devient réellement stupide. Toujours à se bagarrer, à s'insulter et pour la plupart du temps, on ne fait que répéter les mêmes injures. Ce que je veux dire, Malefoy…c'est que je serais peut-être…prête à repartir à zéro. » finit-elle par dire en étant à la fois loin et près de Draco.
Ce dernier n'avait pas l'air de saisir ce que voulait dire la brunette qui se tenait devant lui. Que voulait-elle dire par « recommencer à zéro »? Être amis? Non, c'était impossible. Pourquoi voudrait-elle essayer de faire une chose pareille? Ce n'était pas sensé.
Les claquements précédents devinrent de plus en plus clairs. C'était un cheval qui trottait.
Draco en avait marre de cette mise en scène. Alors il la prit brusquement par les bras et l'approcha de son corps, comme une proie sur le bord d'être dévorée.
« Écoute, Granger. Je suis un Malefoy. Je ne me range pas du côté des sang-de-bourbes, tu entends? Comment veux-tu que je puisse me sentir bien en ta compagnie? Dis-moi franchement. Comment peux-tu concevoir une telle idée? » demanda Draco d'une voix à la fois calme et forte.
Hermione avait l'impression qu'il resserrait son emprise sur elle. Elle sentait que ses doigts creusaient dans ses bras, malgré le léger manteau qu'elle portait. Elle contempla intensément les paillettes qui brillaient dans les orbes argentés du jeune homme qui faisait de même avec les yeux chocolatés d'Hermione.
Progressivement, les claquements furent aussi près d'eux qu'ils l'étaient eux-mêmes. C'était une sorte de carosse, de berline noir et rouge où des lettres en dorés disaient : « Lovey-Dovey Tours » (N/A: « Les Tours Amours »). Le conducteur, qui était assis en haut et tout devant le chariot, n'avait pas de toit. Il avait tout simplement un parapluie accroché en suspension sur le coté pour le protéger de l'averse. C'était un homme de poids plutôt lourd, habillé d'un complet veste-cravate vert forêt. Il avait une grosse moustache qui finissait en spirale aux deux extrémités et bientôt, il se retourna vivement vers les deux adolescents-adultes et arrêta net le cheval blanc qui paraissait gris sous la pluie.
« Ho ho! Voulez-vous faire un petit tour de carosse, les tourtereaux? Pour vous, ça sera gratuit, vu le temps pas très romantique! » dit-il d'une voix claironnante et sympathique.
Draco et Hermione, qui se tenaient parallèlement au carosse, regardèrent celui-ci à leur côté. De là, la carosse paraissait vraiment immense. Aucun des deux n'avaient encore riposté à l'allusion qu'on leur avait faite sur eux étant un couple. Manifestement, les deux ex-Poudlardiens étaient encore sous l'effet de leur conversation.
« Alors, vous décidez un peu? Une balade en carosse peut être tout aussi amusante quand il pleut, vous savez! » ajouta le conducteur en leur envoyant des clins d'œil.
Hermione détourna son regard vers Draco qui lui aussi fit de même. Il relâcha sa poigne et resta silencieux. Elle, au contraire, vit une opportunité pour se soustraire aux tensions du moment. Tout en le regardant, elle ferma subitement son parapluie et donna un coup de tête à Draco, qui ne comprit pas l'invitation.
Pendant ce temps là, il la regarda faire. Elle ouvrit la portière noire où les lettres dorées y étaient inscrites habilement et pénétra dans le carosse. Elle alla s'asseoir sur le banc qui faisait face au derrière de la voiturette, déposa son parapluie à ses côtés et attendit. Par la petite fenêtre qui bordait son côté, elle lui donna un second coup de tête. « Allez, rentre. » dit-elle simplement.
Draco, en voyant son visage, était indéniablement consterné, malgré qu'il n'avait pas changé de tête. Quand il s'apprêta à partir, refusant catégoriquement de rentrer, Hermione fut plus rapide que lui et l'empoigna fermement par le col de son chandail noir.
Hermione savait qu'elle passerait à travers maintes chamailleries, mais elle était déterminée à changer cette relation maculée de mauvais souvenirs depuis sept ans. Quant à Draco, il n'avait plus vraiment le choix. Il devait rentrer dans ce carrosse et seul Merlin savait ce qui allait se passer…
Notes de l'auteure
Fin du quatrième chapitre. Assez mouvementé, non? Bon, je trouve que mes descriptions dans ce chapitre sont un peu longs à quelques moments. Je me trompe? Mais ce n'est pas bien grave, je me reprendrai au prochain tour! Alors voici que la confrontation entre nos deux héros se transforme en une vrai bataille verbale qui perd totalement le contrôle. Plus les minutes passent, plus leur situation se dégénère.
Si vous avez bien remarqué…j'ai fait une sorte de parallèle avec l'histoire de Dragan et du parapluie. Les bras qui s'entrelacent aux épaules…etc. Sauf que dans le cas d'Hermione, au lieu de continuer à marcher elle fait tomber le pauvre Draco sans défense. Et on prétend encore qu'elle n'est pas violente, hein? Hehehe lol. J'espère que vous avez vu ce léger lien lol! Sinon ce n'est pas bien grave.
Et c'est quoi cette idée de tout recommencer à zéro? Eh bien oui…c'est moi qu'il l'ai eue, cette idée! XD Draco et Hermione vont devoir s'accrocher. Personne ne peut imaginer ce que j'ai en tête. Mouahahaha! Je suis trop vilaine. Oui. Bon. Et ce carosse qui arrive par hasard…ne vous posez pas trop de questions. Il n'y a pas d'organisation secrète qui a envoyé ce char par exprès, disons simplement que « Les Tours Amours » (Lovey-Dovey Tours) est un compagnie indépendante qui voulait se faire sponsorisé dans ma fic (je rigole, bien sûr…)!
Que se passera-t-il dans ce carosse? Cela ne vous fait pas penser à Cendrillon? Excepté qu'il manque la robe, les pantoufles de verre, la citrouille en carosse, les 6 chevaux et tout le tralala, sans compter qu'elle était toute seule dans cette citrouille et non avec son Prince. Ouhlà, j'ai fait trop de liens. Eh merde.
Bon je vous laisse, j'ai l'impression que vous vous lassez de mes radotages inutiles. Partez rejoindre votre monde Terrien et revenez vendredi prochain (haha ça rime, Lula, t'es trop forte! XD…Euh…ouais, vous n'avez pas vu ça)!
I am in love with words!
Reviewez, vous qui êtes avides d'imagination!
See you next time. Stay tuned everyone!
Truly Yours,
Lula-The-Only-One
