04.11.05
Tr0picana: J'espère que ton auriculaire est guéri maintenant lol! En tout cas, merci pour ta review ma chère. Voici la suite! Bonne lecture!
Hanyu : Je continue, je continue! Voici le cinquième chapitre!
LunDer : Eh bien tant mieux. Ça me soulage de savoir que mes descriptions ne sont pas trop lourdes. Dans le fond…c'est un style propre à moi d'en faire autant lol! Merci beaucoup pour ta review et je suis très contente que tu apprécies à ce point ma fic. Ça me fait chaud au cœur. Voici le cinquième chapitre, bonne lecture!
EMI : Roh là là. Bon, je vais essayer de répondre à cette ma-gni-fi-que review lol! Tu m'as fait un saut en envoyant ça. J'ai été très surprise de la longueur de ton commentaire. En sachant à la fin que tout ceci était sûrement le début et que tu entamerais d'écrire d'autre reviews comme celle là, j'ai sauté au plafond! Tu es une merveilleuse revieweuse lol! Bon alors passons à l'histoire.
Oui, j'ai aimé faire tomber Draco. On le voit si rarement se rendre ridicule dans les fics que je croyais bon de lui donner au moins une fois dans sa vie une opportunité! Bien sûr que tu peux utiliser les initiales FAPR ou FPR, moi je fais ça en enregistrant mes documents word (l'art d'être pratico-pratique). En ce qui a trait à l'ambiance, je n'avais jamais remarqué cette sorte de catégorie. Il est vrai qu'en y repensant bien, ça ressemble beaucoup à des chimères tellement que ça coule comme l'eau. Bah au moins, j'aurais fait quelque chose de différent lol. Et oui, la pluie est une vedette! Elle est la base fondatrice de mon histoire. Toute l'histoire tourne autour de la pluie et la tempête. Quant à Hermione et ses idées, elle aura du mal à s'accomoder. Draco aussi, bien sûr. Mais n'est-ce pas là l'histoire de ma fic? Arriveront-ils à rejoindre les deux bouts pour cesser de se chamailler? On verra bien avec le temps… (c'est-à-dire les chapitres XD).
Un chapitre le lundi et vendredi? Mais tu vas me tuer! XD Nous, au Québec on a pas de vacances à l'occasion de la Toussaint, parce qu'on ne la fête pas. On a une journée de congé pour l'Action de Grâce (Thanksgiving aux USA) mais c'est tout. Alors…lol. Mais un jour, il m'arrivera de poster deux chapitres en une semaine, mais ce ne sera jamais prévu d'avance. Tout dépendra de mes temps libres! Mais garde espoir, on ne sait jamais lol. Sur ce, bonne lecture! Ton chapitre t'attend, tout chaud sorti de mon ordi!
Sarah Black : La crêpe de Draco lol! Oui, j'ai adoré lui mettre ça sur la tête. Hehe. Contente que tu aimes mon histoire. Merci beaucoup pour ta review! Voici la suite!
Boo Sullyvan : Ne t'inquiète pas, je ne ferai aucun spoiler pour ce qui va venir. Le mystère est en sécurité avec moi lol! Merci beaucoup et bonne lecture!
Moony's Wife : Merci! L'idée de mettre les deux histoires en parallèle est juste une façon d'introduire plus de suspense et de mystère. Et ces deux « contes » si on peut dire, sont étroitement liés l'un à l'autre. La corrélation est très forte et plus l'histoire avancera, plus on verra les maillons se resserrer. Allez, voici la suite!
Hermy. 67 : Humm…je compte faire une fic de longueure moyenne, mais pour être honnête, je n'ai aucune idée de la durée de l'histoire. J'écris au fur et à mesure. Oui, je suis un peu désorganisée et bordélique mais le résultat sera là. Mais je crois au moins faire une dizaine de chapitres, sinon plus. Mais ça reste encore nébuleux, ce n'est jamais prévu d'avance, avec moi lol. Merci pour ta review, bonne lecture!
Poupoux : Voici les réponses! Elles sont toutes là, dissimulées ans ce chapitre. J'espère qu'il te plaira et que tu y trouveras des réponses satisfaisantes lol! Merci beaucoup, voici le chapitre tant attendu!
Koconut : Pour commencer, j'aimerais juste te dire que j'adore ton pseudo lol! J'suis nulle pour me trouver des pseudos qui ont de l'allure, d'où le mien (pas très original, hein? lol). Cette fic pourrais passer pour un roman? Personne ne m'a dit ça! Wow, c'est un trop beau compliment que tu me fais là. C'est trop gentil de ta part! Merci beaucoup! J'en suis tout émoustillée lol. En tout cas, voici le nouveau chapitre!
Rosy Potter : Bonjour, nouvelle lectrice lol! Bah on verra…leur mémoire semble bloquer, mais ils ont peut-être leurs raisons de ne pas se souvenir! Il faut être patient dans ce cas-là. Hehe. Merci beaucoup pour ta review, et j'espère que cette suite te plaira!
'Tite Mione : Voilà voilà! Tout est prêt! Bonne lecture, merci pour tes petits mots!
Merci tout le monde pour vos reviews! Quand je suis allée voir ma boîte de courriels, j'ai sauté comme une grenouille en voyant tous vos gentils mots. Merci du fond du cœur. C'est vous qui m'encouragez à continuer cette histoire. Et je le fais pour vous!
Merci de tout cœur. Passons maintenant au programme principal!
Bonne lecture!
LA FILLE AU PARAPLUIE ROUGE
Chapitre 5 – You Call That Fun?
7 juillet 1986
« Tu vois cette rue là-bas? Eh bien tu peux la traverser, hein? » demanda la petite fille en continuant à marcher aux côtés de Dragan. Elle l'abritait toujours sous son parapluie rouge vif et lui, ne se contentait que de mettre ses mains dans les poches. À première vue, on serait scandalisé par cette situation. En effet, pourquoi deux enfants aussi jeunes se promenaient-ils dans la rue durant cette tempête? Leurs parents ne les surveillaient pas. Où étaient-ils?
« Oui. J'ai le droit de traverser tout ce côté de la ville. Mais pas de l'autre. » répondit Dragan en regardant droit devant lui. Le geste qu'avait posé la petite fille, celui de l'entouré par ses épaules, l'avait quelque peu ébranlé. On suppose alors qu'il n'avait jamais eu de tels contacts physiques avec une fille de son âge.
« Pas de l'autre? Et pourquoi ça? Y'a des monstres? » dit-elle d'un ton incrédule. Elle ne comprenait pas du tout ce qu'il voulait dire. Elle n'avait jamais rencontré quelqu'un qui avait autant de restrictions dans sa vie. La petite fille ne voyait pas pourquoi il lui était défendu de traverser précisément cette rue. Elle habitait pourtant de ce côté.
Dragan secoua de la tête en signe négatif, faisant couler de ses mèches blondes de nombreuses petites gouttelettes d'eau. « Non, y'a pas de monstres. Mes parents me disent seulement qu'il y a des gens mauvais là-bas. » Lui non plus ne comprenait pas beaucoup. Du haut de sa septième année toute nouvellement acquise, il ne voyait pas pourquoi on lui interdisait de franchir cette frontière. Et on pense que les enfants ne réfléchissent pas…
Son amie se retourna vivement, tout en continuant à faire ses pas. « Des gens mauvais? Comment ça? » demanda-t-elle.
Il la regarda d'un air incertain avant de lui répondre. Ils approchaient de la deuxième intersection qui était à l'opposé de la première. Il ne manquait que quelques pas encore. « Eh bien mon papa m'a dit qu'ils n'étaient pas de bons…citoaïains. » dit-il en hésitant sur le dernier mot, ne sachant pas ce que ça voulait réellement dire. « Il m'a dit que c'était des gens sales. »
La petite fille fut très surprise de cette réponse. Elle détourna son regard et finit par dire une phrase qui eut un impact majeur sur Dragan. « Moi j'habite là-bas et je ne suis pas mauvaise. »
Dragan s'arrêta net dans son parcours, ce qui obligea la petite a s'arrêter elle aussi. Ils étaient, en grande coincidence, arrivés à l'intersection des deux rues. Il la regarda, ébahi et atterré. « Tu-tu viens de là-bas? » bafouilla-t-il sous le choc. « Tu habites avec eux? », Dragan avait les yeux grands ouverts.
« Avec qui? » demanda-t-elle, intriguée. Dragan eut l'air un peu sidéré.
« Avec des…des…». Il ne pouvait pas dévoiler ce mot. Il ne savait pas encore si elle était une des leurs. Il laissa alors tomber toute cette histoire. « Bon, peut-être que tu n'es pas comme les autres, mais je ne peux pas aller là-bas. Mon père dit que c'est risqué pour moi. »
La petite fille ne dit rien. Elle était tout simplement en train de penser à tout ce que disait Dragan. Elle ne comprenait pas ce qu'il radotait. Manifestement, ce garçon était très bizarre. Il n'était pas comme les autres garçons qu'elle connaissait. Il était différent. D'une façon ou d'une autre, ce qu'elle voyait en lui était quelque chose de spécial qu'elle ne pouvait pas nommer. C'était…quelque peu magique. (N/A : Mignon, comme parallèle, n'est-ce pas? lol).
Elle haussa donc les épaules et continua brusquement à marcher, laissant Dragan planté à où il était. Voyant qu'elle n'allait pas lui répondre, il s'empressa de la suivre pour retourner sous l'abri. Il se sentait un peu mal d'avoir dit tant de mal à l'égard de la moitié de la ville où vivait la petite. Il ne savait plus vraiment quoi dire.
Les deux enfants traversèrent la rue au feu vert et se dirigèrent vers un petit parc où il y avait des bancs. Lorsqu'ils s'assoyèrent enfin, malgré qu'une nappe d'eau recouvrait le banc, la petite fille alla chercher dans sa poche d'imperméable, une minuscule petite chose. Dragan la regardait faire, silencieux depuis les derniers mots qui avaient été échangés.
Elle retira de sa poche, une agate violette qui possédaient des rayures rougeâtres sinueuses. Elle le lui tendit. « Regarde, tu vois ces lignes rouges? » dit-elle en les pointant de son petit index. Dragan acquiesça de la tête. « Retourne l'agate. »
Il fit ce qu'elle lui conseilla de faire et étonnemment, il fut tout aussi fasciné que la petite fille. En effet, sur l'autre côté de l'agate, les lignes rougeâtres se rassemblaient en un point commun. Et en les regardant de plus près et d'une façon plus minutieuse, on pouvait y distinguer la silhouette d'un dôme rouge. Incroyablement, cela faisait penser à…« Ton parapluie! » s'exclama Dragan, l'air hagard.
Elle lui sourit joyeusement et échappa quelques rires. Elle le regardait s'émerveiller devant cette petite pierre banale qui renfermait extraodinairement une tonne d'enchantements. « Où l'as-tu eue? » demanda impatiemment Dragan.
« Ma mère me l'a donnée. Je ne sais pas comment elle l'a eue. » répondit la petite fille. Dragan retourna son petit visage vers celui de sa nouvelle amie et lui sourit légèrement. « Elle est belle, cette pierre. C'est une pierre précieuse! » lui dit-il. Tout d'un coup, tout en admirant le sourire de son interlocutrice, Dragan se rendit compte, tout penaud, qu'il ne connaissait point son nom.
« Dit, j'ai oublié de te le demander. Comment t'appelles-tu, au juste? » interrogea-t-il.
Elle lui offrit un sourire en coin et même dans ses yeux, on pouvait y déceler la joie qu'elle éprouvait à l'égard de sa question. « J'attendais que tu me le demandes. » dit-elle en riant. « Je m'appelle Jane. »
-O-o-O-o-O-o-O-o-O-
16 juillet 1998
Draco et Hermione ne se regardaient que très rarement. Draco savait que cette carriole était de nature moldue et il s'y sentait un peu mal à l'aise. Logiquement, il aurait bien voulu ne pas rentrer dans ce carosse, mais le col de son chandail l'avait presque étranglé qu'il n'avait pas eu le choix de suivre le mouvement d'Hermione. Il nota mentalement de ne plus porter de chandail à col rond l'été. L'humidité de la journée était quelque peu accablante. Surtout dans cette voiturette, l'air s'y faisait très dense. Il ne fallait pas non plus oublier le fait que tous les deux trempés, l'intimité du chariot devenait affecté par cette saturation de chaleur.
Hermione jetait parfois quelques regards intrigués vers Draco. Elle ne savait pas encore comment elle allait s'y prendre. Un jeune homme aussi impulsif que lui était tout un défi à relever. Il était tout de même celui qui avait mené la vie dur à son cartel d'amis et en particulier à Harry et à Ron. À elle-même aussi, mais c'était une autre histoire.
« Pour une fois, je suis contente de voir que tu aies accepté une des propositions qu'on t'a faites. » dit-elle doucement, ne voulant pas faire redémarrer une dispute. Malheureusement, elle avait eu tort.
« Accepté? Tu penses que d'avoir consenti à ton idée démesurée, tiré ici par le collet, était un acte volontaire de ma part? Je te croyais plus perspicace que ça, Granger. » répondit Draco d'un air indigné. Il continuait de regarder par la fenêtre. Bien sûr, il n'y voyait presque rien, tout ça dû à la pluie abondante, mais il aimait mieux admirer le néant qu'avoir à contempler une sang-de-bourbe. Et pas n'importe laquelle. C'était d'Hermione Granger dont on parlait.
« Eh bien je suis sûre qu'au plus profond, au plus creux et à l'absolu abyssal de ton âme, il y avait une toute minuscule once de volonté. Ne viens pas me dire que tu portes dans ton cœur chaque dispute dont on a pris part depuis sept ans. Avoue quand même que tu en as marre de nos prises de bec. » dit Hermione, sûre d'elle.
« Au contraire, Granger, j'adore venir te bousculer. Tu ne le sais peut-être pas, mais pour moi, c'est un passe-temps que j'apprécie énormément. » affirma Draco, toujours regardant par la fenêtre.
Elle s'exaspéra de sa réponse. Comment avait-elle pu penser à cette idée? Elle s'était mise dans un beau pétrin. Non. Elle n'allait pas céder, tout de même! Non, elle n'allait pas tout laisser tomber seulement parce qu'il lui avait dit que ça ne marcherait pas.
Dans cet endroit renfermé, il était vrai que la température se faisait très élévée. L'humidité commençait à devenir très insupportable. Pour Hermione, sont manteau l'empêchait presque de respirer correctement. Elle commença alors à le déboutonner.
Draco détourna soudainement son regard vers Hermione, en ayant vu du coin de l'œil des bras qui bougeaient. Il eut un sourire aussi vilain que la dernière fois.
« On m'a souvent dit qu'aucune fille ne me résistait. Je pensais que ça allait être différent avec toi, mais je vois que mon corps d'Adonis fait toujours effet, même après la bataille. » dit-il en un rire moqueur et très sardonique. Hermione roula des yeux et essaya du mieux qu'elle put de ne pas se transformer en une tomate mûre. Elle enleva son manteau et le déposa à ses côtés, par dessus son parapluie.
« Arrête de dire des bêtises, sinon j'irais bien volontiers te faire passer par la fenêtre. » menaça Hermione.
« Ouuhh…J'aimerais bien voir ça! Et puis plus je serai loin de toi, plus je me sentirai mieux. Allez, fais ce que tu as à faire. Je n'ai pas toute la journée! » répondit-il en se collant le visage sur la fenêtre pour mettre plus d'emphase sur cette idée qu'il trouvait totalement absurde.
Hermione cessa de lui répondre et s'indigna de ces commentaires agaçants. Pendant ce temps-là, Draco se sentait à son tour très étouffé par l'humidité caniculaire et oppressant de la carriole. Il n'avait pas le choix. Il fallait qu'il enlève son chandail à tout prix. N'ayant pas de problème à se mettre torse nu devant Hermione, il enleva rapidement la pièce de vêtement concernée et la déposa à ses côtés, replaçant en même temps, sa chevelure.
Hermione se sentit un peu désorientée mentalement. Il fallait être honnête. Elle n'avait jamais réellement été dans une relation avec quelqu'un d'autre (c'était logique) et n'avait jamais réellement assisté à un striptease de ce genre qui impliquait quelqu'un d'autre que Harry ou Ron. Pas que ces deux-là avaient fait dans tout le sens du terme un striptease. Mais elle se comprenait (N/A : Moi aussi je me comprends. J'espère que vous l'êtes tout autant!).
Elle n'osait pas le regarder. Oh, que non. C'était beaucoup trop intimidant. Ses hormones étaient sur le point d'être en ébullition. Alors le mieux valait pour elle de se retenir de le regarder. Oui. C'était ça.
Draco, qui avait ingénieusement remarqué et comprit qu'elle ne se sentait pas tout à fait à l'aise, fit exprès de se caresser le torse comme raison d'enlever le surplus d'eau qui avait passé au travers de son chandail. Il était quand même ruisselant, c'était très crédible. Il l'entendit prendre une bouffée d'air saccadée et se sourit à lui-même, fier d'avoir fait impression sur la sang-de-bourbe. Il allongea alors ses jambes tout en longueur et déposa ses pieds sur le banc opposé au sien, qui était celui d'Hermione, écrasant le manteau de la jeune femme.
Elle sentit le poids supplémentaire et détourna son regard de la fenêtre. « Qu'est-ce que tu penses faire avec tes pieds sur mon banc? » demanda Hermione.
« Faire des longueurs dans une piscine imaginaire. » répondit Draco, sarcastiquement. « Quoi, allez, tu ne vas pas me dire que ça te dérange que je me repose les jambes? Après tout ce que tu m'as fait, mon corps a presque été disploqué. »
« Il exagére toujours. » pensa automatiquement Hermione. « Eh bien tu devrais plutôt être reconnaissant. J'aurais pu te disloquer les membres pour vrai. »
« Ah oui? » commença Draco, enlevant se pieds du banc et en se penchant vers Hermione. « Vraiment? » demanda-t-il d'un ton railleur.
« Vraiment. » Hermione le regardait intensément du regard et pendant une fraction de seconde, elle arriva à passer par dessus le fait qu'il était assis devant elle, torse nu.
Draco alla se pencher directement sur elle, se déplaçant vers sa gauche pour être face à face avec Hermione. Il s'inclina dangereusement vers la jeune fille, écartant les bras pour que sa tête (celle d'Hermione) soit prisonnière entre ces derniers. « Même quand je suis si près de toi, Granger? » questionna Draco d'une voix à la fois douce et toxique.
Elle frémissait sous son regard perçant. Elle tremblait légèrement. Mais pourquoi? Était-elle sous l'effet d'un charme? D'un sort? Non! Alors qu'avait-elle tout d'un coup? Hermione eut le souffle saccadé. Le visage de porcelaine de Draco était à deux centimètres du sien. Elle était prisonnière, oui c'était le cas de le dire. Son cœur battait tellement vite et tellement fort qu'elle avait l'impression qu'il pouvait l'entendre battre.
Draco poussa son jeu encore plus loin en approchant sa bouche de son oreille et chuchota doucement, d'une manière si délectable, qu'Hermione ne pouvait plus rester impassible, « Tu ne pourrais jamais me faire ça, Granger. Je suis beaucoup trop près de toi. Beaucoup trop. »
Son souffle s'accéléra involontairement et Hermione ferma les yeux malgré elle. Elle ne savait pas du tout quoi faire. Elle n'avait aucune notion de raison. C'était l'impulsion du moment qui l'obligeait à réagir de cette manière.
Draco s'éloigna doucement de l'oreille mais resta tout de même aussi proche du visage de sa rivale. Il la regarda fixement, voyant qu'elle avait les yeux fermés. Alors, il posa le geste le plus contradictoire de sa vie.
Ses lèvres s'approchèrent de celles d'Hermione et lorsqu'elles touchèrent les siennes, c'était comme si une flamme brûlante s'emparait de chacun de leur coeur. Draco ferma ses yeux à son tour, mais ce fut à Hermione d'ouvrir les siens. Grands ouverts, ses yeux cherchaient en vain l'explication de ce baiser entièrement inconcevable. Elle fut à la fois envahie d'une chaleur fervente, mais aussi d'un sentiment intense d'être pétrifiée de consternation absolue.
Draco Malefoy avait embrassé Hermione Granger. Il y avait de quoi se surprendre.
Non, non, non. Arrêtez tout! Vous vous trompez. Ne prenez pas tout pour acquis, voyons! D'accord, alors soyons réaliste. Ce baiser avait, en réalité, duré une fraction de seconde. Une toute petite seconde seulement! Eh oui! Faites rewind. Vous verrez bien à l'écran. Bon…et arrêtez le film à cet endroit précis! Vous voyez les yeux de Draco qui se ferment? Eh bien c'était un clignement de yeux, c'est tout. Faites play, maintenant. Vous voyez? Toujours pas? Bon, ce n'est pas bien grave. Car cela s'était passé si brièvement que vous ne pourriez pas déceler tous ces détails que vous avez vus il n'y a pas une minute. Eh oui, il ne faut pas se faire trop d'idées! En bref, les lèvres se sont touchées si rapidement qu'elles n'en ont même pas été au courant, encore. C'est vrai, ce n'est pas une plaisanterie. Vous voulez plus bref encore? Eh bien disons que ça s'est passé comme ceci. PAF les lèvres se touchent, PAM Hermione ouvre les yeux, PAF les bouches se décollent et PAM Draco a un air complètement mais alors totalement ahuri qu'on aurait dit qu'il avait avalé une poignée de dragées de travers. Vous arrivez à visualiser la scène, maintenant? Bon, retour à l'épisode.
Effectivement, Draco s'était très rapidement dégagé du visage qu'il avait tantôt effleuré. Il était atterré par son geste. Par ce geste inconcevable. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris? Était-il tombé sur la tête? C'était sûrement l'impulsion. Les hormones. Quelque chose. Draco alla s'asseoir jusqu'au maximum du banc, se poussant de la figure d'Hermione, presque honteux, mais plutôt épouvanté par la situation. Vite. Un bouclier d'insultes pour la protection!
Hermione était toujours transie. Qu'avait-elle d'autre à faire? Comment pouvait-elle répondre à de telles cirscontances? Draco Malefoy la détestait. Peut-être qu'il essayait seulement de la rendre royalement abasourdie, assez pour la faire taire de ses tentatives réconciliatrices. Si c'était ce qu'il voulait, il avait très bien atteint ses objectifs. Hermione Granger ne savait pas quoi répondre. Elle savait, malgré son état léthargique mental temporaire, qu'elle ne pouvait pas revenir sur cet événement. En connaissant Draco de la façon dont elle le connaissait déjà, il allait sûrement lui flanquer une de ses vagues immenses d'insultes pour se défendre. Alors elle n'engagea pas la conversation. Pas tout de suite, cela dit.
Pendant ce temps, le cocher arrêta brusquement la carriole. C'était bien évident, car la voiturette s'ébranla à l'improviste. Draco regarda légèrement par la petite fenêtre où on pouvait voir l'ombre de la tête du conducteur. Ce dernier quitta son siège et se dirigea vers la porte qui bordait le côté d'Hermione. Il l'ouvrit avec un énorme sourire, malgré toute l'eau qui se déversait sur sa grosse moustache qui devenait avec les secondes qui passaient, un plumeau mouillé. Les spirales n'étaient plus.
« Excusez-moi de ce petit arrêt subit. On a un léger problème technique. Le cheval ne semble plus coopérer. Je crois que c'est toute la pluie qui le met d'humeur. Ça prendra peut-être quelques minutes, voire une quinzaine pour que je puisse encourager la bête à au moins terminer ce tour. » annonça le cocher de sa voix sympathique.
Hermione, évitant de jeter un coup d'œil vers Draco, offrit un sourire au cocher. « Ce n'est pas bien grave. Nous pouvons très bien patienter, monsieur. » répondit-elle.
« Eh bien tout est pour le mieux, alors! » s'exclama l'homme. « Décidémment, vous êtes le couple le plus sympathique que j'ai eu de la journée! »
Et sur ces derniers mots, il retourna proche de sa bête et alla essayer de l'amadouer pour qu'elle puisse reprendre la route. Pendant ce temps là, le moment était très mal choisi pour les deux rivaux de fréquenter le même endroit dans le silence complet. En plus de la chaleur accablante, il fallait y ajouter toute la tension de la situation. Draco essayait de contempler le néant à travers sa fenêtre, mes ses sourcils froncés démontraient dans quel véritable état il était : hors de lui-même. Il pensait à des milliers de choses. Toutes des idées, des pensées, des insultes qui coulaient à profusion dans sa matière grise.
Hermione, enfin sortie de sa transe bizarre, se croisa les mains et pensa à ce qu'elle devait faire. Vraiment, elle s'était mise dans un beau pétrin en mettant en marche cette idée beaucoup trop chimérique. À quoi avait-elle pensé? Draco Malefoy et Hermione Granger, faire la paix? C'était beaucoup trop insensé.
Elle ne pouvait plus supporter le malaise qui s'était installé dans la carriole depuis le moment où ils étaient ensemble. Elle prit soudainement son parapluie, laissant le manteau où il était et sortit sous l'averse, sans avertir Draco.
Draco la regarda partir, sans bouger. De toute façon, l'envie de lui parler ne le prenait pas énormément. Hermione ouvrit son parapluie et marcha lentement vers le cocher. « Ça ne vous dérange pas si je fais un tour pendant un moment? » demanda la jeune fille. Bien évidemment, le conducteur n'y vit aucun inconvénient. Le cheval blanc ne semblait pas vouloir coopérer aussi vite qu'on le voulait.
Hermione longea alors le trottoir. C'était une rue à sens unique, assez étroite. Il y avait aussi une ruelle très effilée à sa gauche qui était mal éclairée à cause de la noirceur du temps. Elle se regardait passer dans les vitrines des boutiques et en se voyant amanchée d'une tête aussi affreuse, elle s'arrêta pour essayer de se faire une queue de cheval pour éviter les crêpes. Les crêpes. Cela lui rappelait l'incident du carosse. Devait-elle oublié ce qui s'était passé? Probablement, oui.
Il ne supportait plus la tranquillité de la voiturette. Que Draco Malefoy reste planté là avec un Moldu qu'il ne connaissait guère? Oh que non. Bon, même si cela voulait dire que sa compagnie allait être Hermione Granger…il n'avait pas le choix, n'est-ce pas? Et pendant tout ce temps, il avait un peu réfléchi à ce qu'il allait lui dire après l'incident qui n'était pas du tout sensé se produire.
Draco sorti donc, sans parapluie, vu que ce dernier avait été brisé en morceaux lors de sa superbe chute il n'y avait pas vingt minutes. Il vit Hermione au loin, se contemplant dans les vitrines. Il avança donc dans sa direction, les mains dans les poches, la pluie se déversant fortement sur son corps. Elle se faisait maintenant une queue de cheval. D'après lui, elle avait raison d'en faire autant. Ses cheveux étaient si ébourriffés à l'habitude, que sous la pluie, elle donnait l'impression qu'elle s'était parée d'un torchon mouillé sur la tête.
Il était à quelques pas d'elle. Il arbora alors un air plus sérieux, plus menaçant et se prépara pour son prochain discours. À deux mètres de distance, il s'arrêta, jugeant en connaissance de cause que l'approcher n'était pas l'idée du siècle. Il ne dit rien mais rien qu'un râclement de gorge avait suffit à Hermione pour qu'elle lui prête attention.
« Je voudrais que cette histoire reste entre nous, Granger. Compris? » réclama Draco.
Elle le regarda pendant un instant et ne fit qu'un coup de tête pour lui répondre. Elle s'apprêta à prendre la direction contraire pour revenir vers la carriole, mais Draco le lui en empêcha. « Compris? » dit-il encore. Hermione s'exaspéra de cette volonté de contrôle ennuyante de la part de son rival. « OUI. Dit Malefoy, serais-tu capable de cesser tous tes semblants d'ordres? Ça pourrais te servir, d'être plus aimable, tu sais. »
« Et c'est ça. Tu prétends être complètement parfaite, toi! Tu sauras que je n'ai peut-être pas envie de devenir aimable. Je ne veux pas me faire prendre pour un plus faible. J'ai mes raisons, tu sauras. Alors si tu voudrais bien t'ouvrir les yeux et te regarder un peu, tu verrais peut-être plus de défauts que tu ne le penses. Personne est parfait, Granger. Et ce n'est certainement pas une de tes tentatives futiles de régler notre relation qui va changer ça. Car premièrement, il n'existe aucune relation entre nous. Juste de la haine. Ça te va? » dit Draco, calmement.
Hermione n'arrivait pas à en croire ses oreilles. Draco avait-il bien essayé de se justifier sans avoir recours à la violence? Sans avoir recours à ses railleries et à ses insultes suprêmes qui blessaient? Oui, bon, elle lui concédait le fait que ce qu'il lui avait dit à propos d'elle-même et de ses défauts était plutôt vrai. Mais elle ne s'était jamais considérée comme un être parfait, alors il n'y avait pas trop de tort de provoqué. Elle avait décelé, derrière ce discours de justification, un certain changement d'attitude. À moins qu'elle se trompait et qu'il ne voulait que l'énerver encore plus. Mais peu importe, elle pensait réellement que son idée pouvait se réaliser. Il fallait y croire et Hermione voulait tellement que l'opération se fasse qu'elle lui souriait.
À ce sourire, Draco souleva ses sourcils, décontenancé par cet étrange conportement. Il la regarda d'un air bizarre et trouva qu'Hermione était sûrement timbrée.
« Oui ça me va. Ne t'inquiète pas, je comprends ce que tu veux dire. Je ne dirai rien. Motus et bouche cousue! » dit-elle d'un air engagé.
Draco était encore plus déconfit par cette réponse qui relevait quasiment de l'extraordinaire. Se laissait-elle faire? Mais qu'est-ce qu'elle avait derrière la tête?... À part cette queue de cheval.
Au loin, une voix leur cria après. « Je crois qu'il y a un problème! Le cheval ne veut plus du tout coopérer. Je crois que les tours sont terminés, les tourtereaux. Malheureusement, il faudra rentrer chez vous par vous-mêmes. » annonça le chauffeur.
Les deux adolescents se jetèrent un regard et retournèrent vers la carosse pour récupérer leurs effets personnels. Hermione, son manteau et Draco, son chandail. Il était très ironique de savoir qu'il leur manquait que des pièces de vêtements. À l'œil d'un inconnu, qui sait ce qu'il s'était passé dans ce carosse…
Durant leur petite promenade, ils s'échangèrent, à ce qu'ils pensaient être, une dernière conversation. « Alors voilà, je suis bien soulagé de pouvoir te quitter. Disons que je n'ai pas trop apprécié ma journée aujourd'hui. Heureusement qu'on est en début d'après-midi, sinon je me serais tué la nuit et personne ne l'aurait su. » dit Draco sans rigoler.
« Comment vas-tu t'y prendre pour revenir d'où tu viens? À ce que je sache, tu n'es pas un adepte de marche moldue. » dit Hermione pour ne pas avoir à répondre à sa dernière phrase.
« J'ai ma baguette, Granger. Réfléchis un peu, veux-tu? » lui répondit Draco d'un air négligeant.
« On est beaucoup trop loin de chez moi. »
« Oui, et puis? Qu'est-ce que j'en ai à faire, moi? » Draco en avait presque ras le bol.
« Je n'ai pas de baguette. »
« Et puis? Mais où veux-tu en venir, Granger? Tu ne penses tout de même pas que je vais t'emmener avec moi, hein? » s'exclama Draco, répugné de l'idée.
Elle le regarda intensément et resta silencieuse, tout en marchant. Il fit de même et puis se rendit bientôt compte que c'était bien l'idée qu'elle avait en tête.
« C'est pas vrai…» murmura Draco. « Tu rigoles? » dit-il en haussant le ton.
« Est-ce que j'ai l'air de rigoler, Malefoy? » Hermione espéra au plus profond d'elle-même qu'il allait accepter. Elle ne connaissait pas trop le coin. Le cocher les avait détournés des routes principales et elle se retrouvait dans un quartier qu'elle n'avait jamais fréquenté auparavant. Évidemment, tous deux n'avaient point prêté attention aux endroits où le cocher les avait menés.
« Mais t'es tombée sur la tête! Jamais je me ferai accompagné jusque chez moi avec une sang-de-bourbe et je ne commencerai certainement pas aujourd'hui! » s'indigna Draco, sans parler trop fort pour ne pas attirer les soupçons du cocher.
Pendant ce temps là, le chauffeur essayait de faire bouger le cheval et celui-ci semblait en fureur. Il n'était pas conseillé de le mettre en rage. C'était bien dangereux. Des coups de fers en plein le visage ou en plein bijoux familiaux n'étaient pas les meilleurs moments d'une vie de cocher. Mais il semblait s'y prendre avec beaucoup de difficulté.
« Je n'ai pas d'autre choix. Je n'ai pas de baguette, donc je ne peux pas transplaner! Bordel, fais-moi au moins une faveur! Je te jure que ce sera la première et la dernière fois. » dit-elle, essayant vainement de le supplier.
On entendit un gros coup suivit d'un plaqué.
« Qu'est-ce que tu feras après être arrivée, hein? Le Wiltshire, c'est encore plus loin que ces quelques rues! Va demander au cocher, il saura bien te dire par où il est passé. » Draco parla rapidement, il voulait se débarasser de sa présence. Il voulait éviter les problèmes.
« Je crois que cette option tombe à l'eau, Malefoy. » dit-elle en cessant de le regarder.
« Et pourquoi ça? » demanda Draco, l'air agacé.
« Parce que le cocher n'est plus en service. » Hermione pointa vers l'avant et Draco suivit la direction qui y menait. Le cocher était étendu à terre, inconscient. Un coup de fer pouvait être très dangereux…
« C'est pas vrai…» murmura encore Draco, allant se masser les tempes, croyant pouvoir en extirper tous les malheurs de sa vie. La pluie se faisait de plus en plus violente et c'était presque anormal de voir une averse aussi véhémente. Hermione se doutait bien que Draco ne se sentait pas de bonne humeur. Elle étira alors son bras pour l'abriter sous son parapluie.
« Alors…tu as décidé? » demanda-t-elle doucement.
Notes de l'auteure
Donc, voici la fin du cinquième chapitre de cette histoire farfelue! De nouvelles péripéties, de nouveaux coups de cœur, plein de rigolades! Et cette affaire d'agate violette, quel est son but? Dragan connaît enfin le nom de son amie : Jane. Mais alors…si on essaye de faire les liens, serait-il possible qu'on ait affaires à Draco Malefoy et Hermione Jane Granger? Mais si c'était bien eux, pourquoi avoir utilisé des noms différents ou inhabituellement utilisés? Je suis tout aussi dans l'impossibilité de répondre autant que vous (mouahahaha, je suis trop sadique). Eh bien on verra bien ce qu'il se passera entre ces deux gamins, n'est-ce pas?
Et voyons voir, Draco et Hermione adultes sont sur le bord de se séparer, mais cette demande aussi désespérée de la part d'Hermione serait-elle le point tournant de leur relation? Est-ce que leur histoire entamera son début à partir de là? Peut-être bien…qui sait (encore là, je suis trop sadique lol!)? Et le baiser d'une fraction de seconde. C'était quoi ce truc? Je ne le sais pas non plus. Bordel, je ne suis pas devin (suffit, Lula…tu vas exaspérer tes lectrices…) !
Alors sur ce, je vous quitte encore une fois. Mais vous savez quand revenir, n'est-ce pas?
If words had healing powers, I would be freakin' healthy!
Reviewez, Mesdemoiselles!
À vendredi prochain pour le chapitre 6!
Sincerely Yours,
Lula-The-Only-One
PS: Toutes les phrases de conclusion (en anglais souvent) sont de ma création. C'est juste pour vous tenir au courant lol.
