18.11.05
Tr0picana: Hehe, tu doutes de la suite, hein? lol En tout cas, tu me manques beaucoup! J'espère qu'on pourra se reparler bientôt…nos conversations me manquent! Allez, gros bisous, ma Tr0pi et voici la suite!
Koconut: Moi, une merveilleuse écrivaine? Aw, c'est beaucoup trop…J'vais devenir rouge! Et ne t'inquiète pas, tout ce qu'il faut pour survivre, c'est un peu de patience avant de se régaler des sucreries lol. Bonne lecture!
Hanyu: Plus longs, mes chapitres? Mais tu vas me tuer! Nan j'rigole lol. Bah tu sais, c'est aussi pour préserver le mystère et vous donner l'envie de savoir la suite! Une petite stratégie pour me garder en vie, quoi. Mais des fois, tu verras que certains chapitres seront plus longs que d'autres, d'habitude c'est grâce à une inspiration très poussée. Sur ce, voici la suite!
Alex: Woua, eh ben tant de compliments, je ne peux que les accepter chaleureusement! Ça me fait très plaisir de savoir que mon histoire peut faire partie de tes préférées. Ça m'émeut! En ce vendredi, je t'offre le chapitre sept, savoure-le avec délectation!
Poupoux: Oui, mouahaha! Je suis purement sadique et diabolique! Mais toutes les réponses à tes questions se retrouvent dans ce chapitre. Ou presque lol. Si j'arrive à vous mettre dans le doute des événement à suivre, alors j'aurai atteint mon but!
Sherry: Oh, une nouvelle lectrice! Je n'ai pas exactement prévu le nombre de chapitres pour cette histoire, mais c'est dur à dire. Je travaille avec le courant, au fur et à mesure. Mais je crois en faire une vingtaine environ. Avec la longueur de chaque chapitre, ça irait entre une dizaine à une vingtaine. Sinon, si mon imagination me porte loin, j'irais peut-être jusqu'à trente lol. Mais tout reste à voir.
EMI: Mais je ne fais pas l'innocente! Je suis tout à faite franche lol. Nah, c'est dans mon style de couper au bon endroit, c'est tout! Hehe, ça capte votre attention. Et voulez-vous bien me dire, môoosieur Malefoy, ce que vous faites? J'espère que vous n'harcelez pas ma lectrice parce que sinon j'irais bien volontiers vous balancer au dessus d'un pont lol! Moi aussi j'aime bien que Draco ait ses moments embarrassants. Tout le monde doit en avoir et ça serait très impossible de rester impassible toute sa vie. Bref, voici la suite de l'histoire, j'espère qu'elle te plaira, Emi!
Malfoy4ever: Oui, une chambre, ça déborde toujours de surprises! Bonne lecture!
Puce: Mais non, tu n'es pas nulle, je t'interdis de dire de telles choses! Et puis tu sais…même si on des des Moldues, qu'il te saute dessus, ça pourrait bien être intéressant aussi (Lula prend son air diabolique et vicieux). En tout cas, voici le septième chapitre de l'histoire. Que l'envie de lire soit avec toi!
Saracroche: Une fête bien arrosée, vous dites, Miss Saracroche? Humm…intéressant! Pour ce qui est de Draco et de son caractère irritant, il faut se mettre dans sa peau. Si tu avais ton pire ennemi devant toi que tu détestes depuis sept belles et longues années, la haine est toujours présente, et ce n'est pas au cours d'une seule journée que cette haine peut disparaître. Pour lui, le fait de l'avoir embrassée, d'être en sa présence et de l'avoir invitée (on s'entend…il ne l'a pas vraiment invitée lol) à venir à son Manoir n'est pas les meilleurs événements de sa vie. En plus de la pluie qui semble se mettre contre lui, il tombe et trébuche devant Hermione et perd la face. On parle de plusieurs heures passées avec elle. Il est normal qu'on se sente vraiment hors de soi-même quand on fréquente la personne qu'on déteste le plus pendant aussi longtemps. Mais ne t'inquiète pas, on verra se qui se passera par la suite!
Rose Potter: Oh je suis désolée, j'étais bien allée sur ton profil et j'étais consciente que c'était Rose, ton vrai pseudo. Je m'excuse, mais tu vois, quand je réponds aux reviews, je prend automatiquement le nom qui m'est présenté! Dorénavant, je ne referai plus cette erreur lol. Merci pour ta review, voici le nouveau chapitre!
Lou: Ah, je suis contente de voir que tu trouves ça crédible et réaliste! C'est quelque chose que je voulais atteindre et je crois que j'ai bien fait lol. Mes délais sont toujours respectés (enfin…jusqu'à maintenant, il n'y a eu aucun problème), car je poste toujours un chapitre chaque vendredi!
Moony's wife: Quelle sorte de bonbon veux-tu alors? Des dragées, des sucettes, des caramels, j'en ai de toutes les sortes lol! Voici la suite, chère épouse de Mumus! lol
Swannee: Un corde? Mais qu'est-ce que tu penses faire là? Nannn, je n'ai pas envie d'être responsable d'un incident, fais-moi le plaisir de couper cette corde tout de suite lol! Ne pleure pas, le chapitre est là. Bonne lecture!
Dream89: Ah, bonjour Dream89 aka Hermy.67! Je vois que tu t'es crée un compte! Hehe et je vois aussi que tu m'as mise en auteure et histoire préférée! J'en suis toute émouvue lol! Merci beaucoup pour ta review. Y'a des tas d'idées qui pulullent dans mon cerveau et je les concocte juste pour vous!
Boo Sullyvan: Mouis…dans toute les histoires, il y a des incohérences et je dois dire que c'en est une! Disons tout simplement qu'il avait la tête ailleurs et qu'il était sous la tension du moment. Des fois, on agit bizarrement et je peux sincèrement te dire que ça m'est arrivé lol! Jane est bien le second nom de Hermione. Et tu as bien raison, les dates ne correspondent pas s'il s'agissait des enfants respectifs de Draco et d'Hermione. Alors...qui sont-ils? La réponse se trouve dans ce chapitre…et dans le prochain aussi lol.
'Tite Mione: Je suis extrêmement sadique quand je le veux lol. Ce n'est que le début, alors gare à toi lol! Voici la suite. Le chapitre est légèrement plus long!
Lanounette: Si on regarde les dates, la situation ne correspond plus. Mais la réponse est dans ce chapitre, alors garde les yeux ouverts lol! Bonne lecture!
Frogy : Ohhh c'est bien la première fois qu'on me dit que mon histoire possède une certaine musicalité! Merci, ça me touche beaucoup! I'll send you the candies by mail if you want lol And you have to wait for every Friday because I would kill myself if I had to do it during the week. School is tough. And rough. And a little annoying, to be honest lol!
Merci beaucoup à Nanon, Rose Halliwell, L'inconnue, Djinn Faery, Cornemuz et LunDer pour vos si gentilles reviews! J'en suis extrêmement touchée et je vais faire mon possible pour persévérer dans l'écriture de cette histoire!
Je vous dois un ÉNORME merci. Vous êtes le record de toutes les reviews que j'ai reçues depuis le début de cette histoire! Merci beaucoup. 25 reviews, c'est vraiment touchant. On s'approche de la trentaine, là! Je ne m'attendais pas du tout à ça. Dans ma boîte de courriels, j'ai été époustouflée par le nombre de « botfanfiction » que je voyais. Ça m'a vraiment fait plaisir.
J'espère que ce chapitre vous plaira! Bonne lecture!
LA FILLE AU PARAPLUIE ROUGE
Chapitre 7 – Hide And Seek
16 juillet 1998
Draco Malefoy traversa sa chambre d'une manière nonchalante. Il passa sa main dans ses cheveux mouillés et essaya de les peigner avec ses doigts. La pièce était très vaste. Le grand lit à baldaquin faisait face au garde-robe/passage secret et c'était par là qu'il se dirigeait. À sa droite, il passa à côté de la porte d'entrée et y jeta un coup d'œil comme s'il s'assurait qu'il n'y avait personne pour épier ses moindre gestes. Ses pieds nus laissèrent des traces humides sur le plancher de bois tout au long du parcours.
Du côté de la jeune femme qui s'émerveillait devant l'immensité de la chambre, Hermione regardait tout autour d'elle, prenant en compte tous les petits détails de la pièce. Les murs, malgré leur couleur sombre, étaient si hauts et larges qu'on aurait dit un château à l'intérieur d'un autre château. Elle n'avait jamais pénétré dans une chambre de cette taille et comparée à la sienne à Londres, il fallait avouer que ce n'était presque rien.
Ce n'était qu'un peu plus tard qu'Hermione cessa de s'extasier devant la vue qui lui était offerte et qu'elle réalisa dans quel état piteux elle était. Ses vêtements lui collaient plus que jamais à la peau. C'était une sensation qu'elle ne pouvait pas supporter, allant en contradiction avec son amour pour la pluie. Certes, c'était le temps qui l'animait, mais tout ce qu'il y avait de négatif à son avis, étaient les vêtements mouillés. Elle déposa son parapluie rouge qu'elle tenait toujours, sur le côté de l'armoire qui était à l'opposé de l'entrée de la chambre.
Draco parvint alors jusqu'à son lit et alla regarder la petite horloge de bois peint de noir qui reposait sur sa table de chevet. Il y avait deux tables sculptées habilement de dragons aux côtés du lit. Il y déposa sa baguette.
« 17h57. » se dit-il doucement. Il se retourna vers Hermione et la regarda avec les sourcils froncés. Ce qui était plutôt étrange, c'était qu'il ne se rendait pas du tout compte de ça. Pourtant, il s'était un peu apaisé l'esprit. « Il est 17h57. » répéta-t-il à l'adresse de l'ex-Gryffondor.
« Déjà? » s'étonna Hermione. « Il est si tard…» Elle s'approcha d'une des nombreuses fenêtres cachées par des rideaux vert forêt de velours et admira le ciel. Toujours aussi gris. Mais le temps fuyait et le soir prendrait bientôt place. Malgré que la saison d'été retarde toujours la venue de l'obscurité, il se faisait tard. Elle remarqua alors que la chambre était quand même plongée dans une obscurité certaine. Elle s'arrangea pour dégager les autres fenêtres des rideaux pour laisser passer la clarté de la journée, en dépit du fait qu'il faisait grisâtre dehors.
Draco contourna son lit et alla rejoindre une de ses fameuses armoires, ne prêtant pas attention à ce qu'Hermione faisait. Les commodes étaient grandes comme des bibliothèques géantes. Il ouvrit le tiroir d'en bas et en sortit deux serviettes. Il en balança une sur son épaule droite et amena l'autre vers Hermione.
« Attrape, Granger. » dit-il en lui lançant la serviette d'un geste insouciant. Elle n'eut qu'un léger moment pour se départir de la fenêtre mais l'attrapa de justesse. Prise par surprise, si on pouvait dire, elle contempla la serviette pendant un moment.
« C'est pour te sécher. » Draco fit glisser la sienne sur sa tête et commença à assécher ses cheveux de tous bords tous côtés. En même temps, il jeta un regard sur son bureau qui était toujours recouvert de la liasse de papier et d'articles de journal. Il regarda ensuite Hermione à travers ses coups frénétiques de séchage et se dit qu'il n'en avait plus rien à faire de ce qu'elle pensait de son père ou de sa famille. Après avoir enlever le surplus d'eau de sa chevelure, il passa le bout de tissu absorbant sur ton torse.
« Tu vas continuer à la regarder ou tu vas t'en servir? » demanda Draco d'un air intrigué mais amusé.
Hermione leva son regard vers lui et lui fit une grimace en guise de réponse. À son tour, elle passa la serviette sur ses cheveux, défaisant sa queue de cheval avant d'entamer le processus et pris bien soin d'égoutter les mèches devenues trop lourdes. La crinière qu'elle avait depuis la première année n'avait pas beaucoup changé. Ses cheveux étaient seulement quelque peu ondulés mais rien de plus.
« Tu comptes rester longtemps? Parce que j'ai bien d'autres choses à faire, Granger. » annonça Draco d'une voix hautaine. Après avoir terminé de se sécher la peau, il lança sans égard la serviette sur son lit.
« Des choses à faire? Comme quoi, te prélasser sur la luxure de ta vie et te pavaner comme un roi dans les couloirs de ton Manoir, peut-être? » répondit Hermione avec un léger sourire narquois. (N/A : J'aime bien cette phrase lol)
Draco fit semblant de réfléchir profondément en mettant un doigt sur son menton. Il regarda au plafond. Un coup à la fenêtre. Un tour sur ses armoires. Et répondit.
« Humm…Après longue réflexion, je te dirais oui. C'est bien mieux comme ça. Et puis c'est les vacances, tu ne vas me dire que j'ai d'autres choses plus importantes à faire que tout ça! »
« Eh bien moi j'aurais une petite idée là-dessus. Tu te souviens de ce que je t'ai proposé? »
« Quoi? Cette connerie de réconciliation? » demanda ironiquement Draco.
« Oui. Cette connerie, comme tu le qualifies. » Hermione passa ensuite la serviette sur son visage et son cou, tout en le regardant.
« Écoute-moi bien, Granger. J'ai accepté de te faire venir ici et c'est déjà une très grande faveur que je t'ai faite. Tu ne vas pas essayer de me faire passer tes quatre volontés maintenant, hein? » dit-il en s'avançant vers elle. (N/A : J'aime aussi celle-là!)
« Je ne t'en demande pas autant, Malefoy. Regarde, j'en ai marre de nos disputes. Marre de devoir me défendre, marre de me prendre la tête avec ces querelles, marre qu'on se crie après pour des banalités, marre qu'on se donne des coups. J'ai en par dessus la tête de tout ça. Tout ce que je veux, c'est qu'on se quitte sur de bons termes. Tout simplement. » À présent, c'était Hermione qui fronçait des sourcils.
« Tu sais que c'est absurde, Granger. » dit Malefoy après avoir écouté le petit discours qu'elle lui avait fait.
« J'ai bien pensé à cela et pour tout te dire, j'aime mieux tenter l'impossible que de ne pas effleurer l'idée. Si on ne prend pas de risques, qu'est-ce que signifierait de vivre? » dit Hermione doucement. « Je suis confiante que ce sera extrêmement ardu, mais je tiens à essayer. Tu vois, après la guerre, ça m'a fait réalisé que tout est éphémère. J'ai perdu des êtres chers…» Hermione revécut la mort de Ginny dans sa tête, «…et quand on se projette dans une telle situation, on doit faire preuve de tolérance. »
Hermione le fixa du regard, encore sous la lourdeur de ce qu'elle venait de lui dire. Tout était véridique. La guerre avait tellement changé sa perception de la vie qu'elle devait à tout prix trouver une sorte d'issu pour se libérer de toute l'immensité des horreurs qu'elle avait vécues.
Draco réfléchissait à ce qu'il allait répondre. Sincèrement, il ne voyait pas de raison concrète à cette idée insensée. Voulait-il céder à tout cela? Il ne le savait point. Mais d'un côté, il savait qu'il avait appris à connaître Hermione d'une façon subjective. La vision que lui présentait son père d'un sang-de-bourbe l'avait grandement influencé sur sa manière de juger les autres. Peut-être qu'Hermione n'était pas entièrement faite de saleté. Il ne la connaissait pas comme les autres la connaissaient. Allait-il choisir la voie de réconciliation?
« Granger, je crois sincèrement que - » commença Draco en la regardant dans les yeux.
Il fut par contre coupé par un bruit très inquiétant. On cognait à la porte. Les deux eurent le sang glacé et Hermione arborait un air épouvanté, mais beaucoup moins éminent que celui de Draco. Il savait qui se tenait derrière cette porte et intérieurement, Draco sautait partout d'énervement.
« Bordel de merde! » s'écria-t-il en murmurant. Il se remua les bras et pris brusquement Hermione par les épaules. Elle échappa sa serviette par terre. Hermione fut à la fois stupéfiée et dérangée, car elle n'avait pas pu avoir la suite de la réponse de Draco. Elle réprimanda par un grognement qui fut rapidement interrompu par le regard perçant et hagard du jeune homme qui la poussait vers le garde-robe.
« Draco? Tu es là? » fit une voix féminine de l'autre côté de la porte de bois lourd.
Hermione rentra à reculon dans le soi-disant vestiaire sous la poussée énergique de Draco qui lui, avant de fermer la porte, lui avisa de quelques mots. « Tu te caches. Un seul bruit et je te découpe en morceaux. Compris? » Il n'attendit pas qu'elle lui réponde et accoura à l'entrée, ouvrant très peu la porte à Narcissa.
« Bonjour, Mère. » dit-il abruptement.
« Draco! Tu es tout trempé! » s'exclama-t-elle en voyant l'état tépide de ses pantalons. « Tu n'as pas utilisé le parapluie? »
« Non…Apparemment.» répondit Draco avec un air coupable.
« Je me doutais bien de tout cela. Et j'étais sûre et certaine que tu allais t'en venir en passant par l'un de tes petits passages souterrains. Je vois maintenant pourquoi tu ne m'as jamais dit où ils étaient situés. Allez, redonne-moi le parapluie, alors. »
« Euh…» commença Draco. L'état du parapluie était en en piteuse situation. Brisé et disloqué dans les rues de Londres, les morceaux épars de l'engin jonchaient çà et là. « On me l'a brisé, à l'hôpital. Un de ces patients malades s'était épris d'un moment de folie et me l'a cassé. Je n'ai donc pas pu le récupérer en bon état, Mère. » mentit Draco.
Dans le garde-robe, Hermione essayait d'écouter, l'oreille collée à la porte. Draco était bon menteur…malgré le fait que ses mensonges sonnaient partiellement préfabriqués.
« Hmm…Eh bien tant pis. La prochaine fois, Draco, tu vas me faire le plaisir de t'en procurer un et de le ramener sain et sauf. Va prendre une douche, je ne supporte pas de te voir dans un tel état. »
Quand Narcissa s'apprêtait à partir, elle vit quelque chose dans la chambre de son fils qui attira son attention. Malgré que la porte n'était que légèrement entrouverte (ce qui voulait toujours dire que son fils n'admettait pas encore de la visite dans son intimité), on pouvait voir une partie de la pièce. Et ce qu'elle avait vu l'intrigua fortement.
« Mais qu'est-ce que c'est, à côté de ton armoire? » demanda Narcissa. Draco ne savait pas vraiment de quoi elle parlait et se retourna pour regarder ce dont elle faisait allusion.
Hermione, à la référence de cette armoire, plaqua une main sur sa bouche. « Merde, c'est mon parapluie! » pensa-t-elle. Elle ne pouvait plus rien faire pour empêcher la situation embarassante. Tout reposait maintenant sur la compétence de Draco à mentir.
Il fixa attentivement son armoire et lorsque son regard s'abaissa sur le côté du meuble, un air complètement dérangé apparut sur son visage. « Putain, Granger. » cria-t-il mentalement.
En se retournant vers sa mère, il changea d'expression et arbora une image beaucoup plus innocente. « Ahh…euh c'est un parapluie, Mère. »
« Un parapluie? Rouge? » se questionna Narcissa, complètement sidérée par ce fait.
« Oui…C'est que lorsque je suis allé voir Père, j'ai trouvé un parapluie oublié dans le couloir. Puisque l'événement du patient fou m'est arrivé avant, je me suis dit que je pourrais peut-être l'utiliser à la place. Mais ce n'est qu'en sortant dehors que j'ai remarqué que le rouge était beaucoup trop vif. Alors je l'ai ramené jusqu'ici sans l'avoir utilisé. » Draco n'était pas du tout sûr de son coup. Cette histoire de patient fou et de parapluie oublié semblait beaucoup trop tirée par les cheveux.
« Oh. Je vois. » répondit sa mère, apparemment dupée par ce mensonge. « Eh bien fais attention, Draco. Ce parapluie aurait peut-être appartenu à un sang-de-bourbe. Range-le de côté et lave-toi. »
« Oui, Mère. » Draco était manifestement très soulagé de savoir qu'il avait tenu le coup. Mais combien fut-il en rage contre Hermione pour l'avoir mis dans une telle situation! Il bouillonnait de colère.
« Le dîner sera servi bientôt. » dit-elle en descendant les escaliers, quittant l'enceinte du troisième étage.
Après s'être assuré que Narcissa était bien descendue jusqu'au rez-de-chaussée, Draco ferma la porte d'un grand coup et se dirigea vers son garde-robe où se dissimulait Hermione. Sachant qu'il allait venir lui dire quelques mots, elle se leva rapidement et attendit qu'il la fasse sortir.
Avant de la sermonner, Draco jugea bon d'aller prendre sa baguette pour jeter un sortilège d'impassibilité sur la porte de la chambre. Il ne voulait en aucun cas qu'on entende quoi que ce soit par l'entremise de la porte qui n'était pas un isolant assez efficace.
Après avoir récupéré sa baguette et envoyé le sortilège, il enjamba son chemin vers la cachette d'Hermione.
« TRÈS BONNE IDÉE, GRANGER! » s'écria-t-il en flanquant la porte ouverte. « VRAIMENT! »
Elle sortit prestement et évita de justesse une emprise probable de celui qui, à présent, vociférait si fort qu'elle était heureuse de savoir qu'un sortilège d'impassibilité avait été pratiqué.
« Non mais! Où avais-tu la tête! Quelque part dans le néant? J'ai failli me faire démasquer nom d'un chien! Tu sais ce qui aurait pu m'arriver? Je ne sais pas si tu l'as remarqué, Granger, mais je ne suis pas quelqu'un qui se promène souvent avec un foutu de parapluie rouge, bordel ! »
« Je n'ai pas fait attention, Malefoy. D'accord, j'ai gaffé, mais c'est du passé! Tout est réglé, alors arrête de beugler, veux-tu? » s'époumona Hermione, essayant de le calmer.
« NON! C'est ma maison, ma chambre et tu ne vas certainement pas te conduire comme une satanée de prof autoritaire, tu as compris? J'aurais pu perdre la peau, tout à l'heure, Granger! Les soupçons et les doutes ne sont pas dans ma liste de choses à faire! »
Il était prêt à lui arracher les yeux, mais se retint fortement de ne pas l'étrangler. Le fait était qu'il avait pu se mettre en fâcheuse position et que ça n'allait pas du tout l'avantager. Il était l'Homme de la maison et ne pouvait tout simplement pas perdre la face. Surtout s'il décevait sa mère.
Hermione resta silencieuse. Il était vrai qu'elle aurait pu gâcher une très grosse partie de la journée. Sachant que les parents de Draco n'étaient pas les plus compréhensibles et les plus compatissants, elle devait avouer le fait qu'elle aurait pu mettre non pas la vie de Draco, ce qui aurait été beaucoup trop poussé, mais au moins sa crédibilité en jeu.
Elle baissa la tête en guise de défaite et se sentit extrêmement mal d'avoir négligé ce détail. Draco, de son côté, évitait de la regarder. On l'entendait expirer fortement. Il leva sa baguette et pratiqua un Tergeo pour se sécher la totalité du corps et de ce qu'il portait. La serviette n'avait servi qu'à procéder aux préliminaires, d'une certaine manière.
Il alla s'asseoir sur le lit et prit sa tête dans ses mains. Toutes les émotions vécues et engendrées l'avaient épuisé. C'était bien assez pour une journée. Il n'en pouvait juste plus. Et c'est alors qu'il réalisa qu'il y avait peut-être une nécessité de faire une sorte de cessez-le-feu. L'idée d'Hermione n'était peut-être pas si insensé. Après tous les moments passés avec elle, il s'apercevait que leur haine réciproque n'avait plus de limite, plus de sens. Il était vrai que les banalités de la vie qui les menaient à se disputer étaient bien trop anodines.
Sa respiration se calma progressivement et Draco essaya tout son possible pour extirper tout son mal. Il ne pouvait plus crier sur tous les toits, il n'avait plus de force. Il devait céder. La quantité d'insultes et de sous-entendus pour cette journée là aurait certainement battu toutes celles des années précédentes. C'était une des plus étranges journées.
Il se leva tranquillement et se dirigea vers l'armoire dont laquelle il avait sorti les deux serviettes. Il ouvrit le deuxième tiroir à partir d'en bas et en sortit un caleçon (N/A : Ne pensez pas croche, svp! lol) et un chandail. Il ramassa le tout et s'approcha d'Hermione.
« Va prendre une douche, Granger. » dit-il en lui donnant le ballot de vêtements. « Et garde la serviette. Les vêtements aussi. »
Hermione était éberluée par la proposition de Draco. Qu'elle aille prendre un douche? Avec ses vêtements? C'était sûrement une façon de dire « oui » à son projet. Peut-être.
« Hum…C'est par où? » demanda Hermione d'une toute petite voix légèrement craintive.
« Quatrième porte à gauche. » répondit Draco en la fixant des yeux.
« Merci. »
Elle prit la sortie de la chambre et se dirigea avec un peu d'inquiétude vers la porte qui menait jusqu'à la salle de bain. Ce n'était pas peu dire qu'elle se sentait complètement déboussolée. Elle ne s'attendait pas à ce qu'il réagisse de cette manière : cette volonté de s'apaiser et de ne pas trop la brusquer. C'était tout aussi intriguant que le baiser du carosse. Draco, lui, la regarda s'en aller comme s'il ne la reverrait plus. Ce qui était totalement dément. Lui-même n'était pas si sûr de ses actes, mais en y pensant bien, lui aussi en avait marre de cette querelle. Lui aussi.
En rentrant dans la salle de bain, elle s'arrêta pour admirer la splendeur de la pièce. Apparemment, elle allait sûrement avoir cette expression au visage à chaque fois qu'elle irait découvrir un autre endroit dans le Manoir. Le carrelage était d'un blanc nacré et opalin. La pièce était, encore une fois, très vaste. Tout reluisait, l'argent et l'or des robinets et du bain, les décorations. Tout.
Hermione s'approcha de la douche et mit sur la chaise doré, les vêtements et la serviette que Draco lui avait passés. Après longue réflexion, elle se rendait compte qu'il avait bien pu pratiquer sur elle le sortilège de Tergeo et qu'elle aurait quand même pu réutiliser ses vêtements. Mais le mieux était peut-être de changer d'air. Il était vrai que ses vêtements avaient traînés partout et quand c'est partout, la saleté a le temps de faire des dégâts.
Elle pénétra sous la douche et fit couler l'eau chaude. Une vague de fraîcheur cascadait sur elle. Elle se laissa aller, éclipsant toutes les mauvaises pensées de la journée. Ah…douce eau épurée. Que de bien! En se moussant le corps, elle passa doucement la main sur une blessure qu'elle avait écopée lors de la dernière bataille. À l'épaule gauche, une brûlure au deuxième degrée traçait une forme de demi-lune qui allait jusqu'à son omoplate. La douleur était du passé depuis bien longtemps, mais la signature restait vestige. Ce qui était le plus ironique dans cette éraflure étendue, était que si l'on remontait jusqu'à la source du sortilège de Lashlabask, qui envoyait des gerbes d'étincelles brûlantes (N/A : Après plusieurs recherches, ce sort est considéré comme un anti-strangulot, mais prenons la définition de pour le bien de l'histoire) , c'était Draco Malefoy qui lui avait administré cette brûlure.
Ce n'était pourtant pas voulu. Il avait visé Neville Londubat mais au moment où le sort devait le frapper, Neville fut projeté sur le côté avec un expelliarmus d'un sorcier ennemi. L'impact de sa tête sur le sol fut si fort qu'il perdit connaissance jusqu'à la fin de la bataille, lui résultant un séjour à l'Hôpital Sainte-Mangouste pour commotion cérébrale en plus des blessures aux corps qu'il avait déjà reçus. Alors qu'il était entre la conscience et l'inconscience, Hermione était de dos à Neville et ce fut elle qui reçut le coup. Draco ne savait pas quelle était la personne qu'il avait atteinte, car Hermione était au moins à 23 mètres de distance de Neville.
Pour une preuve de tolérance, cela en était une. Elle avait le coupable de sa blessure devant elle depuis le moment où elle avait rendu visite à Harry. Seulement, pas une seule fois fut-elle référence à cet événement particulier.
En terminant sa douche, elle enfila les vêtements que lui avait donnés Draco et lorsqu'elle se regarda dans le grand miroir de la salle, elle s'esclaffa à la vue de son apparence. Elle avait l'air d'être une Malefoy, tellement les vêtements étaient typiquement de son genre. Elle se sentait un peu bizarre dans ces pièces de tissus appartenant à Draco et avait l'impression de flotter dans le chandail, tellement ce n'était pas sa taille.
Lorsqu'elle sortit de la pièce avec ses vêtements mouillés dans les mains, elle pénétra dans la chambre du jeune homme sur la pointe des pieds.
« Hum hum. » fit-elle en se râclant la gorge pour lui souligner sa présence.
Draco, qui s'était étendu sur son lit, les mains sous la tête et qui avait enfilé un chandail, se leva soudainement à la vue d'Hermione. En la voyant accoutrée de cette manière plutôt amusante, un sourire moqueur apparut sur ses lèvres.
« Ces vêtements me font beaucoup mieux qu'ils ne le sont pour toi, à ce que je vois. » dit-il tranquillement.
Manifestement, Draco s'était décompressé et retournait à son état de Serpentard ordinaire. Hermione l'avait remarqué et fut très heureuse de ce changement d'état d'âme.
« C'est bien normal. Je suis une fille, je te rappelle. » répondit Hermione en lui faisant une autre de ses grimaces.
« En es-tu sûre, Granger? » continua Draco dans son humeur ironique.
« Aux dernières nouvelles, je l'étais encore, si c'est ce que tu veux savoir. » Elle s'avança vers la baguette de Draco qui traînait sur le lit. « Pourrais-tu pratiquer un Tergeo sur mes vêtements par hasard? »
Draco regarda la pile dégoulinante qu'elle avait dans les bras et utilisa sa baguette à bon essor, sans vraiment riposter contre cette faveur. Il la regarda ensuite faire. Hermione pliait soigneusement ses habits et les mit sur le dessus d'une des commodes de la chambre.
Puis, un silence plutôt inconfortable s'installa encore. Pendant ce moment d'instabilité émotionnelle, Hermione vit le bureau de Draco et fut très intéressée par la paperasse qui couvrait le dessus de la table. Elle s'en approcha et observa les articles de jounaux découpés et déchirés, les encerclements faits de rouge autour du nom de Lucius Malefoy qui se répétait maintes et maintes fois.
Draco la laissait faire, il s'était bien dit plus tôt que ça ne lui dérangerait aucunement de la voir fouiller dans la liasse de papier. Par contre, ce dont il n'avait pas pensé, était qu'elle pouvait ouvrir ses tiroirs.
Hermione ouvrit le tiroir de droite. Des papiers et encore des papiers de toutes sortes. Allant de lettres de correspondance à des dessins divers d'Harry se faisant battre au Quidditch qu'il avait fait en cours de potions dans les années précédentes. Elle sourit à la nostalgie des jours anciens. Mais bientôt, son sourire fit place à une exclamation légère de stupeur. Elle tombait sur quelque chose qui provoquait l'émergence d'une tonne de questions de sa matière grise. Elle tombait sur un objet qui lui avait appartenu.
« Janthine ? » s'écria Hermione en prenant l'agate violette dans ses mains, la retournant et la retournant incessament, comme si l'émerveillement et la surprise s'éternisaient.
Draco, à ce nom prononcé, eut tout à coup le souffle coupé. Il avait eu des doutes. Des pensées, mais jamais n'était-il allé aussi loin dans ses hypothèses. Il s'avança vers Hermione, toutefois en gardant ses distances, et l'observa.
« Attend…c'est impossible. » dit finalement Hermione, après avoir contemplé la pierre.
« Tu serais…la fille au parapluie rouge? Jane? » questionna Draco, l'air hébété. (N/A : Désolée pour le cliché du titre qui rentre dans l'histoire…mais je n'ai pas pu y résister! L'impulsion était trop forte! lol)
« Ah non, je rêve là. Ohhhh, non. Je dois rêver. » Hermione avait elle aussi eu des doutes. Mais comment est-ce qu'un aussi gentil garçon aurait pu devenir un tel énergumène de classe hautaine et moqueuse?
Draco recula à la réponse d'Hermione, tout en arborant une expression fourvoyée. Il n'en croyait pas ses oreilles et ses yeux.
« Jane ? Nonnnn, mais c'est quoi ce délire? » dit-il en secouant la tête, refusant de croire ce qu'il découvre enfin.
« Bordel de Merlin, c'était toi, Dragan? » s'exclama Hermione à son tour. Tout semblait par contre coordonner. Les instants qui pouvaient se relier facilement avec la personnalité de chacun après 11 ans firent connection. « J'arrive pas à y croire. Là c'est trop fort. » continua Hermione dans son ahurissement.
Draco, de son côté, même s'il était dans une consternation suprême, fit les liens entre les moments vécus avec Jane au parapluie rouge et Hermione Granger. Tout s'assemblait. Jane vivait de l'autre côté de la ville, parmi les sang-de-bourbes. Comme Hermione. Draco se demandait franchement s'il n'y avait pas une aussi grosse nouvelle qui allait suivre après cette dernière.
Hermione le regarda attentivement. Dans le fond, il n'avait pas si changé que ça. Peut-être avait-il décidé de prendre un caractère plus sérieux et « autoritaire » comme son père quatre ans après, lors de sa rentrée à Poudlard? En dépit de toute cette stupéfaction temporaire, Hermione revit en Draco, le jeune garçon de 7 ans qui adorait la pluie. Elle savait maintenant pourquoi il ne s'était pas servi se son parapluie quand elle l'avait bousculé à l'extérieur de l'hôpital. Tout se conjugait à merveille.
« Draco, le dîner est servi! » fit une voix du fin fond du rez-de-chaussée.
Sauvés par la cloche. Ou l'étaient-ils vraiment? Comment allaient-ils maintenant se comporter entre eux, maintenant que leurs souvenirs d'enfance avaient refait surface après 11 années? Draco et Hermione se regardèrent longuement sans rien dire et ce fut Draco qui dû trancher ce moment délicat.
« Je t'apporterai de quoi manger en revenant. » Et ce fut avec cette dernière phrase qu'ils se laissèrent, tous deux encore sous le choc de ces retrouvailles plus que rocambolesques, c'était le cas de le dire.
Pendant que Draco descendait les escaliers qui menaient jusqu'à la salle à manger, Hermione serra dans sa main l'agate qui lui appartenait auparavant et sentit une chaleur s'y dégager doucement.
Il pleuvait dehors.
Notes de l'auteure
Voici encore la fin d'un autre chapitre. L'avez-vous aimé, apprécié? Comme vous avez pu le constater, l'histoire de Dragan et de Jane n'a pas été poursuivie dans cette partie précise de l'histoire. J'ai cru bon de devoir mettre plus d'emphase sur ce que vivais nos deux jeunes adultes. C'était un chapitre consacré seulement à leur histoire et je crois que c'était assez nécessaire.
On voit une teinte humoristique (Est-ce que ça a marché? Mon humour n'est pas trop ennuyant, j'espère…) se formuler avec leur conversation, le coup de la cachette, d'où le titre Hide and Seek. Mais ce qui est le plus important à retenir, est ce qui se passe dans leur tête. Draco semble céder sous la lourdeur de la situation. Il est en train d'accepter le projet d'Hermione, ce qui est une étape majeure.
En plus de tout cela, le chapitre se termine avec les retrouvailles. Je ne sais pas si certaines d'entre vous avez essayé d'émettre des hypothèses sur comment allaient se passer ces retrouvailles. Oui, car maintenant que cela est dévoilé, nous savons que Jane était bien et bel Hermione et que Dragan était Draco.
Mais la réponse au pourquoi de cette utilisation de noms inhabituelle n'est pas encore émise. Vous devrez attendre au retour de Draco après le souper, ce qui veut dire, au prochain chapitre! Oui…je suis sadique. Je le sais et je le fais exprès lol!
Je fais aussi allusion à la blessure d'Hermione à l'épaule gauche. Authentique, cette idée, non? Et dire que c'est Draco Malefoy lui-même qui le lui a donnée. Et c'est peut-être juste moi, mais j'aime bien la conclusion de ce chapitre. Dans le précédent, j'avais décris comment l'agate réchauffait ses mains lorsqu'il pleuvait.
PS : On est vendredi le 18 novembre et Harry Potter et la Coupe de Feu est sortie en salle (au Québec, en tout cas)! Bon cinéma à tous ceux et celles vont aller le voir!
Each day, new adventures are born by the hands of an ambitious author.
Don't forget to review! It's the all-time favourite reward!
On se retrouve vendredi prochain pour le huitième chapitre!
With wild flowers blooming in autumn,
Lula-The-Only-One
