01.11.07
Emeraude-chan/EMI: Oh ma chère lectrice...Quand j'ai reçu l'alerte de ta review, mon coeur s'est mis à sauter frénétiquement! Après ces mois si ardus et pénibles, j'étais au moins récompensée d'une de tes longues et magnifiques reviews. Merci profondément. Je suis heureuse de revoir ton pseudo apparaître dans ma boîte de réception! Merci de tout coeur! Et Draco...tu as intérêt à ne pas importuner miss Emi!!
Lunder: Merci beaucoup! Je suis encore une fois, désolée de t'avoir fait attendre tout ce temps. Mais voilà qu'il y a un nouveau chapitre. J'espère que tu l'apprécieras!
goodbooks'sky: Voilà la suite! Je suis contente que tu aies aimé les autres chapitre! Ron va avoir une surprise, oui...hehe.
kimlovetom: Merci pour ta review! Bonne lecture!
J'ai beaucoup moins de reviews qu'avant...Mais ça ne me démoralise pas (enfin pas trop lol). Toutefois, je peux comprendre qu'on peut facilement se lasser de ma fic avec mes mises à jour décevantes! Je ne vous plains pas...et puis on est en plein milieu de l'année, les cours rongent les horaires...Enfin, je suis néanmoins heureuse de savoir que je suis toujours lue par des fidéles lectrices! Merci beaucoup! Voilà donc le onzième chapitre de cette histoire, bonne lecture!
LA FILLE AU PARAPLUIE ROUGE
Chapitre 11 – Uninvited Guest
17 juillet 1998
Ron se dirigea au quatrième étage réservé à la pathologie des sortilèges. À la chambre 34 se trouvait Harry, inconscient, mais toujours vivant. Lorsque le grand roux fit ses premiers pas à l'intérieur de la chambre, il s'arrêta pour chercher un endroit où déposer le géranium qu'offrait Molly Weasley. Elle considérait Harry comme un de ses propres fils depuis fort longtemps. Elle ne pouvait pas le laisser gésir dans une chambre sans couleurs! Même si de nombreuses plantes et cadeaux venant de simples fans ou proches décoraient déjà la pièce, Molly aimait y mettre du sien. Évidemment, c'était Ron qui se chargeait d'égayer l'endroit.
- Qui est-ce qui te rend visite, mon vieux, hein? dit-il d'un ton enjoué après s'être décidé de poser le géranium dans le coin de la pièce. Ton meilleur pote, qui d'autre! Haha!
Harry respirait doucement, normalement. Il avait l'air extrêmement serein. Ron s'installa à ses côtés sur la chaise de bois qu'il y avait à proximité et soupira.
- Tu ne croiras pas ce que ma mère me fait faire ces temps-ci. Des tâches ménagères, toujours et encore. Je crois que tu t'en tires bien avec ton séjour ici; au moins ça te sauve de l'emprise tyrannique de ma mère! Il faut admettre qu'elle est une invention unique, se dit-il à lui-même. De loin, Ron paressait un peu fou à force de parler aussi fort dans le vide. Enfin, reprit-il, la fin du monde n'est pas pour maintenant! Ah! j'oubliais, elle t'offre ce truc immense aussi, dit Ron en pointant vers le géranium. Tu me remercieras quand tu seras rétabli parce que je t'assure que ce machin et plus pénible que tu ne le crois.
-O-o-O-o-O-o-O-o-O-
- Arrête, c'est ridicule. Je ne ressemble pas à quelqu'un qui a amputé une jambe à un ours polaire pour m'en faire une botte, dit la jeune femme d'un ton exaspéré. Ce plâtre était inespéré avant que je puisse me le fabriquer.
- Je suis convaincu que ces béquilles sont aussi tes moyens d'action. Tu les enchantes et quand tu te trouves de quoi faire une botte pour ton autre jambe, tu vises et hop! le travail est fait. (N/A : Draco est tout simplement adorable…)
- Je ne pensais pas que Draco Malefoy pouvait être aussi drôle. Hermione secoua la tête, pas du tout impressionnée.
- Je suis inespéré, disons-le comme ça. Il lui offrit un sourire, non pas narquois, mais ce dernier était sincère.
Hermione lui en rendit un, légèrement déroutée. Malgré elle, elle appréciait l'absence de tension entre eux. Leur projet de « réunification » semblait faire des progrès.
- Peu importe. Quelle est le numéro de la chambre? demanda-t-elle en changeant de sujet.
- 37.
- Ah! Voilà pourquoi on s'est croisés…34 et 37 ne sont pas deux chiffres très éloignés.
- Elle sait compter! s'exclama Draco en arborant une expression qui allait au-delà de l'exagération. Quel prodige! Si seulement Merlin savait…
- Incroyable, n'est-ce pas? Je peux aussi te donner une claque des plus vigoureuses! Elle avait la main prête à frapper.
- Bon, ça va. Pas besoin d'être agressive…
Ce qui était inusité parmi ces deux jeunes adultes était cette forme de complicité. Évidemment, un inconnu étranger à leurs histoires n'aurait pas pu déceler cette harmonie singulière. Néanmoins, leur état d'esprit semblaient de concert l'un avec l'autre.
- On approche de Potter. Je vous laisse entre tourtereaux? demanda le jeune homme avec un air indifférent.
- Non…va saluer ton père, Draco. C'est toi qui n'as pas pu terminer la visite. On passera voir Harry par la suite.
- Après l'insolence, c'est la galanterie qui ne te va pas, Jane.
- Tu vas arrêter tes blagues, oui? Et cesse de m'appeler Jane…c'est trop bizarre.
-O-o-O-o-O-o-O-o-O-
Ron continuait à faire la conversation avec Harry, tantôt faisant des blagues, tantôt sérieux comme tout. Des fois, il avait l'impression que son ami allait se réveiller tellement sa respiration était forte. Tout d'un coup, pendant qu'il fixait l'entrée ouverte tout en débitant une autre de ses plaintes de famille, il cru voir Hermione et Draco Malefoy en pleine conversation. Il cligna des yeux plusieurs fois, comme pour tester sa vision. Avait-il rêvé? Il resta transi ainsi pour un moment, appuyé au dossier de sa chaise.
- Attends là, Harry…Je te jure que je les ai vus.
Ron se précipita vers l'entrée et sortit sa tête dans l'allée. Personne en vue. L'allée était déserte, excepté pour une infirmière qui traversa le bout du couloir. Le grand roux demeura accroché au cadre de porte jusqu'à ce qu'il se rende à l'évidence que Draco Malefoy et Hermione n'étaient pas là. Il aurait aimé parler à Hermione, en revanche. Il y avait un bail qu'ils ne s'étaient pas revus. En grande partie à cause de l'esprit brouillé de Ron, une fois la guerre achevée. Il revint donc sur ses pas, laissant Hermione envahir ses pensées, une première depuis bien longtemps.
-O-o-O-o-O-o-O-o-O-
- On y est.
- Wouah. La fenêtre est immense, ici.
Hermione resta à proximité de la porte, n'osant pas approcher Lucius Malefoy. Si jamais il ouvrait les yeux, elle était persuadée qu'il ne voudrait pas se faire recevoir par une sang-de-bourbe. Elle reporta son attention à la fenêtre. La pièce était éclairée par les rayons de soleil qui traversaient les rideaux de lins. C'était de toute évidence une belle journée.
- C'est apparemment ce qu'il y a de plus luxueux dans cet endroit.
- Ne te plains pas. C'est une magnifique vue depuis le quatrième étage.
Draco approcha son père. Silencieux, il le contempla. Lucius avait l'air considérablement affaibli. Un homme comme lui ne pouvait pas faire long feu après toutes ces années sous le joug du défunt Lord Voldemort. Entre-temps, Hermione s'avança de deux-trois pas et se garda une petite distance. Elle respectait les bonnes intentions de Draco. Par ailleurs, elle apprenait à connaître ce côté humain qu'elle n'avait jamais pu apprécier, faute de rapprochement alors qu'ils étaient encore à Poudlard.
« Ton cas s'aggrave et c'est tout sauf un progrès… » pensa Draco. « J'imagine que ça facilite la présence de Granger…Je n'ai pas à t'expliquer pourquoi elle est là, ni à t'entendre rugir comme tu le fais si souvent. Tu veux que je te dise une chose dont tu ne te souviendras guère, heureusement? » Draco esquissa un sourire ironique. « Elle essaie de tisser des liens avec moi…C'est totalement absurde…Mais depuis le début… »
- Draco, je vais t'attendre à l'extérieur, si ça ne te dérange pas…dit-elle dans le silence.
- Mmm.
Hermione hocha de la tête et serra les lèvres. Elle devait s'habituer aux béquilles et à l'handicap de son plâtre. En traversant le couloir, on pouvait entendre ses pas claudiquant irrégulièrement.
«Je vais aller jeter un coup d'œil à Harry. Hier Draco a surgit tellement rapidement que je suis partie plus tôt que prévu… » se dit-elle.
Parvenue à l'entrée de la chambre de son meilleur ami, elle ne put s'empêcher de rester figée. Ron Weasley la fixait des yeux, paralysé lui aussi. Pendant un bref moment, les deux jeunes adultes demeurèrent muets. Il y avait longtemps qu'ils ne s'étaient pas vus – si longtemps.
- Hermione…commença Ron en se levant instantanément de sa chaise. Euh. Salut, finit-il en mettant ses mains dans les poches.
- Salut, Ron. Ça fait un bout, dit-elle en lui souriant.
Elle pénétra dans la pièce et ses yeux ne quittèrent pas les siens. Elle était heureuse de le revoir. Il n'avait pas beaucoup changé depuis la dernière fois, malgré que ses cheveux fussent plus longs. Ils se rapprochèrent et finirent par s'enlacer vigoureusement.
- Qu'est-ce qui t'es arrivée, bon sang? demanda Ron en remarquant les béquilles et le gros plâtre.
- Ah…c'est une longue histoire, soupira-t-elle en concluant l'étreinte.
- Mais tu vas bien? Tu n'as rien de grave?
- Je vais à merveille, Ron. Ne t'inquiète pas.
- Hmm…Euh, alors comme ça tu es venue rendre visite à notre vieux pote aussi!
- Oui! Hermione hocha de la tête. Il a l'air de bien aller.
- Le veinard. Il n'a pas à nettoyer la maison de fond en comble…
- Tu t'en tireras, voyons.
Hermione le bouscula tendrement à l'épaule en riant.
- Hé…qu'est-ce que tu portes au juste? Ron avait reculé d'un pas et l'observait d'un air intrigué. Un haut noir trop large et des pantalons roulés en corsaire n'étaient pas ce qu'Hermione portait d'ordinaire.
- Ah...euh...murmura la jeune femme.
«Comment lui dire que j'ai passé toute une journée avec Draco Malefoy, qu'il m'a soignée et que je porte ses vêtements? » pensa tout de suite Hermione. « Il perdrait les pédales en moins de deux! »
- Oh, Ron! s'écria Hemione en pointant vers l'arrière. Cet énorme géranium dans le fond, tu viens juste de l'apporter, pas vrai?
- Hein? Ron jeta un coup d'oeil en direction du doigt pointé. Ah oui, oui. Ça vient de ma mère, dit-il en retournant son regard vers son interlocutrice.
- Elle est si attentionnée, dit Hermione un peu trop enthousiaste, mais c'était surtout parce qu'elle voulait à tout prix éviter de lui raconter les détails entre elle et Draco.
- Tu sais, tu peux venir quand tu veux... Je suis certain que ça plairait à tout le monde. Je sais qu'on... enfin qu'on s'est séparés dès que les événements ont pris fin et je dois t'avouer que ça n'a pas été facile.
Ron passa une main nerveuse dans ses cheveux et soupira. Doucement, il prit Hermione par les épaules et murmura: « Tu m'as manqué... ». Elle lui sourit tendrement et sentit ses joues rosir. Elle n'avait plus son plâtre, ni ses béquilles en tête, ni même Draco. Elle n'avait que les yeux pétillants de Ron Weasley en mémoire – ces yeux qu'elle avait aimé contempler. Il approcha son visage et tranquillement s'apprêta à l'embrasser -
- Alors Granger, Potter s'est-il ennuyé de... moi? Draco murmura le dernier mot en voyant le rouquin faire aussitôt marche arrière. Ce dernier fut pris de stupeur.
Draco vit Hermione tressaillir, se retournant immédiatement sur ses béquilles, entre les deux jeunes hommes.
- Je savais que je n'avais pas rêvé! Je vous ai vu traverser le couloir ensemble tout à l'heure! Hermione, c'est quoi cette histoire? Qu'est-ce qu'il te veut? dit Ron avec une expression à la fois alarmée et irritée.
- Ron, calme-toi. Arrête de respirer aussi vite, tu vas t'évanouir d'une surdose d'oxygène!
- C'est lui qui t'a mise dans un tel état? C'est lui, n'est-ce pas?
Ron fixait Draco avec un tel mépris que l'on aurait pu croire que leur rôle s'était inversé.
- Non, Ron. Ce n'est pas lui, expliqua Hermione en jetant un coup d'oeil à Draco. Écoute, cesse de t'énerver comme ça. À force de le faire, tu me rends nerveuse!
- Qu'est-ce que tu veux? demanda le rouquin à l'adresse de Draco, oubliant les discours d'Hermione.
- Ce ne te regarde pas, répondit-il stoïquement.
- Ça me regarde si je le veux! Qu'est-ce que tu lui as fait? s'exclama Ron en avançant de quelques pas, histoire d'avoir l'air plus menaçant.
Avant que Draco ne puisse rétorquer, Hermione s'était mise entre les deux vieux ennemis, leur offrant un de ses plus redoutables regards.
- Suffit! Je ne veux pas de querelle. Harry est à côté, c'est irrespectueux! Ron, lança Hermione en le fixant fermement, va t'asseoir et calme-toi.
- Mais –
- Tout de suite! Je t'expliquerai tout dès que tu te seras apaisé. Et toi, dit-elle en se retournant vers Draco, tu me laisses lui mettre les choses au clair.
Draco ne répondit pas et se permit de pénétrer dans la chambre, légèrement amusé de la réaction de Ron. C'était typique de sa part d'éclater de fureur aussi rapidement. « Prévisible » pensait Draco. Un moment passa tandis que les trois ex-poulardiens choisirent de demeurer muets. Ron était retourné s'asseoir sur la chaise qu'il avait tantôt quittée, la tête remplie de mauvaises pensées. Il ne comprenait rien à rien de la situation. Ce qu'Hermione faisait avec Draco lui était un total mystère.
Le trio d'engueulade se retrouvait maintenant à l'extrémité du lit de Harry Potter: Draco au côté gauche, Hermione au pied du lit et Ron au côté droit tout près de la fenêtre. Chacun de leur regard se posa sur le patient. Ils avaient crut le voir bouger, mais tout n'était qu'illusion.
- Bon, Ron. Ça va? Je peux te parler sans que tu me souffles au visage? demanda Hermione en brisant le silence.
- Mouais...
- D'accord. Euh, alors comment t'expliquer tout ça d'une manière rationnelle...
- Commence par hier, amena Draco en lui donnant un coup de tête.
- Euh, oui...Voilà, commença Hermione en voyant Ron la regarder d'un air agacé, je suis tombée sur Draco hier. Il a été désagréable, dit-elle en sentant le regard du concerné lui traverser le corps, mais je lui ai…proposé une entente.
- Arrête de radoter, Hermione. Va direct au point !
- Je lui ai demandé si on pouvait repartir à zéro.
- …
- S'il voulait bien qu'on devienne…quelque chose qui ressemblerait à des amis.
- …
- Qu'on cesse de se détester?
- …
- Ron, dit quelque chose!
- Je ne le plains pas; je croyais être devenu fou quand tu t'es lancée sur cette idée absurde, avoua Draco en s'esclaffant.
- Ron!
Ce dernier la fixa dans les yeux et se leva tranquillement. Nez à nez avec Hermione, il la prit par les épaules et soupira.
- Je suis d'accord avec lui, sauf sur un détail. Je ne suis pas fou : c'est toi qui es rendue dingue.
- Ron! Ah!, vous les garçons, vous êtes tous du pareil au même. Incapables de répondre sérieusement! Écoute Ronald, tu dois te rendre à l'évidence que tout ce qui s'est passé est derrière nous. Tu ne crois pas qu'il est temps de tout remettre en place? De faire la paix maintenant que c'est possible?
- Je ne pourrai jamais oublier toutes les choses qu'il nous a faites! Toi non plus tu ne devrais pas en être capable!
- Si! Et c'est parce que je suis certaine que les choses peuvent changer que j'ai passé la nuit chez Malefoy et que ce sont ses vêtements que je porte en ce moment! Je vais séjourner chez lui jusqu'à ce qu'il en résulte au moins une trêve.
Draco Malefoy avait les yeux grands ouverts. Elle lui avait presque tout dit. Les plus grandes lignes, mais tout de même… Elle avait oublié le baiser fougueux aux Lovey-Dovey Tours. Il sourit intérieurement à cette pensée. Son regard se déposa sur celui de Ron, qui lui était épouvanté. La bouche ouverte, les yeux saisis et le corps raide, Ron Weasley n'en croyait pas ses oreilles. Plus les secondes s'écoulaient, plus il devenait rouge. Tout se voyait dans les oreilles. Hermione ne savait pas à quoi s'attendre. Elle jeta un coup d'œil nerveux à Draco en pensant qu'il pouvait intervenir, mais rien. Très doucement, Ron se retourna vers Draco. Le lit d'Harry séparait (heureusement) les deux jeunes hommes. « Comment as-tu osé, Malefoy? », étaient les seuls mots que prononça le rouquin.
- Je n'ai rien osé, si tu veux réellement le savoir, lui répondit Draco avec un ton sec.
- Que je te vois lui faire du mal…tu le regretteras.
Ron avait le doigt dans les airs, menaçant et convaincant comme tout.
- Ron…ça va. Tu peux…baisser ta main, intervint Hermione.
Elle était surprise et soulagée. Elle s'attendait à ce qu'il détruise tout sur son passage. Ron n'avait aucun lien affectif avec Draco, Hermione le savait plus que tout. Et néanmoins, cet échange n'avait pas fait de blessés.
- Écoute…je sais que ça peut te sembler complètement stupide. Mais crois-moi, si jamais il tente quelque chose je te le ferai savoir.
- Ha! s'exclama Draco en ricanant. C'est vraiment parce que j'aurai perdu la raison que je tenterais quelque chose sur toi, Granger.
Cette dernière le fusilla du regard.
- Alors je vais rester avec vous.
Un silence s'ensuivit. Draco et Hermione étaient tous les deux hagards à cette affirmation. Que Ron Weasley aille séjourner avec Hermione Granger chez Draco Malefoy? Pourquoi ne pas prendre une photo immortalisant un barbecue amical entre eux avec des cocktails à volonté? C'était de la pure folie; pire que la situation initiale.
- Qu-quoi? fit Hermione, anxieuse.
- Je vais rester avec toi.
- Mais –
- Ça sera ça ou je le dirai à tes parents et aux autres. Personne n'approuvera ton idée à part moi – et encore là je ne sais pas pourquoi je ne suis pas en train de tuer Malefoy sur-le-champ.
- Mais enfin –
- Laisse-le faire, Granger. Il a la tête encore plus dure que la tienne, dit Draco les bras croisés.
- Tu as intérêt à surveiller ce que tu dis, blondin.
- Dois-je te rappeler que dès que tu mettras pied chez moi, tu te soumettras à mes règles?
- En quoi ça a rapport?
- Je me permettrai de dire ce que je veux, ce que je pense. C'est toi qui devras te taire.
- Tu parles d'une raclure, sortit Ron en crachant chaque mot.
- Arrêtez, vous êtes tous les deux incorrigibles!
- C'est toi qui es impossible, plutôt! lui répondit le rouquin, irrité.
- Tu n'as pas à intervenir. Je décide de rester avec Draco et tu ne pourras pas me faire changer d'avis.
- Depuis quand tu te colles à moi, Granger?
- Ah! toi, ne dis pas un mot de plus. C'est déjà assez compliqué comme ça.
Draco leva les mains en guise de réponse et se replaça. Il contemplait maintenant Harry Potter. Pendant que Ron et Hermione s'échangeaient d'autres remarques remplies d'amour et de piaillements d'oiseaux, quelque chose de singulier était en train d'arriver. Les sourcils étaient froncés et le visage du jeune homme semblait prendre vie.
- Euh…dites, votre Potter adoré, il est censé bouger comme ça? demanda Draco en retournant son visage vers les deux autres.
- Quoi?? s'écria Hermione en se précipitant vers Draco pour mieux examiner Harry.
- Il a l'air de se réveiller, affirma Draco.
Il approcha son visage de celui d'Harry et plissa des yeux comme si cela lui donnait un quelconque pouvoir lui permettant de mieux comprendre. Il avait plutôt l'air d'un imbécile. Tout d'un coup, Harry ouvrit les yeux – tout doucement, tranquillement.
- Alors Potter, on joue aux princesses endormies?
Draco avait un sourire moqueur si prononcé qu'Harry ouvrit grand les yeux d'un seul coup et cligna plusieurs fois. Interdit, seule une phrase sortit de la bouche du jeune patient : « Malefoy.Dégage. »
- Harry! Oh, Harry! s'exclama Hermione, sentant les larmes venir.
Elle poussa Draco sur le côté et se rapprocha de son ami, heureuse, excitée et soulagée à la fois. Les larmes chaudes coulaient déjà sur ses joues; elle ne s'en préoccupait guère.
- Harry…dit-elle à travers quelques rires.
- Je dois t'avouer que…
- Oui, Harry?
- Que je préfère de loin ton visage à celui de Malefoy.
De légers rires fusèrent dans la pièce et bientôt, une infirmière arrivait sur place pour examiner la nouvelle situation d'Harry et les trois visiteurs furent priés de patienter à l'extérieur de la pièce. Ron avait laissé tomber son attitude irascible pour faire place à un enthousiasme agréable. Il avait tout de suite annoncé la nouvelle à Molly et à certains autres proches. Tout le monde était ravi. Ou plutôt indifférent dans le cas de Draco.
Subséquemment, en une heure tout au plus, les trois visiteurs eurent le droit d'approcher Harry sous condition de ne pas l'agiter. Ils rentrèrent donc dans la pièce, Draco suivant les deux autres de loin. Harry était assis dans son lit, contemplant ses bras et les petites cicatrices qui sillonnaient ces derniers. Il releva sa tête au retour de ses meilleurs amis et leur offrit un léger sourire.
- Comment tu vas, Harry? demanda Ron.
- Ça peut aller…Ça fait longtemps?
- Un mois environ, lui répondit Hermione.
- J'ai dû manquer beaucoup de chose. Et toutes ces plantes, ça vient de chez toi, je présume.
Ron acquiesça en soupirant. Il était content de retrouver son ami, enfin de retour et sans égratignures. Il regardait Harry sourire à la vue de tous les présents qu'on lui avait apportés lors de sa convalescence. Ça faisait du bien de le voir parler et bouger, quoique sa voix demeurait encore très rauque, n'ayant pas exercé ses cordes vocales depuis un mois. Les yeux émeraude vinrent ensuite se poser sur Draco. Son enthousiasme s'effaça progressivement.
- Qu'est-ce qu'il fait là?
- Je t'expliquerai tout ça quand tu pourras sortir d'ici, répondit Hermione en déposant sa main sur son épaule. Pour le moment, fais-moi confiance. J'ai une explication rationnelle.
Il lui fallut un moment avant de se conformer aux dires de son amie. La tête lui tournait quelque peu et il savait que la raison pour laquelle Draco était là n'était pas simple. Ne voulant pas accentuer son mal de tête, il se laissa faire et ne fit qu'ignorer la présence de l'ex-Serpentard. Le trio de nouveau réuni s'échangea donc les nouvelles, faisant part de cette statue que l'on avait érigée à l'effigie de Harry, des projets en vue pour les autres finissants de Poudlard et plein d'autres potins. Ils se perçurent comme à l'école, partageant des histoires inutiles et discutant de tout.
Dans le coin de la pièce se trouvait Draco, silencieux. On aurait dit qu'il avait l'air jaloux. Les bras croisés et l'air solennel, il voulait rester à l'écart de la réunion potteresque...Il ne savait pas pourquoi l'idée de déguerpir ne lui était pas passée par la tête plus tôt. Toutes cette amitié intense et retrouvailles émotives ne le concernaient pas...Draco était de trop.
- Hum... Draco. Si tu veux, on peut partir maintenant; je sais que tu ne te sens pas tout à fait accueilli pour le moment, murmura Hermione en s'approchant de lui à la suite d'un regard.
- Je vais y aller. Rejoins-moi quand tu veux.
Il se déplaça rapidement, comme s'il avait attendu cette permission depuis longtemps. Avant qu'il ne puisse disparaître derrière les murs de l'étage, Hermione s'empressa de le regagner par la manche avec une certaine difficulté due a son handicap.
- Merci...
Draco ne répondit pas et reprit le chemin du retour. Lorsqu'Hermione se retourna vers ses amis, deux paires d'yeux perplexes furent posés sur elle.
- Je vais sortir d'ici bientôt. Tu peux m'expliquer ce qui se passe entre Malefoy et toi? s'enquit Harry.
- J'ai l'impression qu'on sera deux de plus avec vous, affirma Ron après avoir réfléchit un instant.
Notes de l'auteure
Eh bien voilà que se conclut un autre chapitre. Avez-vous apprécié? J'allonge la journée du 17 juillet, je sais...C'est un de mes défauts, je suis incapable de faire passer les jours rapidement. J'espère que cela ne vous dérange pas trop. Passons, il se passe bien des choses. Les conversations entre Ron, Hermione et Draco lors de leur rencontre furent bien tumultueuses! Et quant à moi, je ne sais pas pourquoi mais la botte de patte d'ours de notre chère Hermione me paraît plutôt cocasse! Rahlala...Et Ron...Il aura toujours Hermione dans son coeur. C'est bien lui! Mis à part ses sauts d'humeur, nous assistons aussi au réveil de notre fameux Harry! Cela veut-il dire que le trio sera logé chez Draco Malefoy?
There
is nothing better than a great cup of hot cocoa.
And
a bunch of reviews, too!
Rendez-vous
au chapitre 12!
With Love,
Lula-The-Only-One
