Au moment même où Jonathan entendit cette phrase, son esprit fut envahi par les multiples tâches qu'il devait accomplir.

« Surtout reste avec ta famille, hurla t'il à Gabrielle, se dégageant de son étreinte et commençant à chercher du regard sa grand-mère.

Il essaya tant bien que mal de se frayer un chemin à travers une foule complètement hystérique qui n'avait plus qu'une idée en tête, se mettre en sécurité le plus vite possible. Aussi, il fallut qu'Harry lui tape sur l'épaule pour qu'il comprenne qu'on voulait lui parler.

Ta grand-mère est en sécurité, elles ont prit un portoloin, le rassura Harry en hurlant, viens, on trouve Ron et on part…

Tandis qu'au tour d'eux des silhouettes encapuchonnées faisaient leur apparition et que les sortilèges pleuvaient, Jonathan se sentit aspiré en dehors du réel, reconnaissant la sensation familière du transplanage. Apparemment, ils avaient retrouvé Weasley.

Où sommes nous, entendit' il demander Ron

Tottenham Court Road, à Londres, lui répondit Hermione, venez, il faut trouvez un endroit où se changer.

Si durant toute sa vie, il avait eu l'habitude d'être dévisagé, jamais personne ne l'avait regardé en se moquant de lui. Ce fut à cet instant que les garçons réalisèrent qu'ils portaient toujours leurs tenues de soirée.

Un plan pour nous éviter de nous ridiculiser un peu plus Granger, dit narquoisement Jonathan.

Surtout que je n'ai pas ma cape, constata Harry

Continuez à marcher, j'ai tout pris dans mon sac, faudrait juste trouver un endroit où se changer.

Elle finit par les entrainer dans une ruelle sombre et commença à sortir de son petit sac de perle une garde robe complète.

Impressionnant, Granger, s'étonna Jonathan, un sort d'extension indétectable ma foi pas si mal réussi…

Venant de toi, je prendrais ça comme un compliment lança t'elle sarcastiquement, tout en donnant la cape d'invisibilité à Harry.

Très drôle, répondit' il sur le même ton, il faut se cacher, les mangemorts ne sont pas venus au mariage pour le buffet…

Vous croyez que… commença Weasley.

Non, je ne pense pas, c'était moi qu'il venait chercher, continua Harry tandis qu'il enfilait sa cape, il faut juste espérer que personne ne t'ai reconnu.

On verra ça plus tard, pour le moment, on a tous besoin d'un remontant, tout en désignant d'un signe de tête un café en face.

Lorsqu'ils rentrèrent, Jonathan regretta tout de suite son choix. Si le café avait l'inestimable avantage d'être ouvert, le reste semblait sortir d'un mauvais film de gangsters des années 30. Un personnel patibulaire dont le physique était sûrement le reflet de leur santé mental, une couche de graisse sur les tables empêchant de deviner la nature des matériaux, et de rares décorations qui devait avoir été réalisées par le propriétaire lui-même… Lorsqu'enfin ils osèrent s'asseoir, Hermione commanda trois cappuccinos, ne relevant pas le grognement désapprobateur de Jonathan qui voulait un alcool fort…

Au fait, vous savez qu'on est à deux pas du Chaudron Baveur ? fit remarquer Ron

On ne peut pas, Ron l'interrompit Hermione

Ca va, c'était juste pour savoir…

Savoir quoi, que Voldemort s'est emparé du ministère ?

Lorsqu'Harry prononça cette phrase, Jonathan ressentit comme un tiraillement dans l'estomac, et il préféra pour dissiper son propre malaise passer sa colère sur Ron

Qu'on soit clair Weasley, si tu dois t'inquiéter tous les quatre matins pour ta famille, on te laisse ici…

Ca va, ca va, je disais ça comme ça…

Une fois que la serveuse leur servit leurs cafés, déclenchant un grognement d'agonie de la part de Jonathan et un « Bon appétit » des plus narquois de la part d'Harry, toujours invisible, deux autres clients pénétrèrent dans le pub, massifs, qui devaient travailler dans une usine, vu leurs tenues de travail. Après avoir tenté de boire les tasses de café, Hermione fouilla dans son sac pour trouver sa monnaie Moldu. Ayant gardé les yeux sur les nouveaux arrivants, puisqu'il n'avait rien d'autre à faire, et surtout pas boire son café, Jonathan les vit avec surprise mettre la main dans leur blouson, comme pour en sortir quelque chose. Tandis qu'il poussait Weasley qui lui-même poussa Hermione, il sentit le souffle des sortilèges passés au dessus de sa tête, puis entendit avec soulagement Harry lancé un stupéfix sur l'un des mangemort. Sortant immédiatement sa baguette, il se tourna vers le deuxième, qui inconsciemment, cherchait la source de l'attaque et lança un puissant sortilège de débilité.

Puis se relevant, il pétrifia le patron et sa serveuse, puis se prépara inconsciemment à subir les reproches de Sainte Granger.

Tu étais obligé d'utiliser la magie noire ? lança comme prévue Hermione.

Tiens, il semblerait que ma conscience soit revenue, marrant, je croyais…

Ce n'est pas drôle, répliqua t'elle, puis devant l'air ahuri de Ron, commença ses explications, ce sortilège est profondément instable, on n'a jamais su quel en était vraiment les effets sur le long terme… Eh, tu m'écoutes ? dit 'elle rageusement à Jonathan tandis que celui lançait des sortilèges d'oubli sur les quatre personnes.

Ecoute Granger, tu fais avec tes méthodes, j'utilise les miennes, mais ce qui est sur, c'est que ce type là, c'est Dolohov, un traître de la pire espèce, mais que surtout il a vu mon visage…

Et alors? répondit naïvement Ron.

Ne parlons pas de ça ici, trouvons déjà une cachette, si c'est deux là ont pu nous trouver, d'autres pourraient venir…

Tandis qu'ils sortaient enfin du pub, ils discutèrent rapidement de comment ces deux mangemorts avaient pu les trouver. N'ayant pu trouver d'hypothèse satisfaisante, ils décidèrent après d'âpres discussions d'aller se réfugier au Square Grimmaurd, car après tout, mieux vaut un Rogue qu'une foule de mangemort…

Après s'être assurer que personne ne les avaient suivi, ils rentrèrent enfin dans la petite maison, surpris de ne pas rencontrer plus de résistance pour un endroit que Maugrey Fol Œil disait avoir protégé. Ce fut à l'instant où Jonathan allait critiquer les auros vieillots et les massacre de l'âge, qu'une voix profonde retentit

Severus Rogue ?

Le drame, murmura Harry, non, nous ne sommes pas Rogue, répondit Harry en haussant le ton.

Pourtant un courant d'air glacé les frappa tous les quatre, et ils sentirent leurs langues s'enrouler sur elle-même, interdisant toute parole. Mais avant qu'ils n'aient pu faire quoi que ce soit, la langue se déroula.

Un sortilège de Langue de plomb bégaya Hermione, il devait le destiner à Rogue.

Au même moment, une silhouette, couleur poussière, ses cheveux tombant jusqu'à la taille, le visage décharné et les orbites vides, surgit du tapis. Tandis qu'Hermione et Ron hurlait, déclenchant ainsi l'habituel litanie de Mme Black « Traitre à votre sang, immondes sang de bourbes… », Jonathan hurla un nom de sortilège, faisant apparaître un long rayon blanc, qui frappa l'apparition de plein fouet. Cependant, au lieu de la bannir, le sortilège eut uniquement pour effet de le faire remarquer, et elle l'aurait attaqué si Harry n'avait pas hurlé :

« Non, ce n'est pas nous, nous ne vous avons pas tué. »

Au mot « tué », le Maugrey Spectral disparut dans le néant. Toussant, les yeux plein de poussière, Harry se retourna pour voir l'état de tout le monde. Si Ron réconfortait une Hermione tremblante, Jonathan restait dans son coin, comme vexé que son sort n'ait rien donné.

« Sang de bourbes, traitres à votre sang, immondes déchets qui souillent l'honorable maison…

Silence, hurla Harry, tout en fermant les rideaux du tableau de Mme Black dans une gerbe d'étincelle…

Je voudrais vérifier quelque chose, dit Hermione manifestement remise de ces émotions, Hominum revelio ! Bien, il n'y a personne dans la maison, nous pouvons monter.

Suivie des trois autres, elle emprunta l'escalier qui montait au premier, et une fois arrivée, donna quelque coup de baguette pour ramener un peu de vie dans la pièce. Une fois satisfaite, elle s'assit sur le bord du canapé, bientôt rejoint par Ron. Ai même moment, Harry ressentit une profonde douleur au niveau de sa cicatrice, tandis qu'un message retentit dans la tête de Jonathan : FAIS LE SOUFFRIR !

Qu'est ce qui ce passe, il est chez moi, demanda immédiatement Ron.

Non, il est juste en colère, parvint à dire Harry après s'être relevé, il fait punir l'un de ces mangemort pour ne pas m'avoir attrapé…

Mais pourquoi encore, je croyais que la connexion était rompue lança Hermione d'une voix effrayée

Ecoute Granger, j'ai appris l'occlumentie à Harry, mais apparemment comme pour moi ca n'a pas suffit, ses émotions les plus fortes parviennent à franchir nos protections…

Mais, mais vous…

Ca va aller, ce sont juste des sentiments très forts, normalement la connexion ne devrait plus fonctionner dans l'autre sens.

Et ce fut avec un plaisir non dissimulé qu'il vit un patronus en forme de belette pénétrait dans la pièce, et parler avec la voix du père de Ron : « Famille saine et sauve, ne répondez pas, nous sommes surveillés ». Ron poussa alors un grognement de satisfaction tandis qu'Hermione allait le voir.

Parfait, maintenant que tout ça est réglé, on va pouvoir s'occuper du gite et du couvert, lança joyeusement Jonathan, se dirigeant vers ce qu'il espérait être la cuisine.

Le lendemain matin, ce furent les cris hystériques d'Hermione qui réveillèrent Jonathan à une heure décidément trop matinale. Apparemment, Potter avait disparu, et malgré ses tentatives pour les rassurer, les deux stressés qui lui servaient de compagnons de chambre, tenaient à organiser une battue dans la maison. Tout en les maudissant et en leur disant qu'Harry ne pouvait pas être loin, il reprit la direction de son sac de couchage, ne prêtant pas attention au regard méprisant que lui adressa Ron.

Si l'horaire de son réveil fut beaucoup plus convenable, la façon de le réveiller ne l'amusa pas du tout. Il se retrouva suspendu par les pieds, à 50 cm du sol, contemplé par un Harry tout sourire, un Weasley hilare et une Granger qui ne savait plus trop où se placer. Lorsqu'enfin Potter décida de le reposer au sol, il saisit sa baguette et lança immédiatement un sortilège d'expulsion sur le roux.

« A titre de leçon, je déteste les gens qui se moquent… »

Tandis que Ron essayait tant bien que mal de revenir, Harry et Hermione lui firent part de leur découverte, qui faisait la liaison entre le R.A.B. du médaillon et Regulus Arcturus Black. Ils s'étaient alors souvenus d'un médaillon trouvé ici, et avaient demandé de l'aide à Kreattur, l'elfe de maison des Black. Apparemment, il avait été volé par Mondingus l'année passée, et Harry avait envoyé un Kreattur repentit, cherché le médaillon. Mais depuis, ils avaient remarqué des hommes qui semblaient attendre dans la rue dehors…

Des mangemorts, sûrement, assura Ron, qui venait de revenir, ils doivent savoir qu'on est là.

Mouais, en tout cas, ils ne savent pas qu'on est là, sinon ils seraient rentrés commença Jonathan, en s'apercevant au fur et à mesure du ridicule de sa théorie.

Non, je pense plutôt que Rogue n'a pas pu parler de cet endroit, mais qu'ils le surveillent car ils savent qu'il appartient à Harry, le coupa Hermione.

La honte, pensa immédiatement Jonathan, Bon en attendant le retour de l'elfe pas net, allons manger un morceau, je suis sûr que ces types dehors nous feront beaucoup rire le ventre plein.

Pourtant, malgré toute la bonne volonté de Kreattur, deux jours après, il n'était toujours pas revenu. Pendant ce temps, si Jonathan avait essayé de continuer les entrainements des 3 autres, le fait de rester cloitrés commençait sérieusement à échauder les nerfs de tout le monde. Si les habituelles et futiles disputes entre Ron et Hermione rythmaient les journées du petit groupe, le ton montait assez régulièrement entre Ron, Hermione et Jonathan, la seconde trouvant que le troisième était trop libre avec la magie noire, tandis que le premier la défendait par obligation, et que le troisième regardait avec amusement la nouvelle dispute entre les deux premiers. (NDA : ca va, vous suivez ?)

Ce fut seulement en soirée du deuxième jour qu'un événement vint rompre la monotonie de leur quotidien. Lorsque Jonathan émergea de la bibliothèque, où il poursuivait des recherches sur diverses potions, il entendit le groupe se disputer sur Lupin qui venait de partir. Apparemment, l'entretien s'était très mal passé, puisqu'il vit Harry partir en fulminant dans la cuisine. Hermione lui raconta comment Lupin était venu demander de les suivre dans leur quête, et comment Harry l'avait traité de lâche, lui disant qu'il abandonnait son enfant. Même si Jonathan comprenait la réaction d'Hermione, qui pensait qu'Harry avait été excessif, lui qui n'avait jamais eu de parents, ne pouvait nier qu'il ressentait la même chose. Pourtant, ce ne fut pas cette dispute qui lui sembla le plus important. Il vit rapidement l'exemplaire de la Gazette du Sorcier qu'avait amené Lupin, et outre l'accusation d'Harry et les propos calomnieux sur Dumbledore, il ne lui fallut pas longtemps pour tomber sur l'article des rafles de Né-Moldus. Regardant avec dégout l'article, puis portant son regard sur Hermione qui discutait avec Ron, il se dit que le temps était venu d'agir et qu'ils étaient restés trop longtemps au même endroit. Pourtant, lorsqu'il se dirigea vers la cuisine, ce fut avec surprise qu'il y vit Mondingus, Kreattur, et Harry en pleine discussion. Il ne put saisir cependant que la fin de la discussion, à propos d'une harpie du ministère, une femme ressemblant à un crapaud, et lorsqu'il vit la tête des trois autres, il comprit qu'il y avait un gros problème.

Le premier Septembre venait de passer, et lorsque Jonathan regarda par la fenêtre, il vit que l'habituel cohorte de mangemorts devant la porte s'était renforcé. Voir ces sorciers anti- moldus raillés par les passants le faisait de plus en plus rire, et c'était avec un plaisir non dissimulé qu'il passait quelques minutes chaque jour, à voir passer de nombreux moldus, à tel point qu'il se prit à penser qu'ils s'étaient tous passer le mot pour venir admirer ses gens bizarres surveillant la bizarrerie de la rue, à savoir que le numéro 12 n'existait pas. Pourtant, lorsqu'il entendit la porte d'entrée claquer, il s'arracha à cette douce contemplation pour aller faire le point avec Harry. Aujourd'hui, la grande nouvelle du jour était la nomination de Rogue au poste de directeur de Poudlard. Après avoir accordé une seconde de nostalgie aux trois anciens élèves, il demanda à Harry ce qu'il avait pu trouver d'autre.

Cela faisait déjà un mois, que abriter sous la cape de Harry et protégés par divers sortilèges, qu'ils se glissaient dans le Ministère de la magie, pour obtenir des informations sur Dolores Ombrage, ou sur le moyen de rentrer. Et après ce mois d'attente, Jonathan constatait avec satisfaction qu'ils étaient enfin prêts. Après avoir passé une demi heure à convaincre les deux récalcitrants, ils repassèrent une dernière fois le plan en revue. Harry, Hermione et Ronald devaient empêcher 3 employés d'aller travailler ce jour là, tout en prenant leurs tenues et des cheveux pour le polynectar. Une fois sur place, ils se rendraient dans le bureau d'Ombrage, et si ils ne trouvaient rien, tenteraient de regarder sur Ombrage elle-même. Pendant ce temps, Jonathan devait s'introduire dans le ministère et lancer de nombreux sortilèges et charmes pour suivre à la trace le trajet de ses trois compagnons, resté en liaison avec eux, le tout sans se faire prendre. Une fois de plus, Hermione lui demanda s'il serait capable de tenir avec tous ses sorts à gérer, et Jonathan lui répéta une fois de plus son incursion dans le ministère Russe avec sa grand-mère. Puis la discussion dériva sur les plans de Voldemort, Harry ressentant toujours cette envie intense de trouver Gregorovitch, et une fois de plus, Jonathan dut faire face au regard noir d'Hermione, qui semblait l'accuser de ne pas avoir enseigné assez bien l'occlumentie. Préférant ne pas déclencher de conflits avant une aussi grosse opération, Harry demanda à Kreattur d'amener le repas, moment toujours convivial, lorsqu'on voyait les dons de Kreattur en cuisine…