Le lendemain matin, Jonathan constata avec surprise qu'il n'était pas le premier levé. Lorsqu'il descendit à 6 heures dans la cuisine profiter des habituels petits pains beurrés de Kreattur, il vit Hermione, déjà prête, en train de passer en revue le plan et des accessoires. Lançant un rapide bonjour, il alla directement se servir, constatant avec amusement l'état quasi hystérique de Granger, qui n'avait apparemment pas remarqué son arrivée.
Ce fut lorsque Ron et Harry descendirent enfin, qu'elle leva les yeux de son sac et qu'elle consentit enfin à lâcher un bonjour général. Lorsqu'enfin tout le monde eut fini avec le petit déjeuner et qu'ils eurent calmé Hermione, Jonathan et Harry se rendirent invisibles, Ron et Hermione prirent la cape d'invisibilité, et le petit groupe se dirigea dehors pour transplaner, faisant attention à ne pas se faire remarquer par les habituels mangemorts surveillants.
Ils se retrouvèrent enfin dans une ruelle sombre, un endroit que Ron leur avait indiqué comme le point d'arrivé de beaucoup de transplanages. Finalement, après quelques sortilèges de stupéfixion, Hermione prit la place de Mafalda Hopkrik, Ron devint Reg Catermole, agent de la maintenance et Harry se transforma en un grand sorcier solidement bâtit, dont ils ignoraient le nom. Quant à Jonathan, il ne lui fallut pas longtemps pour neutraliser Hopper Perkins, petit cadre du tout nouveau bureau « Gestion du travail et des employés dans le ministère de la magie ». En clair, leurs membres avaient pour mission d'espionner leurs collègues et de coordonner les projets communs à plusieurs services, mais ils offraient l'immense avantage à Jonathan de pouvoir se déplacer presque partout dans le ministère sans trop susciter de questions. Après qu'Hermione est fait la distribution des jetons nécessaires à l'entrée dans le ministère de la magie, ils décidèrent d'entrer séparément, pour ainsi maximiser les chances qu'une personne parvienne à atteindre le bureau d'Ombrage.
Lorsque finalement ce fut son tour, Jonathan se dirigea vers le portique d'entrée, bondé de monde et inséra sa pièce pour rentrer. La première conclusion qui sauta à ces yeux, fut que les robes vertes, membres du nouveau bureau, semblaient occupés une place centrale dans le nouveau régime, tandis qu'il voyait de nombreux employés le regarder avec envie, certains avec dégout, et les autres avec cette lueur malsaine qui indique qu'ils sont prêt à tout pour parvenir à leurs fins. Il entra dans une cabine, mis ses pieds dans la cuvette et tira la chasse.
Après s'être remis correctement, il s'autorisa un rapide instant d'inspection pour faire un premier bilan de la situation. Si il ne parvenait à distinguer les membres du petit groupe parmi la foule, il vit sans difficulté se dégager au milieu de l'atrium, une immense statue représentant deux sorciers assis sur un immense trône, soutenu par une masse doré, avec inscrit en gros, LA MAGIE EST PUISSANTE. Si cette première impression le fit sourire, il le ravala lorsqu'il parvint à distinguer ce qui soutenait les sorciers. Des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, nues, contrastant ainsi avec les riches vêtements des sorciers, semblaient souffrir pour maintenir le trône en place. Si cette scène n'était qu'immortalisée par une statue, Jonathan ne pu s'empêcher de ressentir un profond dégout, faisant remonter à la surface son sentiment habituel envers les œuvres de son père, le fait qu'il cautionnait certaines idées, mais qu'il ne parvenait pas à comprendre pourquoi un garçon aussi brillant que Tom Jedusor n'avait pas essayé de devenir haut fonctionnaire au ministère. Il pensa quelques secondes à sa vie si son père avait embrassé la carrière ministérielle, mais il fut tiré de ses pensés par un petit individu qui manifestement l'attendait depuis longtemps.
- Bonjour Perkins, j'espère que vous vous souvenez de moi, Harkley du département des usages abusifs de la magie.
- Bien sûr, que croyez-vous ? lança Jonathan d'un ton méprisant et ennuyé, après s'être accordé le loisir de chercher rapidement dans les pensées de Harkley l'objet de sa demande, objet qui apparaissait très nettement et sans effort, comme si il avait passé son temps à ruminer ce qu'il allait pouvoir dire.
- Oui, excusez moi, c'est juste que vous êtes si occupés, vous les…, tenta de se racheter le petit employé, à présent tout penaud.
- Effectivement, nous sommes très pressés, et je n'ai pas de temps à perdre en bavardages. Concernant votre « signalement » de dysfonctionnements dans votre service, une enquête a été lancé. Et je suis sûr que nous saurons nous souvenir de ceux qui ont signalé le camouflage d'actes magiques de la part de Né-Moldus ou de traitres, ajouta-t-il en chuchotant.
- Je ne faisais que mon devoir, monsieur, signala le dénommé Harkley, dont la rougeur naissante signalait le contraire.
- Je vais vous laisser maintenant, des affaires urgentes.
- Bien sûr monsieur, passez une bonne journée monsieur.
Tandis que le petit homme partait, Jonathan dut se retenir de ne pas lui jeter une puissante malédiction, en voyant tous ces lâches qui ne voyait dans le nouveau régime, non pas un accomplissement de leurs idées mais un simple moyen d'avancement. Comme il le pensait,si ils voulaient régler leurs comptes avec d'autres, qu'ils le fassent eux mêmes. Puis il se souvint qu'il devait assurer la surveillance de l'opération, et il se dirigea vers une file d'attente pour prendre un ascenseur. Alors que son ascenseur s'arrêtait enfin au troisième étage, Jonathan se dépêcha de rejoindre son bureau afin de commencer à forcer les différents enchantements du ministère. Lorsqu'Hermione et lui avaient travaillé dessus, ils en étaient arrivés à la conclusion que des sortilèges de détection un peu améliorés jetés sur le groupe, couplés avec des sortilèges pour dissimuler l'intrusion, suffiraient à Jonathan pour avoir des informations précises sur les gens environnants, ainsi que sur les locaux. Au square Grimmaurd, ils avaient étudié un journal provenant de la famille de Jonathan, où l'un de ses ancêtres décrivait sa tentative d'espionnage de toute une école. Il avait décrit les nombreux enchantements qu'il avait employés, mais c'était surtout les dernières notes qui les avaient particulièrement intéressés. Si obtenir des informations sur des personnes proches des cibles des sortilèges, était facile, il recommandait la plus grande prudence pour les lieux tels des bureaux ou des salles de classes. Apparemment, situé trop loin des cibles, les sorts qu'ils avaient décris pouvaient engendrer des perturbations dans les pièces, ce qui ne manquerait pas d'alerter ses occupants.
Fort de toutes ces informations, et après avoir pris toutes ces précautions, Jonathan se mit à chercher Harry, Ron et Hermione. Ce qu'il vit le surprit au plus au point. Ronald Weasley était au niveau 2, dans un bureau, Harry Potter était comme prévu au niveau 1, se dirigeant vers le bureau d'Ombrage, mais Hermione Granger prenait la route des salles de jugements un peu plus loin. Ne comprenant pas grand-chose à ce qui arrivait, il décida de se focaliser sur Harry. Apparemment, cela se déroulait bien pour lui, il venait de pénétrer dans le bureau et il commençait ses recherches. Soucieux du bon succès de l'opération, Jonathan approfondit sa perception sur la pièce à coté, mais il ne ressentit aucune alerte chez les 12 personnes, juste un profond sentiment d'étonnement. Pourtant, une nouvelle personne venait d'apparaitre dans son champ de vue, et, en si intéressant un peu plus, il vit avec horreur le ministre de la magie Thicknesse qui voulait apparemment se rendre dans le bureau d'Ombrage. Passant rapidement un message mental à Harry lui signalant l'intrus, il resta en place pour suivre la scène. Avec un profond soulagement, il sentit Harry sortir de la pièce, et se diriger vers les ascenseurs. Lorsqu'il lui apprit que le médaillon ne se trouvait pas dans le bureau, Jonathan lui signala que Ron était tout près, et qu'ensemble, ils devaient se diriger vers Hermione. Après avoir analysé la situation d'Hermione, il lui confirma qu'Ombrage se trouvait bien à ses cotés, et qu'avec un peu de chance, elle portait ce fichu médaillon. Finalement, lorsqu'il revint sur les garçons, Ron était de nouveau reparti vers le bureau du fonctionnaire, tandis que Harry venait de se débarrasser de Mr Weasley, et se dirigeait vers les salles d'audiences. Cependant, lorsqu'il approcha de la salle, Jonathan ressentit un mal de tête s'installer, et qui allait en s'intensifiant. Il en parla à Harry, qui lui signala la présence des détraqueurs, puis celui-ci lui dit de ne pas chercher à le suivre et rester en attente ou de surveiller Ron. Ce fut avec un profond regret qu'il laissa Harry seul, mais ce fut avec un léger sentiment d'inutilité qu'il fixa son conscience sur Weasley. Apparemment, il venait de solutionner son problème, et il se dirigeait vers un ascenseur. L'ayant mis au courant, il lui conseilla d'attendre dans l'Atrium, et de lui signaler tout comportement suspect. Tandis qu'il restait quelques minutes en attente, il se mit à détester cette situation et ce fut presque avec soulagement qu'il sentit que Ron avait besoin de lui. Après s'être focalisé sur lui, il comprit avec horreur, qu'Harry avait enlevé l'œil de surveillance du bureau d'Ombrage, et que le ministère commençait à s'alerter. Il ordonna à Ron de rester dans le coin et de faire ce qu'il pouvait, puis il se força à revenir sur les 2 autres. Ce fut avec surprise qu'il ne sentit plus l'aura des détraqueurs, mais un sentiment de peur chez une vingtaine de personnes et une sourde résolution chez Harry. Le prévenant de la situation, il lui dit de faire au plus vite, et annonça qu'il mettait fin à tous ses sortilèges pour partir aussi. Lorsqu'il sortit de son état second, il ressentit une profonde fatigue, et constata avec horreur qu'il ne pourrait sans doute pas recourir à ses sorts les plus puissants. Se sentant complètement démuni, mais désireux de sauver sa peau, il sortit de son bureau, puis s'étant assuré que personne ne rodait dans les couloirs, il se dirigea en courant vers l'Atrium. Lorsqu'enfin il y parvint, il vit une foule de sorciers qui commençait à verrouiller les issues, tandis que Ron essayait tant bien que mal de discuter avec l'un deux. Sentant que Harry n'était plus très loin, il lança un tonitruant STOP qui résonna dans toute la salle. Il se dirigea vers celui qui restait au milieu et qui semblait être le chef.
- Peut on savoir ce que vous êtes en train de faire ?
- Je, on nous a ordonné de boucher les sorties, des… tenta maladroitement l'homme.
Voyant que son déguisement semblait avoir une certaine autorité, il décida d'en profiter.
- Et comment je fais avec mes Nés-Moldus ? On vient à l'instant d'ordonner de le mener à Azkaban, et je n'ai pas envie de passer une heure de plus avec cette pourriture. Alors, vous les attendez et vous ferez votre travail après.
- Mais, c'est un ordre de…
Ce fut à ce moment que, sortant de l'une des issues, déboucha une vingtaine de personnes, menées par Harry et Hermione.
- Venez tous ici les Nés-Moldus avec votre escorte, hurla t'il en direction de Harry. Puis s'adressant au sorcier chargé de verrouiller les entrées, vous voyez, les voila, on fait ça vite, vous faites votre travail après, et je m'assurerais de ne pas l'oublier.
- Bon, d'accord, allez y, on les laisse passer les gars, ordonna t'il à ses hommes.
Impressionné par la chance qu'ils avaient eu jusque là, ce fut avec une immense surprise qu'il vit tout le monde commencer à prendre les sorties restantes, et pourtant, lorsque Yaxley, un mangemort, hurla qu'ils organisaient une fuite de sang de bourbe, il fut presque satisfait de retrouver son habituel poisse. Tout alla très vite, il vit les derniers Né-Moldus se précipiter vers les sorties encore utilisables, la lame d'Harry sortir de son fourreau pour poignarder le fonctionnaire qui avait tenté de le saisir, et quant à lui, il eut juste le temps de tenter de stupéfixer Yaxley avant qu'Hermione et Ron les saisissent pour sortir. Il n'opposa d'ailleurs pas de résistance, puisque le sortilège qu'il avait lancé l'avait complètement vidé, et en sortant de la cuvette, il demanda à Harry de l'aider, car il ne serait pas capable de transplaner seul, comme il ne fut pas capable, comme les 3 autres de voir Yaxley saisir Hermione avant qu'ils ne transplanent et qu'il ne s'évanouisse.
Lorsqu'enfin il se réveilla, l'endroit dans lequel il se trouvait, lui fut totalement inconnu. Il était allongé sur un lit de camp, sous ce qu'il identifia être une tente de sorcier. Malgré la forte odeur de chat, l'intérieur respirait la quiétude, et il ne fut pas surpris de voir Hermione arriver.
- Il est réveillé, lança t'elle aux autres, puis se penchant vers lui, ca va mieux ?
- Plus ou moins, qu'est ce qu'on fait là ?
- Yaxley nous a suivi, il est au courant pour le square Grimmaurd, fidelitas ne le protégera plus. Je nous ai alors conduit dans le premier endroit qui me passer par la tête…
- Une tente, lança t'il perplexe, tandis que son mal de tête revenait.
- Non, rigola t'elle, on est dans le bois de la coupe du monde de Quidditch, cette tente appartient à un collègue de Mr Weasley, on l'a monté en attendant que tu te réveilles.
- Alors, le serpent est plus solide qu'il en a l'air ?
- Va mourir Potter, j'ai le pire mal de tête de ma vie, je ne vais pas pouvoir supporter tes sarcasmes bien longtemps.
- Ouais, mais t'a plus rien pour me faire payer…
- Et l'Horcruxe, rappela Jonathan, préférant ignorer la réflexion.
- Il est là, tiens, dit Ron tout en lui montrant le médaillon.
Lorsque Jonathan se saisit du médaillon, il ressentit une envie profonde, une envie qui vivait avec lui, mais qu'il n'avait que rarement écoutée. Il voulut les rabrouer, leur reprocher ce demi échec, et surtout il ressentait une profonde haine pour Granger, qui n'avait pas sut repousser Yaxley. Son combat intérieur devait être évident, puisque lorsqu'il ouvrit la bouche pour lancer une réflexion à Hermione, Harry lui saisit immédiatement le médaillon et lui administra une claque. Malgré l'air un peu choqué des 2 autres, Jonathan parut soulagé de la tournure des événements.
- Je préfère ne pas le prendre, d'ailleurs, il ne faut pas que je le prenne.
- Pourquoi, lança naïvement Ron
- Cela me rappelle de mauvais souvenirs préféra répondre Jonathan
Apparemment, ils avaient déjà essayé d'ouvrir le médaillon, mais celui était resté clos. Pourtant, un autre problème venait d'apparaître. Avec la fuite de la maison, ils n'avaient sur eux aucune nourriture, et lorsqu'Hermione leur ramena une poêle de champignons qu'elle venait de cueillir, les 3 garçons ne purent réprimer un sentiment de dégout. Finalement, après ce modeste repas, ils décidèrent d'établir un tour de garde, en excluant pour le moment Jonathan, presque incapable de tenir sa fourchette lui-même. Mais pendant la nuit, ce fut Harry qui le réveilla avec ses hurlements stridents. Lorsque celui-ci fut en mesure de parler, il leur expliqua que Voldemort avait trouvé Gregorovitch, et que l'objet qu'il cherchait avait été dérobé par un jeune homme blond au marchant de baguette. Ce fut sur ces paroles, qu'Hermione le remplaça pour la garde, et les garçons allèrent se coucher, méditant sur cette nouvelle lubie de Voldemort.
Le lendemain fut sûrement l'une des journées les plus consternantes de Jonathan. Il apprit de nombreuses choses, mais aucune ne lui parurent satisfaisantes. La première fut que lorsqu'ils durent déménager à 7 heures du matin, heure qu'il trouva horriblement tôt. Ensuite, lorsque quelqu'un portait l'Horcruxe, ses capacités magiques étaient fortement diminuées. Le fait fut démontré lorsqu'Harry revint à leur nouveau campement sans aucune nourriture, mis en fuite par des détraqueurs, Hermione, en lui enlevant le médaillon, ne fit que confirmer les soupçons de tout le monde. Ensuite, il parvenait de moins en moins à supporter ce pitoyable Ronald Weasley, qui embarqué dans la plus grande quête de ce siècle, ne pensait qu'à 2 choses, lui et son estomac. Et enfin, il ne s'était jamais sentit aussi faible, et surtout, le manque d'informations sur leur prochaine destination le rendait complètement amorphe. Chose encore plus grave, Ronald s'était mis en tête de ne plus leur faire prononcer le mot Voldemort, mais ils devaient parler de Tu Sais Qui maintenant, et pour une raison inconnue, Jonathan sentait qu'il y avait une bonne raison à ce changement. Et ce fut presque avec dégout de lui-même qu'il dut appuyer cette mesure à des Hermione et Harry franchement étonnés que les deux autres tombent d'accords.
Durant les semaines qui suivirent, il n'assista qu'à débats stériles et mauvaise volonté. Ils avaient tenté de déterminer un endroit pour les Horcruxes, mais les seules recherches qu'ils entreprirent touchaient l'orphelinat où avait vécu Tom Jedusor. Et à la place, un building flambant neuf s'élevait, renforçant ainsi la morosité, surtout que chacun campait sur ces positions. Hermione voulait commencer par l'orphelinat et ne voulait pas entendre parler de Poudlard. Harry pensait dur comme fer à Poudlard et savait déjà qu'ils ne trouveraient rien ici. En effet, ce petit bâtiment miteux, où Tom avait passé les pires années de sa vie, ne pouvait mériter l'honneur d'abriter un Horcruxe du grand Voldemort. Ron ne pensait qu'à manger, et lui-même ne supportait plus son état de faiblesse actuel. Leurs habituels changements d'emplacements n'étaient ainsi bercer que de non dit, et de discussions stériles sur Gregorovitch et le voleur. Il semblait ainsi que Voldemort attachait une importance capitale à cet homme, même si Hermione ne voulait pas entendre parler de ces visions et que Ron voulait plus de nouvelles sur les actions de Voldemort. Et il ne fut pas étonné, qu'un soir d'automne, la crise éclata.
Encore une fois, ils s'étaient arrêtés en rase campagne et Hermione avaient du leur préparer des poissons carbonisés qu'Harry venait de pêcher.
- Ma mère, dit Ron, est capable de faire apparaitre de délicieux petits plats, tandis qu'il regardait avec dégout son assiette.
- On aimerait savourer ce succulent repas Weasley, alors s'il te plait, mange en silence, tenta désespérément Jonathan, en sachant pertinemment que cela ne pouvait en rester là.
- Eh, je ne t'ai pas…
- Ca va Ron, ca va, l'interrompit Hermione alarmée, toute en se plaçant entre les deux, ta mère ne peut pas, la nourriture est la première exception à la loi de Gamp sur la métamorphose…
- On peut savoir ce que ca veux dire, continua Ron qui la regardait maintenant avec des yeux sombres.
- On ne peut pas faire apparaitre de la nourriture, on ne peut que la transformer, la…
- C'est sur que je voudrais bien transformer ça, tandis qu'il touillait son poisson.
- Ca va Ron, on a compris, on fait ce qu'on peut, tenta de calmer Harry qui avait manifestement envie de se reposer.
- Si monsieur n'est pas content, il ira pécher, et il préparera le diner dit Hermione à présent furieuse.
- Silence, j'entends quelqu'un dehors trancha Harry en se levant et en allant voir.
Effectivement, un groupe semblait s'être arrêté près de la cascade à une centaine de mètre de la tente, et ce fut avec gratitude qu'ils prirent les oreilles à rallonges que leur tendit Hermione.
Quelques secondes après, ils purent entendre la voix d'un homme au ton las :
- Il devrait y avoir des saumons ici pourtant. Accio Saumon.
Il y eut des clapotements puis quelqu'un poussa un grognement approbateur et derrière, d'autres voix, qu'ils ne comprenaient pas semblaient commenter l'événement. Puis des flammes jaillirent, et de grands ombres passèrent entre le feu et la tente. Apparemment, les intrus s'étaient installés vers les limites du champ de protection. Un fumet de saumon s'éleva, tentateur pour des personnes qui mangeaient à la va vite, puis la voix parla de nouveaux.
- Tenez, Gripsec, Gornuk.
Apparemment, le petit groupe contait quelques gobelins, et ils ne furent pas surpris de reconnaitre l'habituel ton rauque de la race gobeline.
- Merci, dirent t'ils en Anglais.
- Alors, cela fait combien de temps que vous êtes en fuite, vous ? demanda une nouvelle voix, mélodieuse et rassurante.
- Six semaines, peut être sept. J'ai rencontré Gornuk et Gripsec il y a trois semaines, cela fait du bien d'avoir de la compagnie, répondit l'homme au ton las. Et toi, pourquoi est tu partis Ted ?
La discussion continua pendant une bonne demi-heure. Jonathan apprit ainsi que le dénommé Ted était le père de Tonks, de l'ordre du phénix, et qu'il était parti parce qu'il était un né-Moldu. Avec eux, Dean, un camarade de Poudlard, était dans la même situation, il avait refusé de se faire enregistrer. Mais surtout, il apprit que des élèves avaient tenté de voler l'épée de Gryffondor, mais que Rogue les en avait empêché, pour l'envoyer alors à Gringots. Ce qui faisait beaucoup rire les gobelins, c'est que l'épée qu'ils avaient reçu était fausse. Puis, il y eut un passage sur la Gazette qui continuait d'insulter Harry et le Chicaneur qui le défendait, mais déjà Jonathan n'écoutait plus. Il venait de se souvenir de quelque chose sur les lames fabriquées par des gobelins mais il n'arrivait plus à remettre la main dessus. Il ne put alors qu'acquiescer la proposition d'Hermione, lorsqu'elle proposa de demander au tableau de Phineas Nigellus, un aperçu de la situation, même si il fut étonné qu'elle y ait pensée à l'amener. Pourtant, à la fin de la conversation, Jonathan ne se sentit plus du tout fatigué, il se souvenait des lames de gobelins et de leurs propriétés. Elles passaient pour pouvoir détruire n'importe quoi, et l'histoire de Nigellus sur Dumbledore fendant une bague avec l'épée de Gryffondor ne fit que renforcer ce qu'il savait. L'épée pouvait DETRUIRE les Horcruxes. Et ce fut avec une joie communicative, qu'il se leva et commença à discuter avec Hermione et Harry des possibilités de cachette de la vraie épée, laissée dans un coin par Dumbledore. Pourtant, lorsqu'Harry demanda à Ron son avis, un froid retombât sur la tente.
- Tiens, vous vous souvenez de mon existence ? dit-il
- Quoi ?
Mais Jonathan devina immédiatement ce que voulait dire Ronald. Ce petit ricanement, et cet air faux, il l'avait déjà vu dans son miroir.
- Continuez tous, il ne faudrait pas que le médiocre Ron vous embête.
- Qu'est ce que tu veux dire Ron, tu ne… tentas désespérément Hermione tandis que ses yeux commençaient à rougir.
- Tu sais très bien Hermione, regarde les, les deux là, à discuter de choses qu'ils ne savent pas alors qu'ils sont persuadés de tout savoir.
- Que je ne sais pas, que je ne sais pas répéta Harry, refusant manifestement de comprendre.
- Allons Harry, tu vois bien où il veut en venir. On part chercher des objets cachés par un mage noir, et on ne mange pas à notre faim, et surtout, il n'y a pas de panneaux.
- Silence toi ! hurla Ron, les traits déformés par la colère, puis se retournant vers Harry, on croyait que tu savais ce que tu faisais, en fait tu ne sais rien, tu…
- Alors c'est ça, le petit Ron à sa maman veut jouer aux héros, mais…
A cet instant, Ron lui fonça dessus, avec une envie manifeste de le frapper. Heureusement, il avait sortit sa baguette et il ne fut pas difficile de repousser Ron, sous les hurlements d'Hermione.
- Je n'aurais jamais cru ça, mais va-t'en Ron, dépose l'Horcruxe, et va retrouver ta famille pour les protéger.
Manifestement, jamais Harry n'avait parlé avec un ton aussi méprisant, mais il en fallait plus à Ronald pour abandonner. Il déposa le médaillon, puis se tourna vers Hermione.
- Tu viens avec moi ?
- Je, non..., oui, je reste, Ron, je ne peux pas partir parvint à dire Hermione complètement sous le choc, on avait dit qu'on…
- D'accord, c'est lui que tu choisis. Je me souviendrais de tes discours lorsque tu me disais que tu en avais marre.
Et sur cette dernière réplique, il sortit, laissant Hermione à genoux en pleurs, Harry complètement dégouté de son meilleur ami, et Jonathan qui ne semblait pas surpris…
