Et hop, un nouveau chapitre de fait. Désolé pour le retard, normalement, je me force à rester sur le rythme un chapitre par semaine, mais là, j'ai eu d'énormes soucis avec Orange pour mon accès Internet. Il a fallu que je râle à des techniciens qui venaient installer une ligne dans l'entreprise où je travaille pour qu'enfin ils me reconnectent…
Comme je l'avais annoncé au début, je suis ouvert à toutes les critiques, mais apparemment, vu le nombre de rewiews, vous n'avez pas grand-chose à dire, et comme dit la bonne vieil expression, « qui ne dit rien, consent ». Donc, surtout n'hésitez pas, ca me prouvera au moins que je n'écris pas que pour mon plaisir personnel… Merci à tous.
Sinon, durant cette panne, j'en ai profité pour relire les chapitres précédents et modifier certaines phrases ou fautes d'orthographes. Je ne garantit rien, mais ça devrait être lisible maintenant.
Au fait, pour ceux qui se poseraient des questions sur la petitesse de cette fic (si, si, je suis le premier dans ce cas), je n'ai repris le tome 7 que pour poser mes personnages, je n'avais pas envie de commencer une fic 15 après en expliquant tout ça en trois lignes.
Lorsque Jonathan se réveilla le lendemain matin, la première chose qu'il vit fut la couchette vide de Weasley. Ainsi, la seule personne inutile du groupe venait enfin de le quitter. Malgré la joie qui accompagnait cette nouvelle, il ne pouvait s'empêcher de ressentir une légère pointe de regret sur son attitude de la veille. Il l'avait laissé partir comme ça, comme une fleur, en conservant tous ses souvenirs et sans aucune garantis qu'il n'allait pas aller les dénoncer. Plus il y repensait, et plus il se disait qu'il aurait du lancer au moins une amnésie sur cet incapable traitre roux. Mais lorsqu'il vit Hermione affairée dans la cuisine, les yeux rougis, larmes ou manque de sommeil se demanda t'il, il préféra ne pas s'étendre sur le sujet, conscient qu'évoquer la torture de Ronald Weasley, n'était pas forcément le meilleur moyen de réaffirmer une cohésion de groupe déjà mise à mal…
Ainsi, il avala avec silence son petit déjeuner, priant quand même pour que la prochaine fois, Granger ne laisse pas les maigres tranches de pain bruler…, et il alla ramasser ses quelques affaires. Lorsqu'enfin, ils sortirent de la tente et commencèrent à lever les protections et à ranger le matériel, il la vit jeter de nombreux regards aux alentours, et décida de se charger lui-même de toute l'intendance, car la jeune fille semblait bien décider à rester sous la pluie pour attendre son ami. Finalement, une heure après l'heure prévue, ils se donnèrent la main et transplanèrent enfin. Complètement miné par le moral au plus bas de ses deux comparses, Jonathan les laissa réaliser la situation, tandis que lui, bien décidé à ne plus manger des produits naturels douteux, se dirigea vers le village moldu le plus proche afin de grapiller quelque nourriture.
Dans les jours qui suivirent, le cas Weasley semblait peu à peu s'éloigner, même si Hermione affichait toujours une mine d'enterrement de temps en temps. Le problème, c'était que cette morosité était contagieuse, et que, même si il ne voulait pas l'admettre, certaines doléances de Weasley avaient un certain fondement. Malgré le fait qu'ils aient récupéré le médaillon, ils n'avaient pas plus avancé. Le médaillon restait imperméable à toute tentative de destruction, même avec la magelame qui n'avait apparemment pas été conçu pour lutter contre la magie noire, et les autres Hoxcruxes et l'épée restaient introuvables. Ce vieux fou de Dumbledore, si jamais il avait trouvé quelque chose, avait emporté ses secrets dans sa tombe, et Jonathan sentait que cela commençait à exaspérer Harry. Ainsi, après avoir passé une majeure partie des soirées de Novembre à élaborer de pitoyables hypothèses, Décembre s'annonçait comme le mois de Phineas Niggelus, puisque, lassée par des conversations stériles, Hermione avait pris l'habitude de le laisser sortir de son sac, déposant ainsi le tableau sur une chaise, pendant que les uns et les autres essayaient d'en savoir le plus possible sur la situation de l'école, ou sur la localisation du petit groupe. Ainsi, à l'approche de Noël, ils avaient appris que Severus Rogue, nouveau directeur de Poudlard, devait faire face à des continuelles rébellions d'élèves, même si il avait tenté tant bien que mal de restaurer l'ordre par une remise au gout du jour des décrets d'Ombrage.
Et ce fut lors de l'une de ces soirées sans importance, qu'Hermione, pelotonnée dans un fauteuil en train de lire Les contes de Beedle le Barde anima la soirée.
- Au fait, Jonathan, tu n'aurais jamais vu ce symbole, dit elle en montrant le haut d'une page.
Un peu dubitatif, il prit le livre, encore un objet inutile de Dumbledore, se dit' il, et regarda le fameux symbole. Ce qu'il vit l'interloqua, mais ce fut Harry qui exprima sa pensée :
- C'est la marque de Grindelwald.
- Quoi ?
- Oui, Harry a raison, elle est assez connue en Europe de l'est, et je peux te certifier qu'il s'agit de sa marque. Par contre, je ne comprends pas pourquoi elle est dans un livre pour enfants…
Ils restèrent ainsi bloqués pendant quelques secondes, contemplant cette gravure sur un livre de contes, puis finalement, Harry rompit le silence.
- Ecoutez, j'ai bien réfléchi, et je veux aller à Godric's Hallow.
- Oui, pourquoi pas, laissa échapper Hermione, perdue dans ses pensées. Cela risque d'être dangereux, mais on devrait y aller.
- Tu es sérieuse, demanda Harry, étonné, je croyais que tu pensais que l'on pourrait nous attendre là bas ?
- Oui, je sais, mais j'ai réfléchi depuis, et je viens de me rendre compte de quelque chose.
- Eclaire nous Granger, parce que là, franchement, on ne te suit pas, dit Jonathan tout en remarquant qu'Harry semblait aussi perplexe que lui.
- Je vais finir par croire que je suis la seule à réfléchir un peu ici, l'épée, l'épée de Gryffondor, je suis certaine que Dumbledore l'a laissé là bas, il savait que l'on y penserait.
Pendant qu'il laissait les deux autres discuter sur le village et sur le plan à mettre en place, Jonathan faisait le point sur cette décision pour le moins surprenante. Apparemment, Granger semblait persuader de ses arguments, et il se doutait bien que Potter voulait voir la tombe de ses parents. Mais, lui, qu'irait 'il faire là bas, surtout qu'ils n'avaient toujours pas de moyen pour détruire les Horcruxes…
Finalement, lorsqu'Hermione parla de recourir à nouveau au polynectar, il prit sa décision :
- Je ne viens pas.
- Quoi ! Mais nous allons avoir besoin de toi, nous ne savons pas ce qui peut
- Pas besoin, tu auras Potter avec toi pour te protéger. Et puis, comme qui dirait, mieux vaut éviter de réunir tous ses œufs dans le même panier, si il arrivait malheur à un groupe, l'autre pourrait venir le chercher.
- Et qu'est ce que tu vas faire pendant ce temps, lança Hermione d'un air où le soupçon n'était qu'à peine dissimulé.
- Cela fait un moment que je veux m'introduire chez Barrow et Beurk, je trouverais peut être un moyen de détruire les Horcruxes chez eux, voir même l'un d'entre eux.
- Je suis d'accord, Hermione et moi pourront nous débrouiller seuls, et comme ça, nous n'aurons pas à y retourner après.
- Mais co… comment ferons nous pour rester en contact ? interrogea Hermione, cherchant manifestement un moyen de faire chuter ce plan.
- Un sortilège assez simple, mais plutôt archaïque, dit le sortilège du message. Harry sait le lancer, il suffira que je sois prêt à le réceptionner, et nous pourrons parler dans un périmètre de 500 km comme si nous étions à coté. Surtout que personnellement, il va me falloir du temps pour pouvoir pénétrer les défenses de Barrow sans me faire remarquer. Donc, pendant quelques temps, ce sera plus simple que nous soyons séparés, je pourrais ainsi travailler au calme et vous ferez ce que vous avez à faire.
- Je suis d'accord, et puis on restera en contact, donc si vraiment il y avait un souci, l'autre pourrait venir aider.
- Bon, d'accord, je suis en minorité, mais je persiste à penser que c'est une mauvaise idée, et…
- Bah, nous verrons bien après, l'interrompit Jonathan, pour le moment, allons faire notre dernier repas ensemble, je pars pour le chemin de traverse demain matin.
Après les exploits du ministère, Jonathan se doutait que son père avait été mis au courant que Potter était accompagné par une personne supplémentaire, et il y avait de grandes chances qu'en fouillant un peu, il réalise qui était derrière tout ça. Pour cette raison et quelques autres, il décida de ne pas louer de chambre au Chaudron baveur, et il se mit en quête d'un hôtel moldu qui pourrait l'accueillir quelques temps. A la fin de la journée, étalé sur son lit, Jonathan se disait qu'il venait de connaitre la pire journée de son existence. Malgré les conseils d'Hermione pour se fondre dans la société Londonienne et les livres Sterlings qu'il s'était procuré en Russie, il lui avait fallu une heure pour se retrouver dans le quartier du pub sorcier, et il avait encore mis une heure à planifier un speech tout près pour supporter des éventuelles questions. Pourtant, cela ne l'avait pas empêché de se ridiculiser devant une grande partie du personnel de l'hôtel, qui devait le prendre pour un fou ou un ahuri. Et encore, s'il n'y avait que ça… Lors du diner organisé dans une grande salle à manger au rez-de-chaussée, il avait du subir les multiples doléances de ses voisins de table, allant du papy qui passait son temps à critiquer la jeunesse, aux serveurs qui manifestement n'appréciaient pas leur boulot et le faisaient sentir aux clients, pour finir par le supporter primaire d'une équipe de « Football », appelé « Arsenal », qui voulait connaitre son équipe favorite et qui devant son manque de réaction, lui assenait les plus beaux moments de sa vie de supporter. Seul oasis dans ce désert, une jeune femme enceinte, manifestement a peine plus âgée que lui, et qui semblait tout autant s'ennuyer. Ainsi, il ne fut pas étonné, lorsqu'un soir, celle-ci s'assit à sa table et chercha à entamer une conversation un tantinet structurée.
Entre deux soupes de supermarché, il apprit alors qu'elle s'appelait Megan Swift, qu'elle avait 19 ans, et qu'elle venait d'arriver à Londres l'année passée. Ne voulant pas passer ses dîners à se demander s'il devait massacrer toute la pièce, il essaya de lui répondre le plus sincèrement possible. Elle fut surprise d'apprendre qu'il venait de Russie, mais elle eut la délicatesse de paraître compatissante lorsqu'il lui dit qu'il cherchait sa mère en Angleterre. Les jours passant, il se mit à apprécier ses petites conversations, véritables moments de plaisirs volés durant des journées harassantes. Car pourtant, du travail, il en avait. Obligé de se rendre chaque matin au Chaudron Baveur sous le couvert de l'invisibilité et quelques autres sortilèges de protections, il avait vite déchanté devant la complexité des protections appliquées à la boutique. Barrow savait que ses objets contenaient des parcelles de magie noire, et il entendait bien l'utiliser pour les protéger. Ainsi, jour après jour, il travaillait minutieusement, petit à petit pour ne pas se faire remarquer, mais se doutant bien qu'il n'aurait pas fini avant plusieurs semaines.
Il ne préféra pas le cacher à Harry, et fut profondément soulagé lorsqu'il apprit qu'Harry et Hermione avait pu échapper au piège tendu par Voldemort à Godric's Hallow. Il déplorait la destruction de la baguette de phénix, mais rappela à Harry que lorsque Voldemort avait voulu changer de baguette pour le tuer, la tentative s'était révélée infructueuse. Puis, lors du contact suivant, il lui apprit que Ron était revenu, il lui raconta l'histoire de la biche patronus qui les avaient menés à l'épée, aboutissant ainsi à la destruction du médaillon. Profondément remonté par ses bonnes nouvelles, Harry lui apprit qui comptaient rendre visite au père de Luna, afin d'en apprendre un peu plus sur la marque sur le livre de Beedle le Barde. Jonathan approuva l'initiative, annonçant de son coté que ces démarches avançaient bien et qu'ils seraient à nouveau réunis. Avant de clore la conversation, il le mit au courant des mises en garde de Ronald. Apparemment, le nom de Voldemort avait été placé sous tabou, quiconque le prononçait pouvait s'attendre à voir débarquer une escouade de mangemorts peu après.
Ainsi, le lendemain soir, en rentrant de ces habituelles sorties, il se sentait enfin heureux, sentiment qu'il n'avait plus connu depuis bien longtemps. Ils avaient trouvé un moyen de détruire les Horcruxes, ils avaient à nouveau un plan de route et quant à lui, il pourrait dès le lendemain pénétrer dans la boutique de Barrow et Beurk, et ses habituels sauts d'humeurs semblaient s'être envolés. Même le retour de Ronald Weasley ne parvenait pas à éteindre ce sentiment de réussite, le fait étant qu'ils touchaient enfin au but et que le dénouement était proche. Aussi, au repas, il annonça à sa nouvelle amie qu'il allait partir le lendemain, et la moue qu'elle fit à cette nouvelle suffit à lui ôter ce sentiment d'allégresse.
- Oh, alors tu pars, je…
- Oui, il faut vraiment que je parte, finit 'il par dire après avoir contemplé ce visage anéanti, ils ont trouvé des nouvelles de ma mère, je vais enfin connaître mon passé, je…
- C'est bien, je suis sincèrement très contente pour toi.
Et ils restèrent assis comme ça pendant quelques secondes, à se chercher, puis à se fuir des yeux. Jonanthan avait le sentiment qu'il devait dire quelque chose, mais il ne parvenait pas à trouver quoi.
- En tout cas, j'ai vraiment été très heureuse durant ces trois semaines, j'avais oublié à quel point la compagnie d'un homme pouvait être agréable, lâcha t'elle en se levant. Bonne chance pour la suite.
Et enfin les rouages s'enclenchèrent. Le fait qu'elle semblait toujours sur la défensive, qu'elle n'avait jamais de visite et surtout, qu'elle était enceinte. Au moment où il voulu se lever pour la retenir, même si il savait pertinemment que sa décision tenait du n'importe quoi, une puissante douleur le saisit à l'intérieur de sa tête.
- CE N'EST QU'UNE MOINS QUE RIEN, vas y, frappe la, TUE LA !
Il dut se retenir pour ne pas vomir et se plier sous l'effet de la douleur, et ce fut complètement nauséeux qu'il courut se réfugier dans sa chambre, pour tenter au mieux de surpasser la crise.
Le lendemain soir, lorsqu'il demanda à la « réception » des nouvelles de Megan, on lui répondit que la jeune fille était partie tôt ce matin, et elle avait rendu sa clé. Ce fut donc peiné et malade qu'il se rendit ce matin sur le chemin de traverse, ne comprenant pas comment la veille, il avait pu être heureux. Pourtant bien résolu à finir son travail, il se dirigea vers l'allée des embrumes, passant une nouvelle fois sur le fameux chemin de traverse, transformé maintenant en une véritable rue d'une république communiste, des affiches vantant le régime partout et des indigents à tout coin de rue. Après s'être remis à niveau, il mit en place ses derniers sortilèges, et constata avec soulagement qu'il pouvait pénétrer chez Barrow et Beurk en paix. Pourtant, au bout d'une demi-heure de recherche, il dut se rendre à l'évidence. Voldemort n'avait jamais caché le moindre Horcruxe ici, mais il fit quand même l'acquisition de quelques pièces intéressantes. Outre un livre apparemment antique, traitant de la destruction d'Inféris, il remarqua aussi un ouvrage sur l'art de la Légilimencie, poussée au paroxysme par la magie noire, et, rareté parmi les raretés, une bague catalyseur, qui servait à contenir de l'énergie pour ensuite pouvoir l'utiliser dans n'importe quelles circonstances. Léger défaut, pour se recharger, la bague aspirait une partie de l'essence vitale des personnes tuées grâce à des sorts de magie noire. Se promettant de ne l'utiliser uniquement contre les mangemorts, il rafla son maigre butin, ainsi qu'une petite dose de FeuDeymon, élément qu'il pensait assez puissant pour détruire un Horcruxe. Lorsqu'il s'apprêta à quitter la boutique, il ressentit un poids supplémentaire sur sa hanche, et il s'aperçut de la présence de la magelame de Potter. Se doutant qu'elle n'était pas arrivée ici pour rien, il lança rapidement quelques sorts d'améliorations, tel le charme de rapidité, puis toucha la lame. Tel un portoloin, il sentit que la lame le transportait près de son propriétaire, pourtant, contrairement à un portoloin, une douleur le traversa au moment où il se sentait arrivé, l'empêchant de faire quoi que ce soit. Il tenta de se ressaisir le plus rapidement possible, mais au moment où il sentit la douleur s'estomper, il entendit ces mots terribles :
- Exceliere ! Et ce fut le néant.
- HERMIONE, HERMIONE !
Bien qu'il se soit entrainé toute sa vie à subir et contrecarrer de puissants sortilèges, la version que l'on venait de lui lançer l'avait complètement mis hors service. Il ne voyait toujours rien et ne sentait aucun de ses membres. Tout juste si il entendait hurler, puis discuter à coté de lui, des voix qu'il parvint à identifier comme celles de Weasley et Potter. S'apercevant qu'il était réveillé, Harry se dirigea vers lui et tenta de lui parler, paroles qu'il ne saisissait peu, comme à travers une vieille radio. Revenant peu à peu à lui, il regarda autour de lui, pour voir qu'ils n'étaient pas seuls dans la pièce. Deux adolescents, un vieux monsieur et un elfe de maison complétaient le trio. Apparemment, il parlait de s'enfuir en le prenant avec eux.
- Stop, on me met déjà au courant, on est où là ?
- On n'a pas le temps Jedusor, on doit aller sauver Hermione, lança Ron tandis qu'en toile de fond, on entendait une femme l'interroger. Toi, tu pars avec eux.
- Va jouer ailleurs s'te plait, Weasley, je suis bien plus compétent que toi et…
- Tu as vu dans quel état tu es l'interrogea narquoisement Harry.
- Ca va, ca va revenir, on est où au fait ?
- Dans le manoir des Malefoy, j'ai prononcé le nom de ton cher père, et du coup, une horde de mangemorts nous est tombé dessus. Il faut se dépêcher, ils ne vont pas tarder à l'appeler, donc nous, on y va, Dobby, emmène les autres.
- Je viens avec vous, ca va mieux, mais apparemment, le système anti-transplanage des Malefoy a plutôt bien marché…
CRAC, tandis que l'elfe de maison transplanait avec les trois autres occupants du cachot.
- Qu'est ce que c'était, s'écria Lucius Malefoy au dessus d'eux. Qu'est ce que c'était ce bruit dans la cave ?
- M'ai avis qu'on va avoir de la visite, Harry, prends ta lame, va falloir la faire sans baguette, et je suis vraiment trop faible.
- Drago… Non appelle Queudver ! Envoie le vérifier ce qui se passe.
- Ok, tous près de la porte, on lui saute dessus, et toi Harry, tu le neutralises.
Des pas traversèrent la pièce du dessus, puis ce fut le silence. On pouvait aisément deviner que les personnes au dessus tendaient l'oreille, pour entendre ce qui se passait en bas. Puis finalement, le moment attendu finit par arriver.
- Reculez, tous contre le mur lança une voix geignante.
La porte s'ouvrit brutalement, et un petit homme enveloppé, au visage sournois rentra dans la pièce. Surpris par la lumière dans la pièce, il resta hébété quelques dixièmes de secondes, et ce fut suffisant pour que Jonathan et Ron lui sautent dessus, immobilisant ses bras et masquant ses cris, tandis qu'Harry, d'un coup sec, trancha la baguette immobile. Pourtant, la main d'argent, indépendante de son propriétaire, se lança en direction de la gorge d'Harry, tentant de l'étrangler.
- SilencioInter, parvint à lancer Jonathan, bien que l'effort que lui couta ce médiocre sort sans baguette suffit à Queudver pour se dégager, et l'envoyer valser contre le mur.
Voyant la main d'argent ainsi libérer de toute prise, Harry saisit Queudver au bras, et lui trancha au niveau de l'épaule. Apparemment, le sortilège de silence sur 3 mètres se révéla efficace, puisqu'ils ne remarquèrent le hurlement de douleur, seulement se dessiner sur la bouche de la victime. Puis Ron, qui s'était reculé, lui lança un féroce poing droit dans la figure, qui suffit à l'envoyer au tapis.
- Que se passe-t-il Quedver ? lança Lucius Malefoy au dessus d'eux.
A ce moment, Ronald Weasley fit quelque chose que Jonathan n'aurait jamais cru possible de la part de ce petit sorcier minable. Il sortit du champ des trois mètres, et lança dans une imitation plutôt convaincante de la voix sifflante de Quedver
- Rien, tout va bien !
Pendant que Jonathan le regardait avec un air ahuri, qu'Harry reprenait son souffle, la main argenté de Quedver avait apparemment décidé de faire payer à son propriétaire cet échec. Inexorablement, elle avançait vers le cou de son propriétaire, tandis qu'Harry regardait mourir devant lui l'assassin de ces parents. En l'espace d'une seconde, lui revint toutes les directions de Dumbledore sur la pitié, la droiture, mais en posant son regard sur ces yeux effrayés à l'idée de mourir, la pensée que ses parents à lui étaient morts pour le sauver lui suffit pour regarder mourir l'homme dont il avait sauvé la vie quatre ans auparavant.
Abandonnant le cadavre, les trois adolescents montèrent en courant les marches de l'escalier, pour déboucher dans un grand couloir, où au fond, on voyait nettement Bellatrix et Gripsec en train de regarder l'épée de Gryffondor, tandis qu'Hermione était étendu à ses pieds.
- Non, c'est un faux, entendirent' ils assurer le gobelin.
- Parfait, maintenant, nous pouvons appeler le Seigneur des Ténèbres, annonça t'elle triomphalement.
- Il arrive, elle l'a appelé…
- On se dépêche, on est tous trop faible, on y va à trois, et on neutralise les mêmes cibles…
- Bon, je pense que l'on peut maintenant se débarrasser de la sang de Bourbe, Greyback, prends la si tu veux.
- NOOOOOOOONNN !
Sous le regard désespéré de Jonathan, Ron venait de faire irruption dans le salon en courant. Plus par chance que par réel talent, il put désarmer Bellatrix, manifestement surprise de cette intrusion, tandis qu'Harry, récupérant la baguette, stupéfixa Lucius Malefoy, et que Jonathan, au plus mal, tentait tant bien que mal de se débarrasser de Narcissa.
- ARRETEZ OU ELLE MEURT !
Bellatrix n'était pas le lieutenant de Voldemort pour rien. Comprenant que la situation tournait en leur défaveur, elle avait tiré un petit poignard, et tenait maintenant la lame appuyée sur le cou d'Hermione.
- Lâchez vos baguettes, TOUS ! ou nous verrons à quel point son sang est immonde.
Le premier, Ronald lâcha sa baguette, puis finalement Harry obtempéra, mais Jonathan gardait la sienne levée, pointé sur Bellatrix
- Il vaut mieux un mort que quatre, Lestrange, lâche-la, ou c'est toi qui y reste.
- Quel bouffon tu fais, Krasnikov, le Seigneur des Ténèbres avait prévu que tu reviendrais. Mais regarde toi, tu ne tiens même pas debout. POSE TA BAGUETTE, hurla t'elle.
Au moment où Jonathan considéra cette bataille comme perdu d'avance, il entendit un fort grincement au dessus de sa tête. Tentant de regarder d'un œil, il vit le lustre de cristal qui, imperturbablement, se détachait du plafond. Bellatrix, juste en dessous, lâcha Hermione, et se jeta sur le coté. Tandis que le lustre tombait, et que Ron allait dégager Hermione, Harry ramassa leurs deux baguettes, désarma Drago Malefoy tout proche, puis ayant récupérer sa baguette, stupéfixa GreyBack, bien décidé à lui ouvrir la jugulaire. Pendant ce temps, Jonathan tentait de lancer de puissants sortilèges pour se débarrasser enfin de cette folle de Lestrange, mais manifestement, il n'avait toujours pas récupéré, et elle put se cacher derrière un canapé.
- DOBBY !
Regardant Narcissa, il vit qu'elle contemplait avec dégout l'elfe de maison qui était apparu à la cave tout à l'heure.
- Toi, c'est toi qui a fait tombé le lustre.
- Vous n'avez pas le droit de toucher à Harry Potter dit il en couinant tandis qu'il avançait en pointant
- Tue le, Cissy ! s'écria Bellatrix
- Mais il y eu un nouveau CRAC, et la baguette de Narcissa vola dans les airs, pour finalement choir près d'un canapé.
- Comment oses tu désarmer tes maîtres, misérables…
- Dobby n'a pas de maitre, répliqua l'elfe d'une voix forte, Dooby est un elfe libre, et il est venu sauver Harry Potter et ses amis.
Complètement obnubilé par l'intervention fantaisiste de l'elfe, les Malefoy ne prêtaient plus aucune intention à leurs prisonniers, si bien qu'ils ne virent pas Harry lancer une des baguettes à Ron, lui hurlant de s'enfuir avec Hermione, tandis que lui-même se dirigeait vers Gripsec. Se rendant enfin compte de la situation, Bellatrix se rua sur la baguette de sa sœur, tandis que son neveu revenait avec une baguette. Harry eu juste le temps de saisir le gobelin et de transplaner, alors qu'il voyait Drago Malefoy en train de recourir à de longs gestes avec sa baguette. Jonathan n'eut pas cette chance. Affaibli par le transplanage et les efforts d'après, il ne put atteindre Dobby qui partit sans lui afin d'éviter un rayon rouge venant de Bellatrix, et au moment où il voulut rassembler son énergie pour transplaner, il ressentit une profonde douleur dans son dos, tandis qu'il se sentait projeter contre le mur. Puis, tout devient noir.
