Naturellement, lorsque l'être humain subit des chocs trop importants, sa réaction naturelle est de déclencher un évanouissement, afin de faciliter la récupération de l'organisme. Pourtant, lorsque Jonathan sortit de son inconscience, la douleur qu'il ressentit lui fit comprendre que l'on venait de l'en tirer de force. Se forçant à ouvrir les yeux malgré la douleur, il se rendit compte qu'il ne voyait rien. Il ne voyait rien, ne sentait rien, en bref, tous ses sens semblaient dirigés uniquement vers l'intérieur, pour lui offrir la meilleur perception possible de sa douleur.

Endoloris ! siffla une voix pas très loin.

Une nouvelle vague de douleur, insupportable, comme les précédentes, et surement comme celles qui allaient venir. Après avoir retrouvé sa lucidité, il chercha à comprendre pourquoi il avait aussi mal, ces heures d'entrainement ne lui aurait donc servis à rien.

Allons, tu devrais savoir que personne ne peut résister à Lord Voldemort, siffla de nouveau la voix.

Rassemblant son courage, il préféra en finir au plus vite.

Eh bien, chère père, est ce ainsi que vous accueillez votre fils unique ?

Les secondes qui suivirent cette déclaration pour le peu insolente, furent surement les plus longues de toute sa vie. Tandis que la vue le revenait peu à peu, il pouvait distinguer le salon, bien qu'il semblait en ruine, séquelle des sorts de Voldemort, et plusieurs personnes autour de lui. Alors que la vue revenait, le toucher faisait à nouveau son retour, et il se sentait attacher au mur, tandis que devant lui, un homme grand, chauve et pâle, la figure serpentine faisait les cents pas dans la pièce. Autour de lui, les Malefoy, Greyback et même Bellatrix restaient dans l'attente, une attitude servile et peureuse résolument inscrite sur leur visage.

Endoloris, hurla t'il comme pour se calmer. Puis laissant à Jonathan le loisir d'apprécier la douleur, il continua. Ainsi donc, les rumeurs rapportés par mes mangemorts étaient vrais, Potter s'est dégotté un sorcier puissant, ce qui explique ses progrès récents. Mais pourquoi TOI ! finit 'il par hurler en pointant de nouveau sa baguette sur le prisonnier, interrompant ainsi sa ronde.

A nouveau la douleur, à nouveau une résolution plus forte, malgré la perception de la puissance de ce sort que Jonathan ne connaissait même pas.

Peut être parce que je n'ai toujours été pour toi une sécurité, un moyen de revenir à la vie, tu n'es qu'un misérable sang mêlé qui a souillé ma mère, une sang pure.

SILENCE ! l'interrompit Voldemort

A nouveau, la moindre parcelle de son corps le fit souffrir, puis de nouveau il s'évanouit.

Lorsque de nouveau, il se réveilla, la première chose qu'il remarqua, fut le fait qu'on l'avait déménagé. Cinq mètres sur six environ, sa cellule était plus spacieuse qu'il n'aurait imaginé. Cependant, le profond mal de tête qu'il lui empêchait la moindre concentration magique lui fit au moins penser que son père ne le sous estimait pas et qu'il avait pris des précautions même contre la magie sans baguette. Mais rapidement, la tête ne fut plus l'unique endroit de son corps à le faire souffrir. Si assez régulièrement, soit environ tous les deux jours, des elfes de maisons venaient lui donner quelques lichettes de nourriture, Voldemort prenait un malin plaisir à venir le tourmenter assez régulièrement lui aussi, ou environ toutes les six heures. Les questions étaient d'ailleurs invariablement les mêmes. Il voulait connaitre le nom des traitres qui l'avait aidé, les sortilèges qu'il avait appris à Potter, et surtout, la destination et les plans de Potter. Toutes ces questions, Jonathan avait appris à les connaitre, et au contraire, il en venait à les attendre. En effet, à chacune d'entre elle, il se disait qu'il n'avait toujours pas mis la main sur Harry, et que surtout, il n'était pas au courant pour les Horcruxes. Cela faisait déjà deux semaines qu'il avait été capturé, et il n'avait toujours aucune nouvelle de l'extérieur. Voyant que la torture physique n'avait que peu d'impact sur lui, Voldemort décida de changer de tactique. Un jour, (ou un soir, comment le savoir…) il vint avec une pensine qu'il posa au milieu de la pièce.

- Pour une raison inconnue, il semble que tu m'en veuille toujours de t'avoir privé de ta mère, tandis qu'il tournait autour de lui. Regarde ça, et tu comprendras que nous voulions vraiment un descendant…

- Va mourir, espèce de… tenta de murmurer Jonathan, tandis qu'il se sentait aspirer dans la pensine

Lorsqu'il sortit de sa torpeur, il put regarder autour de lui. Apparemment, il se trouvait dans une immense salle à manger, quatre tables parallèles remplies d'élèves, et en face d'eux, une table d'adultes, surélevé par rapport à la salle. Devant cette table, un tabouret avec un vieux chapeau dessus, tandis qu'une femme qui lui rappelait vaguement McGonagall procédait à un appel parmi un petit groupe d'élèves tout près. Dans le petit groupe, il identifia un petit garçon aux longs cheveux gras, un autre qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à Potter...

-Krasnikov Julia appela McGonagall.

Il vit une fille sortir du rang, plutôt menue, les cheveux blond cendré, avec de grand yeux bleus. Plutôt jolie, l'ensemble était gâché par cette impression de désespoir qu'elle dégageait. Elle alla s'asseoir sur le tabouret, et McGonagall lui posa le chapeau sur la tête. Désireux d'en apprendre un peu plus, Jonathan se rapprocha un peu pour écouter la discussion.

- Serdaigle ! hurla le vieux chapeau.

Si discussion il y avait eu, celle-ci n'avait pas duré très longtemps, même si il était persuadé d'avoir vu les lèvres de sa mère remuer.

L'image se brouilla pour finalement revenir dans un dortoir. Apparemment, il était dans la chambre de sa mère, chambre qu'elle partageait avec 3 étudiantes. Elle était allongée sur son lit, perdue dans la lecture d'une lettre. S'approchant doucement du lit, il put lire en posant sa tête sur l'oreiller

Julia

Ta mère et moi avons bien reçu ta première lettre la semaine dernière. Nous avons été très occupé cette semaine, et elle insistait pour que je te réponde en personne. Tristan m'a appris que tu avais été réparti à Serdaigle.

Souviens-toi de ça, nous t'avons envoyé à Poudlard plutôt qu'à Durmstrang, car nombre de mes amis m'assuraient que l'école était en train de changer.

Travaille dur, sois la meilleure, et essaie de te lier avec des serpentards, la majeure partie des fils de mes amis sont là bas, cela te permettra de connaitre ton futur époux.

Premier et dernier avertissement, tu es à Serdaigle soit, mais que l'on ne te voit pas trainer avec des Sangs de Bourbes, j'ai déjà eu suffisamment de railleries sur ta maison.

Promets moi, ne déçois pas ton père.

Ainsi donc, voilà à quoi ressemblait son grand-père. Pourtant, la petite fille semblait bloquer sur la lettre, puis au bout de quelques secondes, elle la plia, la rangea dans un livre, et tira les rideaux.

Un village, la scène suivante se passait dans un village. Il avait entendu parler que les élèves de Poudlard pouvait sortir à Près au Lard certains jours. Il lui fallu un peu de temps avant de reconnaitre sa mère dans la foule. Il l'avait laissé, petite fille terrifié de 11 ans, et il retrouvait une jeune fille d'une quinzaine d'année, entourée d'amis, et surtout radieuse. Le groupe avait troqué les uniformes de l'école pour des tenues un peu plus passe-partout, et on ne pouvait ignorer la richesse de sa famille. Elle était classe, et surtout elle voulait que ca se voit. Vêtements de haute couture, coiffure compliqué, elle attirait l'attention même ici. Durant dix minutes, la conversation lui permit d'en apprendre un peu plus sur le passé scolaire de sa mère. Apparemment, celle-ci délaissait quasiment toute sa maison pour se complaire dans la compagnie des Serpentards, surtout les plus radicaux. La crainte, la haine et un respect apeuré, c'est tout ce que Jonathan lisait dans les yeux des élèves qui s'écartaient pour laisser la place au groupe.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte d'un pub, le serpentard qui voulu ouvrir la porte se la prit dans le nez, tandis que quatre élèves sortaient. Le premier aurait nettement eu sa place dans le groupe de sa mère, élancé, les traits harmonieux, il dégageait l'irrespect et la roublardise. Le second lui fut facile à reconnaitre. Portrait craché de Potter, cela ne pouvait être que Potter père. Il put aussi poser un nom sur les deux derniers. Exténué, l'air dans la lune, commun mais sympathique, il ne pouvait s'agir que de Remus Lupin. Quant au dernier, petit, grassouillet, et un air servile qui ne le quitta qu'à sa mort, il l'identifia comme Pettigrow, l'homme à tout faire de Voldemort, le Traitre.

- Tiens, mais regardez qui voilà, mon petit frère et sa brochette de Mangemorts lança Black aux trois autres.

Maintenant qu'il le voyait, Jonathan reconnaissait effectivement Regulus Black, R.A.B. Le même que son frère, mais en un peu moins bien. Finalement Sirius Black avait lui-même creusé sa tombe et s'était détourné bêtement de gens biens, Regulus, Kreattur…

- Potter et Black, vous comptez prendre racine ici, ou on peut rentrer.

Eh bien, sa mère avait apparemment suivi les conseils du paternel. Elle adoptait une voix cassante et froide, un peu celle qu'il employait pour Weasley…

- Au fait Krasnikov, tu es toujours à vendre, y parait que ton père offre à tous les sangs purs de la région de t'épouser.

Jonathan ne savait pas si cette affirmation était vraie, mais le teint blafard de sa mère virait au rouge tandis que Potter et Pettigrow s'esclaffaient.

- Y a que comme ça que tu trouveras une fille Black, je serais toi, je rigolerais moins, puis criant pour couvrir les éclats de rire, et puis, certains veulent encore de moi, n'est pas Remus ? tandis qu'elle embrassait un des serpentards.

Voyant Remus Lupin devenir rouge, il détenait enfin la clé de la haine de Lupin à son égard. Sa mère l'avait rejeté. Ainsi, le fou rire changea de coté, tandis que Potter et Black regardaient Lupin, tentant de savoir si elle disait la vérité. Pourtant ce fut Potter qui fit stopper les rires et le baiser.

- Tu aurais du dire oui, c'est le seul qui ne t'aurais pas pris pour une trainée.

Tandis qu'il voyait l'image se brouiller, il vit des membres des deux groupes saisir leur baguette, et commencer à jeter des sorts…

A nouveau, il se retrouvait dans la grande salle. Les grandes tables avaient disparus cette fois, pour laisser la place à une multitude de petites tables quatre personnes où étaient assis de nombreux adultes. Sur le coté, des élèves qui attendaient, tandis que sur l'estrade, on les appelait pour leur remettre le diplôme de fin d'année.

- Krasnikov Julia, appela t'on.

Une magnifique jeune femme se détacha de son petit ami, qu'il identifia sous le nom de Sterkins, l'un des plus hauts lieutenants de Voldemort vingt ans avant. Elle s'avança vers le directeur Dumbledore, et reçu de ses mains son diplôme, tandis que le directeur insistait sur le fait qu'elle venait d'obtenir les meilleurs résultats depuis trente ans. Il la vit se diriger vers une table, et recevoir les félicitations des quatre adultes. Il put les identifier rapidement comme ses grands parents, ainsi que les parents de Sterkins, qui arriva peu de temps après, déclenchant une nouvelle vague de satisfaction. Puis la discussion dériva sur un mariage, qui devait avoir lieu l'an prochain, et à nouveau la scène s'estompa.

Il lui fallu quelques secondes pour se remettre de la nouvelle scène. Il était dans une immense salle, dans un manoir, aménagée manifestement pour un mariage. Pourtant, tandis qu'il voyait sa mère, radieuse, avancer dans une grande robe blanche compliquée et alourdie de décorations, l'homme qu'il vit se retourner n'était pas Sterkins, mais Voldemort. La découverte lui fit l'effet d'un choc. Ainsi, Julia Krasnikov n'avait pas été violé comme lui avait raconté sa grand-mère. Pour ce qu'il pouvait voir, il ne voyait sur son visage aucune tristesse, elle semblait heureuse d'épouser le seigneur des Ténèbres. Tandis qu'il les entendit prononcer les mots rituels, puis s'embrasser, il remarqua qu'il ne voyait pas Cylia Krasnikov dans la salle…

Apparemment, la scène suivante devait se dérouler neuf ou dix mois après… Sa mère était allongée sur un lit, tandis que des femmes s'affairaient autour d'elle. Il vit Voldemort, encore séduisant, s'approcher d'elle, un bébé dans les bras, puis lui tendre. Non, il ne lisait dans leurs yeux que de la joie, la joie d'avoir eu un enfant. Il ne quitta pas des yeux Tom Jedusor, mais il ne put lire la moindre lueur de malveillance, le moindre calcul, il semblait juste heureux d'avoir eu un enfant.

- Bienvenue dans un monde meilleur, Jonathan, murmura Tom Jedusor.

La douleur, il avait presque oublié son quotidien. Ainsi la petite démonstration de son père touchait à sa fin, et elle avait apporté de nombreuses questions.

- Tu peux croire ce que tu veux, mais réfléchis à ceci, pourquoi j'aurais voulu tuer mon héritier, ma mère m'avait abandonné, mon moldu de père rejeté, crois tu réellement que j'aurais fait la même chose avec mon unique fils ?

- Pourquoi, pourquoi tes mangemorts ont poursuivi et tué maman alors ? Pourquoi ils ont voulu ME tuer ? Cela devait te ramener à la vie, je ne servais qu'à ça, je…

- Foutaises, idées ridicules de mangemorts que j'ai tué pour ça. Il se rapprocha pour finalement n'être plus qu'à quelques centimètres de l'oreille de Jonathan. Pourquoi prévoir un moyen de revenir à la vie avec mes Horcruxes…

Il savait, c'était impossible, comment pouvait 'il savoir. Malgré toute sa volonté, toute la détermination qu'il avait fait preuve ces derniers temps, il ne pu dissimuler un tremblement.

- Oui, voici donc votre petit plan. Tes compagnons ont pénétré Gringotts, et ils m'en ont volé un. Mais je vais te confier un petit secret, il m'en reste encore beaucoup, dont certains qu'ils ne pourront pas trouver. Pourquoi t'obstiner, rejoint moi du coté des vainqueurs, tu auras tout ce que tu veux, nous pourrons même poursuivre mes recherches, et qui sait, un jour, notre Julia pourra revenir…

Au moment où sa foi commença à vaciller, un éclair passa devant ses yeux, tandis qu'il se sentait vaciller de nouveau.

Tandis qu'il reprenait ses esprits, il reconnu autour de lui, la texture des souvenirs. Cherchant à comprendre ce qu'il faisait ici, il reconnu sa mère dans une immense bibliothèque. Elle devait avoir treize ans, et elle était en train de pleurer. A coté d'elle, il voyait Remus Lupin en train d'essayer tant bien que mal de la consoler. Ne comprenant pas le comment de ce couple improbable, il s'approcha un peu afin d'entendre la conversation.

- Il m'a encore écrit, il, il me dit que les Sterkins ont donné leur accord.

- Mais pour quoi, pour… tandis qu'il tentait de remettre de l'ordre dans ses cheveux et d'essuyer ses larmes.

- M'écoutes tu seulement Lupin, cria t'elle en se dégageant, je ne comprends même pas pourquoi je t'en parle, on est sensé travaillé sur un devoir de potions, pas…

- Attends, c'est juste que je trouve ça tellement improbable, reste, je t'aiderai, promis…

N'aurait-il s'agit de personnes qu'il connaissait, Jonathan se serait esclaffer. Entendre les grandes promesses de ce petit garçon maladif avait quelque chose de navrant et de pitoyable. Apparemment, sa mère pensait la même chose.

- Ah oui, comme si tu pouvais faire quelque chose, lança t'elle narquoisement, tandis qu'elle se dirigeait vers la sortie.

- Pourquoi m'en as-tu parlé alors ?

- Je, je…

- C'est vrai, je ne pourrais pas t'aider, mais au moins, tu auras un véritable ami, nous pourrons tous nous dire.

- Dans ce cas, parles moi de ton plus grand secret, puisque tu connais le mien, dit' elle en se retournant.

Il se leva, se rapprocha et lui chuchota à l'oreille :

- Je suis un loup garou.

A nouveau, l'image s'estompa, puis, finit par réapparaitre, comme si il les faisait lui-même défiler. Il était dans un couloir de l'école. Manifestement, sa mère ne devait pas avoir plus de quinze ans, et elle semblait en proie à une profonde agitation. Elle courait dans les couloirs, cherchant manifestement quelqu'un, tandis qu'elle lançait des sorts à chaque nouvel embranchement. Finalement, il l'a vit s'arrêter net, pâlir, et finalement s'écrouler dans le coin. Ne comprenant pas, il s'avança et regarda dans le couloir de droite. Il pouvait voir Remus Lupin, manifestement très occupé avec une jeune fille… Portant de nouveau l'attention sur sa mère, il la vit en larmes, complètement abattu, tandis qu'elle tentait de se relever pour partir.

- Qu'est ce que tu faisais avec Stecy l'autre soir, je vous ai vu, vu dans le couloir, espèce de menteur, de traitre, j'avais…

Ah, une nouvelle scène qui apparemment découlait de la précédente. Il était dans une salle de classe, et sa mère était manifestement en train de passer un savon à un Lupin qui ne savait où se mettre.

- Je n'ai rien trahi, je l'ai juste embrassé, je ne vois pas en quoi…

- Et moi dans tout ça, je ne signifie rien pour toi hurla t'elle

- Tu es ma meilleure amie, jamais aucune fille ne pourra te remplacer, mais… tenta Lupin

- Tu as toujours voulu d'une fille qui comprenait ton problème, tu crois que STECY sera heureuse d'apprendre que son petit ami est un loup garou ?

- Comment peux tu me reprocher de vouloir une petite amie, tandis qu'il se mettait à hurler lui aussi, je t'ai aimé depuis le début, mais c'est impossible, je n'ai rien, tu es trop bien pour un monstre…

BAF, tandis que la joue de l'adolescent se couvrait d'une rougeur grossissante…

- Ne m'adresse plus jamais la parole, si je suis trop bien pour toi, nous n'avons plus rien à nous dire, murmura t'elle tandis qu'elle se dirigeait vers la sortie.

- Attends, Julia, je, ce n'est pas…

- Ne me touche pas !

Et, tout comme Lupin, il resta immobile, regardant fuir la jeune femme en larmes, avant que le souvenir ne s'estompe lui aussi.

Sa mère venait enfin de quitter l'école, il semblait. A en juger son apparence et les souvenirs précédents, cela devait se passer peu après la cérémonie de remise des diplômes. Il était dans un grand manoir, plus précisément dans le couloir de réception. Sa mère, magnifique dans une grande robe de soirée, était accompagnée par son père, et quelques autres personnes qu'il identifia sans mal comme des mangemorts reconnus. Le petit groupe avançait tandis que les pièces se succédaient, pour finalement déboucher dans le salon, où les attendaient déjà de nombreuses personnes dont LUI, Lord Voldemort.

- Enfin, vous voilà ma chère, lança t'il en guise de salutations.

- Je, l'honneur est trop grand seigneur, mais ne devais je pas voir Mathew Sterkins ?

- Allons, il ne convient pas à la plus brillante élève de Poudlard de gaspiller son talent au coté d'un serviteur. Je discutais justement avec votre père, et il m'a accordé le plaisir de pouvoir vous demander votre main.

Nous y étions. Un véritable coup de tonnerre, qui déclencha de nombreux chuchotements dans les rangs des mangemorts. Apparemment, son grand père n'était pas particulièrement apprécié, même si l'intéressé menaçait d'exploser de joie, tandis que sa fille regardait le plancher, le regard dans le vague.

- Julia, rappela à l'ordre Voldemort, en lui tendant le bras.

Elle porta à nouveau son regard à sa hauteur, pourtant Jonathan devina qu'elle regardait la tapisserie derrière lui, représentant un sorcier pourfendant un loup Garou.

- Je, oui, bien sûr, j'en serais enchantée.

Tandis qu'il revenait à la réalité, les souvenirs qu'il venait de voir se mélangeaient avec ceux de son père. Il avait enfin la clé, la réponse à toutes ces questions.

- Va mourir PAPA, Potter te fera la peau hurla t'il conscient qu'il signait son arrêt de mort.

Pourtant il ne vint pas. Lorsqu'il ouvrit les yeux de nouveau, Voldemort était parti, le laissant seul.