Pour ceux qui me liraient encore, je tiens à m'excuser de ce retard… Entre le travail et les études, je dois bien avouer que je n'ai pas eu une minute pour moi. Enfin, je vais essayer de m'y remettre, surtout que les idées commencent à bouchonner faute de pouvoir être exprimées… En tout cas, je remercie à l'avance les gens qui continuent à suivre cette fic, même si je les encourage à laisser un petit commentaire, ca m'encourage, et on sait jamais, ca évitera que je continue à écrire n'importe quoi…

Pour être précis, j'avais un peu peur que cela se finisse un peu trop vite et puis finalement, en rentrant quelques factures l'illumination est apparue… Je vous laisse juger si c'était vraiment une inspiration divine…

Durant deux jours, Jonathan n'eut pas de nouvelles du monde extérieur. La pièce, complètement insonorisée, ne laissait échappée aucun signe de l'extérieur, et les rares elfes de maison qui venaient lui apporter des repas, devaient avoir leur langue arrachée. Profitant de ces moments de quiétude, il tenta de retrouver son potentiel magique par une profonde concentration, et la satisfaction commença à l'envahir lorsqu'il sentit à nouveau ce picotement familier dans les doigts. Pour la première fois depuis bien longtemps, il se coucha l'esprit tranquille, assuré que le lendemain serait un autre jour…

- Allez, on se bouge là dedans !

Complètement déboussolé par ce repos beaucoup plus profond qu'il ne l'aurait souhaité, il se prépara à subir de nouveau une journée d'interrogatoire avec Bellatrix vu la voix féminine qui venait de le réveiller. Résolu à ne pas lui donner la moindre once de satisfaction, Jonathan ouvrit les yeux, se préparant à afficher le plus profond mépris sur son visage. Ce qu'il vit le laissa sans réaction.

Il n'était plus dans la chambre du manoir Malefoy, pièce sombre et peu meublé. Il était couché dans un immense lit à baldaquin, tandis qu'en face de lui, une immense photo le représentant avec Harry Potter en train de jouer au quidditch dans un stade. Cherchant une explication logique, il tourna la tête afin de détailler le mobilier, mais son rapide coup d'œil ne fut guère concluant. Si cette explication n'avait pas été aussi ridicule, il aurait décris cette pièce comme la chambre d'un jeune sorcier, manifestement à Serpentard, même si l'ordinateur et les rares titres de roman qu'il avait pu déchiffrer, indiquait une profonde immersion dans la culture Moldu. Mais pourquoi pas, après tout, on pouvait l'avoir déménagé dans un autre manoir. Non, le plus surprenant était les deux jeunes filles assises sur son lit. La première, manifestement un peu plus jeune que lui, était la copie conforme de sa mère, les mêmes traits, la même prestance, à ceci près qu'elle ne dégageait pas cette impression d'éloignement et de tristesse, mais plutôt une immense chaleur. La seconde, beaucoup plus jeune, était un peu différente. Plutôt élancée, de longs cheveux blonds qui lui descendait jusqu'au bas du dos, elle avait le visage de ses petites filles à qui on aurait donné n'importe quoi rien que pour les voir sourire.

Clignant des yeux plusieurs fois, il constata que tout ceci ne s'estompait pas comme ses rêves habituels, même si l'air moqueur qui commençait à naitre au coin des lèvres des deux filles l'intriguait de plus en plus.

- Tu vas encore faire piquer une crise à maman toi, elle avait dit qu'on devait être prêts à 7 heures précise.

- Prêt ? Maman ? Mais, mais, pour faire quoi ? lança-t-il en cherchant désespérément un indice

- Mon dieu, heureusement que Megan ne te voit pas le matin, ricana la plus âgée. Le Poudlard Express, ta dernière année, faut revenir avec nous maintenant.

- Non, bonne idée, reste avec moi cette année, dit la plus petite en se jetant dans ses bras, tu es tellement doué que tu ne travailles jamais de toute façon…

- Lucy, laisse-le, tu vois bien qu'il a mal dormi…

Tandis que la plus grande emmenait la dénommée Lucy hors de la pièce, une fois celle-ci sortie, elle se retourna de nouveau vers lui.

- Sérieux, John, dépêche toi, maman est complètement hystérique, tu sais bien que c'est la première de sa petite chérie…

Une fois la jeune fille sortie, elle lui laissa le loisir de s'enfoncer dans l'incompréhension complète. Se disant que cela ne serait pas en restant immobile à ne rien faire qu'il comprendrait où il était, il se leva de son lit, constatant avec stupéfaction que la douleur avait disparu et qu'il était en pleine possession de ses moyens. Se saisissant des premiers vêtements venus, il s'habilla à toute vitesse et sortit de sa chambre.

Devant lui s'étalait une grande salle de jeu, remplie de mobilier et de jouets tout aussi divers tel un jeu de bataille explosive ou un écran plat. Joyeux capharnaüm, quatre portes donnaient sur cette pièce, tandis qu'à sa gauche, un escalier donnait sur les différents étages. Entendant du bruit venant du bas, il supposa que la cuisine était dans cette direction. Une fois les marches descendues, il arriva dans le hall d'entrée, tandis que sur ces cotés s'étendaient de nouveaux couloirs. Suivant toujours les bruits, il finit par arriver dans une salle à manger finement décorée, où le vert se mariait astucieusement avec le rouge. Ne s'attardant pas sur les différentes pièces de mobilier contre les murs, il préféra focaliser son attention sur la grande table au milieu de la pièce. Suffisante pour accueillir une dizaine de personnes, elle n'en comportait actuellement que cinq. Lorsqu'il détailla précisément les personnes présentes, ce qu'il vit lui coupa le souffle. C'était sa mère, sa mère qui était en train de donner à manger à une petite fille d'une dizaine d'années. Plus exactement, c'était une image de sa mère âgée, sûrement d'une quarantaine d'année. Même si elle ressemblait trait pour trait aux photos qu'il avait vu, il n'y avait aucune comparaison. L'expression hautaine et froide avait cédé la place à des traits chaleureux, ouverts, tandis qu'elle semblait complètement transfigurée par sa maternité. A ces cotés, ses trois filles se pressaient autour de la table, tandis que les deux elfes de maison tentaient tant bien que mal de nourrir tout ce petit monde. En regardant précisément la troisième fille, il ne retrouva là aussi aucun trait commun à Tom Jedusor, même si son air détaché lui rappelait sa mère lorsqu'il avait vu dans la pensine au même âge.A leur coté, un homme de dos, les cheveux bruns, et le dos courbé, était en train de distraire Lucy, qui, si il comprenait les conversations, ne trouvait pas juste qu'elle n'aille pas à Poudlard. Ce fut seulement lorsque la plus grande le remarqua et signala sa présence aux autres, que l'homme se retourna. Et, comme il s'y était attendu, il découvrait un Remus Lupin tranquille, n'ayant absolument rien à avoir avec celui qu'il avait eu l'occasion de voir. S'il ne l'avait pas su, Jonathan n'aurait jamais dit que cet homme était un lycanthrope.

- Enfin te voilà, lui dit Julia, dépêche toi, Krasspy et Pochtry t'ont déjà servi ton repas. Je t'avais prévenu pourtant, tandis qu'elle coiffait sa fille plutôt réticente, nous devons absolument être à l'heure pour la première année de Lya.

- Mais, maman, arrête, je ne suis plus une enfant, je sais quand même me coiffer toute seule…

- Arrête, on sait tous que tu pleures quand papa ne vient pas te border… lança moqueusement la plus grande des trois filles.

- C'n'est pas vrai, je vais te…, hurla la dénommée Lya, tandis qu'elle essayait de se détacher de l'étreinte de sa mère qui essayait de l'empêcher de sauter sur sa sœur.

- Marion, arrête ça tout de suite, nous sommes pressés, et toi, tandis que sa mère se tournait vers lui, viens t'asseoir et calmes les s'il te plait…

C'est impossible, ce qu'il vivait ne pouvait pas être vrai. Tandis que Lya venait de se jeter sur sa sœur, encouragée vivement par Lucy, et que Lupin regardait d'un air amusé sa femme tentant de calmer tout ça, lui, restait au milieu, ne sachant que faire, et surtout assistant à une scène qu'il n'avait jamais connu. Cherchant au plus vite une solution, il se remémora l'éducation de sa grand-mère, et satisfait de lui, il lâcha :

- Au fait, Marion, pourquoi tu ne nous as pas présenté ton petit ami ?

Ces paroles eurent l'effet d'une bombe. L'intéressée devient rouge pivoine, tandis que ses deux sœurs la regardaient d'un air où la satisfaction augmentait proportionnellement avec la rougeur. Presque soulagée que tout le monde se soit calmé, Julia Kraskinov se rassit sur sa chaise, et l'invita à s'asseoir en lui jetant un clin d'œil.

- Heeennnn, Marion a un amoureux, elle a un amoureux, elle a…. se mirent à chanter les deux petites.

- Ce n'est pas vrai, hurla l'intéressée, qui aurait pu remplacer le chauffage, je travaille, moi au moins, rétorqua t'elle en le regardant tandis qu'elle quittait la pièce.

- Elle n'a pas tout à fait tort ceci dit, entendit 'il chuchoter Lupin en sortant de derrière son journal.

- Eh, je n'y peux rien, je n'ai pas la fibre travailleuse répondit 'il en rigolant.

- Tu pourrais faire quelque chose d'ailleurs, ta sœur rentre en première année, et il est hors de question que tu l'as corrompe, lui annonça sa mère sur un ton manifestement de reproche.

- Pff, de toute façon, Lya n'a pas besoin de travailler, elle comprend tout, rétorqua Lucy.

- Bon, je croyais qu'on était pressé ? questionna Lya.

Ce reproche à peine dissimulé eut au moins le mérite de replonger tout le monde dans son petit déjeuner, tandis que ce qu'il venait de voir laissait à Jonathan un immense plaisir et une immense curiosité de connaitre la suite. Pourtant, lorsqu'il revint dans sa chambre afin de descendre sa valise que quelqu'un avait apparemment déjà préparée, un doute le saisit, et il se précipita devant le miroir. Non, rien n'avait changé, il était toujours le portrait craché de Tom Jedusor, avec les yeux profonds de sa mère. Et pourtant, il en était sur, aucune de ses présumées sœurs ne portait la moindre trace physique du mage noir, et en ayant vu Remus Lupin, il reconnaissait en chacune des trois, des traits communs à Lupin et Julia. Se promettant de chercher la réponse à toutes ces questions, il prit ses affaires, bien décidé à aller jusqu'au bout de ce rêve.

Un quart d'heure après, ils étaient devant le Poudlard Express. Remerciant le transplanage d'escorte, Jonathan vit Marion se diriger vers les wagons, sûrement pour retrouver quelque connaissance déjà arrivée. Se demandant ce qu'il devait faire, il sentit dans son dos une légère pression, et en se retournant, il eu la surprise de voir toute la famille Potter en train de saluer ses parents. Lui qui avait toujours vu Potter comme un solitaire taciturne, ici, le destin en avait décidé autrement. En plus de ces deux parents, ce n'était pas moins de 3 frères et sœurs qui l'accompagnaient. Sentant que les deux familles étaient manifestement des connaissances de longue date, il commença lui aussi sa tournée de salutation.

- Bizarre qu'elle ne soit pas venue te voir…

L'affirmation, lancée quelques temps après le sortit de sa rêverie. Il s'était résumé dans sa tête, pendant le début du voyage dans le train, sa situation. Regardant ses compagnons de cabine, il avait déjà compris qu'ils devaient être parmi ces amis. Harry Potter et Persée Black, les deux gryffondors, et Evan Pettigrow, le Pouffsoufle. Regardant en biais ce dernier, il commença à comprendre certaines choses. Le fait que Pettigrow est eu un enfant qui aille à Poudlard, et que les parents de Potter soient toujours vivant, laissait indiquer qu'ici, Pettigrow n'avait pas trahi ses amis… Se promettant de regarder à la bibliothèque ce qu'il était advenu de Voldemort, il se décida enfin à répondre à la question.

- Elle avait peut être mieux à faire… tenta t'il de répondre, ne comprenant pas qui était ce fameux « elle ».

- Tu parles, ricana Persée, elle ne t'a pas lâché l'année dernière… Tu n'aurais pas oublié de nous dire qu'elle t'a plaqué ?

- Peut être, mais je ne suis pas au courant alors, répliqua t'il.

Se joignant au fou rire collectif, Jonathan se reposa contre la fenêtre, afin de regarder le paysage, comme pour immortaliser ce moment qu'il n'avait jamais connu. Nouvelle surprise, lorsqu'Evan leur dit de mettre leur robe, il eut le plaisir de voir broder l'écusson de Serpentard sur la sienne. Lorsqu'enfin le train arriva, il remarqua, en se dirigeant vers les calèches, que de nombreuses personnes les laissaient passer, ou les regardaient avec envie ou respect. En regardant dans la foule, il entraperçut sa sœur, manifestement entourée d'amis, tandis qu'un petit géant rassemblait les premières années. Complètement abasourdi par ce qu'il vivait, il se laissait porter par le mouvement, préférant savourer chaque instant.

Ce fut juste avant monter dans la calèche qu'il l'a vit. Entourée de deux jeunes filles, manifestement toutes de Serdaigle, elle n'avait pas changé. Le même regard, la même coupe de cheveux, et surtout le même maintient. Et pourtant, ici, elle avait deux ans de moins, et lorsqu'il trouva brièvement le chemin de ces yeux, il lut le même regard apeuré qu'elle lui avait jeté la première et la dernière fois qu'ils s'étaient vus. Tentant de réfléchir rapidement à la situation tandis qu'il s'installait, il ne put qu'être d'accord avec Persée.

- Eh bien, elle n'a pas la pêche ta copine, on peut savoir ce que tu lui as fait ?

- Rien, rien, on ne s'est pas vu des vacances, tenta t'il d'esquiver en balbutiant.

Si cette réponse parut plaire au jeune Black, Jonathan lut dans l'expression de Potter et Pettigrow que ceux-ci ne le croyaient pas. Maudissant sa faiblesse, il essaya de regarder ailleurs, afin de se déconcentrer et de réfléchir à tout ça. Mais encore une fois, il ne pu le faire. Dès qu'il aperçut le château au loin, il essaya de le détailler de toutes les manières possibles, souhaitant tout connaître de ce lieu dont il avait souvent entendu parler. Peu réceptif à la moindre discussion, il se contentait d'acquiescer de temps en temps, ou de lâcher quelques mots. Ce fut cependant comme ça qu'il apprit qu'un bal était organisé pour Noël et la Saint Valentin (tu ne vas pas y échapper cette année mon pote, hurla de plaisir Black, en lui donnant une grand tape sur l'épaule), que Pettigrow et Potter avaient déjà refait les stocks de potions et autres farces et attrapes, et que pour leur dernière année, ils comptaient bien marquer l'histoire de l'école. Finalement, au bout d'un petit quart d'heure, les calèches s'arrêtèrent, et ils purent aller s'asseoir à leur table respective. Accueilli avec déférence, mais distance, Jonathan se rendit compte qu'il n'avait pas du faire de nombreux efforts pour s'intégrer, simplement, les Serpentards semblaient le fuir, comme ci ils avaient essayé de le châtier d'aller voir ailleurs, mais qu'ils avaient été défait. Admirant chaque instant, et chaque nouvelle découverte de tableau ou autre élément inconnu, il ne remarqua pas que les premières années venaient de rentrer. Fière mais froide, sa petite sœur était le parfait opposé de la représentation de sa mère qu'il se faisait par la pensine de Voldemort. En y regardant de plus près, c'est fou ce qu'on pouvait déjà voir, dans ce petit groupe d'élèves de onze ans, les futurs leaders, les moutons ou alors les futurs travailleurs… En écoutant la répartition, il ne fut pas surpris de voir ses pronostics se vérifier plus ou moins, surtout lorsque Lya Lupin fut envoyée à Serpentard. Complètement indifférente aux murmures qui couraient, elle se dirigea tranquillement vers sa nouvelle maison, tandis que les premières années arrivés avant elle lui dégageait une large place. Elle le fit même rire lorsqu'il lui fit un clin d'œil et qu'elle fit mine de souffler comme pour marquer sa désapprobation. Aussi, il prit un malin plaisir à aller la voir à la fin du repas…

- Eh bien, notre princesse est à Serpentard, je ne sais pas ce que va penser maman, chuchota t'il en rigolant.

- Je ne sais pas ce qu'elle pensera, mais ce qui est sur, c'est que j'ambitionne de prendre ta place, et que ce n'est pas en me chouchoutant que tu m'aideras… Puis, tandis qu'elle se dirigeait vers le préfet de Serpentard chargé de montrer la salle commune, elle se ravisa, puis se retournant vers lui, lui lança :

- J'attends toujours que tu tiennes ta promesse, j'attends toujours que tu m'apprennes quelque chose…

Légèrement fier de cette attitude si proche de la sienne, il se dirigea vers Potter et Pettigrow, et ce fut à ce moment qu'au moins l'une de ces interrogations fut résolue. Une barbe à en marcher sur les pieds, Ronald Weasley était emporté par Hermione Granger, tandis que ses deux amis les abreuvaient de moqueries sous les rires de leurs condisciples. Plein de gratitude pour le nouveau Potter, il allait se diriger vers lui, lorsque l'une des filles qu'il avait vues avec Megan l'interpella assez violemment. Un peu secoué par le choc, il pu quand même comprendre le message.

- Jedusor, un conseil, ramène toi ce soir en haut de la tour d'astronomie, Megan veut te voir.

- Et pourquoi je devrais y aller ? Elle ne peut pas venir me le dire ici ? dit' il, un peu méchamment, manifestement un peu furieux du ton employé par la jeune fille.

- Pacque si tu ne viens pas, je m'arrangerai pour te faire horriblement souffrir, lui chuchota t'elle à l'oreille en se dégageant.

- Ne me menace jamais, souffla t'il en lui serrant le bras. Je viendrais uniquement car j'en ai envie. Avise toi encore une fois de me donner des ordres, et…

Tandis que les deux se défiaient du regard, la majorité des élèves étaient déjà parti, si bien que leur altercation commençait à attirer l'attention. Rompant le contact visuel, la Serdaigle préféra suivre le mouvement, laissant ainsi Jonathan songeur. Repérant quelques élèves de Serpentard, il préféra les suivre afin de trouver sa salle commune. Une fois le mot de passe énoncé « Gloire et Solitude », il rentra dans une immense pièce,

- Jonathan ! entendit 'il hurler au fond de la pièce.

Regardant dans la direction, il put voir un jeune homme seul, couché sur un grand fauteuil. Pâle, les cheveux en désordre, le visage quelconque, il avait devant lui le stéréotype de l'élève moyen. Celui semblant le connaître, il se dirigea vers lui, remarquant au passage que tout ceux qui était assis aux alentours s'éloignaient en le voyant arriver. Saisissant la main tendue, il s'assit sur un canapé en face.

- Alors, ces vacances, pas trop pénibles ?

- Ca va, ca va, ca aurait pu être pire, répondit 'il avec un sourire narquois.

- Au fait, répliqua t'il toujours sur ce ton trainant et moqueur, je viens de voir passer ta sœur, apparemment, elle essaie déjà de mater tous les premières années…

- M'étonne pas…, puis après quelques instants à contempler le feu, il préféra parler directement de sa petite affaire du soir, au fait, parait que Megan veut me voir ce soir. Tu saurais pas pourquoi par hasard ?

La demande déclencha une telle crise d'hilarité chez son interlocuteur que Jonathan se rendit rapidement compte qu'il venait de gaffer.

- Allons, tu connais ma situation, lorsqu'il eut enfin fini de rire. Les gens me supportent tant bien que mal car je suis avec toi, mais ils ne me respectent pas. Et je vois mal les « quatre belles de Serdaigle » venir parler au pauvre Edward Sanctick, ajouta t'il en souriant.

- Eh bien réglons le problème alors, j'ai rendez vous ce soir à minuit, viens avec moi, ca sera au moins…

- Je croyais que je devais surveiller ta sœur ce soir ?

- Ca va, laisse là se débrouiller, je suis persuadé que les filles de son dortoir sont déjà mortes de peur, dit 'il en s'allongeant sur le canapé.

- T'es pas en forme toi ce soir, tiens regarde, je parlais de celle là. Joignant le geste à la parole, il sortit une carte qu'il déplia sous ses yeux. Heureusement que Potter t'a permit de faire une copie de sa carte…, alors où est elle… ici, 4ème étage, près de la salle de métha… tiens, elle a encore changé de mec apparemment….

- Pardon ! tandis qu'il sortit de sa torpeur, et se redressant, regarda la carte.

- Oui, regarde la voilà, avec Marc Chambers, wooouu, elle tape dans le haut de gamme apparemment…

- On en a rien à foutre, tu bouges ton cul et tu vas foutre ton pied où je pense à cet…

- Et ta sœur te refera une scène, et refera la tête pendant 2 semaines, tandis que je serais excommunié par tous les Gryffondors…

- mouais, tu n'as pas forcément tort, finit 'il par lâcher en rigolant doucement, mais tu vas les suivre de loin et au moindre problème,….

- J'interviens, je fous une branlée au type et je la ramène à la tour Gryffondor, je sais, c'est ce que j'allais faire, dit' il en rassemblant ses affaires. Puis, juste avant de franchir la porte du cachot, il lâcha : c'est plutôt toi que je devrais surveiller. Je te rappelle que sur les quatre, trois ne peuvent pas te voir…, bonne chance, tu vas en avoir besoin, finit 'il railleur.

Récupérant la carte que l'adolescent avait laissé sur la table, il chercha la salle d'astronomie, se disant quand partant maintenant, il n'était pas sur d'arriver là bas à minuit. Constatant avec plaisir que toutes ces formules lui étaient revenues, il se lança rapidement un charme d'invisibilité. Deux heures après, Jonathan maudissait à peu près toute sa lignée d'avoir inventé le château de Poudlard. Après avoir esquivé trois fois le concierge qu'il soupçonnait de le traquer, avoir failli réduire en miette cinq escaliers pour avoir disparu sous ces pieds, et de manière général, s'être perdu une bonne dizaine de fois, il devait encore se taper deux cents vingt six marches pour arriver au sommet de cette maudite tour. Pestant contre les protections magiques et les filles stupides, il sortit le plus rapidement possible sa baguette lorsqu'il entendit du bruit derrière lui.

- Eh bien, quel accueil… prononça d'une voix froide et cassante, une grande blonde platine aux yeux bleus.

- Ceci dit, il a pas tout à fait tort, il lui faudra au moins ça lorsqu'on l'aura… surenchérit une nouvelle arrivante, la même qu'il avait vu au repas.

- Ashley, vous aviez promis, si c'est pour aligner des méchancetés, ta sœur peut très bien le faire toute seule, entendit 'il tandis qu'une troisième fille sortait des escaliers.

Et comme prévu, son cœur rata quelques battements. Devant lui se tenait la réplique conforme de la Megan Swifht qu'il avait rencontrée dans cet hôtel miteux. Malgré une petite différence d'âge, la ressemblance était frappante. Ainsi donc, dans cette réalité, Jonathan Jedusor sortait avec cette fille. En y regardant de plus près, c'était compréhensible. Que ce soit l'éclat de ses cheveux châtains, la profondeur de ces yeux bleus nuit ou sa silhouette parfaitement dessinée, la jeune fille qui se tenait devant lui était très sûrement l'une des filles les plus convoitées de la gente masculine Poudlardienne.

- Vous pouvez nous laisser quelques instants, s'il vous plait ?

- Mouais, mais on reste dans le coin, appelle si tu as un souci, lui rappela la blonde, tandis que la troisième le fusillait du regard.

Laissant les deux jeunes filles quitter la pièce, Megan finit par se tourner vers lui, et il put lire dans son regard la même solitude qu'il avait eu tant de mal à décrypter la dernière fois…

- Je suis désolé de ne pas t'avoir écrit, mais j'ai été très occupé ces vacances, tu sais, mes parents, les apics… commença t'elle.

- Je n'en doute pas, mais je peux connaître la raison de ce rendez vous nocturne, dit 'il en la coupant.

Pourquoi fallait 'il que cette fille est toujours l'air de vouloir lui annoncer un décès… Puis il se rendit compte qu'à chaque fois il passait à coté de la plaque, et qu'ils avaient sûrement du avoir de nombreux rendez vous tard avant cette année…

- Je, je suis désolée, je sais que tu…, mais, je… je voulais juste te parler un peu avant les cours,… comme je n'étais pas là durant les vacances… bafouilla t'elle.

Au secours, pensa-t-il immédiatement. Regrettant amèrement d'avoir refuser les multiples cours sur le sexe opposé qu'avait tenté de lui donner sa grand-mère, Jonathan se retrouvait une nouvelle fois dans une situation précaire, devant apparemment réconforter une petite amie qu'il ne connaissait même pas…

- Tu sais, si tu veux, on peut rester dormir ici, on pourra mettre tout ça au point, et…

Chose dite, chose faite, deux minutes après, il se retrouvait allongé dans un lit de fortune, écoutant le récit des vacances de Megan, en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir lui répondre. A cet instant précis, il se demanda si tout ça n'était pas un sortilège de son père pour le tourmenter même dans ces rèves…