My brother's woman
(Part II)
Coucou tout le monde !
Ouah ça fait un bail ! Un an si je me souviens bien… Je suis sincèrement désolé ! Gomen !
Bon alors pour commencer, je n'ai pas arrêté d'écrire, la preuve lol mais j'ai de moins en moins le temps de le faire à cause de l'école. Je fais partie des plus âgées fanficteuses et je suis à un niveau supérieur dans une branche pas facile donc honnêtement, je passe mon temps à bosser. Et puis, on a tous une vie sociale à côté ! Mais bon, tout ça pour dire que je suis sorry de pas avoir écrit durant tout ce temps !
Une autre raison aussi de mon absence c'est que j'ai eu quelques problèmes et à savoir des insultes de personnes sans que j'ai provoqué cet événement. Quand on a pour hobby fanficteuse de Card captor Sakura, on se dit que l'on écrit par passion mais aussi pour faire durer le rêve de Clamp, pour faire plaisir et peut-être même pour apporter un peu de bonheur aux gens. Alors, lorsque l'on se fait dénigrer de façon très vulgaire et menacer au point où une personne désire que « ma carrière de fanficteuse soit terminée », on s'interroge et je me suis interrogée pendant longtemps. Et j'en suis arrivée à une seule et unique conclusion « ce qui ne tue pas, rends plus fort », je ne vais pas m'abaisser au niveau de ces personnes et pour le prouver, je vais tenter d'écrire mieux que jamais, de mettre tout mon cœur et mon âme dans mes fics car ça, c'est ma revanche. Je ne connais pas la raison de toute cette haine mais c'est peut-être la jalousie alors je vous dis une chose : la jalousie vous perdra. Si des gens m'aiment et continuent à me lire alors j'écrirais pour ces gens car ce sont eux qui me donnent du courage et de la force. Un jour, une très grande fanficteuse m'a dit « Soit fière de toi, tu es bonne » et je vais l'écouter et espérer que ce genre d'attitude plus bas que terre ne recommence pas car il n'y a pas de rivalités d'auteurs, nous sommes tous là pour nous aider, c'est ça le mérite.
Bon alors comme les vacances de noël sont tombées un vendredi, on va dire que j'ai été short en time pour sortir des fics en entier mais bon, y'a des bouts par ci par là lol
Sinon, les habituels remerciements à tous ceux qui m'écrivent encore, d'ailleurs, pour m'écrire mon adresse est : miss.chloutefree.fr , l'adresse sur voilà.fr est morte je reçois que des SPAM dessus et je vire tout car j'ai plus la force de trier les mails (3150 la dernière fois). Vraiment, ça me fait super plaisir quand je reçois un mail !
Voilà, je sais pas trop quoi dire d'autres, sauf JOYEUX NOEL !!!!!! Très bonnes fêtes à tous et à toutes et bonne lecture !
Gros bisous
Sab
ps : Spéciale dédicace à tous mes amis et my best friend Jessy, la super webmistress Pandra, mes petites puces Kyara, Suka, Maurine et Coralie et à tous les lecteurs !
Le soir même, Syaoran se dépêcha de se rendre à la bibliothèque pour éviter de croiser Sakura, il voulait l'éviter à tout prix. En prenant du recul sur la situation, il réalisa que c'était mal, c'était comme trahir son frère non, la vérité était qu'il avait trahit son frère. Et même s'il se comportait parfois froidement à son égard, il avait quand même accepté de loger Syaoran sans poser de questions, sans demander pourquoi, il l'avait accueilli naturellement. Alors Syaoran se disait qu'il était bien ingrat de vouloir non seulement sa future femme mais aussi de briser leur lien d'amitié et de complicité ainsi.Quand il était petit, Syaoran avait toujours sentit de la réticence de la part de son père, sa venue au monde avait en effet changé les choses pour lui : il pouvait de moins en moins se séparer de sa femme Yelan pour rejoindre sa maîtresse. Alors c'est sans doute cela qui avait provoqué une ignorance et surtout une rivalité entre le père et le fils. Son père avait été forcé forcer d'épouser Yelan, selon les vœux de leurs parents, de vieux amis. Il ne la détestait pas mais il ne l'aimait pas non plus, pas des mêmes sentiments qu'elle éprouvait à son égard tout du moins. Il avait toujours été fier d'elle, Yelan était une mère douce et aimante, une maîtresse de maison remarquable, une épouse parfaite en toute circonstance et il avait toujours regretté de ne pas lui faire honneur en lui rendant ses sentiments.
Et puis, un jour, par un beau matin de printemps, une belle femme est venue se présenter à Yelan, elle s'appelait Ayano. Elle était venue accompagné de son fils Eriol et vint lui annoncer qu'elle était la maîtresse de son mari. Etrangement, Yelan avait bien réagit et la vérité est qu'elle était au courant. Elle le savait bien même si elle n'avait jamais eu de preuve concrète. Ayano s'excusa mainte et mainte fois mais Yelan n'était pas troublée, elle n'avait cessé de sourire et d'écouter. Ayano souffrait d'une maladie du foie et allait mourir, elle voulait confier la garde de son fils à Yelan et son amant. Yelan accepta et Eriol fut alors intégré à la famille. Syaoran avait regardé Ayano avec des yeux mauvais, de même que son père, il les avait détesté pour avoir fait souffrir sa mère mais Eriol fut la seule personne à s'occuper et jouer avec lui depuis longtemps. Tous les jours, il venait cherchait Syaoran à l'école et ils se rendaient au parc. Syaoran appréciait ces bons moments, les seuls de son enfance car sa mère était toujours très occupée et son père ne le regardait même pas, il ne voyait qu'Eriol, le fils de la femme qu'il aimait réellement.
En sortant de la bibliothèque, Syaoran tomba sur Eriol, en fait, ce dernier ne l'avait pas vu mais Syaoran l'avait vu sortir de la voiture d'une femme, il aurait préféré ne rien voir mais les faits étaient là. Lorsque la voiture disparut dans l'obscurité de la nuit, Syaoran frôla intentionnellement l'épaule de son frère qui se retourna en sursautant comme un voleur, comme s'il avait fait quelque chose de mal.
Syaoran : Sakura le sait ?
Eriol : Savoir quoi ?
Syaoran : Que tu vois une autre femme ?
Eriol : Je ne vois pas de quoi tu parles !
Syaoran : Je t'en prie… Je te connais bien pour savoir que tu fréquentes quelqu'un d'autre !
Eriol : Qu'est-ce que tu fais ici à cette heure ?
Syaoran : J'étais de sortie… Alors ? N'essaye pas de changer de conversation !
Eriol : Je te l'ai dit, je ne vois pas de quoi tu parles !
Syaoran : Humpf… Je crois que si et je pense que dans ce cas, tu ne verras pas d'inconvénient à ce que je te vole ta fiancée ?
Eriol saisit Syaoran par le col de sa chemise et le plaqua contre un de murs environnants, il arborait un regard de colère tandis que Syaoran souriait
Eriol : Ne la touche pas !
Syaoran : Et possessif qui plus est… Une femme ne te suffit pas, il t'en faut deux, comme à notre père !
Eriol le gifla à toute volée et Syaoran cracha un peu de sang à terre puis essuya du revers de sa manche, le sang qui restait au bord de ses lèvres.
Syaoran : Tu as toujours été sensible à ce sujet… Désolé j'avais oublié… dit-il en s'éloignant
Eriol : Syaoran ! Reviens ! cria-t-il
Il continua sa route et Eriol le rattrapa en courant puis se plaça devant lui, ils se toisèrent ainsi longtemps, un moment semblant être une éternité puis Eriol baissa les yeux
Eriol : Peu importe ce que tu penses… Je… j'aime Sakura, plus que tu ne le crois, et… je ne veux pas la perdre, je ne veux pas qu'elle subisse ton jeu de séduction
Syaoran : Tu parles comme si tu me connaissais ! Tu ne sais rien de moi ! cria-t-il soudain
Eriol : Si, je sais que tu as fait beaucoup de mal autour de toi, tu as blessé des gens et tu ne le regrettes même pas ! dit-il en soupirant
Syaoran serra le poing un moment et rigola en se calmant, il lança un regard de glace à son frère, un regard qu'il n'avait encore jamais vu sur son visage
Syaoran : Je suppose que c'est comme ça que tu me vois…
Il contourna Eriol et rentra chez lui, il monta les escaliers et claqua la porte de sa chambre, Sakura attendait dans le salon que les deux hommes de la maison rentrent mais en entendant Syaoran, elle n'avait pas osé lui parler. Comme une enfant, elle s'était caché au fond du canapé pour qu'il ne la voie pas. Eriol fit ensuite son apparition, elle bondit du canapé et se jeta à son cou, d'abord surpris de cet accueil, il sourit ensuit et posa ses lèvres sur le front de Sakura. Ils montèrent dans la chambre et Eriol referma la porte. A ce même moment, Syaoran sortit de la sienne, valise en main. Il s'arrêta devant la chambre de son frère et Sakura, posant sa main dessus. Ses yeux étaient depuis longtemps humides de remords et de tristesses, il savait ce qu'il était et par-dessus tout, il savait ce qu'il n'était pas. Eriol son frère, fils de la maîtresse de son père, fiancé de la femme qu'il aimait, se permettait de le juger sans savoir qu'au fond, Syaoran était quelqu'un de sensible qui avait caché toute sa souffrance derrière un masque de pierre, par peur d'être une nouvelle fois blessé et trahit par ceux qu'il aimait. Il tourna les talons et sortit de la maison, ses pas résonnaient dans le silence des rues, il empruntait plusieurs directions, il savait où il allait, il n'y avait qu'un seul endroit où il était sûr de trouver le réconfort dont il avait besoin.
Lorsqu'il sonna à la porte de l'appartement de Matsuka, il était une heure du matin, ce dernier fut surpris de le voir arriver ainsi mais le fit entrer, il savait que s'il venait le voir, c'est que les choses avaient mal tourné pour lui. Il l'installa dans le salon et prépara un peu de thé qu'il lui servit, Syaoran observa le fond de sa tasse sans parler et Matsuka n'insista pas plus à lui demander ce qu'il se passait. Finalement Syaoran leva ses yeux pleins de tristesses vers lui et Matsuka lui sourit, il prit quelques draps dans un placard et installa et futon pour Syaoran dans sa chambre. Matsuka vivait seul en appartement depuis l'âge de quinze ans, ses parents lui envoyaient régulièrement de quoi le faire manger et payer son loyer. Puis, Matsuka retourna se coucher sans dire un mot, Syaoran se changea dans la salle de bain et partit dormir à son tour. Il observa le plafond sans trouver le sommeil, se remémorant chaque sourire de Sakura mais aussi, son dernier regard, dur et froid.
Le lendemain, lorsque Syaoran s'éveilla, il vit l'horloge afficher sept heures trente. Il se leva et sortit de la chambre, Matsuka venait de finir de préparer le petit-déjeuner.
Matsuka : Ohayo
Syaoran : O… Ohayo
Matsuka : Tu as faim? Je viens juste de finir de préparer le petit-déjeuner !
Syaoran : Il voit une autre femme, j'en suis sûr et tout ça derrière le dos de Sakura qui ne se doute de rien. Il prétend même l'aimer, il m'a dit que je ne faisais que souffrir les gens, il m'a dit que j'étais un séducteur qui ne voulait que Sakura par désir…
Matsuka : Syaoran, tu sais, non, nous savons tous les deux que c'est faux et c'est ce qui compte pas vrai ?
Syaoran : Alors je suis partit, je n'en pouvais plus… Subir les reproches de mon frère qui se trompe sur moi et vivre sous le même toit que Sakura alors qu'elle est dans ses bras, qu'elle l'embrasse… Tout ça…
Matsuka : Réveille-toi ! Ca ne te ressemble pas de baisser les bras !
Syaoran : Et après ?
Matsuka : On dirait que je me suis trompé sur toi, je pensais que tu avais assez de courage pour affronter la vie et te battre pour celle que tu aimes, mais en fait, tu n'es qu'un lâche !
Syaoran se leva de la chaise qui tomba brusquement à terre, il s'approcha de Matsuka, le saisit par sa chemise et pointa son poing vers lui. Puis, son regard s'adoucit et il le relâcha.
Matsuka : Je savais que mon Syaoran me reviendrait !
Syaoran : C'est vrai que bientôt… Et avant, je veux qu'elle choisisse entre nous, je veux lui faire découvrir ce qu'elle manquera à mes côtés…
Matsuka : Laisse-toi simplement guider par tes sentiments… N'en fais pas trop, montre-lui la facette d'un Syaoran amoureux d'elle
Sakura : Eriol ? Tu peux aller réveiller Syaoran ? Ca fait une heure que je l'appelle et il ne répond pas ! dit-elle en posant les assiettes sur la table
Eriol sortit de son fauteuil, posa son journal sur la table basse et monta les marches de l'escalier. Il arriva devant la porte de la chambre de Syaoran et toqua à la porte mais il ne reçut que le silence en guise de réponse. Il ouvrit la porte et vit que le lit était fait, tout était rangé mais qu'il n'y avait aucune trace de Syaoran. Les placards étaient ouverts et à moitié vides, les volets étaient fermés et une grande partie de ses affaires scolaires avaient disparus. Il redescendit rapidement, la colère lui montait au nez, il prit sa veste et quand Sakura le vit sortir de la maison en trombes sans avoir prit sa sacoche, elle le retint par le bras
Sakura : Qu'est-ce qu'il y a ?
Eriol : Ce petit idiot est partit !
Sakura : Comment ça partit ?
Eriol : Il a prit ses affaires et est partit, ce n'est pas assez clair ? cria-t-il
Sakura le regarda durement et il posa une main sur sa joue mais elle le repoussa
Eriol : Pardonne-moi… Je ne voulais pas… Je dois aller travailler…
Il prit ses affaires et sortit de la maison, Sakura ferma les yeux un moment et jeta tout le petit déjeuner qu'elle avait préparé à la poubelle. Elle s'assit sur une chaise et posa sa tête entre ses mains, les coudes sur la table. Deux bras vinrent entourer son cou et une tête se posa sur son épaule droite
Voix : Qu'est-ce qu'il y a ?
Elle releva la tête et aperçut des cheveux châtains se promener sur son bras, des cheveux qui étaient tout sauf ceux d'Eriol
Sakura : Syaoran ? Je… On pensait que tu étais partit !
Syaoran : J'ai eu un moment d'égarement, j'avais oublié quelque chose ici
Elle se sentit soudain mal à l'aise, certes rassurée mais mal à l'aise, la distance qui aurait dû y avoir entre eux était trop petite, elle essaya de se dégager en le poussant légèrement avec son épaule mais il se tenait accrochée à elle. Elle se releva avec force, le forçant à se séparer d'elle, elle lui fit face et sourit
Sakura : Je suis contente que tu sois revenu ! On était inquiet !
Syaoran : Je suis revenue pour toi… dit-il en passant sa main sur joue
Sakura : Syaoran, arrête je t'en prie ! Ce n'est pas correct !
Syaoran : Pourquoi ? Pourquoi tu me dis ça alors qu'au fond de moi je te désire tellement !
Elle le gifla si fort que Syaoran posa une main sur son visage rougit par la douleur
Sakura : Alors toute cette histoire c'était juste une question d'attirance ? Tu ne crois pas que tu te fiches de moi ?
Syaoran : Pourquoi tu ne comprends pas ?
Sakura : Comprendre quoi ? Que tu veux juste « tester » la fiancée de ton frère ?!?
Il la saisit par les épaules et pressa ses lèvres sur les siennes, elle tenta de se débattre mais il avait beau être plus jeune, il était plus fort qu'elle. La chaleur du baiser commença soudain à lui monter à la tête, son corps s'abandonna entièrement à lui. A ce moment précis, elle lui était corps et âme dévoué, jamais personne encore ne lui avait procuré une telle sensation de passion, c'était la première fois qu'elle ressentait autant de désir de la part de son partenaire, comme si son âme entière était en feu. Lorsque Syaoran approfondit le baiser, elle sentit ses jambes fléchir et ne plus la tenir, Syaoran la fit basculer sur la table de la cuisine puis s'arrêta en la regardant dans les yeux. Elle avait beau se convaincre qu'elle voulait qu'il arrête, en réalité, elle le désirait autant que lui à ce moment là. Il glissa lentement ses lèvres le long de son cou pour l'embrasser et commença à lui sucer la peau qu'il trouva délicieusement sucrée. Sakura le poussa alors un peu brusquement et il faillit perdre l'équilibre, il la regarda tandis qu'elle le toisait sévèrement du regard.
Sakura : Comment as-tu pu ? demanda-t-elle en cachant son cou
Syaoran : Il ne s'en apercevra même pas ! Il est toujours très occupé… sourit-il mesquinement
Sakura : J'en ai assez ! Arrête ce jeu là ! Tu veux juste le rendre jaloux c'est ça ? C'est une compétition entre frères pas vrai ? Laisse-moi te dire que c'est vraiment puéril !
Syaoran : La maintenant, tu me tapes sur les nerfs ! dit-il avec froideur, je vais en cours !
Il s'éloigna et ouvrit la porte mais Sakura le retint par le bras, il s'en dégagea un peu brusquement ce qui la surpris sur le moment
Sakura : Je n'ai pas terminé !
Syaoran : J'ai cours ! trancha-t-il d'un ton sec
Il sortit de la maison sous les appels de Sakura, il les ignora mais au fond de lui, il avait mal, il était blessé mais elle devait l'être encore plus…
Syaoran arriva avec une heure de retard à l'école et manqua donc la première heure de cours qui se trouvait être de la chimie. Il s'installa à sa place et Matsuka vint l'aborder discrètement car le cours de langue avait déjà commencé
Matsuka : Alors ? demanda-t-il en chuchotant
Syaoran : Quoi ?
Matsuka : Qu'est-ce qui s'est passé ?
Syaoran : Comme d'habitude, on s'est disputé…
Matsuka : Ah…
Syaoran : Tiens, prête-moi ton cours de chimie, les langues c'est soporifique !
Matsuka : Hum… J'ai pas trop suivi en fait…
Syaoran : Je vois… ¬¬
Syaoran, dont la place se trouvait près de la fenêtre vit Sakura arriver, elle s'arrêta un moment pour discuter avec quelques élèves puis s'éloigna, et il ne cessait de l'admirer, elle était tellement belle, si douce, si délicate… Une telle fleur était rare et difficile à dénicher… La sonnerie retentit et Syaoran partit avec Matsuka à la cafétéria acheter de quoi manger pour la pause. Malheureusement, il croisa Sakura dans les couloirs, elle semblait vexée et s'avança rapidement vers lui
Sakura : Li-kun ! J'ai à vous parler !
Syaoran : Désolé Sensei, je vais prendre ma pause
Sakura : C'est urgent !
Syaoran : Désolé mais je vais prendre mon petit déjeuner ! insista-t-il
Sakura : Je vous attendrais à dix heures trente tapante à l'infirmerie dit-elle en s'éloignant
Matsuka revint avec des brioches et en donna trois à Syaoran, il les prit et commença à manger sous le regard interrogateur de son ami
Syaoran : Quoi ?
Matsuka : Rien, tu as juste l'air bizarre !
Syaoran : Je l'ai embrassé ce matin, encore ! Je n'ai pas pu résister et… elle a gardé une marque dans son cou
Matsuka : Tu lui a fais un suçon ?!? cria-t-il
Syaoran : Chuuuuuuuuuuuuuuut ! Pas si fort !
Matsuka : T'es pas bien dans ta tête ! Si Eriol le remarque, elle va en subit les conséquences !
Syaoran : Il ne le verra même pas et si c'était le cas, je la couvrirais
Après avoir fini de petit-déjeuner, Syaoran se rendit à l'infirmerie mais Sakura n'était pas là, il n'y avait que mademoiselle Kimiko, assise sur une chaise.
Syaoran : Sensei ?
Kimiko : Syaoran-kun !
Syaoran : Vous attendez Kinomoto-sensei?
Kimiko : Oui, et toi ? Que fais-tu là ?
Syaoran : Elle a demandé à me voir… dit-il en détournant les yeux
Kimiko se leva et se plaça devant Syaoran, il détourna la tête à ce moment là et elle saisit sa nuque pour l'embrasser passionnément, il mit un certain temps avant de se rendre compte de ce qui était en train de se passer, cela lui avait parut invraisemblable mais quand il réalisa qu'il ne rêvait pas, il essaya de retirer les deux mains de son professeur scotchées à ses joues
Syaoran : Sen… sei dit-il entre deux baisers
Elle le poussa pour le basculer sur le lit derrière eux et s'assit sur lui, il voulut se relever mais elle posa une main sur sa bouche
Kimiko : Syaoran … J'ai attendu ce moment tellement longtemps…
Syaoran : Sensei, ce n'est pas correct ! dit-il en se relevant
Kimiko : Pas plus que de désirer l'infirmière… Kinomoto-sensei… dit-elle en repoussant son torse sur le lit
Elle déboutonna sa chemise et l'embrassa de nouveau mais il lui bloqua les bras fermement et la fit tomber en arrière, puis, il l'observa longuement et se releva. Il retira la veste de son uniforme et la posa sur ses épaules
Syaoran : Vous allez attraper froid ! dit-il en souriant
Elle éclata en sanglots et cacha son visage entre ses mains, il se rassit à ses côtés et posa une main sur son épaule
Syaoran : Sensei… Je suis touché de l'affection que vous avez pour moi…
Kimiko : Ce n'est pas de l'affection ! dit-elle en relevant brusquement la tête, tu ne comprends pas que je t'aime sincèrement, depuis l'instant où je t'ai vu, j'ai su… Dis-moi ce que je dois faire ? N'y a-t-il pas d'espoir ? Je n'arrive pas à te sortir de ma tête, mon être tout entier te désire au point où je n'en dors plus, je n'en mange plus !
Syaoran : Sensei, je ne doute pas de vos sentiments, je ne les remets pas non plus en cause mais dans mon cœur, il y a déjà quelqu'un… Et je suis très bien placé pour dire que tout ce que vous éprouvez, je le vis. Alors comme vous avez fait preuve d'honnêteté, je veux à mon tour le faire en vous disant qu'il n'y a pas d'espoir ni pour vous pas même pour moi. Mais je veux m'accrocher à cela en sachant pertinament que même si rien ne se passe, je serais le plus heureux des hommes si elle et vous trouviez le bonheur.
Kimiko : Cela me touche énormément, merci pour n'avoir pas profité de la situation et m'avoir traité comme une femme et non comme un professeur ayant un problème mental
Syaoran : Il est tout à fait naturel d'être attiré par une personne même si cette dernière est plus jeune ou plus âgée ! dit-il en souriant, je ne vous juge pas, je suis pas en position pour cela
A ce moment, la porte s'ouvrit et ils tournèrent le regard pour voir Sakura apparaître devant eux, figé par la scène. Syaoran la chemise à moitié déboutonnée et Kimiko-sensei en soutien gorge, son chemisier à terre. Les yeux rouges de Kimiko prêtait Sakura à confusion, elle éprouvait une sorte de choc mais aussi une once de jalousie dans le regard, Kimiko le remarqua et sourit. Elle se leva dans le silence qui avait soudainement envahit la pièce et rendit la veste à son propriétaire pour ensuite se rhabiller.
Sakura : Syaoran ! Qu'est-ce que tu as fait ?!?
Kimiko : Avant de lancer des accusations attives, écoutez ce que j'ai à dire. Il m'a simplement sauvé la vie dit-elle en se retournant vers Syaoran. N'est-ce pas Li-kun ?
Syaoran qui ne savait pas quoi dire, hocha la tête en signe d'approbation
Kimiko : J'ai fait un malaise et il m'a fait du bouche-à-bouche
Sakura : Et pourquoi sa chemise est-elle défaite ? demanda-t-elle d'un air soupçonneux, pourquoi n'aviez vous plus votre chemisier ?!?
Kimiko : Il l'a ôté pour me faire une réanimation et sous le choc, je me suis accroché à sa chemise qui s'est détâché. J'ai d'ailleurs fait sauter quelques boutons, excusez-moi Li-kun
Syaoran : Ce n'est rien
Kimiko n'ajouta rien de plus et s'en alla en regardant Sakura dans les yeux, quand cette première passa à côté d'elle, Sakura cru l'entendre murmurer « vous avez de la chance, c'est un bon garçon ». Une fois qu'ils se retrouvèrent seuls, Syaoran regarda Sakura en s'installant sur un des lits très confortablement
Syaoran : Alors ?
Sakura : Alors quoi ?
Syaoran : Je croyais que tu voulais me parler !
Sakura : Et bien…
Syaoran : Si tu n'as rien à me dire, je peux partir ! dit-il sur la défensive
Sakura : Je suis désolé d'avoir lancé de fausses accusations à ton sujet
Syaoran : C'est bon à entendre !
Sakura : Mais maintenant parlons plus sérieusement ! Je dois te dire que je n'ai pas apprécié ton comportement de ce matin !
Syaoran : De quoi parles-tu ? demanda-t-il innocemment
Sakura : De ça ! dit-elle en lui montrant le suçon, comment je vais cacher ça Eriol ? Pourquoi tu as fait ça ?
Syaoran : Parce que je trouvais le moment approprié, et je te jure qu'il ne le verra pas, ose dire le contraire, depuis combien de temps ne t'a t'il pas étreint ?
Sakura : Tu vas trop loin ! cria-t-elle
Syaoran : C'est la vérité qui blesse ?
Sakura : Non ! Ca n'a rien à voir ! Il est… il est très occupé et fatigué par son travail ! Oh et puis, pourquoi est-ce que je me justifie !
Syaoran : C'est à toi de me le dire !
Sakura : Syaoran, je veux que tu arrêtes, je veux que les choses redeviennent comme avant, je suis la fiancée d'Eriol
Syaoran : Je ne le sais que trop bien ! dit-il en se relevant, sais-tu seulement, imagines-tu seulement dans quel désarrois je vis ? Savoir que tu es dans ses bras, savoir que c'est lui que tu aimes alors que moi, moi… alors que moi je serais prêt à tout donner pour un seul baiser, une seule caresse que tu pourrais me m'offrir avec sincérité et amour ?
Sakura : Syaoran, qu'essayes-tu de me dire ?
Syaoran : Tu n'as toujours pas compris ? Tu ne sais pas que je ne joue pas avec toi, tu ne sais pas que si je fais tout ça c'est parce que… Je t'aime, chaque jour davantage, chaque jour plus qu'hier, que mon cœur brûle de passion et de désir pour toi ! Sakura, ouvre-les yeux, je suis en train de te dire que je suis tombé amoureux de toi, depuis le premier jour de notre rencontre
Elle se figea devant une telle déclaration et Syaoran baissa les yeux
Syaoran : Je sais, tu aimes Eriol, je suis plus jeune que toi, beaucoup de choses nous éloignent mais il n'empêche que je t'aime
Sur ces derniers mots, il quitta la pièce lentement, elle voulait le retenir mais n'en fit rien, ce ne serait que rendre les choses plus difficile pour lui comme pour elle. Elle aimait Eriol, oui, elle l'aimait… sinon pourquoi serait-elle sa fiancée ?
Sakura ne revit pas Syaoran cette journée la, ni le lendemain, ni le surlendemain d'ailleurs. Il était sûrement allé dormir chez Matsuka, oui, ce devait être ça. Elle espérait tout du moins car depuis son absence, elle ne pouvait rien faire d'autres que s'inquiéter. Eriol rentrait un peu plus tôt ces derniers soirs mais quand il franchissait le pas de la porte, il posait ses affaires, prenait une bière dans le réfrigérateur et s'installait dans le salon soit devant la télé soit devant son journal. Sakura préparait le dîner, ils mangeaient et il montait se coucher pendant qu'elle faisait la vaisselle. En vérité, Sakura se sentait bien seule depuis que Syaoran n'était plus à la maison et aussi, il avait parfaitement raison pour Eriol, plus de gestes tendres ou mêmes de baisers, comme si un profond fossé s'était creusé entre eux.
Elle se demandait depuis quand la situation était devenue si critique entre eux, depuis quand ils ne se parlaient plus. En voyant Eriol monter se coucher, elle termina sa vaisselle, prit ses affaires et sortit de la maison, ne prenant même pas la peine de laisser un mot et si Eriol s'inquiétait pour une fois, ça lui ferait du bien, au moins, il arrêterait de voir plus loin que le bout de son nez.
Elle marcha jusqu'au restaurant où travaillait Syaoran, il y avait peu de monde, c'était assez calme. Elle fixa la vitrine et vit Syaoran parler et sourire avec deux jeunes filles, Sakura les reconnu, elles étaient au lycée. Elle hésita à franchir le pas de la porte puis, d'un air déterminé, elle rentra. Syaoran la vit et son sourire s'effaça, il l'installa à une table, prit sa commande et la servit. Il agissait comme s'il ne la connaissait pas, comme s'ils étaient des étrangers l'un pour l'autre. Sakura baissa les yeux et sentit les larmes lui monter aux yeux, elle savait que c'était de sa faute mais elle ne savait pas quoi faire. Tous les clients partaient un par un mais Sakura restait là, sans bouger, à observer son verre de jus. Syaoran s'en rendit compte et à la fin de son service, la raccompagna.
Syaoran : Pourquoi tu es venue ?
Sakura : Je… Je voulais savoir si tu allais bien dit-elle en baissant les yeux
Syaoran : Pourquoi ça n'irait pas ?
Sakura : Syaoran, je sais que c'est beaucoup te demander mais reviens à la maison
Syaoran : Tu appelles ça une maison ? demanda-t-elle avec un regard soudain très froid
Sakura : Mais ta famille a besoin de toi ! dit-elle en s'accrochant à son pull
Syaoran : Où tu vois une famille Sakura ? demanda-t-il le regard toujours aussi glacial, moi je vois un demi-frère qui se fiche de moi et une femme qui va devenir son épouse. Tu appelles ça une famille ? Une maison ? Matsuki est ma famille !
Sakura : Je vois… Mais, demain… c'est ton anniversaire, tu ne voudrais pas qu'on le fête ensemble ?
Syaoran : J'y penserais, j'ai un match à six heures… Tu es arrivé, bonne nuit
Sakura : Syaoran maté ! ( attend !) dit-elle d'un ton suppliant
Il ne se retourna pas et ne s'arrêta pas non plus, elle éclata en sanglots et s'effondra à terre, elle avait tout gâché, c'était sa faute si les choses tournaient ainsi, elle avait provoqué une rupture des liens entre frères.
La porte de la maison s'ouvrit, Eriol avait entendu la voix de Sakura et s'était précipité dehors. Il vit son frère s'éloigner et sa fiancée à terre en pleurs, il fronça les sourcils et ramena Sakura à l'intérieur. Après l'avoir couché, il s'assit dans le canapé et s'alluma une cigarette, il réfléchissait, les mots de Syaoran retentissaient dans sa tête, et si tout était vrai ? Si son frère aimait vraiment Sakura ? Non, impossible et pourtant…
Les marches de l'escalier grincèrent et il se retourna, il vit Sakura en bas des marches
Sakura : Tu n'avais pas arrêté ?
Eriol : Si mais il m'arrive de céder à la tentation
Sakura : Eriol, demain, c'est l'anniversaire de Syaoran
Eriol : Et ? demanda-t-il indifféremment
Sakura : Sois là à cinq heures s'il te plaît, il a un match, viens le voir à l'école et j'ai pensé qu'ensuite…
Eriol : A quoi ? Une fête en famille ? rigola-t-il
Sakura : Oui, exactement !
Eriol : Tu n'es pas sérieuse là ?
Sakura : Si ! dit-elle en élevant la voix, s'il te plaît
Eriol : Très bien dit-il en soupirant
Elle vint s'assoeir près de lui et il la regarda, il lui saisit la joue tout en la caressant tendrement puis l'embrassa. Il éteignit sa cigarette et retira sa chemise, puis, il commença à déshabiller Sakura.
Sakura s'installa dans les gradins du gymnase de l'école en regardant sa montre, il y avait un monde fou, elle aperçut Matsuka en compagnie de jeunes filles et lui fit signe. Il sourit et quitta ses admiratrices pour s'installer à côté d'elle
Matsuka : Je ne pensais pas vous voir Sakura-san
Sakura : Je ne pouvais pas manquer ce match !
Matsuka : Vous savez, Syaoran est borné, il est aussi têtu mais il est toujours sincère dit-il en le voyant arriver sur le terrain
Les yeux de Sakura s'ouvrirent grands puis elle sourit, il connaissait Syaoran mieux que quiconque et s'il disait vrai alors Syaoran éprouvait vraiment des sentiments pour elle, elle en était flattée mais triste en même temps, elle l'avait fait souffrir, elle lui avait dit des mots cruels, bien trop. Elle entendit soudain la foule se déchaîner quand le coup de sifflet de début de match retentit, des jeunes filles les encourageaient et les acclamaient, Sakura repéra Syaoran des yeux. Il avait le ballon, il esquiva ses adversaires avec rapidité et sauta en direction du panier pour marquer un dunk. Les filles étaient survoltées et criaient son nom, Sakura remarqua au premier rang les deux jeunes filles qu'elle avait vu la veille au restaurant où travaillait Syaoran.
La fin du match arriva avec une victoire pour l'équipe de Syaoran mais une victoire in extrémiste, la foule se dispersa et Sakura et Matsuka retrouvèrent Syaoran au dehors. Sakura s'isola pour téléphoner mais elle tombait toujours sur le répondeur à Eriol. Elle finit par abandonner et rejoignit les garçons qui rigolaient sur les différentes périodes du match
Sakura : Hum… Il semble qu'Eriol soit injoignable
Syaoran : Et alors ? demanda-t-il froidement
Sakura : Je voulais qu'il vienne assister à ton match et après on serait allé fêter ton anniversaire
Syaoran : Inutile, je n'ai pas besoin de lui !
Matsuka : Syaoran… Bon, et si on allait fêter ta victoire et ton anniv…
Voix : Syaoran-kun !
Ils se retournèrent et Sakura vit les deux jeunes filles du restaurant, la première était brune aux yeux verts et la seconde avait les cheveux chatains clairs et les yeux noirs.
Syaoran : Mayumi-chan ? Ikari-chan ?
Matsuka : Syaoran, tu me présentes dis !
Syaoran : Bien sûr, voici Mayumi et Ikari, Ikari, Mayumi, voici Matsuka et Kinomoto-sensei
Mayumi et Ikari : Bonjour
Syaoran : Ikari-chan, qu'est-ce qui se passe ?
Ikari : J'ai pensé que tu voudrais peut-être fêter ta victoire avec nous, les autres ont prévus un karaoké un peu plus tard dans la soirée
Sakura baissa les yeux, elle le savait, c'était normal qu'il fasse la fête avec des gens… de son âge, elle se sentait soudain très exclus et indésirable
Matsuka : C'est gentil mais…
Sakura : Allez-y ! dit-elle en souriant, ne vous inquiétez pas, ça ira ! dit-elle en s'éloignant
Elle fit profil bas tout en sortant de l'enceinte de l'école, quelle stupidité d'avoir cru qu'il passerait la soirée avec elle et Eriol… quel imbécile ! Elle serra les poings et sortit les clés pour ouvrir sa voiture. Elle s'apprêta à rentrer à l'intérieur quand une main la retint, elle se retourna et vit Syaoran et Matsuka
Sakura : Que… Qu'est-ce que vous faîtes la ?
Matsuka : Un anniversaire, c'est en famille, n'est-ce pas Syaoran ?
Syaoran : Oui dit-il en regardant Sakura
Matsuka : Bien, c'est partit !
Sakura sourit et ils rentrèrent dans le véhicule pour se diriger vers la maison de Sakura et Syaoran. Ils pénétrèrent dans la demeure, Sakura avait préparé diverses décorations avec une banderolle écrit en gros « Joyeux anniversaire Syaoran ! Felicitations pour ta victoire au match ». Syaoran vit la pancarte et regarda Sakura
Syaoran : Et si j'avais perdu ?
Sakura : Oh ? dit-elle en réfléchissant, ah oui, l'autre banderolle et en dessous, il suffisait de tirer ! dit-elle en souriant
Syaoran souleva la première banderolle et en vit une autre en dessous où il était marqué « Joyeux anniversaire Syaoran ! La revanche sera la bonne ! ». Il fixa un moment la banderolle et éclata de rire, Sakura le regarda et Matsuka sourit. Cela faisait longtemps que Syaoran n'avait pas rit de si bon cœur, une éternité presque.
Sakura retenta de joindre Eriol tout en cuisinant mais son portable était toujours éteint. Elle finit par abandonner et servit le repas. Ils se mirent à table tout en discutant de tout et de rien, mais aussi en rigolant. Vers vingt-deux heures, Sakura servit le gâteau avec les bougies, Syaoran les souffla et ils le dégustèrent. Sakura s'était assoupit dans le canapé alors Syaoran et Matsuka aidèrent à débarrasser et à laver la vaisselle
Matsuka : Tu te rends compte, si on ne serait pas venu et qu'on serait partit avec les filles…
Syaoran : De toute manière, je n'y serais pas allé
Matsuka : Syaoran, tu devrais penser à revenir, tu as une famille ici et une femme qui prend soin de toi
Syaoran : Je sais mais parfois, quand je l'entend pleurer dans son lit parce qu'elle se sent seule, j'ai envie de pleurer avec elle, j'ai envie de la prendre dans mes bras, de lui dire des mots doux… Mais je n'ai pas le droit. Alors plutôt que de rester impuissant à ne rien faire, je préfère n'entendre ses pleurs que dans mes rêves
Matsuka : Syaoran, tu mérites une fille aussi géniale qu'elle, et elle mérite un gars comme toi, un homme qui prenne soin d'elle ! Laisse-moi te dire, n'abandonne pas.
Matsuka quitta la maison à minuit, Sakura était toujours endormie sur le canapé, il la regarda dormir paisiblement tout en souriant. Puis, il la porta jusque dans sa chambre où il la coucha et remonta les couvertures sur elle. Sakura s'éveilla à ce moment et Syaoran lui sourit
Syaoran : Tu t'es endormi
Sakura : Matsuka est partit ?
Syaoran : Oui, il était fatigué. Je vais me coucher
Sakura : Syaoran dit-elle en se relevant, je suis désolé de t'avoir blessé, de ne pas avoir prit tes mots au sérieux mais la vérité est que j'avais peur…
Syaoran : Ne t'en fais pas, c'est passé tout ça…
Il se pencha vers elle et lui baisa la joue, Sakura se sentit rougir, il releva légèrement la tête bien que leurs visages étaient encore très proches. Ils se regardèrent longuement et Sakura lui rendit son baiser sur la joue, il hésita un moment puis elle se rapprocha de lui et leurs lèvres entrèrent en contact. D'abord doux, le baiser se transforma en passion, leurs pulsions les poussèrent à approfondir leur baiser. Syaoran coucha Sakura sous lui et descendit le long de son cou puis de sa poitrine, il releva la tête pour goûter une nouvelle fois à ses lèvres. Elle déboutonna sa chemise et ils se laissèrent entraîner dans un torrent de sensualité, de fougue et de désir.
Sakura : Syaoran, oublie-moi
Syaoran : Qu'est-ce que tu racontes ? demanda-t-il en la prenant dans ses bras alors qu'il venait d'achever leur étreinte
Sakura : Je t'ai fait du tort, à toi et à Eriol, on vient de commettre une grave erreur
Syaoran : Tu regrettes ?
Sakura : …
Il se détacha d'elle et s'assit sur le lit, la tête entre les mains, les genoux repliés vers son torse, il prit une profonde inspiration et la regarda dans les yeux
Syaoran : Comment tu peux me demander une chose pareille ? Tu n'as pas aimé c'est ça ? s'énerva-t-il, ma technique n'était pas aussi bonne qu'Eriol ?
Sakura : Ca n'a rien à voir ! dit-elle en se relevant, tu sais très bien de quoi je veux parler !
Syaoran : C'est bon, j'ai compris dit-il en ramassant ses affaires
Sakura : Syaoran, je suis désolée mais on n'aurait pas du, il ne fallait pas… dit-elle au bord des larmes
Syaoran : J'ai compris ! dit-il brusquement, c'est juste que…
Ils entendirent alors la porte d'entrée se refermer et Eriol monter les escaliers, Syaoran sortit de la chambre précipitamment en essayant de faire le moins de bruit possible et s'enferma dans la sienne. Il entendit Eriol, derrière sa porte, rentrer dans la pièce où se trouvait Sakura… Il ne devait pas y penser, s'il pensait à elle, alors il sentait toutes les particules de son corps fondre en une seconde, il se rappelait sa peau collée contre la sienne, les baisers, les caresses… Jamais il ne s'était sentit ainsi, aussi excité et passionnel à cause d'une femme, jamais il n'avait autant été en phase avec une femme et cela notamment parce qu'il l'aimait sincèrement. La tête contre la porte, il observa le plafond, les larmes aux yeux, il se laissa glisser le long de cette première pour retomber lentement sur les fesses, il mit ses mains sur son visage et se laissa bercer par la lueur de la lune
Deux longues semaines s'étaient écoulées depuis ce soir-là, Syaoran avait pris ses distances depuis que Sakura avait émise sa requête et Eriol n'était pas plus attentionnée avec elle, pas même après qu'ils aient remis leur couple en question. Ni Syaoran ni elle n'avaient avoués leur pêché à Eriol, ils n'en avaient pas discutés mais cela était venu naturellement. Sakura se sentait seule mais elle essayait de ne pas le faire paraître, les absences d'Eriol se faisaient de plus en plus fréquentes et elle commençait à douter de sa fidélité. De son côté, Syaoran reprenait une vie sociale et un lundi soir, vers dix-neuf heures, il amena une jeune fille. Eriol qui, exceptionnellement, n'avait pas de travail de nuit, se trouvait présent et fut ravi de voir que son frère se décidait enfin à se fixer sérieusement. Mais, Sakura quand à elle, n'avait pas la même façon de voir les choses que son fiancé, non seulement la jalousie la taquinait mais en plus, la déception. Elle les regarda monter dans la chambre de son futur beau-frère et serra le poing. La jeune fille du nom de Michiru était atrocement belle, la nature l'avait doté de longues jambes fines, d'un corps élancé mais généreux, ses yeux bleus reflètaient beaucoup de tendresse et sa longue chevelure brune concurrençait le plus précieux des bois.
Quand Sakura monta leur apporter du thé et que les sons émis de la chambre lui parvinrent aux oreilles, elle lâcha son plateau de choc, comme figé sur place et l'entente du prénom « Syaoran » par une autre femme qu'elle-même lui était soudain devenu insupportable. Tandis qu'elle ramassait les débris de porcelaine, les larmes aux yeux, la porte s'ouvrit et elle vit Syaoran en sortir, à moitié nu.
Syaoran : Attends, tu vas te couper dit-il en se penchant pour l'aider
Sakura : Alors ça y est, tu m'as oublié ? demanda-t-elle d'une petite voix, deux semaines et tout ce qui a été n'est plus ?
Syaoran se releva tandis que Sakura, les yeux rivés au sol, continuait à ramasser les débris
Syaoran : C'est toi qui m'a dit de t'oublier, de faire comme si rien ne s'était passé !
Sakura : J'aurais tout cru sauf me faire avoir par un gamin qui prétend connaître l'amour ! dit-elle en se relevant, plateau en main, les larmes aux yeux
Elle dévala les escaliers sous l'œil de Syaoran qui ne pouvait pas la rattraper, si seulement elle savait… si seulement elle savait qu'à chaque fois qu'il ferme ses yeux, il ne vois qu'elle, si seulement elle savait qu'à chaque baiser qu'il donnait il ne ressentait rien, comme figé par la glace, si seulement elle savait que chaque fois qu'il étreignait sa petite amie actuelle, il ne faisait que repenser à la nuit où ils avaient secrètement fait l'amour, si seulement elle savait tout cela… qu'il n'était satisfait qu'avec Sakura… Mais voilà, elle est la fiancée de son frère et elle a voulu qu'il oublie tout alors pourquoi tant de reproches ? Il a juste essayé d'aller vers l'avant, de continuer à vivre… sans elle
Sakura arriva dans la cuisine, elle posa le plateau dans l'évier et le fixa, elle retenait ses larmes, pourquoi avait-elle si mal ? Pourquoi était-elle si jalouse ? Pourquoi ne le voulait-elle que pour elle en espérant que cette Michiru ne disparaisse à jamais ? Et Eriol ? Pourquoi avait-elle accepté de l'épouser déjà ?
Lorsque Michuru s'endormit, Syaoran sortit de la chambre pour se rendre sur le balcon, il admirait la pleine lune lorsqu'il se rendit compte qu'il n'était pas seul, Sakura était aussi dehors sur le balcon de sa chambre. L'écart entre les deux balcons avaient beau être de quelques centimètres, ils avaient l'impression qu'il était nettement plus important, au moins d'un kilomètre.
Sakura : Où est ton amie ?
Syaoran : Elle dort. Et ton fiancé ? demanda-t-il indifféremment
Sakura : De même soupira-t-elle, tu sais, pour répondre à ta question, je ne regrette rien
Syaoran : M'as-tu vu ne serait-ce qu'une seule fois comme un homme ?
Sakura : Oui, cette nuit-là
Syaoran : C'est tout ce que je voulais savoir. Il ne sert à rien de ressasser le passé, tu vas te marier et moi, je vais tenter ma chance avec Michuru…
Sakura : Syaoran dit-elle en l'interrompant, je t'…
Syaoran : Non, ne dis rien dit-il en la coupant à son tour, j'ai fait ce que j'ai pu pour te séduire et tenter ma chance, au moment où tu m'as dit d'oublier, quelque chose en moi s'est brisé et j'ai compris que tous mes efforts étaient vains dit-il en fermant les yeux
Sakura : Ils n'ont pas été tout à fait vain…
Syaoran : Peu importe à présent dit-il en s'étirant, bonne nuit… One-chan dit-il en rentrant dans sa chambre
Quand Syaoran prononça le « one-chan », Sakura avait eu un choc, c'était la première fois qu'il l'appelait ainsi, cela ne voulait dire qu'une chose, il avait définitivement renoncé à elle, il la considérait à présent comme sa belle-sœur. Sakura ne savait pas pourquoi mais ce mot avait été telle une flèche qui transperça son cœur, sa douleur était indescriptible.
Sakura : Bonne nuit Syaoran… dit-elle en pleurant
Elle essuya ses larmes et rentra dans sa chambre, elle se glissa sous les draps gelés par l'indifférence d'Eriol, et dire, qu'il n'y a pas si longtemps, ils étaient chauffés par l'amour de Syaoran. S'il avait été là, à côté d'elle, il l'aurait prise dans ses bras en l'embrassant et en lui répètant à quel point il l'aimait et qu'elle était tout pour lui. Mais voilà, elle avait choisit Eriol, et peu importe la déception, elle ne devait pas avoir de regrets. Elle se remémorait la première rencontre avec Eriol, elle était l'infirmière de l'entreprise dans laquelle il travaillait, un soir, tous les collègues se sont retrouvés dans un bar pour fêter la nouvelle année. Ils étaient présents tous les deux, ils s'étaient croisé du regard et avaient discuté, en quelques heures, un lien spécial s'était créé. Ils ont commencé à se fréquenter pendant un an et demi, ils sortaient beaucoup, rigolaient et pleuraient ensemble et puis, il lui a demandé de l'épouser. Ce fut le plus beau jour de sa vie, elle était si heureuse, comme jamais encore elle ne l'avait été. Elle s'installa avec Eriol et son frère mais quelques temps après, Eriol changea du tout au tout, il s'éloignait d'elle sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit. Pourquoi avait-il changé ? Pourquoi tout son bonheur s'était brisé en une fraction de secondes ? C'est à ce moment que les larmes se remirent à couler, elle sanglotait de plus en plus, la nostalgie des moments passés lui pesait lourd sur le cœur et Eriol fut réveillé par ses reniflements. Il ouvrit les yeux lentement et écoutait, dans la pénombre de la chambre, Sakura se morfondre. Il comprit immédiatement que c'était de sa faute, qu'elle arrivait à bout de nerf, il n'était pas insensible, il savait qu'il lui faisait du mal mais il faisait comme si il l'ignorait parce qu'il était stupide. Les pleurs de Sakura avaient tout de même déclenchés en lui une secousse, cela avait levé le voile sur la vérité, il ne savait pas si c'était la nuit qui lui avait porté conseil ou si c'était le poids de la culpabilité qui avait eu raison de lui mais il se sentit plus bas que terre pour les actes qu'il avait commis. Il se disait qu'il fallait qu'il arrête de faire l'idiot et se consacrer à sa fiancée, il l'aimait, plus que tout, depuis leur première rencontre mais il était un collectionneur de femmes, voilà son problème. Malgré tout, il voulait se racheter et se faire pardonner, réparer ses erreurs et effacer les larmes de Sakura qui lui déchiraient le cœur.
Il se tourna de façon à avoir le dos de Sakura en face de lui et la prit dans ses bras, elle eut un tremblement de surprise mais se détendit peu à peu, c'était là le réconfort qu'elle attendait, qu'elle désirait tant. Elle sentit ses paupières lourdes de fatigue et son esprit s'éloigna avec Morphée lentement, les derniers murmures d'Eriol lui restèrent néammoins en mémoire « Repartons à zéro ».
Quand Sakura s'éveilla le lendemain, elle vit Eriol entrer dans la chambre avec un plateau pour lui apporter le petit-déjeuner au lit et elle pouvait très nettement distinguer un bouquet de fleurs rouges dans une de ses mains. Elle ne savait ce qu'il lui valu ce changement radical et cela n'était pas sensé lui déplaire mais quelque chose ne collait pas, pourquoi tant d'attention après tant d'ignorance ?
Eriol : Ils n'avaient plus de roses blanches, je sais que ce sont tes préférés dit-il en posant le plateau sur le lit
Sakura : Eriol, là n'est pas la question, qu'est-ce que c'est que tout ça ? demanda-t-elle en se redressant
Eriol : Ton petit-déjeuner dit-il simplement
Sakura : Ce n'est pas ce que je veux dire, pourquoi as-tu fait tout ça ?
Il s'assit à côté d'elle et prit ses mains entre les siennes puis, il sourit tendrement
Eriol : Sakura, je veux qu'on reparte à zéro, comme je te l'ai déjà dit, je veux me marier avec toi et je ne veux plus que les choses se dégradent comme ça l'étaient jusqu'à maintenant
Sakura : Eriol, je… je veux que tu m'écoutes très attentivement. Je ne sais plus si c'est vraiment ce que je veux, j'ai réalisé que mes sentiments ne sont plus ce qu'ils étaient avant, ma déception a tellement été grande…
Eriol : C'est… c'est normal dit-il désappointé, je t'ai déçu et je t'ai rendu malheureuse mais je veux quand même que tu prennes le temps d'y penser, on pourrait tout effacer et recommencer une nouvelle vie
Sakura : Les choses ne sont pas si simples ! Tu penses vraiment qu'un petit-déjeuner et des fleurs suffiront à compenser le mal et la solitude que j'ai ressenti ? Crois-tu vraiment que je peux tout pardonner en un claquement de doigt ? Et je n'ai aucune assurance que ton attitude de ces derniers temps ne recommencera pas ! dit-elle furieuse
Eriol : Mais je sais tout ça ! J'en suis conscient… mais je veux nous donner une deuxième chance et te rendre heureuse, j'ai déjà fait des efforts et ça continuera !
Sakura : Je ne sais pas, j'ai besoin de temps
Eriol : Bien sûr, tu es dans ton droit dit-il en passant la main dans ses cheveux nerveusement, je vais travailler dit-il en sortant
Il resta un moment devant l'entrée de la chambre et soupira
Eriol : Tu finis tard ce soir ?
Sakura : A seize heures
Eriol : Attends-moi, on pourrait peut-être dîner dehors
A ce moment, Syaoran ouvrit la porte de sa chambre et sortit avec sa petite amie, il passa devant le couple en les saluant rapidement et dévala les escaliers, Sakura sortit à son tour et s'accouda à la rampe des marches
Sakura : Syaoran, ton petit-déjeuner !
Syaoran : Pas faim dit-il en claquant la porte
Elle soupira et remonta dans la chambre, Eriol était toujours là et fronça les sourcils
Eriol : Sakura ?
Sakura : Pardon, oui, c'est d'accord
Eriol : Parfait, à ce soir dit-il en l'embrassant sur la joue
Il s'en alla à son tour et Sakura alla se préparer, en y réfléchissant bien, elle n'avait pas vraiment envie d'aller dîner avec Eriol, la douleur était encore trop présente pour envisager des réconciliations, mais ça, Eriol n'aévait pas l'air de le comprendre.
Sakura arriva au lycée et erra dans les couloirs un bon moment, elle n'avait pas envie de travailler, elle n'avait envie de rien. Elle continuait tranquillement son chemin, pensive, quand la voix d'une jeune fille la fit redescendre sur terre. Cette voix appelait sans cesse le nom de « Syaoran », elle regarda devant elle et vit la réserve, elle s'avança discrètement et regarda par l'entrebaillement de la porte. Elle vit alors Syaoran et sa petite amie et eut comme un pic au cœur si bien qu'elle serra sa main contre sa poitrine. Devant ses yeux, elle voyait Syaoran étreindre une autre jeune femme, elle voyait Syaoran l'embrasser comme il l'avait embrasser, elle voyait Syaoran la caresser comme il l'avait caresser cette nuit-là, tout était exactement identique dans ses gestes, il l'avait plaqué contre le mur comme il avait plaqué Sakura dans son lit en lui tenant les poignets. Sans savoir vraiment pourquoi, les larmes coulaient le long de sa joue, la douleur était si intense qu'elle tomba sur les genoux, incapable de bouger, tétaniser. Pourquoi ? Pourquoi Syaoran l'avait-il étreint ? L'avait-il réellement déjà oublié ? Elle non, elle sentait encore son souffle au creu de son oreille, elle sentait encore ses mains parcourir son corps, elle sentait encore cette douce chaleur d'amour se diffuser au plus profond de son corps et de son âme. Pourquoi ?
A suivre...
