Disclaimer : Le personnage de Leslie Van Liempd m'a été prêté par elle-même. Le personnage de Julie Martinez, c'est moi, et il me semble que je m'appartiens à moi-même (non ?). Les autres, eh bien, il s'agit des personnages du film, et peut-être en inventerai-je de nouveaux, on verra.

Résumé : Fic écrite à quatre mains, par ma cousine et moi-même. Elle vient de partir en vacances, la suite ne viendra donc pas avant quelques semaines. En allant voir POTC 3, nous nous retrouvons elle et moi projetées dans l'univers du film... mais après la fin dudit film. Ne tient pas compte de la scène postgénérique. Je sias, le titre comme le résumé sont pourris, j'ai toujours du mal à en trouver... mais le contenu de la fic est mieux, promis.

RAR :

loveitachi : Réponse de Julie : Merci beaucoup pour ta review ! Elles savent qu'elles plongent dans le film tout simplement parce que ce genre de phénomènes est courant dans les œuvres de Science-Fiction, or les deux cousines ont beaucoup lu ce genre de livres !

Réponse de Leslie : Merci pour ton sympathique message. Comment le savent-elles ??? Ah ah, mais parce qu'elles sont très intelligentes… heu… non non, je déconne. Elles le savent, ou du moins en ont l'impression, parce qu'elles se sentent glisser vers l'écran, vers le film.

tarra : Réponse de Julie : Merci tarra pour ta review très construite et tes encouragements. Quat à ta fic, Leslie et moi pouvons te servir de correctrices, et il ne faut pas avoir honte de poster ce qu'on écrit ! J'espère pouvoir bientôt lire ta fic. Heureusement en effet que nous étions en habits du 18ème siècle !

Réponse de Leslie : Ma sage (hum hum) cousine a raison : il ne faut pas réfréner ses talents juste pour un petit problème d'orthographe, il manquerait plus que ça. Oui, les costumes. Heureusement, effectivement. Bravo Julie

bartimeus : Réponse de Julie : Oui malheureusement l'histoire est irréalisable, mais justement en lire plein permet de ne pas être trop frustrés de ne jamais pouvoir rencontrer les personnages et leur monde ! La suite ci-dessous.

Réponse de Leslie : Irréalisable. Pour le moment

Chapitre 1 : Bienvenue au 18ème siècle !

Julie avait l'impression de voler. Il n'y avait pas d'autre mot pour décrire cette sensation : flotter dans les airs, avancer sans pouvoir toucher quoi que ce soit de matériel… pas même le sol… Le contact avec celui-ci fut d'ailleurs assez brutal : elle plongea brusquement en piqué, incapable de se redresser, et tomba face contre terre. Digne hommage à la casse-cou qui sommeillait en elle.

« Aïe ! S'il y a quelqu'un ici qui commande tout ce que je fais, lança-t-elle en se relevant et en époussetant sa robe, vous pourriez être plus délicat avec moi ! »

Pas de réponse. Génial, songea-t-elle. Je me retrouve à parler toute seule comme une débile. J'espère que personne ne m'a entendue… Au fait, où est Leslie ? Elle se tourna dans tous les sens, incapable de repérer sa cousine. Et pour ne rien arranger, je suis perdue et séparée de Leslie ! Comment je fais maintenant, hein ? Bon, essayons de nous calmer. Etape n°1 : trouver où je suis. Elle observa le paysage autour d'elle. Du sable, puis la mer d'un beau turquoise à perte de vue en face. Derrière elle, des cocotiers plus ou moins calcinés. En marchant dans cette direction, elle put voir des bouteilles vides calcinées elles aussi.

« Non mais dites-moi que je rêve. Dites-moi que je ne suis pas sur l'île où Jack se fait toujours abandonner par Barbossa ! Et voilà que je recommence à me parler à moi-même… »

Faisant le tour de ce qui restait de forêt, elle comprit qu'elle était effectivement bloquée sur une île.

« C'est pas vrai mais c'est pas vrai ! Et bientôt, je vais voir débarquer Jack je suppose !

- Non, mademoiselle, pas Jack, fit une voix derrière elle. Quelqu'un de beaucoup plus puissant que Jack. »

La jeune fille fit volte-face et ouvrit des yeux ronds.

« Vous ! »

De son côté, Leslie n'était pas dans une situation plus brillante. Après avoir atterri brutalement sur un sol pavé, elle tentait de comprendre pourquoi tout le monde autour d'elle la regardait d'un air hostile, ou s'enfuyait devant elle. Ce n'était pas spécialement pour lui déplaire, n'étant pas un modèle de sociabilité en soi, mais tout de même, elle ne sentait pas fort, et n'était pas si repoussante. Du moins l'espérait-elle. Mais qu'est-ce que je fais là ? Et d'abord, c'est où, là ? Une rue pavée, normal pour le 18ème siècle. Des gens qui me fixent comme s'ils voulaient me lapider … ou me pendre … pendaison… ma tenue ! J'ai une tenue de pirate ! Voilà pourquoi ils se méfient de moi ! J'aurais dû écouter Julie, pour une fois. Un homme, plus hardi que les autres, s'approcha d'elle et lui cracha au visage. Elle voulut se jeter sur lui, mais un autre homme l'en empêcha en la ceinturant. Elle commença à envoyer des coups de pied dans tous les sens, mais fut vite immobilisée par un troisième larron. La voyant ainsi dans l'incapacité de bouger, la foule commença à cracher son venin.

« Pirate !

- Sale p ! Tu t'en es fait combien aujourd'hui, des sales forbans comme toi ? »

Leslie tentait de ravaler ses larmes. Surtout ne pas pleurer. Si je pleure j'ai perdu. Mais sa cousine aurait pu lui dire, elle qui avait été si souvent humiliée, que plus on s'interdit de pleurer, plus les larmes ont de chances de couler. Et en effet, lorsqu'une femme lui jeta une pierre en plein ventre, elle se laissa aller. Elle sanglota, tandis que la foule commençait à la lapider. En elle la douleur et la peur laissaient peu à peu place à une colère inouïe, une colère qui lui donnait des ailes. Elle ouvrit la bouche pour invectiver la foule - quitte à mourir, autant mourir avec verve ! - sans prendre garde que des larmes coulaient en abondance sur ses joues, mais une voix intervint :

« ça suffit ! »

A travers ses larmes, Leslie distingua une superbe jeune femme aux longs cheveux blonds.

« Vous n'avez pas honte ? Frapper quelqu'un qui ne peut pas se défendre, une femme qui plus est ?

- Quand on est un pirate, argua le premier agresseur, on n'a plus le droit d'être considéré comme une femme !

« C ! » réprima tant bien que mal l'adolescente.

- Et qui vous dit qu'elle est un pirate ? demanda la jeune femme avec calme.

- Vous avez vu sa tenue ?

- Avez-vous déjà oublié les attaques sur Port-Royal ? A chaque fois, les pirates ont capturé des femmes et des enfants. Croyez-vous qu'ils leur laissent leurs beaux vêtements ? Ils leur volent pour les vendre et avoir de l'or ! Et comme elles ne peuvent se promener nues, les femmes sont bien obligées de mettre les tenues qu'on leur donne ! De toute façon, là n'est pas la question. Pirate, ou pas pirate, c'est un être humain. Vous êtes chrétiens oui ou non ? « Tendez l'autre joue », disait le Seigneur !

- Il a dit aussi « Tu ne tueras point », rappela une vieille. Cette femme est habillée en pirate. Elle est certainement une pirate. Elle a tué et volé des gens !

- Et pour la punir, vous allez enfreindre les commandements du Seigneur ? Et la loi ? Le droit d'Habeas Corpus, qui dit que chacun a droit à un procès rapide et équitable ? »

Personne ne sut que répondre.

« Très bien. J'en conclus que vous êtes revenus à la raison. Dans ce cas, je vais la prendre avec moi et l'emmener à la maison. »

La vache, mathématiquement, j'avais combien de chance d'être sauvée par une femme au beau milieu de ce chahut ?… songea Leslie. Voilà au moins quelqu'un de potentiellement amical. Elle ne trouvait que le cynisme pour lutter contre pareilles discriminations.Ses agresseurs la lâchèrent tandis que la mystérieuse jeune femme ordonnait à ses domestiques :

« Portez cette jeune fille jusqu'à la maison. Et allez chercher un médecin. »

Une fois arrivée, Leslie reconnut immédiatement la « maison », qui était plutôt un manoir ! Elizabeth… je suis chez Elizabeth…

« Vous… vous êtes Elizabeth Swann ?

- Je l'étais, sourit Elizabeth. Maintenant je suis Elizabeth Turner. Mais comment me connaissez-vous ? C'est Jack qui vous a parlé de moi ? »

Leslie se mordit la lèvre. Elle pouvait difficilement avouer à la jeune femme qu'elle la connaissait par un film tourné quelques centaines d'années dans le futur.

« Euh… oui, mentit-elle. Oui c'est le capitaine Sparrow qui… qui m'a dit qui vous étiez.

- Vous l'avez vu récemment ? Il va bien ? »

Vous vous souciez beaucoup de lui pour quelqu'un ayant prétendu que ça n'aurait jamais marché entre vous, songea fugitivement la jeune fille.

« Il va bien, enfin, autant que possible étant donné les… circonstances.

- Quelles circonstances ?

- Il… il s'est fait voler le Black Pearl par Barbossa et son équipage. Enfin, sauf Gibbs. Jack est à la recherche de son navire, mais aussi de la fontaine de Jouvence.

- Il s'est encore fait voler son navire, et il cherche encore l'immortalité. Il n'a pas changé, fit Lizzie affectueusement. Toujours le même vieux Jack… »

Leslie avait failli dire que Jack était amoureux de Liz. Mais son intuition lui avait soufflé que c'était une mauvaise idée. Il lui fallait protéger sa couverture, or le capitaine Sparrow ne confiait ses états d'âme qu'à sa bouteille de rhum. Et puis elle était mariée, de toute façon.

« Elizabeth – je peux vous appeler Elizabeth ?

- En privé seulement.

« En privé seulement », grinça Leslie. « Pitié… » Elle essaya de passer outre l'orgueil de la jeune femme qui tout de même méritait toutes ses considérations, étant donné qu'elle venait de lui sauver la vie.

- Elizabeth… depuis combien de temps avez-vous épousé William Turner ?

- Oh, cela fait environ deux mois. Jack vous a parlé de lui aussi ? Que vous a-t-il dit ?

- Que la reine des pirates avait épousé un forgeron devenu capitaine du Hollandais Volant, et qu'elle était revenue à terre, sans doute pour avoir son héritage et de la tranquillité. Il m'a parlé de tout ce que vous avez vécu ensemble.

- Tout ? rougit Liz en repensant au baiser échangé.

- Tout, insista Leslie. Y compris le passage où vous vous êtes comportée comme une pirate, en l'embrassant pour l'enchaîner au mât. »

Elizabeth s'empressa de changer de sujet.

« Alors vous êtes vraiment une pirate…

- Oui, en effet, je suis une pirate, comme vous, comme Anamaria…

- Je ne le suis plus. Une pirate.

- Oh si vous l'êtes. Vous êtes le capitaine Swann, et vous êtes la reine des pirates. Vous avez négligé vos responsabilités, mais vous pouvez endosser votre rôle à tout moment.

Ah, le rêve, faire semblant d'être une pirate. Pour un peu, elle aurait oublié les ecchymoses sanglantes sur son corps.

« Vous avez l'Empress, légué par Sao Feng, enchaîna-t-elle. Vous avez les statuts de capitaine et de reine des pirates. Qu'est-ce qu'il vous faut de plus ?

- Un équipage.

- Vous en trouverez sûrement un à Tortuga, argua Leslie.

- Assez. Je n'ai aucune raison de repartir. En revanche, j'en ai une excellente de rester chez moi. Mon état ne me permet pas de vivre des aventures passionnantes comme vous.

- Votre… état ? Non, vous ne pouvez pas être enceinte ?

- Si, je suis enceinte de deux mois… Et je ne veux pas courir de risques. Vous pouvez rester ici, en attendant de savoir comment retrouver Jack et surtout comment partir sans vous faire lapider par une foule en colère… »

Leslie fut bien obligée d'accepter pour ne pas paraître louche aux yeux de Mme Turner. Mais elle pestait en son for intérieur à l'idée de ne pas pouvoir repartir de sitôt à la recherche de sa cousine…