Disclaimer : Le personnage de Leslie Van Liempd m'a été prêté par elle-même. Le personnage de Julie Martinez, c'est moi, et il me semble que je m'appartiens à moi-même (non ?). Les autres, eh bien, il s'agit des personnages du film, et peut-être en inventerai-je de nouveaux, on verra.

Résumé : Fic écrite à quatre mains, par ma cousine et moi-même. Elle vient de partir en vacances, la suite ne viendra donc pas avant quelques semaines. En allant voir POTC 3, nous nous retrouvons elle et moi projetées dans l'univers du film... mais après la fin dudit film. Ne tient pas compte de la scène postgénérique. Je sias, le titre comme le résumé sont pourris, j'ai toujours du mal à en trouver... mais le contenu de la fic est mieux, promis.

Chapitre 2 : Un début d'explications.
Résumé du chapitre précédent : Tandis que Leslie se retrouve à Port-Royal, elle manque de se faire lapider par une foule en colère avant d'être sauvée par Elizabeth. Celle-ci lui apprend qu'elle est enceinte de deux mois, et semble se soucier beaucoup de Jack pour une jeune mariée… De son côté, Julie atterrit brutalement sur l'île où Barbossa a, par deux fois, abandonné Jack. Se demandant avec ironie si elle ne va pas voir débarquer Jack lui proposant son aide, elle entend une voix derrière elle qui réplique Non, mademoiselle, pas Jack, fit une voix derrière elle. Quelqu'un de beaucoup plus puissant que Jack. »
Faisant volte-face, la jeune fille ouvre de grands yeux en voyant la personne allant avec cette voix.
« Vous ! »

Tia Dalma s'avança vers elle.
« Non. C'est impossible. Je rêve. Oui, c'est ça, je suis en train de faire un rêve et je vais me réveiller. Et demain, j'aurai une belle histoire à raconter sur le forum ! "Hé, devinez de quoi j'ai rêvé cette nuit ! Qu'en allant voir POTC 3 avec ma cousine, je me retrouvais absorbée dans le film, que j'atterrissais sur l'île de Jack et que je rencontrais Calypso !"
- Silence ! Non, vous n'êtes pas en train de rêver, j'en ai peur.
- Qu'est-ce que vous me voulez ? Qu'est-ce que je fais ici ?
- Ce que je veux ? Que vous m'aidiez. De petits malins ont décidé de défier le décret du destin. J'ai besoin de vous pour rétablir l'ordre normal des choses.
- Une déesse qui demande l'aide d'une simple mortelle ? On aura tout vu… Pourquoi moi ?
- Ne croyez pas que vous ayez quelque chose de spécial, surtout. Il me fallait deux personnes pour m'aider à réunir Jack Sparrow et Elizabeth Swann. J'ai pris deux personnes au hasard, il se trouve que c'est tombé sur vous et votre cousine. »
Julie sentait la moutarde lui monter au nez. Elle appréciait modérément de se faire insulter, quand bien même l'injure venait d'une déesse toute-puissante comme Calypso !
« C'est vous qui nous avez fait venir, moi et Leslie ?
- C'est moi. Comme je vous l'ai dit, vous devez réunir Elizabeth Swann et Jack Sparrow.
L'idée était stupide. Après tout, Elizabeth avait fait son choix, et malgré leur désir à elle et sa cousine de voir Jack et Elizabeth ensemble, pourquoi maintenant venir les embêter avec des histoires dont elles n'avaient en réalité absolument que faire ?
- C'est Elizabeth Turner, maintenant, signala Julie.
- Silence ! Pour commencer, vous allez devoir convaincre Jack Sparrow d'aller à Port-Royal. Là, vous y retrouverez votre cousine, en compagnie d'Elizabeth.
- Leslie ? Elle est avec Elizabeth ? Est-ce qu'elle va bien ?
- Une foule a voulu la tuer à coups de pierre. Elizabeth l'a sauvée. Elle reste chez elle le temps de se rétablir.
- LESLIE A FAILLI SE FAIRE TUER ? ET VOUS COMPTIEZ ME LE DIRE QUAND ?
- Je vous le dis, maintenant, rétorqua Calypso. De toute façon, cette conversation ne nous mène à rien. Je vous disais donc, qu'avant tout, vous devrez retrouver Jack Sparrow et le convaincre d'aller rendre visite à Elizabeth à Port-Royal. Débrouillez-vous comme vous le voudrez, mais il faut qu'il s'y rende. Là, vous retrouverez Elizabeth, ainsi que votre cousine. Expliquez-lui votre mission, et débrouillez-vous pour que Mme Turner embarque sur le Black Pearl. Je vous contacterai pour vous donner de nouvelles instructions. Si vous avez un besoin urgent de m'appeler, utilisez ceci. »
Elle tendit deux pinces de crabe à l'adolescente éberluée. C'était tout à fait extraordinaire. Une espèce de déesse qui leur demandait, sans donner aucune instruction, de réunir deux personnes qui n'étaient pas censées exister.
« Une pour vous, une pour Leslie. Ne les utilisez qu'en cas d'urgence. Je n'aime pas être dérangée. »
Incrédule, Julie contempla les pinces de crabe reposant dans sa paume.
« Mais… Je crois que Barbossa a encore volé le Pearl à Jack !
- C'était le cas. Mais pour une fois, il n'a pas mis longtemps à le récupérer. Maintenant, il écume les mers, à la recherche de…
- La fontaine de Jouvence, compléta Julie en souriant. Ça ne me dit pas comment je vais le retrouver.
- Vous savez très bien qu'il a une fâcheuse tendance à sauver les demoiselles en danger, or vous êtes habillée comme une jeune noble de notre époque. Vous allez vous noyer, ou du moins, passer près de la noyade, et ce, près du navire. Jack va, naturellement, se porter à votre secours et vous prendre à bord. Là, vous le convaincrez d'aller à Port-Royal…
- Je n'apprécie que modérément la part de risque que comporte ce plan…
- Vous préférez écumer les tavernes de Tortuga et boire du rhum, jusqu'à ce que Jack s'arrête dans l'une de ces gargotes ? »
Si Leslie eut certainement fait enrager Tia en acceptant cette proposition aventureuse et dangereuse, même si elle n'était pas vraiment capable de la surmonter, Julie dut bien reconnaître que cette alternative était encore moins plaisante que la première. La sagesse et la très relative facilité de la chose l'emportèrent.
« Très bien, marché conclu. »

De son côté, Leslie tentait de s'adapter à la maisonnée d'Elizabeth. Cependant, son esprit fonctionnait à plein régime. En effet, tout ce qu'elle connaissait de la jeune femme, c'était ce que les scénaristes des différents films avaient bien voulu dévoiler sur elle-même. Cependant, cette femme, c'était en réalité une actrice. Alors comment cela se faisait-il qu'elle se trouve en compagnie de la « véritable » Elizabeth, qui bien sûr n'était pas du tout la jeune femme squelettique d'Hollywood ? Elle ne pouvait pas rêver… elle savait très bien comment elle vivait ses rêves, et tout n'était que trop clair. Alors comment toute cette absurde affaire pouvait-elle avoir lieu ? Evidemment, sans réponse plausible, l'adolescente était bien obligée de vivre dans cette époque, qui l'avait toujours passionnée. Elizabeth avait aimablement accepté de la loger, mais elle sentait la répugnance de cette jeune femme redevenue quelqu'un de respectable à la voir s'installer chez elle pour une durée indéterminée. On lui fournit des robes de servantes dans lesquelles elle se sentait terriblement mal à l'aise, et on l'invitait à aider aux cuisines, ce qu'elle fit sans s'indigner. Qu'on la traite comme une servante de l'époque n'était pas spécialement pour lui plaire, mais après tout elle ne pouvait pas raisonnablement prétendre à un titre plus élevé. Cependant, le quatrième jour de son arrivée, elle tint à venir parler à Elizabeth, en proie à une curiosité sans bornes. La jeune femme cousait silencieusement dans son salon, l'esprit dans le vague. Leslie fit son entrée, un plateau posé en équilibre sur son avant-bras.
« Excusez-moi de vous déranger. »
Elizabeth lui jeta un œil et assura que tout allait bien. Sentant le mépris, Leslie retint un élan de colère et posa le plateau et le thé sur un petit guéridon nappé.
« Ce que je vais vous dire va vous sembler stupide, mais… »
Elizabeth ne la regardait toujours pas, ce qui l'agaça. La jeune femme faisait preuve certes de noblesse dans les films, mais pas de cette condescendance et de cette fierté malsaines.
« Je sais que Will… je veux dire, votre époux, vous a enseigné l'escrime.
- Oui, vous êtes bien informée.
- J'aimerais que vous m'appreniez à votre tour. »
Cette fois une surprise naïve se peignit sur le visage d'Elizabeth et elle tourna enfin les yeux vers l'adolescente, qui sourit avec ironie.
« Vous voulez dire que vous êtes pirate et que vous ignorez comment tenir une épée ?
- C'est un peu plus compliqué que cela, nia Leslie, ravie d'énerver enfin son hôte.
- Peut-être pourriez-vous m'expliquer, car je suis perplexe.
- Lorsque vous m'avez recueillie, je ne pouvais pas décemment vous dire quelque chose que vous n'auriez pas cru, ou vous m'auriez jetée à la porte.
- Je n'aurais jamais fait cela ! s'indigna Elizabeth. »
Leslie eut une moue trahissant son doute mais continua :
« Je savais tellement de choses sur vous, Will et Jack qu'évidemment à vos yeux j'étais une pirate. En fait je ne le suis pas.
- Pourquoi souhaitez-vous apprendre l'escrime dans ce cas ? demanda Elizabeth, oubliant de demander les raisons de sa tenue à son arrivée.
- Franchement ?
- Oui !
- Parce que c'est excitant ! »
Elizabeth parut de nouveau interloquée.
« C'est aussi ce que je pense.
- Je vous donnerai quelque chose en échange de ces leçons.
- Vous avez de l'argent ? Si c'est ce que vous me promettez, soit, mais je n'en ai pas l'utilité.
- Non, pas de l'argent. Quelque chose de beaucoup plus important. »
Rares étaient les gens qui trouvaient que l'argent perdait de son importance aux yeux de quelques menus objets. Cela raviva l'intérêt de son hôte aux yeux d'Elizabeth.
« Qu'est-ce ?
- De la littérature.
- J'ai une grande bibliothèque. »
Déçue, Elizabeth indiqua les étagères devant elle, qui contenaient beaucoup d'ouvrages pour l'époque.
« Je vois ça. Seulement ce que je vous apporte est inédit. »
Leslie sentit que la proposition faisait son chemin dans l'esprit d'Elizabeth.
« Inédit vous dites ? Vous êtes certaine que je ne peux l'avoir dans aucune langue, ni latin, français, ou anglais ?
- Certaine oui. »
Elizabeth fronça les sourcils.
« Très bien. J'accepte. Trois heures par jour je vous apprendrai comment manier l'épée avec le brio nécessaire pour mourir vieux. Evidemment, sans trop me fatiguer pour le bébé, aussi votre travail devra être exemplaire. »
Leslie acquiesça, non sans une petite pointe d'inquiétude.
« Et trois heures ensuite vous me ferez la lecture de cet ouvrage que vous dites posséder. »
Leslie s'inclina, cachant un sourire triomphant, et remercia Elizabeth, tout en se félicitant d'avoir apporté au cinéma deux tomes d'une grande saga historique, qu'elle adorait – ce qui expliquait son penchant pour les emmener n'importe où. En sortant, elle se dit avec satisfaction qu'elle ne se sortait pas si mal de l'affaire… pour le moment.