-1Cette fois, attention, lemon imaginatif. Il fallait trouver un truc original après le coup de la baignoire (et oui, c'est bien vrai qu'elle doit être gigantesque, la baignoire chez les Hitachiin…) D'un autre côté, les grands classiques sont toujours les meilleurs non ? Enfin, un peu de nouveauté ne fait pas de mal. Et justement, je trouve que ce chapitre est plutôt bien réussi. C'est la première fois que je suis contente du résultat; tant et si bien que je voulais le publier sous forme d'OS séparé. Mais finalement, je me suis dis que…que j'aurais la flemme d'en réécrire un pour cette fic qui tienne lieu et place de ce chap. Donc…
J'adore ce chapitre. J'ai une belle image dans la tête; j'ai essayé de la décrire au mieux sans être trop lourde ! J'espère que ça vous plaira !!
Bonne lecture…
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Se balançant doucement, Kaoru regardait tristement l'herbe chatouiller ses pieds nus.
Il faisait un peu frais, mais c'était le cadet de ses soucis.
Seul, assis sur cette vieille balançoire tandis que la nuit tombait, il réfléchissait.
Cet endroit se trouvait à l'orée d'un bois, dans un coin reculé de campagne où il passait souvent leurs vacances. Ces vacances d'été qui auraient dû être si délicieuses en découvertes…
Mais tout avait tourné de travers. Et Hikaru n'était plus là. Pourquoi les choses avaient-elles si soudainement changées ?
Quand ils étaient enfants, ils venaient jouer ici. Cet endroit isolé, sans surveillance des adultes - ils leur étaient facile de semer la gouvernante - où ils avaient inventés leurs jeux interdits. Cette balançoire…
Complètement déprimé, Kaoru poussa un lourd soupir. Il se sentait tellement seul sans Hikaru, tellement handicapé; comme s'il était un satellite qui n'avait plus de planète autour de laquelle tourner - le but de son existence !
Il se rendit alors compte que sa vue s'était brouillée, et en passant la main sur sa joue, il sentit que celle-ci était humide. Il voulait Hikaru. Il voulait être le seul pour lui; il ne voulait pas qu'il s'en aille voir ailleurs; il ne voulait plus le voir sourire aux jeunes du coin qu'ils avaient rencontré; il ne voulait plus qu'il accepte leurs invitations à sortir s'amuser, surtout si lui avait juste envie de rentrer se blottir sous la couette. Mais Hikaru était toujours si égoïste. Il avait juste vu là une nouvelle forme d'amusement et s'était laissé entraîner joyeusement. Mais Kaoru n'avait pas suivi. Il n'avait pas envie cette fois.
Alors Hikaru lui avait dit de rentrer ! Comment avait-il pu dire ça ? Alors que d'habitude, c'est lui qui refuse de se séparer de son frère adoré.
Oui…Kaoru avait soudainement l'impression d'un changement : d'être brusquement délaissé.
Il se mettait alors à imaginer le pire; imaginer que son jumeau s'était lassé de lui ! Son jumeau ! Il s'était lassé de voir tout le temps le même visage, de tout le temps suivre le même chemin de pensée, de vivre enfermé dans cette bulle que Kaoru s'était pourtant efforcé d'ouvrir un peu au reste du monde. Au final, c'était de sa faute ! Hikaru avait vu ce que le monde pouvait lui offrir et l'avait préféré à sa présence à lui, voilà ce qui était arrivé…
Kaoru frotta ses bras sur ses yeux en sanglotant. Il avait le cœur brisé.
Un bruissement de feuilles le fit relever la tête.
Hikaru sortait d'entre les arbres du petit bois. Kaoru le reconnaissait à peine dans la lueur blafarde du soleil sur le point de se coucher. Cependant, tandis qu'il se rapprochait, il vit une marque sur sa joue.
Il sauta sur ses pieds et se précipita sur lui.
- Hikaru ! Que s'est-il passé ? Qu'as-tu à la joue ?
Il posa la main à l'endroit sombre, et Hika gémit.
- Ne t'inquiète pas…
- Comment veux-tu que je ne m'inquiète pas ? On t'a frappé ? Dis-moi qui…
Hikaru ne le laissa pas finir et l'embrassa tendrement.
- Ne t'inquiète pas, répéta-t-il d'une voix rendue rauque par l'émotion.
Kaoru lui jeta un regard de ses grands yeux étonnés. Puis il les baissa, gêné, tandis que ceux d'Hikaru se teintaient à leurs tour d'inquiétude.
- Tu as pleuré, remarqua-t-il avec un ton différent, plus aigu. Pourquoi ? Pourquoi Kaoru !?
Pour toute réponse, Kaoru le serra contre lui. C'était si bon de le sentir à nouveau tout proche, comme s'ils ne s'étaient jamais quittés.
- T-Tu me manquais trop !, répliqua-t-il enfin.
Hikaru soupira douloureusement à cette déclaration.
- Mais à moi aussi, tu m'as manqué !!
Kaoru s'empara de ses lèvres; Hikaru le tînt contre lui, les mains sur ses hanches.
La chaleur des mains d'Hikaru. Kao sentit une bouffée de chaleur l'envahir et il stoppa le baiser pour reculer de quelques pas, le regard un peu perdu.
- Qu'est-ce qu'il y a ?, interrogea Hika.
- Au fait, tu ne m'as toujours pas dit pourquoi tu as cette marque…, éluda Kaoru avec une nonchalance feinte en se rasseyant sur la balançoire en bois.
Son jumeau se gratta la tête, l'air embarrassé.
- Eh bien…
Il chercha ses mots.
- Comment dire…dès que tu es parti, j'avais envie de rentrer. Mais je voulais… me prouver, en quelque sorte, que je pouvais faire quelque chose tout seul. Seulement…c'était tellement emmerdant. Et tu sais comment je suis quand je m'ennui…
Kaoru lui jeta un regard vide qui se passait de signification; il avait compris.
- En bref, un mec du groupe a fini par s'énerver, et j'ai été éjecté…
Penaud, Hikaru baissa la tête.
- Je suis vraiment nul sans toi…
Kaoru esquissa un sourire. Vengeance, vengeance. Non, il n'est pas si mesquin…
- Allez va, approche…
Hikaru vînt se placer en face de lui pour qu'il puisse l'enlacer. La balançoire était haute, et Kaoru arrivait à faire face à son frère, bien qu'il soit assis.
- Il fait nuit, fit remarquer Hikaru après quelques minutes de tendresse silencieuse.
Avec un mi-sourire, Kaoru hocha la tête.
- Tu te rappelles ce qu'on faisait là, il y a longtemps ?, demanda Hikaru.
Cette fois, le sourire de Kao s'étira largement. Il redressa la tête, qu'il avait posée sur son épaule, et embrassa gentiment les lèvres de son frère.
- A quoi tu penses exactement ? Hm ?
Les mains d'Hikaru glissèrent à nouveau sur ses reins.
- A la même chose que toi, sans doute…
Emprisonnant le corps d'Hika entre ses jambes, Kaoru s'appropria vigoureusement sa bouche pour en faire l'exploration prolongée. Quand ils se séparèrent enfin, ils étaient à bout de souffle.
Mais cela n'empêcha pas Hikaru de retirer vivement son tee-shirt et celui de Kaoru pour couvrir son torse et la base de son cou de baisers.
La main de Kaoru glissa automatiquement dans ses cheveux et il gémit en caressant la tignasse soyeuse de son tourmenteur.
La petite langue curieuse courrait à présent vers un téton pour en tester la fermeté.
- Dépravé, chuchota Hikaru contre sa peau, en mordillant affectueusement le bout de chair rose qui pointait indécemment. Il s'attaqua rapidement au deuxième, puis descendit lentement. Il lécha l'intérieur du nombril, mimant un acte sexuel de façon éminemment explicite, avec les bruits qui l'accompagnaient, histoire d'exciter encore un peu plus sa tendre victime.
Victime qui n'en pouvait plus de soupirer.
- Hikaru !, geignit Kaoru, tandis que l'interpellé faisait descendre avec difficulté son short.
Kaoru se souleva un peu sur la balançoire pour qu'il puisse l'enlever totalement, puis il se retrouva enfin nu, à la merci de son jumeau, qui se mit à lécher l'intérieur de ses cuisses avec délicatesse, progressant vers son sexe tendu.
Hikaru n'étant pas le genre de personne n'y allant qu'à moitié, il prit soin de le prendre en entier dans sa bouche, pour ensuite faire des va et vient absolument délicieux en resserrant l'étreinte de ses lèvres au bout; et tandis que sa langue s'activait sur le membre palpitant, des frissons de plaisir lui parcourrait l'épine dorsale en entendant son cher frère geindre et onduler subtilement du bassin pour approfondir encore la pénétration dans l'antre chaude et humide de sa bouche si câline. De plus, il sentait les doigts se crisper dans ses cheveux, signe que ses caresses adroites avaient l'effet escompté, à savoir amener Kaoru à l'abandon le plus total. Ce moment d'une douceur absolue qu'Hikaru pouvait savourer dans sa pleine mesure lorsque Kao atteignait l'orgasme.
Ce moment d'ailleurs qui ne tarda pas à arriver. Kaoru étouffa un cri, renversant la tête en arrière, et tandis que ses fesses se crispaient sur le bois rugueux de la balançoire, les muscles de son bas-ventre se détendirent brutalement, et il relâcha la pression.
Avec une habileté née de l'habitude, Hikaru aspira le sperme avec une certaine satisfaction perverse. Réussir à faire perdre ses moyens à Kaoru, qui malgré son émotivité, était d'entre eux deux le plus raisonné, était un petit exploit personnel qui, en son fort intérieur, le gonflait de fierté. Il déglutit et se retira, souriant diaboliquement.
Il se releva et serra Kaoru nu contre lui.
- J'adore quand tu fais ça, dit-il en lui caressant le dos.
A présent, Kaoru avait un peu honte. Le jeans d'Hikaru contre la peau sensible entre ses jambes le dépaysait du contact doux et sensuel de sa bouche. Il en était gêné, mais cela ne l'empêcha pas d'écarter un peu plus les jambes pour le serrer plus étroitement contre son torse.
- Tu es tellement mignon quand tu jouis, susurra Hika à son oreille, le faisant rougir.
Il tenta de calmer les battements affolés de son cœur et rit.
- Suffisamment pour que tu restes avec moi ?, demanda-t-il sur un ton relativement calme mais assez suppliant pour donner à son frère l'envie de répondre de façon vive :
- Évidemment, imbécile ! Toujours même, pas seulement quand on…
Hikaru se tut, incapable d'en dire plus; il rougit à son tour. Ce fût Kaoru qui finit sa phrase, avec un sourire machiavélique qu'il cachait dans le creux du cou de son jumeau :
- Quand on joue à des jeux interdits…
