-1Note de l'auteur : arf, ce chapitre fait 4 pages sur word…mais en fait, ce qui prend le plus de temps ce sont les préliminaires XD Alala. Il est tard (4h30 du mat) mais je voulais finir ce chapitre avant de me coucher. Je ne sais pas si ce chapitre vous plaira. Il est long, un peu répétitif, et j'ai dû faire des impasses sur certains détails qui plombaient encore plus l'action (oui, il y a une action, lol) mais évidemment, mettre de l'action dans un chapitre WTP, c'est pas très malin. Ce que le lecteur veut, c'est du lemon, maintenant tout de suite. Mais comme je fais jamais rien comme tout le monde…

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Je me sens incroyablement bien.

Cet endroit…il y a tellement de monde. Et pourtant, nul ne peut me venir en aide.

Dans mon dos, je le sens qui approche; j'ai beau courir, je n'arrive pas à le distancer.

Je suis terrifié. C'est terriblement bon. Ce frisson de peur le long de mon dos.

J'ai le souffle court. Je bouscule des gens, me frayant un passage dans la foule.

Les lumières vives des manèges m'éblouissent; l'odeur de friture et de sucré me font presque suffoquer.

S'il m'attrape, je sais quel sort m'attend.

Cette pensée me revigore, et je tente de biaiser en tournant brutalement pour me cacher derrière le stand de tir à la carabine.

Je me met alors à courir à contre courant, revenant sur le trajet déjà parcouru, mais cette fois dissimulé aux yeux d'Hikaru. J'avais gagné.

C'est alors que j'entendis un bruit derrière moi. Je me retournais et vit, à une dizaine de mètres, mon frère se prendre maladroitement les pieds dans les câbles qui traînaient au sol derrière les stands. Il m'avait suivi !

J'accélérais l'allure, sautant agilement par-dessus des caisses entassées sur mon passage, sans ralentir.

Ensuite, je me glisse sur le bord de la piste d'un manège d'auto-tamponneuse; c'est étroit, et si je tombe, je risque de me faire très mal, avec les nombreux gamins qui s'amusent à se rentrer joyeusement dedans violemment.

En descendant du manège, je manque de déraper et me rattrape in extremis à un poteau. Mais je me râpe la paume sur la surface irrégulière; la douleur m'électrise vaguement la main. Je m'enfuis alors en portant la main à la bouche, pour humecter la blessure, sans oser regarder derrière moi s'il est toujours là.

Sans m'arrêter, je traverse la foule comme une flèche, me cognant contre quelques personnes qui râlent à mon passage, mais je m'en fiche, ça me fait bien rire, et lorsqu'un garçon d'une vingtaine d'année me menace, j'éclate de rire et lui tire la langue. Je ne vois plus Hikaru. Mais je continue de courir. Cependant, à ce rythme, je ne pourrais plus tenir longtemps.

Une fois que je suis sûr qu'il n'est plus là, je m'arrête et achète une boisson.

C'est un jeu. Hikaru est le chat, et moi la proie. Une sorte de partie de cache-cache géant.

Haletant, j'aspire mon milk shake en marchant d'un pas rapide. Je me demande qu'elle manège essayer, en attendant qu'Hikaru me retrouvé, ou bien que sonne la fin de la fête.

J'hésite. Si Hikaru avait été là, nous aurions choisi n'importe lequel, puisque de toutes façons, on se serait amusé, vu qu'on serait ensemble. Mais là, ce n'était pas pareil. Être tout seul, c'est aussi subir le poids de l'absence de l'autre. J'ai presque envie qu'il ma retrouve.

Mais au fond, mon orgueil m'empêche de le chercher à mon tour. Je veux gagner la partie !

Finalement, je choisi de monter dans la grande roue. C'est un grand classique, mais c'est toujours aussi exaltant.

Enfin ça, c'est ce que m'a dit le vendeur de tickets, parce que moi, je ne suis jamais monté dans une grande roue. C'est que les fêtes foraines, ce sont des manifestations populaires, alors…

Mais j'oublie immédiatement mes réflexions lorsque le siège s'élève dans les airs. Le vent me fouette la figure, tandis que je monte.

Je suis sûr que je vais avoir les cheveux tout ébouriffés. Je cherche ma barrette près de mon oreille, mais elle est partie.

- HEY KAORU !

La voix est assourdie par le bruit du vent, mais reconnaissable entre toutes.

Je me retourne. Hikaru me salue de la main, un sourire immense aux lèvres. Il est dans le siège juste derrière le mien…

Rouge, je me détourne et attend de redescendre. Mes yeux se posent alors sur le paysage. Vu d'en haut, toutes ces lumières ont l'air d'un rassemblement de lucioles. C'est beau.

La fraîcheur du soir me fait frémir; j'aurais dû emporter une veste. C'est la fin de l'été bien sûr. Se promener en simple chemise n'est plus de saison.

Je sens la nervosité me gagner, car on ne redescend toujours pas. Le temps semble s'être figé, et j'aurais voulu être avec Hikaru pour ce moment là. A la fois pour partager avec lui cet instant et ces sensations, mais aussi parce que j'avais envie de serrer sa main dans la mienne.

Enfin, je sentis la roue se remettre en branle, et le sol se rapprocha.

Quand mon siège s'arrêta, je sautait à terre et m'enfuyait aussitôt. Je savais qu'Hikaru serait bientôt sur mes talons.

Je sais, je voulais l'avoir avec moi une minute plus tôt. Je suis contradictoire, je sais. Nous sommes contradictoires.

J'ai le cœur qui bat fort dans mes oreilles. Je regarde par-dessus mon épaule et ne le voit pas.

Je m'engouffre alors dans la galerie des miroirs. Facile de s'y perdre, je pourrais peut-être le semer.

Le problème, je m'en rend vite compte, c'est que moi-même je me perd dans mon reflet.

- Kaoruuu…

Sa voix est douce, presque lascive. Il sait qu'il va m'avoir. Il est entré aussi dans ce labyrinthe de glaces et continue la poursuite. Il se rapproche.

Je cherche la sortie, je me cogne les coudes…je panique, je veux sortir de là. Avant qu'Hikaru ne me trouve.

Enfin, j'aperçoit la sortie ! Elle est à quelques pas !

Soudain une main chaude me saisit le poignet !

- Trouvé !, s'exclame-t-il d'un ton rauque, son souffle sur ma nuque.

Je pousse une sorte de glapissement et secoue mon bras. La prise se relâche et encore tout surpris de lui avoir échappé, je m'enfuis à nouveau.

Je suis mort de trouille. Je suis mort de rire. D'ailleurs, un petit rire nerveux et sec s'échappe de ma bouche sans que j'y fasse réellement attention. Je sens encore la paume de sa main brûlante.

Cette course-poursuite est terriblement excitante, comme aucun autre jeu auparavant.

Je veux qu'il m'attrape. Qu'il me plaque brutalement contre un mur, qu'il m'embrasse, qu'il…oh mon dieu, quelle imagination je peux avoir moi !

Je sourit, me moquant de moi-même. Et décide, après m'être assuré que je l'avais suffisamment distancé pour qu'il ne me voit plus, d'aller regarder le feu d'artifice au bord de la rivière.

….

Je m'assit sur la pelouse. Il n'y avait personne, c'était le coin peinard; les gens étaient certainement tous entassés dans le parc, de l'autre côté du pont. Mais moi je préférais voir de loin, loin de l'agitation et du tumulte. Au calme. De cette façon, j'avais presque l'impression qu'Hikaru ne me manquait pas.

Jusqu'à ce que je sente un poids sur mon dos qui me fit tombé dans l'herbe.

- Hey !, m'exlamais-je sur un ton que je voulais indigné.

- Tu es à moi !, répliqua Hikaru en se mettant sur moi tout en me retenant les poignets.

Je lui jetais un regard effaré. Il se pencha et m'embrassa passionnément, maltraitant mes lèvres - non pas que je m'en plaigne. Je me contentais de gémir et de fermer les yeux.

Il ondulait contre moi; il était encore tout excité par la poursuite. Et moi aussi. J'avais terriblement envie de lui en cette instant.

J'écartai les jambes et lui enserrai la taille. Il lâcha enfin mes poignets, et je fourrais mes doigts dans la douceur de ses cheveux, déjà en bataille à cause du vent dur la grande roue. Je sentis qu'ils étaient également humides de sueur. En caressant sa nuque, je sentis que sa peau l'était aussi.

- Tu m'as bien fait courir, chuchota-t-il en me mordillant l'oreille.

Je geignis et me cambrai contre lui. Il sourit, une étincelle de malice dans l'œil. D'un doigté habile, il déboutonna ma chemise et caressa ma poitrine. Étrangement, je n'avais pas froid. Il lécha mes tétons de la pointe de la langue. Un frisson me parcourut tandis que je le regardais faire.

Du bout des doigts, il les toucha.

- C'est tellement joli, susurra-t-il en testant leur dureté. C'est comme si ton corps m'invitait…débauché !

- C'est ça, oui. En attendant, ce n'est pas moi aime chasser, répliquais-je en m'évertuant à effacer tout tremblement dans ma voix.

Il dû le voir, car il son sourire s'élargit.

- Mais c'est toi qui veux te faire prendre ici…

- C'est faux !, gémis-je avec un sursaut de rancœur.

Mais je savais déjà que j'allais céder. Surtout lorsqu'il me caressa du bout des lèvres dans le cou.

- Ah non ?

Je m'agrippais à ses épaules, signe qu'il avait gagné.

- Allez…demande-moi…, murmura-t-il en me léchant sensuellement le creux de l'oreille.

- Hikaru…

La chaleur dans mon bas-ventre. Je ne pouvais pas résister à son invitation.

- Prend-moi, s'il te plaît…

Il ne se fit pas prier, me débarrassant vivement de ce qui le gênait.

- Le faire au bord de l'eau, c'est un peu romantique, non ?, chuchota-t-il nonchalamment en caressant le bas de ma cuisse.

Je me rappelais la liste que nous avions fait. C'était moi qui l'avais demandé. De nous deux, c'était sans doute moi qui avait l'esprit le plus tourné vers la romance. Ha ha, et pourtant, ce n'était pas moi le plus naïf…

Je vis son visage descendre. Ses baisers sur mon ventre, puis sa langue, et enfin sa bouche, m'enrobant.

Je me redressais sur les coudes, afin de le regarder faire. Je l'observait en train de me sucer doucement. Avec détachement, j'admirais le sérieux avec lequel il s'appliquais dans sa tâche. Je caressais légèrement ses cheveux, pour l'encourager. Il leva ses yeux clairs sur moi, reconnaissants. Je frémis; mes jambes se plièrent. Je serrais les poings contre le sol, et éjaculais.

C'est alors qu'il glissa insidieusement son doigt dans mon intimité dévoilée pendant que je me cambrais en arrière; je poussais un petit cri sous cette trahison, mais il retira bien vite ce doigt importun pour venir m'embrasser.

Sa bouche était encore visqueuse, et le goût n'étais pas exactement agréable, mais je savais que c'était une sorte de revanche, une façon de me dire que lui aussi menait le bal.

De la main, il abaissa son pantalon, assez pour laisser à l'air libre l'essentiel, et sans comprendre comment, je me retrouvais les jambes en l'air, les chevilles sur ses épaules.

Je m'apprêtais à commenter cette position équivoque lorsqu'Hikaru me pénétra.

Je lâchais un hoquet de surprise, resserrant immédiatement les fesses. Il dû le sentir, car un gémissement s'échappa de ses lèvres, et il dit « Hm, c'est bon. ».

Aucun de nous deux ne fit un mouvement. Chacun attendait que l'autre commença.

Finalement, je rompis le silence :

- Si tu ne bouges pas, je sens que je vais mourir.

Il s'enfonça donc lentement. Je poussais un soupir, mes joues s'embrasant.

- Ah, c'est… si gros…

- Non, c'est toi qui est petit et…étroit, rétorqua Hikaru sur un ton moqueur, avant d'abandonner et de se mettre vraiment au travail.

Il poussa plus fort, frottant contre les parois sensibles de mon anus;je le sentais bouger, lui et sa dague de chair incandescente, ses mains moites posées sur mes reins. Et sa respiration haletante, alors qu'il ahanait de plus en plus vite.

C'était difficile de garder les jambes en l'air, alors qu'il me culbutait par en dessous. Mais je n'avais pas le choix et devait me soumettre totalement à son rythme, au balancement de ses hanches.

Je fixais alors son visage. Tellement érotique pendant l'amour. Le même que le mien, sans doute. Cette touche d'abandon, cette rougeur adorable…c'était tellement touchant. Cette expression douloureuse…je savais qu'il approchait de l'orgasme, et je voulais le regarder jouir, même si après je me sentirais coupable. Mais, cette expression douloureuse…comme s'il n'était pas en train de sauter son jumeau dans la plus pure extase - jumeau qui d'ailleurs, prenait grand plaisir à se faire monter par son grand frère - mais plutôt comme s'il était en plein dilemme morale.

Jouir ou ne pas jouir, telle est la question…

- Ohhh…OUI ! Hika…ruuu…féconde-moi !

Je ne savais vraiment plus ce que je disais. J'avais de la sueur dans les yeux. Mon corps entier tremblait, alors que je tombais en état de grâce.

Tout à coup, je la sentit. Sa semence; elle jaillit dans mon ventre, me remplissant jusqu'à ras bord.

Timidement, je portais une main à mon entrejambe et sentis le sperme couler alors qu'il retirait son sexe de mon orifice.

J'abaissais alors les jambes, les plaçant de chaque côté de son corps, écartées. J'étais satisfait, enfin comblé. Comme à chaque fois.

- C'était magnifique, assurais-je en lui caressant les cheveux.

Il affichait à présent une moue boudeuse.

- Je voulais te regarder en train de jouir, mais je n'ai pas pu…

Je ne m'étonnais pas que nous ayons eu la même idée. Je me contentais de sourire.

- Ce sera pour une prochaine fois, déclarais-je en le laissant se blottir contre mon torse.