Yo ! C'est reparti pour un chapitre de lemon endiablé. Cette fois un grand classique. Mais toujours pervers XD Je vous laisse deviner, c'est suspense ! Lol
Et désolée pour celles qui ont attendu, j'ai été un peu lente pour l'écrire celui-là allez, bonne lecture
…
Il était furieux.
Un instant, un éclair lui traversa les pupilles, et il eut envie de le gifler. Il préféra tourner les talons et s'en aller.
Hikaru eut beau l'appeler, il ne se retourna pas.
Et Hika se retrouva seul.
Il haussa les épaules. Il pouvait se débrouiller. Néanmoins il était contrarié. Il ne voulait pas se l'avouer, mais tout ça l'ennuyait au plus au point.
…
A peine Kaoru avait-il descendu les escaliers d'un pas rageur qu'il regrettait de s'être emporté. Devait-il remonter présenter ses excuses ? Il ne s'en sentait pas capable, malgré la tristesse qu'il ressentait de s'être disputé avec son frère.
Tant pis.
Il prit sa veste et sortit.
…
Finalement, Hikaru céda. Il quitta la chambre et se précipita en bas de l'escalier pour se faire pardonner. Mais Kaochan avait déjà disparu.
Sa colère remonta d'un coup. Comment avait-il osé sortir sans le prévenir ?
…
Quand il se mit à pleuvoir, Kaoru rentra. Il était tard, les lumières étaient éteintes.
Silencieusement, il monta dans leur chambre. Il ouvrit lentement la porte et put constater que son frère était déjà couché. Cela lui fit de la peine qu'il ne l'ai pas attendu, mais en même temps, il n'avait pas l'intention de s'excuser, donc il valait peut-être mieux qu'ils ne se parlent pas.
Cependant, Kaoru était mort de froid. La pluie l'avait trempé, et ses habits dégouttaient sur la moquette sans qu'il ne s'en rende compte. Il referma doucement la porte, commença à se déshabiller, laissant les vêtements par terre, puis se glissa dans le lit sans faire de bruit.
- Tu es tout mouillé !, chuchota Hikaru en enlaçant sa taille pour se plaquer contre son dos pour le réchauffer.
- Je croyais que tu dormais…
- Je faisais semblant en attendant que tu reviennes.
Kao poussa un soupir.
- Bon et bien…bonne nuit.
Hikaru fit la moue, déçu.
- Je n'ai pas envie de dormir…, susurra-t-il sur un ton suggestif.
- Et bien joue aux cartes, ça t'occupera, rétorqua Kaoru en fermant les yeux.
- Oh Kaoru…
C'était le ton. Celui qui te fait te sentir coupable, comme si tu avais maltraité un bébé chat tout mignon. Le ton qu'utilisait Hikaru dans de rares occasions pour se racheter.
- Tu m'énerves !, répliqua Kaoru en se retournant vers son jumeau qui arborait un sourire triomphant.
- Tu m'aimes ?, demanda-t-il en l'embrassant légèrement.
- Non, t'es trop con…, murmura Kaoru, mais avec une note d'humour dans la voix cette fois.
- Tu peux vraiment être très méchant quand tu t'y mets, gémit Hika en caressant négligemment la hanche de son vis-à-vis.
- Ça m'a énervé cette histoire. Et je ne suis pas près de te pardonner, menaça Kaochan.
- Je suis désolé, lâcha Hikaru dans un souffle, les yeux vagues.
Il évitait de le regarder, car en vrai il était gêné. C'était de sa faute.
Kaoru rougit un peu dans les ténèbres de la chambre. Il était troublé que son frère abandonne si facilement. C'était une sorte de soulagement, mais en même temps…c'était irritant.
- Alors tu m'as fait tout un cirque, tout ça pour rien ?!
- Hein ?!, sursauta Hikaru. Mais..heu…je me suis excusé ! Tu n'es pas content ?
Kaoru ne savait pas trop pourquoi il s'était insurgé; il n'était pas content.
Il se recroquevilla, la tête baissée dans le creux de son bras.
- Ça m'a choqué, avoua-t-il. Même si on avait dit qu'on le ferait, quand tu…quand on a commencé à en parler, j'ai paniqué.
Hikaru se pencha et lui caressa la tête.
- Tu ne me fais pas confiance ?, demanda-t-il gentiment, malgré sa voix tremblante trahissant son émotion.
Kaoru releva la tête, mettant leurs lèvres à deux centimètres l'une de l'autre.
- Ça n'a rien à voir !, s'exclama-t-il avec force tout à coup.
Leurs mains se joignirent naturellement et Kaoru les serra.
- C'est juste que…ça me fait mal que tu ne veuilles pas que je te touche…
- Ce n'est pas ça !, s'indigna aussitôt Hikaru.
Kaoru l'embrassa. Il se calma.
- Pour moi, c'est plus une question d'abandon. Je veux que tu m'appartiennes totalement.
En disant ses mots, il se rapprocha pour serrer Kaoru contre lui.
Et contre toute attente…
- D'accord, faisons-le.
Ce fût Kaoru qui céda.
…
Alors Hikaru sortit les menottes du tiroir à chaussettes.
…
Le corps gelé de Kaoru. Hikaru se mit à califourchon, attachant les mains de son amant au montant du lit.
- Tu as confiance en moi, pas vrai ?, demanda-t-il à nouveau en regardant Kaochan dans les yeux.
Ce dernier semblait sur le point de pleurer, mais il souffla néanmoins un « oui » étouffé. Ce n'était pas le manque de confiance, pourtant il était nerveux. Il avait confiance en Hika, mais il aimait avoir le contrôle des choses, même s'il jouait presque toujours le rôle de l'uke. Il aimait l'attraction qu'il avait sur Hikaru, il aimait le manipuler, le toucher. Or là il ne pouvait pas.
Il ne pouvait qu'attendre et regarder.
…
Hikaru ne perdit pas de temps. Sa tête rousse plongea entre ses jambes pour lécher ce qu'il y avait là.
Kaoru serra les poings, se cambrant doucement, mais en silence.
- C'est doux…, murmura Hikaru en déposant ses lèvres sur la verge qui se durcissait.
Il joua avec de ses doigts, la caressa comme un objet.
Puis l'enfonça dans sa bouche moite et sensuelle.
Il fit quelques allées venues, langoureusement, ronronnant comme un chat.
Kaoru ondula du bassin pour accélérer les choses. Mais ça déplût à Hikaru, qui retira sa bouche.
- Pourquoi !?, s'indigna Kaoru en le fixant tandis qu'il revenait à hauteur de son visage.
- Parce que…c'est comme ça, na !, répliqua l'aîné, taquin, en lui baisant le bout du nez.
Puis il l'embrassa dans le cou, remontant doucement sous son oreille. Kaoru se retînt difficilement de pousser de petits geignements; il frissonnait, cherchait à s'écarter car ça le chatouillait.
- Arrête !, supplia-t-il enfin.
Hikaru obéit avec un large sourire sarcastique.
Il descendit, s'attaquant aux tétons. Il les martyrisa de ses lèvres et du bout des doigts, les regardant durcir d'un air attendri.
- Arrête ça !, siffla Kaoru en se cambrant une nouvelle fois, secoué d'un frémissement de plaisir. Qu'on en finisse, vite !
Et en effet, Hikaru sentait la raideur de son frère, et il comprenait que ça pouvait commencer à devenir douloureux. Mais il n'avait pas envie tout de suite.
- Mais je veux te voir plier d'abord. Tu es tellement mignon quand tu t'abandonnes. Je veux juste te voir te laisser faire…pour une fois, laisse-moi m'occuper de toi à ma façon.
Kaoru frémit et plia les genoux, les jambes écartées autour du corps de son frère.
Hikaru poussa un soupir et descendit, traçant un sillon brûlant avec sa langue. Il passa sur ses cuisses, puis les souleva à l'aide de ses mains et accéda ainsi au petit bouton rose qui se cachait entre ses jolies fesses si douces.
Là, Kaoru cria. Le contact était tellement différent de ce dont il l'avait l'habitude. Ça le révulsait, et en même temps…
- Ha !, fit-il en levant les jambes plus haut.
Après avoir tourné plusieurs fois la langue, Hikaru se retira et se posa assis sur le bassin de son petit frère.
- Qu'est-ce que tu fais, bon sang ?, dit Kaoru, essoufflé et rougissant.
Hikaru sourit et commença à se caresser l'entrejambe, doucement.
- Qu'est-ce que…, répéta Kaochan.
Puis il compris; Hikaru prenait son plaisir sous son nez, tout seul. Sans lui. Et c'était une manière de lui dire « si tu me veux, il va falloir demander ».
Mais c'était excitant. Kaoru n'avait jamais vu Hikaru se…toucher. Il avait fermé les yeux, et son corps se mouvait en même temps que ses mains sur son sexe. C'était trop tentant.
- Hikaru !, s'écria Kaoru, frustré.
L'interpellé ouvrit les yeux, une lueur de triomphe dans chaque œil.
- Hikaru, chuchota Kaochan en se détendant totalement, abandonnant la lutte, signe qu'il pouvait y aller.
Un demi sourire au coin des lèvres, Hika se plaça entre ses jambes et le souleva par le bassin pour pénétrer. Très lentement. L'avancé se fit facilement, mais doucement.
Kaoru écarta encore plus les jambes, un gémissement bloqué dans la gorge.
Il avait l'impression que tout son corps était rempli; qu'Hikaru prenait plus de place qu'il ne devrait, son sexe tout au fond de lui, au plus profond de ses entrailles.
Soudain un mouvement brutal. Un cri qui lui échappe furtivement sous la surprise. Les jambes qui se tendent dans les airs.
Hikaru commença un balancement rapide des reins, s'enfonçant, dur et brûlant.
- Ça se resserre, souffla Hika en ahanant.
Et effectivement, il sentait les chairs autour de son pénis se contracter autour, chaudes et humides parois. Il continua de s'enfoncer, culbuter.
Sa main s'égara sur la verge tendue de son amant, qu'il serra sans réfléchir, le pouce sur le gland.
- Ha MON DIEU !, hurla Kaoru en jouissant.
Ce fut brutal. Une violente convulsion le secoua, arquant son dos, ses jambes se serrant contre Hikaru, sur ses épaules.
L'aîné repoussa les jambes et alla au plus profond en s'allongeant sur Kaoru, poussant de toutes ses forces contre ses fesses si moelleuses.
Ses doigts se crispèrent sur le drap, et un grognement bestial lui échappa, transformé en gémissement d'extase lorsqu'il atteignit à son tour l'orgasme. Sa tête partit en arrière. Puis il s'effondra.
…
Une minute passa.
- Enlève-moi ces fout…les menottes, réclama Kaoru.
Hikaru, maussade, saisit les clefs sur la table de chevet et lui retira les entraves.
Kaoru le prit immédiatement dans ses bras et l'emprisonna des jambes.
- Ah, je t'aime, je t'aime, je t'aime Hikaru !, pleura-t-il à moitié en lui couvrant le visage de baisers.
- M-moi aussi, répondit Hikaru, hébété.
Il lui rendit son étreinte, trop heureux de cette démonstration exubérante d'affection. Ils se serrèrent l'un contre l'autre, et finirent par s'endormir comme ça.
Et quelque part, avant de sombrer totalement, Kaoru se jura de ne jamais laisser partir Hikaru où que ce soit tout seul. Il n'avait pas totalement confiance finalement, parce qu'Hikaru était bien capable de se passer de lui. Alors que lui ne pouvait vraiment pas.
