Nouveau chapitre, encore plus bizarre que le début. J'espère répondre à vos attente et que ça ne sera pas trop bizarre pour vous ! Bonne lecture, et n'hésitez pas à me donner votre avis !
Je m'exécute et je me lève. Je lance un dernier regard à Ziva, toujours recroquevillée contre le mur, ses yeux rouges trahissant son mal-être. Mais soudain, tout ce qui m'entoure disparaît et je me retrouve dans un parc, un petit garçon au pied d'un arbre. Le soleil baigne l'herbe de son éclat d'été et les pâquerettes jonchent le gazon. A une dizaine de mètres de nous, une balançoire et une petite maison de bois pour enfant. Je reconnais le domaine familial de mon enfance, dans le Kentucky. La grosse bâtisse en briques blanches me le confirme. C'est celle où j'ai passé les 10 premières années de ma vie, avant d'être envoyé en internat à des centaines de kilomètres de ma famille. Soi-disant le meilleur établissement du comté...
Et, cet enfant, je le reconnais parfaitement, c'est moi.
Un quatrième moi… Oh mon dieu, dans quoi me suis-je embarqué ?
Le petit Anthony est en train de jouer avec un lance-pierre est cale une pierre dans l'élastique et dirige dans notre direction. Il relâche l'élastique et le caillou fait un vol plané à quelques centimètres de ma tête. Oui, mais bon, je ne risque rien, je suis un fantôme.
Soudain, j'entends une voix de femme qui appelle 'Anthony'. Je regarde autour, je ne la vois pas. Mais je reconnais cette voix entre mille. C'est celle de ma mère. Ma conscience se met à marcher en direction de la bâtisse, d'où la voix de ma mère semble venir. Alors, le jeune Anthony se lève brutalement, traverse la pelouse en courant et entre dans la maison en criant : 'Oui !'
Ma conscience prend alors la parole.
- Tu le reconnais ?
- Bien sûr.
- Tu as 9 ans. C'est le jour de ton anniversaire. Tu te souviens de ton anniversaire ?
- Oui, lui dis-je d'un ton grave, tout en me remémorant l'événement de ce jour.
- Viens.
Je le suis à contre-cœur, même si je n'ai aucune envie de revivre ce qui s'est passé ce jour-là.
- Anthony, viens m'aider, dit ma mère.
Le petit DiNozzo monte les marches quatre à quatre et arrive dans sa chambre. Nous le suivons et je reconnais ma chambre de petit garçon, la chambre où j'ai passé tant d'heures, seul et triste. Mon père travaillait, n'était jamais à la maison, et ma mère était bien souvent malade et dépressive.
Ma mère est penchée sur mon lit, et une grosse valise est ouverte sur le lit, presque pleine de vêtements. Je revois son visage lorsqu'elle était jeune encore. Les larmes me viennent aux yeux, alors que je réalise le temps qui a filé, faisant fi de mon insouciance, de mon inconstance et le temps sans pitié me volant mon enfance. Je n'ai jamais vraiment profité de l'amour de ma mère. Je préférais passer du temps sous mon arbre favori, à remuer mes pensées, à inventer mes histoires, à rêver à mon futur, quand je serai un policier, arrêtant les méchants.
Du moins, jusqu'à ce jour, où le ciel bleu allait définitivement se couvrir.
Ce jour de mes neuf ans a été celui choisi par mon père pour que je prenne le train direction la grande ville de New-York. La mégalopole, que je n'allait plus quitter que pendant les vacances, jusqu'à un jour de ma treizième année, où mon père me déshéritât à cause d'une sombre dispute.
J'observe alors le petit Anthony qui tend à sa mère –ma mère-, une pile de linge, qu'elle fourre dans la valise, qu'elle clôt, les larmes aux yeux.
Je partais pour New-York. Et les peu de fois où je revins dans la maison familiale, ce fut pour souffrir de l'absence de mon père, que je ne revis que très peu de fois.
Ce départ fut un des principaux changements de ma vie. Puisque après avoir fait mes études dans l'Ohio, j'ai intégré la police de Philadelphie pendant 18 mois et celle de Baltimore 2 ans avant d'entrer au NCIS.
- Alors, ça rappelle des souvenirs, hein ?
- Mm.
J'acquiesce lentement de la tête et observe un instant le petit Tony qui ne sait pas encore qu'il ne reverra pas sa mère avant de longs mois. Puis, plus pendant de nombreuses années… Mais au moins, son rêve est devenu réalité. Je suis un policier qui lutte pour la justice et qui tente, à son faible niveau d'agir pour que les méchants finissent derrière les barreaux.
- Tu vas me demander, 'pourquoi ce moment précis de ta vie, de notre vie ?' Eh bien, je vais répondre avant même que tu ne poses la question. Ce départ, Anthony DiNozzo, a marqué le début d'une évolution psychologique plus rapide que la normale. Séparé de tes parents, tu as dû te construire seul, tu as dû te forger un caractère et une histoire par tes propres moyens. Maintenant, je vais t'épargner la visite de chacune de tes conquêtes, car ça prendrait bien trop de temps et ce temps, nous ne l'avons pas. Revenons à des temps plus récents…
Alors ? J'attends vos impressions avec impatience :D