Bien le bonjour à tous, mes chers lecteurs ! Tout d'abord, un grand merci pour vos reviews, et un grand désolée pour le dernier chapitre pas très long, pas très passionnant.. Alors, comme je suis de bonne humeur, que vous m'avez motivée et que je voudrais bien me faire pardonner, je vous poste dès maintenant la suite, en espérant qu'elle sera meilleure et qu'elle vous plaira ! Bisous !


Le monde changea alors à nouveau et je me retrouve dans une situation, encore plus récente. Je reconnaîtrais ce toit entre mille, cette vue entre mille. Le toit où, par un après-midi ensoleillé, alors que nous tentions de sauver un bateau d'un missile dérobé par des terroristes, dont Ari Aswari, a été tuée Kate. Je reste immobile, incapable du moindre mouvement, je sais à quoi je vais assister et je me prépare mentalement. J'arrive avec Gibbs, nous tirons, deux terroristes tombent. C'est comme une chorégraphie que j'aurais répété des dizaines de fois dans ma tête, mais qui me ferait un peu plus mal chaque jour. Je vois Kate qui apparaît presque de nul part et se jette devant une balle qui était destinée à Gibbs. Puis elle s'effondre une première fois. Gibbs et moi la relevons, heureusement, son gilet par-balle lui a sauvé la vie. Mais je sais aujourd'hui quelque chose qu'à ce moment-là personne ne savait. Elle était destinée à perdre la vie ce jour-là. Si elle n'avait pas eu son gilet, peut-être aurait-elle pu être sauvée. Mais la blessure mortelle de Ari, rien n'a pu l'empêcher. Et s'il n'avait pas abattu Kate, qui aurait-il tué ? Gibbs, McGee, moi ? Comment tout cela se serait-il passé ? Et j'assiste, aussi impuissant que ce fameux jour à la mort brutale et violente de ma collègue et amie, de celle que je considérais comme mon unique sœur. La sœur que je n'ai jamais eu. Elle ne terminera jamais sa phrase. Et je n'ai aucune idée de ce qu'elle a voulu dire. J'observe tout d'un œil nouveau, mon visage éclaboussé de sang, son sang, Gibbs qui cherche du regard l'origine de la maudite balle, il cherche la planque du maudit salopard qui vient d'abattre notre amie sous nos yeux.

Les risques du métiers ? Que quelqu'un vienne encore me dire que de voir la mort, c'est les risques du métier, tiens. On se donne tout le mal possible pour sauver des vies, pour permettre à des familles le droit et la possibilité de faire leur deuil après la perte d'un être proche, dont la vie a été volée par un tiers, et voilà comment on nous remercie ! On meurt brutalement, sans aucun égard, comme des chiens ! Brandon, Kate et qui encore ? A combien de morts vais-je devoir encore assister, aussi impuissant que si je n'étais pas là, avant que ne vienne mon tour d'être abattu moi aussi comme une bête ? Tout ça parce que j'ai décidé de dédier ma vie à la justice…

- Comment tu peux m'obliger à revivre ça ?

- Ca ne te fais pas réfléchir ?

- Si. Et ça me révolte encore plus en y réfléchissant. Tous sont morts car ils recherchaient la vérité et la justice. Voilà quoi ça me fait réfléchir.

- Ce n'est pas le but de ta visite.

- Le but de ma visite ? Parce que j'ai choisi de rester dans un état transitoire entre la vie et la mort, à regarder ceux que j'ai aimé se faire tuer ? Assister de nouveau à leur mort, comme si une fois n'avait pas suffi.

- C'est presque ça.

- Très drôle, vraiment, je vois que tu as un très grand humour. Fais gaffe, tu deviens aussi cynique que moi.

- Ton 'moi intérieur' le désirait. Il faut que tu ouvres les yeux, bon sang ! Est-ce que tu ne vois pas que tu gâches ta vie en te foutant des œillères sur tes sentiments ? Est-ce que tu es aveugle ? A ton avis, pourquoi as-tu été fait pour posséder des sentiments ?

- J'aurais préféré ne pas en avoir.

- Mais tu en as et tu dois vivre avec !

- Il me font plus de mal que de bien. Je n'en peux plus de souffrir dès que je profite de l'amour de quelqu'un, je n'en peux plus de devoir sentir mon cœur éclater dès que je laisse entrevoir un bout de sentiment…

- Justement, passons à l'étape suivante.

- Tu vas enfin me laisser retourner sur Terre ?

- Non. Pas encore.