Salut ! Etant particulièrement de bonne humeur et ayant passé tous ces fichus bacs blancs, je passe deux minutes et je vous publie un nouveau petit chapitre ! Toujours pas super long, mais je n'ai pas pour habitude de faire de longs chapitres, je suis désolée ! Allez, en espérant que vous apprécierez, nous sommes dans les derniers chapitres, là ! Bisous !


Je sens le sol sous mes pieds se dérober et je vacille un instant, avant de reporter mon regard sur ce qui m'entoure. Un petit parc que je connais bien, une fois encore, c'est là où j'ai laissé parler mon cœur à une femme que j'aimais. Et qui, pour ces confessions, m'a laissé et a disparu de la surface de la Terre. D'ailleurs, je nous vois. J'ai un léger choc en la revoyant, dans son manteau à pois. Nous nous asseyons en hâte sur le banc et je m'entends lui dévoiler toute la vérité, l'expression sur son visage change, c'est comme si je voyais dans ses traits la confiance qu'elle avait en moi s'ébranler. Je me retourne vers ma soi-disant conscience.

- Et c'est avec ça que tu espère me faire changer d'avis ?

- Non.

- Un des seuls jours de ma vie où j'ai pris mon courage à deux mains, et que j'ai dévoilé la vérité, sur les faits comme sur mes sentiments ?

- Non. Le but de cette séquence, c'est de te montrer que tu en es capable. Il suffit juste de prendre, comme tu le dis, ton courage à deux mains. Quitte ou double. Ou tu perds ou tu gagnes. En l'occurrence, tu as perdu, mais les circonstances ont joué contre toi. En un autre contexte, tu aurais sûrement tout gagné. Mais la panique de cette pauvre femme, le mensonge trop long, le choc, tout cela a joué contre toi et tu l'as perdue.

- Je n'avais pas le choix.

- Et tu as bien agi.

- Tu trouves ? Tu trouves que j'ai bien agi ? Je l'ai perdue !

- Un mal pour un bien. Viens, je vais à présent te montrer ce qu'il se passait pendant ce temps dans un tout autre endroit…

Là, je me retrouve dans un endroit bien connu, bien sûr, puisque j'y passe quelques heures par semaine, le MTAC.

Mais je ne peux m'empêcher de lui poser une question qui me turlupine.

- Tu n'aimais pas Jeanne ?

- Je n'ai rien contre elle, c'est vraiment une fille bien. Elle a juste été la victime d'une bien malheureuse naissance. Mais toi-même tu le savais, cette relation était vouée à l'échec. Maintenant, regarde.

Toute l'équipe est ici réunie, bien sûr, sans moi. Je n'ai jamais su ce qu'il s'était exactement passé pendant mon absence, mais je sens que je ne vais pas tarder à le découvrir…

Je constate que sur l'écran principal est affichée l'image de ma voiture et d'après ce que je déduis, c'est en temps réel. Ils la suivent dans les rues de la ville, lorsque soudain, une déflagration prend tout le monde au dépourvu et on a l'impression qu'elle a eu lieu dans le bâtiment. La directrice murmure un 'oh mon dieu' à peine audible, Gibbs, McGee et Ziva fixent l'écran, incrédule. J'entends Ziva souffler 'Tony' d'un ton qui me bouleverse. Il est vrai que je suis sensé être mort sous ses yeux, dans une explosion. Mais sa voix… Je m'approche de quelques pas, j'observe l'écran, ma voiture est en train de brûler… Je me poste près de Ziva, qui a quitté da chaise et observe avidement l'écran, espérant vraisemblablement se réveiller, pour constater que tout n'ait été qu'un cauchemar… Venant d'elle, ça me fait vraiment du mal, je sens mon cœur se serrer en pensant qu'elle peut me porter de l'affection.

- Alors, tu ouvres enfin les yeux ?

- A quel propos ?

- Ziva.

- Ben quoi, Ziva ?

- Tu ne vois donc rien ? Elle n'est pas seulement une machine à tuer, elle est un être humain, capable de sentiments. Même si elle a longtemps cherché à les cacher, à les ignorer, les sentiments sont fougueux et indomptables, toi-même tu n'arriveras pas à les laisser de côté. C'est pour ça que je suis là. Ce qui devrait te permettre d'être heureux te rend au contraire malheureux.

- Et c'est quoi la prochaine étape, Monsieur la Conscience ?

- La prochaine étape est quelque chose, comme un cadeau. Un cadeau empoisonné, DiNozzo. Pénible, mais nécessaire, comme pas mal de choses dans la vie, tu as sans doute pu le remarquer…