Voilà la suite ! Merci infiniment pour toutes vos reviews, toutes plus gentilles les unes que les autres !!
Pendant qu'il parle, notre environnement change et l'obscurité de la salle de visioconférence du MTAC est remplacée par la lumière éblouissante d'un soleil d'été.
Il continue son speech, et moi j'analyse le lieu. Je le reconnais vaguement, mais rien de bien précis. On a du déjà venir pour une enquête, ou quelque chose comme ça…
Le fait est que nous sommes là, en plein soleil, et mon double continue de parler, avant que je ne réalise ce qu'il vient de dire.
- … Futur.
- Hein, quoi, tu peux répéter ?
- Tu as droit à un aperçu de ton futur, Anthony DiNozzo.
- Mon futur ?
Mais à peine ai-je fini de parler qu'un homme arrive en courant et je devine que c'est un criminel. Et je vois Ziva arriver non loin derrière lui, ce qui confirme ma pensée. Elle court derrière lui et ne tarde pas à le rattraper. Elle prend de la vitesse rapidement et se jette sur lui. Il heurte le sol dans un bruit sourd, et elle se relève, l'entraînant à sa suite. Sortant une paire de menotte de sa poche et le perd des yeux l'espace d'un instant, ce qui ne lui ressemble pas. Le suspect le remarque et en profite pour tenter de se faire la malle. Mais elle l'agrippe fortement, jusqu'à lui en tordre le bras. Ce qu'elle ne voit pas, mais que moi, je vois, c'est que l'homme qu'elle tient par le bras a sorti un couteau grand comme mon avant-bras de sa ceinture et avant même qu'elleait le temps d'extirper la paire de menotte de sa poche, il s'est retourné, et lui a planté l'arme dans le thorax. Son expression se fige, et malgré moi, je hurle son nom. Je hurle son nom, je cours vers elle, mais elle ne me voit pas, je ne suis qu'un fantôme, un fantôme sans consistance, sans voix et sans visage, je ne suis qu'un être de pensée, je n'ai même pas de corps. Je crie, je crie encore plus fort, mais ça ne change rien, le salopard reste là à la regarder agoniser, un sourire sadique sur le visage. Je me précipite sur lui, je lui balance mon poing dans la figure, mais rien n'y fait, mon modeste poing invisible et impuissant lui traverse le visage sans même qu'il ait l'impression d'une simple brise. Je voudrais le frapper, je voudrais extirper de lui ses boyaux et lui en faire un collier, je voudrais lui faire tellement de choses douloureuses, mais qui ne soulageraient pas ma peine. Il l'a tuée. Mais en un instant, je me reprends. Tout cela n'est qu'illusion, mon double, lui, est appuyé contre un mur, les bras croisés et m'observe, un sourire presque imperceptible sur les lèvres. Je me tourne vers lui, je prends conscience, de combien idiot je dois paraître. Je me stoppe alors brusquement, ma colère cependant ne s'efface pas. Tout ça n'est qu'illusion. Tout ça n'est qu'illusion.
Je fais quelques pas vers le DiNozzo calme et posé resté dans le coin et je lui dis :
- C'est pas vrai, tu ne peux pas la laisser mourir !
- Ce n'est pas à moi de décider, mon vieux. Tout dépendra de la direction que tu décideras de donner à ta vie. Si cette direction est raisonnable, alors tu sauras empêcher cette atrocité. Si tu ne sais pas le faire, si tu ne sais pas la protéger, alors, advienne que pourra.
- Comment peux-tu dire ça ?
- Toi seul a le pouvoir de changer les choses, DiNozzo. Si tu n'es pas honnête envers toi-même, tu ne peux pas l'être envers les autres.
- Le pouvoir de changer les choses ? Je ne vois pas quel pouvoir, je n'ai aucun pouvoir.
- Alors dis-moi, là, comme ça, comment tu vois Ziva.
- Ziva ?
- Elle-même.
