Salut à tous!!!

Merci à tous ceux qui m'ont reviewé, j'espère vous satisfaire cette fois ci encore!!

Nous sommes un an et demi après le mariage de Lily et Severus, et il y a encore du nouveau!!!

Merci à ceux qui ont complimenté mon lemon, je n'en attendais pas tant, ca fait chaud au coeur, même quand ca n'apparait pas sur les reviews

J'ai hate de savoir ce que vous en pensez!! Je suis désolée de voir que ce chap est un peu plus court que le dernier, mais que voulez-vous, j'ecris comme je pense, donc ca ne peut pas toujours etre au meme nombre de mots...

A bientot, en esperant que vous allez vous regaler (haaa...soupires nostalgiques...)


Il se passe quelque chose. Je sens que Lily trépigne d'impatience, elle se perd dans ses pensées quand nous discutons, elle n'est pas toujours concentrée sur ce qu'elle fais (d'ailleurs, hier soir elle a fait brûlé son rôti...)...Quelque chose se trame et j'aimerais savoir quoi. Bien sûr, je ne demande rien, j'attends patiemment que Madame daigne m'informer de ce qui la tracasse.

Je suis assis dans un fauteuil, dans notre salon, et je savoure mon café en lisant la Gazette du Sorcier. Le Seigneur des Ténèbres commence son ascension à une vitesse vertigineuse. Partout on ne parle que de lui, les gens ne le nomment déjà plus, ses "exploits" font le tour du monde...Lily se sent très concernée par cette guerre qui se prépare, surtout avec ses positions (je rappelle qu'elle travaille au Departement de la Justice)...Elle ne semble pas trop inquiétée par notre statue de sang-mêlé, apparemment le peuple n'a pas encore tout saisie du concept du Seigneur des Ténèbres...

Elle passe à côté de moi en souriant, ce même sourire qu'elle avait au collège. Elle passe une main sur ma joue et s'assoit sur l'accoudoir du fauteuil. Son parfum, aux notes douces et florales, me rappelle des souvenirs, des tas de souvenirs...Je ne me lasse pas de la regarder, de la sentir, de la toucher, de l'écouter. Ca doit paraître terriblement mièvre vu de l'exterieur, mais je n'arrive toujours pas à réaliser que tout cela est vrai.

Moi qui me plaignais de la vie sordide que j'ai eu avant celle-là, ce n'était en fait que le plus beau des cadeaux. Avoir connu le pire permet de savoir savourer le meilleur, avoir fait des erreurs par centaines permet de les corriger quand arrive notre deuxième chance. Même si Lily n'avait pas choisie James la première fois, je n'aurais jamais sû être un aussi bon mari que celui que je suis aujourd'hui. Et puis, toutes les aventures d'un soir dans lesquels je noyais mon manque de Lily dans ma vie passée m'ont crée une expérience qui ne semble pas lui déplaire...Enfin bref.

Quoi de nouveau?

Ho, rien de spécial, pas plus de viols et de meurtres qu'hier...

Ne plaisante pas avec ça, Sev...

Je lui lance un sourire désolé auquel elle répond par un leger baiser sur ma joue. Je pose le café sur la table basse et entoure le ventre de Lily de mes bras, la faisant basculer sur le fauteuil. Elle se retrouve allongée sur moi, la tête appuyée sur un accoudoir, les genoux repliés sur l'autre, éclatant de rire. Je l'embrasse tendrement et frissone quand ses doigts se mettent à dessiner des arabesques dans ma nuque.

Ca fait six mois que Lily et moi avons fêté nos noces de coton. Nous n'avons rien fait d'extravagant. Ses parents, les miens, quelques amis. Les cadeaux portaient tous sur le coton, très jolis, mais pas vraiment utile...Je redoute nos noces de chêne!! Ce soir là, Lily avait fait un monologue, après quelques verres je dois dire, sur la façon si romantique dont je lui avais fait ma demande en mariage, comment c'était grâce à moi qu'elle est devenue la sorcière qu'elle est aujourd'hui...Ca m'avait beaucoup ému de savoir qu'elle m'estimait autant...


Le même jour, Dimanche donc. Je suis sortie voir un ami dans Londres, nous devions parler d'une nouvelle utilisation des racines de mandragores dans les antidotes...Enfin bref, pas un rendez-vous d'affaires mais presque...J'étais partie pour rester vingt minutes, mais sa femme nous a offert le thé, et de discussion en discussion je me suis aperçue qu'il était assez tard et que Lily se faisait certainement du soucis à la maison.

J'ai poliment accepté l'invitation de Mme Bones, à savoir venir dîner chez eux avec Lily, sachant pertinnement quece jour n'arrivera jamais. Je deteste ce genre de formule de politesse..."Venez diner un de ces soirs, avec votre femme!", j'aimerais bien voir la tête qu'elle ferait si je débarquais à l'improviste dans la semaine...

Ces gens habitent dans le même quartier sorcier que Lily et moi. Pourtant, je préfère transplaner. C'est un peu idiot je sais mais ca garantie plus de sureté, et un retour plus rapide à la maison. J'arrive devant le petit portail de notre jardin. Il va falloir degnomer un de ces jours, ça commence à devenir un vrai chantier cette pelouse...La fontaine de pierre m'amène une musique apaisant, alors que le gravier roule sous mes pas. J'ouvre la porte, que j'avais fermé à double-tour en partant. Oui, je mets le maximum de sécurité, mélangeant technologies moldues et sortilèges.

En rentrant, j'enlève ma cape et la jette nonchalament sur un porte manteau du hall d'entrée. Je vais pour me diriger dans la cusine, histoire de boire un verre d'eau pour faire passer l'arrière-goût amer du café trop fort de Mme Bones. Alors que je m'approche dangereusement du placard où se trouve les sucreries, un hurlement à glacer le sang retentit à l'étage. Je saisis ma baguette dans la poche de mon jean, en dessous de ma robe, et cours vers les escaliers qui conduisent aux chambres.

En les montant, tellement tremblant pour ma femme que j'en rate presque chaque marche, j'entends une nouvelle fois le cri strident, puis il est accompagné d'un éclat de rire, un éclat de rire que je reconnais bien, celui de Lily. est-ce qu'elle serait devenue folle? Elle se met à hurler et à rire seule maintenant? A moins qu'elle soit accompagnée...Ho Merlin!

Les rires semblent provenir de la salle de bains. J'ouvre la porte, craignant plus que tout ce que je vais trouver à l'interieur. Lorsqu'elle voit la porte s'ouvrir, Lily hurle encore, mais cette fois ci de crainte. Elle ne m'a pas entendu arriver. Elle est debout devant le lavabo où est posée sa baguette, en sous-vêtements, me fixant à travers le miroir avec de grands yeux ronds.

Sev!

Je peux savoir pourquoi tu hurle comme une folle dans toute la maison, Lily?

Je souris, et elle est un peu gênée. Elle passe un kimono de satin par dessus ses dessous noirs. Il vaut miuex parce qu'au sinon je ne vais pas pouvoir terminer cette charmante discussion. Elle m'entraine par la main vers notre chambre. Sans dire mot. Ca ne ressemble pas à cette pipelette, elle doit encore cacher quelque chose.

Elle s'assoit sur le lit, et m'invite à faire de même. Je la suis, les sourcils haussés par l'étonnement. Elle sourit, mais c'est un sourire plus crispé que ceux qu'elle me lance d'habitudes. Elle joue avec ma main sur sa cuisse. Seule elle sait de quoi elle va parler, et elle ne semble pas se douter de la situation dans laquelle je me trouve. Je viens de trouver ma femme en train d'hurler sa joie dans la salle de bains alors qu'elle me croit absent, et elle m'entraine dans notre chambre sans piper mot, comme si elle allait dire quelque chose qu'elle pourrait regretter...Je crains le pire...Je me surprends même à nouveau à douter de son amour, c'est une maladie d'être aussi peu sûr de soi?

Tu comptes me le dire? Son regard se fait un peu déçu.

De quoi tu parle?

Hé bien je ne sais pas...Pourquoi tu hurlais dans la salle de bains par exemple? Elle me sourit, un peu honteuse.

Elle se met à califourchon sur moi, ses mains enroulées autour de ma nuque, les miennes sur chacune de ses hanches. Si elle utilise le sexe pour me faire oublier ça, c'est vraiment un coup bas, mais les femmes sont douées pour les trucs de ce genre...Alors je me méfis et reste bien concentré sur les hurlements et son expression de coupable quand j'ai ouvert la porte.

Elle ouvre et ferme la bouche plusieurs fois, passe sa langue sur ses lèvres, fronce les sourcils. Elle ne sait pas par quel bout commencer on dirait. Au bout d'un moment, elle sourit, elle semble avoir trouver un moyen de m'avouer la chose. Elle prend une expression grave et me fixe, les yeux dans les yeux, avant de reprendre la parole.

Comment tu trouve notre vie, Sev? je la regarde, un peu surpris.

Comment ça?

Hé bien, est-ce que tu t'ennuie, est-ce que tu la trouve géniale...Je ne sais pas...

Notre vie est parfaite, Lily!

Elle acquiesce mais ne semble pas satisfaite par ma réponse. Je commence à avoir peur. Qu'est-ce qu'elle veut m'entendre dire? Que je me lasse d'elle? Qu'on devrait se sépare? Qu'elle peut retourner avec Potter? Je commence à douter, et je sens mon front s'envahir de minuscules perles de sueurs froides rien qu'en pensant qu'elle pourrait vouloir divorcer. Même si avouons-le, elle ne se serait peut-être pas mis à cheval sur moi pour me demander une séparation...Ou alors elle est vraiment sadique...

Il ne te manque pas quelque chose? Tu es sûr, Sev?

Ho Merlin, mais où est-ce qu'elle veut en venir? Elle veut qu'on devienne un couple plus libre, c'est ça? Elle veut peut-être qu'on se mette à des pratiques moins catholiques (quoi que les notre ne le sont pas deja complètement...).

Lily, dis moi ce que tu as à me dire, qu'on en finisse...

Elle hésite quelques secondes, et semble un peu déçue que sa devinette n'est pas eu l'effet espéré. Moi, je commence à avoir les maisn moites et le coeur qui bat la chamade. Elle me fixe dans les yeux, ravale sa salive ostensiblement.

Sev...En fait...Si j'ai hurlé dans la salle de bains...Heu...Ben c'est parce que...

Lily je t'en pris on a 22 ans, je peux entendre une phrase, je ne suis plus un môme...

Honnêtement, je ne suis pas sûr de cette phrase.Je ne peux pas tout entendre. Je ne peux pas entendre ma Lily me dire qu'elle a trouvé du travail à l'autre bout du monde connu et qu'elle va m'abandonné, je ne peux pas l'entendre reclamer Potter, je ne peux pas l'entendre me dire qu'elle a invité sa soeur à diner...Mais tant pis, je garde mon sang-froid et attends le coup de grâce.

Je suis enceinte.

Enceinte...Le mot résonne dans mon crâne sans y trouver son sens. Je vais devenir père. Le père de l'enfant de Lily. J'ai l'impression d'avoir un philarmonique dans la tête. Lily fait une tête à pleurer. Je dois être blanc comme un linge. Je n'arrive pas à réaliser ce qui m'arriver. Père...Moi? Une foule de question se presse à l'entrée de mes pensées. Est-ce bien moi le père? Mais bien sûr que oui, Lily n'est pas une femme à tromper son mari, plus le genre à le quitter avant de trouver quelqu'un d'autre...Fille ou garçon? Peut importe, ça ne change pas le fait que je vais avoir un enfant avec Lily. Est-ce qu'elle en est heureuse? A première vue, on ne dirait pas, elle a vraiment l'air désolé.

En l'observant un peu plus, je vois que ses jolis yeux verts sont bordés de la larmes qui ne demandent qu'à rouler le long de ses joues. Peut-être que mon silence la fait douter du bonheur de la nouvelle? Après tout, c'était bien des éclats de rire et des cris de joie qui retentissaient tout à l'heure dans la salle de bains...Elle pense peut-être que je ne veux pas de cet enfant? Il n'y aurait pas de plus grosse erreur, qu'est-ce que je pourrais demander de plus qu'un enfant de Lily? Rien, absolument rien. Je suis comblé.

C'est merveilleux Lily...Je ne sais pas quoi dire.

Toujours à califoruchon sur moi, elle me serre si fort dans ses bras que je crois qu'elle va m'en etouffer. Elle pleure, mais ce sont maintenant des larmes de joie qu'elle ne retient plus. Je serre sa taille si fine dans mes bras, en me disant qu'à l'interieur de son ventre déjà plus si plat, la vie est en train de se former. La concrétisation...La preuve de l'harmonie parfaite de notre amour.


Quelques mois plus tard. Je rentre du travail. C'est un jour comme les autres. Il fait très froid. Je rentre dans la maison est débarassant mes bottes et ma cape de la neige de janvier qui s'y était installé pendant le trajet. Je retire mes vêtements de travail pour rester en habits moldus, beaucoup plus agréables que les robes noires et or que je dois porter au bureau.

En jetant un oeil sur un des fauteuils du salon, je vois un ventre d'une rondeur impressionnante, sur lequel repose un paquet de bonbons. Ca me fait sourire.Lili ne cesse de vanter les mérites de son énormes ventre et de s'en servir comme table basse d'appoint. Je m'approche du dossier du fauteuil et dépose un leger baiser sur les cheveux roux foncé de ma bien-aimée.

Hey! Tu as passé une bonne journée?

Oui, pas mal, Michael Connors a fait exploser mes derniers tubes d'essais d'antidote pour les morsures d'hyppogriffe mais à part ça, rien de spécial...Et toi, comment s'est passée ta journée?

Ho, tu sais bien...dodo, miam-miam, quelques coups de pied dans le ventre...La routine, quoi...

Je lui souris, elle me repond. Quand je passe une main sur son ventre tendu, le bébé bouge à l'interieur et je sens ce qui semble être un genoux froler ma main. Je tressaillis un peu sous ce contact, c'est si étrange de savoir que dans quelques jours normalement, un petit Severus ou une petite Lily va sortir de là...

Nous n'avons pas souhaité connaitre le sexe du bébé. Je suis un peu plus impatient que Lily, j'essaye d'examiner sa façon de porter le bébé, les reactions du foetus à nos paroles pour percer ce mystère mais Lily est ferme, on ne saura rien avant le grand jour. Je trouve ça un peu dommage...On ne peut pas préparer sa chambre, ni ses vetements...Bien sur, nous sommes deja ultra-équipés en biberons, couches etc...

Depuis que Lily est en congé maternité, c'est à dire approximativement un mois, c'est moi qui fait le diner. Ca ne me deplait pas, d'autant plus que mes journées ne sont pas très fatiguantes, et puis je ne voudrais pas la faire accoucher plus vite que ce qu'il faut pour un malheureux repas. Depuis deux semaines, l'accouchement serait sans aucun risque, le bébé est complètement prêt à sortir et nous n'attendons que son bon vouloir. En tout cas c'est ce qu'a dit le médicomage.

Je sert donc mes cuisses de poulet au four devant une Lily morte de faim. C'est fou ce qu'elle peut avaler depuis qu'elle est enceinte. Elle a prit un peu de poids. Ses hanches sont un peu plus entourées, sa poitrine bien sur est plus gonflée, et ses fesses ne manque pas de rebondit. Le medicomage a dit qu'elle avait prit très peu de poids pourtant, et que tout ça partirait surement juste après l'acouchement, si elle reprenait une alimentation normale. Personnellement, je m'en fiche bien, Lily est merveilleuse, en chair ou pas.

A la fin du repas, Lily monte prendre sa douche, pendant que je fais du zapping à la télé. Je sens le feu de la cheminée rechauffer une partie de mon visage, tout en regardant le presentateur moldu deplorer la disparition d'une dizaine de personne dans le Kent. J'éteins la télévision et ouvre la Gazette, qui confirme mes craintes...C'est bien le Seigneur des Ténèbres qui a décimé ces pauvres moldus innocents. Et dire qu'à une certaine époque, j'aurais fêté ce petit massacre en compagnie de ma bande de mangemorts...Je trouve ces souvenirs insipides aujourd'hui, et je ne regrette pas pour une noise mon changement de camp.

A l'étage, un hurlement. Tiens, ça me rappelle quelque chose. Lily hurle mon nom à en faire trembler les murs de notre maison. Je cours en montant les marches des escaliers, ma baguette à la main, sans idée de ce qui se passe. Encore une fois, ça vient de la salle de bains. J'en ouvre la porte à la volée, et découvre Lily, sous sa douche, les mains agrippées à son ventre et le regard plein de douleur.

Depeche toi, Sev, je crois que c'est pour maintenant!

Pour maintenant? Pendant une seconde je ne comprends pas de quoi elle parle. Et puis je réalise qu'elle est en train de perdre les eaux, et que je dois me depecher de la preparer avant de l'emmener à Ste Mangouste. Elle est assise dans la baugnoire, trempée jusqu'aux os à la fois de l'eau de la douche et de ses propres eaux. J'éteins le robinet et la sèche d'un coup de baguette, puis fais venir de la chambre des vetements de grossesse dont je la vetis tant bien que mal.

Je la prends dans mes bras et la depose sur mon lit le temps de faire ses valises pour l'hopital. Elle rit et a des hoquets de douleur en même temps. Moi, je suis si stressé que je n'agis plus sous mon contrôle mais plutôt par une sorte d'instinct de cette scène que Lily m'avais maintes fois décrit.

Une fois la valise prête, je prends une nouvelle fois Lily dans mes bras. Des yeux, je cherche le portoloin que nous a confié l'hopital. C'est un livre sur la façon dont on doit s'occuper de son bébé...Original...M'assurant que j'ai bien tout ce qu'il faut sur moi, à savoir Lily, sa valise et la reservation de chambre individuelle à la maternité, je me saisis du livre et supporte la sensation tout à fait désagréable de ce mode de transport.


Quelques secondes plus tard, nous nous trouvons devant l'accueil du service de maternité de Ste Mangouste. Lily dans mes bras a une nouvelle contraction et etouffe mon prenom dans un cri de souffrance que je peux à peine supporter. La sorcière d'accueil comprend evidemment tout de suite ce qui se passe et appelle deux sorcier-infirmiers pour emmener Lily et ses affaires là où elles doivent être.

Je tends machinalement le papier à la femme qui me fixe gentiment de ses grands yeux marrons. Il me semble la connaitre, peut-être une ancienne élève de Poudlard, elle a l'air légèrement plus âgée que moi. Elle saisit le morceau de parchemin et le lit en deux ou trois secondes, me laissant les bras ballants, regardant ma femme etre emporté par deux hommes que je ne connais pas.

Monsieur Rogue, c'est ça? J'acquiesce sans reflechir. Je vais vous conduire dans la salle de travail si vous le souhaitez, vous pourrez rester avec Lilian de cette façon.

Heu...Merci.

Avant que je ne reagisse, une autre infirmière m'a passé une blouse de visiteur par dessus la tête et me conduit par le bras jusqu'à la "salle de travail"...Le mot me fait un peu peur, et je dois retenir une légère envie de rendre mon diner. En passant une porte, je trouve Lily allongée sur une table d'opération, les jambes écartées, un homme approchant son visage d'un endroit où je suis le seul à entrer normalement. Je suis énervé et jaloux pendant une seconde, puis je réalise que c'est grace à cet homme que mon bébé va naitre et je ravale ma fierté.

Je me mets à coté de Lily, qui me sourit entre deux "poussez!", serrant ma main de plus en plus fort dans la sienne. Etrangement, elle n'a pas souhaité profiter des technologies sorcières en matière d'accouchement. Chez les sorciers, tout se passe en deux coups de baguette s'il n'y a pas de complication. Mais Lily m'a confié qu'accoucher était pour elle la plus belle des douleur et que ça créait un lien très fort entre les deux parents et leur enfant, qui traversent cette épreuve ensemble.

Au bout d'environ un quart d'heure, le médicomage sort un minuscule bébé de ma femme. Il coupe le cordon d'un coup de baguette mais ne décolle pas l'enfant de sa mère, le faisant glisser sur le ventre jusqu'aux bras de Lily. La maman est épuisée, mais son sourire est franc et heureux.Notre premier bébé. Magnifique, extraordinaire...Là encore je manque d'adjectif. Savoir que ce petit être n'aurait pas pu vivre sans l'amour que Lily et moi nous donnons mutuellement me donne une boule de plaisir et d'emotion dans l'estomac.

Heure de la naissance, 22 heures 47, dit le médicomage à une infirmière, puis en se tournant vers nous, félicitations, c'est une très jolie petite fille!

Lily se tourne vers moi, et quand je la vois pleurer de joie et d'epuisement, je ne peux retenir une larme. Notre petite fille est emmené par deux sages-femmes qui vont faire sa toilette, laissant quelques instants de repos à Lily. Elle me regarde, les yeux cernés mais toujours aussi jolie.

Comment est-ce qu'on va l'appeller?

Elle sourit, elle a l'air excitée et épuisée en même temps. Nous n'avons réflechi à aucun prénom. Je passe en revue tous ceux que je connais, en partant des femmes de ma famille aux anciennes élèves de Poudlard et à mes collègues de travail. Je ne sais pas, je n'ai jamais pensé à choisir un prénom. Le seul prénom qui a compté pour moi ces quarante dernières années est "Lilian", mais notre petite fille ne peut decemment pas porter le même prenom que sa mère...

Sarah?

Sarah?

Oui, ça veut dire princesse...

Dans ce cas, elle portera bien ce nom, étant la fille d'une reine.

J'embrasse Lily sur le front tandis qu'elle rit. Les sages-femmes nous rammènent le bébé, maintenant enveloppée dans une chaude couverture blanche. Elles la rendent à Lily, qui me la passe immédiatement. Elle rit de me voir aussi gêné, il faut dire que c'est une grande première pour moi, et qu'elle a l'air si fragile que j'ai peur de la casser.

Je berce doucement la petite, qui dors paisiblement. Les cris qu'elle poussait à sa découverte du monde ont cessé lorsque les sages-femmes l'ont lavé. C'est sans doute difficile pour elle de quitter le cocon chaud et protecteur que lui a offert Lily pendant neuf mois. Espèrons que les choses aillent mieux dehors, j'aimerais que notre princesse voit autre chose de la vie que la guerre.

Vous avez choisi un prénom, peut-être?

Heu...Oui. Ce sera "Sarah".

Avec le "h" à la fin?

Oui, c'est plus joli...

Très joli prénom, encore toutes mes félicitations.

La dernière sage-femme s'en va, nous laissant en famille. Je m'assois à côté de Lily, qui est maintenant assise. Je l'embrasse, m'obligeant à faire quelques acrobaties pour ne pas reveiller la petite. Lily est très fière, ça se voit. Elle peut, Sarah est magnifique, et en très bonne santé. Elle n'est pas très grande, même pour un nouveau-né, et très fine, ses doigts sont vraiment minuscules. Elle a déjà pas mal de cheveux, aussi noirs que les miens, mais elle a hérité du beau visage et des yeux verts de sa mère. Le meilleur des deux mondes, si je peux me permettre.