Bonjour à toutes et à tous !

Me revoici avec le chapitre 1 ! Je n'ai pas eu de reviews, ce n'est pas grave. J'ai vu des lecteurs passer, alors je continue à la poster. Pour eux, mais aussi pour moi, je l'avoue ^^'. Maintenant que je me suis lancée dans cette aventure, je ne pourrai pas m'arrêter !

Le Kuro x Fye n'arrive pas encore, c'est vrai, mais il faut que je mette d'abord en place l'intrigue. Kuro-chan apparaitra dans le chapitre 3, si tout va bien !

Voilà ! Je vous souhaite une bonne lecture !


Chapitre 1

- Fye ? Où es-tu ? Fye !

Le Roi Léone, homme d'une quarantaine d'années, aux yeux bleus et aux cheveux châtains clairs et courts, paniquait dans les couloirs de son palais, ouvrant toutes les portes qui se trouvaient sous sa main. Son fils, le prince Fye, avait disparu depuis la veille.

Ne le trouvant pas, le Roi commençait à perdre patience. Il alla dans le bureau de son conseiller, Eril, l'homme qui lui avait été toujours fidèle. Ce dernier était assis, classant des papiers officiels. Lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir brusquement, il leva sa tête calmement. Il vit Léone dans un état de panique inimaginable.

- Que vous arrive-t-il, Votre Majesté ? demanda-t-il, sachant très bien ce qu'il allait lui répondre.

- Où est mon fils, Eril ? questionna le Roi en claquant la porte derrière lui et s'avançant vers son conseiller.

- Je n'en sais rien, Altesse, mentit-il.

Devinant son mensonge, le Roi fou posa très brutalement ses mains sur le bureau d'Eril, le faisant sursauter.

- Ne me mens pas ! Pas toi ! Dis-moi où il est. Tu sais très bien que j'ai besoin de lui.

Prenant peur, le conseiller ne dit pourtant rien. Il ne voulait pas trahir Fye, le seul espoir pour sauver le pays d'Eclésia de cet homme qui était devant lui.

- Je vous jure que je ne le sais pas, Mon Roi. Pourquoi vous mentirais-je ?

- Pour couvrir Fye, bien sûr. Son cheval n'est plus dans l'écurie, il a disparu. Je ne pensais pas qu'il était sérieux hier soir, mais je me suis trompé. Je suis sûr que tu sais où il est parti. Alors dis-le moi.

- Je le répète, Votre Majesté, je ne le sais pas.

L'entêtement d'Eril exaspéra Léone. Il sortit de ses gonds, contourna le bureau et attrapa son conseiller par le col.

- Abruti ! Et moi qui te faisais confiance ! s'énerva-t-il.

Sa victime ne pouvait plus respirer, son visage devenant violet. Remarquant cela, le Roi lâcha sa prise et jeta Eril dans son fauteuil. Celui-ci se prit la gorge dans sa main, essayant de reprendre sa respiration calmement, son vieil âge ne l'aidant pas beaucoup.

- Un jour, Eril, un jour, tu me diras où est mon fils, je te forcerai s'il le faut, jura Léone.

Ce dernier sortit de la pièce violemment. Le vieux conseiller soupira. Pourquoi en étaient-ils arrivés là ? Malgré les menaces de son Roi, il ne dirait rien. Tout du moins, il garderait ce secret pour longtemps.

-

Cela faisait quatre jours que le prince d'Eclésia voyageait de villages en villages qui menaient vers le Sud. Malheureusement, il ne passait pas inaperçu. Tout le monde savait à quoi ressemblait le fils du Roi. Un beau jeune homme de vingt-trois ans aux cheveux blonds en bataille et aux yeux bleus saphirs, plutôt grand et mince. Il portait aussi une tenue digne de son statut : une longue cape blanche d'où un col remontait jusqu'à hauteur de sa bouche, de longs gants blancs arrivant au-dessus de ses coudes, une sorte de tunique bleu ciel avec un col en or qui entourait ses épaules, un pantalon lui aussi bleu qui rentrait dans des chaussures hautes blanches vernies, les deux vêtements rejoints par une ceinture en or, et enfin, ce qui caractérisait le plus sa puissance, un diadème lui aussi en or où un diamant bleu était posé sur son front.

Mais Fye ne voulait pas se montrer, ayant peur de la réaction des villageois quand il le voyait. Certains réagissaient très mal, d'autres plutôt bien. A chaque village où il faisait une pause, il parlait de son projet à la population afin qu'elle s'unisse à lui. Cela marchait la plupart du temps. Des habitants faisaient même part des agissements du prince aux villages voisins. Le bouche à oreille fonctionnait très bien.

Mais l'objectif de Fye n'était pas encore atteint. Il savait que le village où il voulait se rendre n'était pas au courant de sa révolte. Certains villageois lui avaient expliqué que Suwa était un village assez isolé, qui ne se fondait pas avec les autres habitants du pays. Il savait que cela ne serait pas une tâche facile à accomplir. Mais le désir de revoir sa mère et sa sœur était bien plus fort que la longue route qui s'étalait devant lui.

On avait indiqué le chemin au prince. Ce dernier avait deviné que le voyage serait long et difficile. Mais il parviendrait à arriver à Suwa, coûte que coûte.

Le prince s'était arrêté dans un village du nom de Dari. C'était un environnement totalement japonais. Fye savait que les Japonais avaient autrefois vécu au pays d'Eclésia et qu'ils avaient laissé des traces de leur passage. Il trouvait ce paysage magnifique et reposant.

Le jeune homme était installé dans une chambre d'hôte très relaxante. Décidément, ce village lui plaisait énormément. Il avait donc décidé de s'y reposer deux ou trois jours, et aussi de laisser son cheval se remettre du long voyage qu'ils venaient tous deux d'effectuer. Surtout que les villageois avait écouté sans broncher son discours sur ses projets de révolte.

Alors que Fye était allongé sur le futon, quelqu'un frappa à la porte. Il se leva, s'avança vers la porte et la fit coulisser.

- Bonjour, mon Prince, dit une jeune femme aux cheveux noirs et aux yeux noisettes intimidée. Excusez-moi de vous déranger, mais désirez-vous quelque chose ? Etes-vous bien installé ?

Le blondinet sourit face à cette jeune femme timide. Elle portait un kimono vert clair.

- Ne vous en faites pas, vous ne me dérangez absolument pas. Je suis très bien installé, et pour l'instant je ne désire rien. Vraiment, tout est parfait, ce village est magnifique. Dites-moi, quel votre nom ?

L'interpellée leva son visage. Elle paraissait plus détendue et se mit à sourire.

- Je m'appelle Miyaki, Majesté. Je suis vraiment très enchantée de rencontrer le prince en personne !

- Je suis moi-même ravi de vous connaître, très chère Miyaki.

Fye prit la main de la jeune fille et lui fit un baise main. Celle-ci rougit. Remarquant cela, il se mit à rire de bon cœur. Pourtant, Miyaki se rendit compte que son rire était forcé…

- Ne restez pas là, entrez. Comme ça je pourrai vous demander quelque chose.

Elle obéit. Au bout de la pièce, à côté de la grande fenêtre, se trouvait une table et deux chaises. Ils s'y installèrent. Le prince souriait tout le temps. Son hôte commençait à trouver cela très étrange, comme si son sourire était vide de sentiments…

- Alors, Miyaki, j'aimerais vous demander quelque chose si cela ne vous dérange pas, dit Fye, sortant par la même occasion la jeune femme de ses pensées.

- Non, bien sûr, Votre Altesse. Dites-moi ce que vous voulez savoir.

- Je suis actuellement en voyage pour me rendre au village de Suwa. Vous le connaissez ?

Au nom du village prononcé, Miyaki fut d'abord étonnée, puis afficha un grand sourire. Elle n'en croyait pas ses yeux. Fye ouvrit grands les siens.

- Pourquoi souriez-vous comme ça ?

- Suwa est le village où je suis née et où j'ai vécu toute mon enfance, déclara-t-elle. Cela ne fait que deux ans que je vis ici avec mon mari.

- Oh, vous êtes mariée ? Félicitations ! applaudit-il.

- Merci, Prince.

Bizarrement, Miyaki se sentait de plus en plus à l'aise avec son client. Peut-être était-ce dû à l'âge du prince. Après tout, ils étaient de la même génération.

- Pourquoi voulez-vous aller à Suwa ? Questionna la jeune femme.

- Pour retrouver deux personnes, avoua Fye. Peut-être que vous les connaissez.

- Qui sont ces personnes ?

- La Reine Erika et sa fille.

Miyaki ouvrit de grands yeux. Elle ne pensait pas que le jeune homme recherchait sa propre mère et sa propre sœur. Bien entendu, tout le monde savait qui étaient la Reine Erika et sa fille.

- Je n'imaginais pas que vous recherchiez votre famille. Eh bien, oui, je les connais un peu. Je les croisais souvent au village. Personne n'a jamais su pourquoi elles étaient là. En tout cas, elles sont vraiment très gentilles, je n'ai jamais vu deux personnes aussi généreuses. Elles discutaient avec tout le monde, aidaient les autres villageois, donnaient…

Elle s'arrêta lorsqu'elle vit le visage de Fye s'attrister peu à peu. La jeune femme se sentit de suite fautive.

- Excusez-moi, Votre Majesté, je ne voulais pas que cela vous rende triste. Je n'avais plus pensé que cela fait longtemps que vous ne les avez pas vu.

Le prince se remit à sourire, son habituel sourire.

- Ne vous inquiétez pas, ce n'est pas grave. C'est vraiment un belle coïncidence de se rencontrer ici, Miyaki. Je suis heureux d'avoir trouvé une personne qui vivait au village où se sont réfugiées ma mère et ma sœur. Cela me donne de l'espoir de les revoir…

Fye soupira. La jeune femme devina que son vis-à-vis avait dû souffrir de l'absence des femmes de sa famille. De plus, elle se rappela soudain de son frère jumeau décédé il y a longtemps, ainsi qu'aux agissements de son père et de la raison du départ du prince. Oui, les villageois étaient malheureusement au courant de tout.

Dans un élan de tendresse, Miyaki prit la main de Fye, voulant lui transmettre un peu de chaleur rassurante. Ce dernier la regarda avec surprise, mais sourit ensuite, et cette fois-ci, d'un vrai sourire. Ce qui soulagea la jeune femme. Elle lâcha sa prise et attendit que le jeune blond reprenne la parole.

- Savez-vous dans quelle maison elles habitent ? demanda-t-il.

- Oui, mais je ne saurais vous dire exactement le chemin, annonça-t-elle. Je suis désolée…

- Ne vous excusez pas, au moins vous connaissez leur maison.

D'un coup, Fye eut une idée. Mais il n'était pas sûr que Miyaki accepte.

- Puis-je vous faire une proposition ? osa-t-il.

- Bien sûr, je vous écoute.

- Ca vous dirait de me mener jusqu'à la maison de ma famille ?

- Pardon ?! s'étonna la jeune femme.

Cette dernière ne s'attendait absolument pas à cette demande. Le prince, qui lui proposait de l'accompagner ? Elle avait du mal à y croire.

- Puisque je ne connais pas le village, et que vous venez de Suwa, j'ai pensé que vous pourriez m'aider, se justifia-t-il.

Miyaki réfléchit. Suwa était à un jour de cheval d'ici. Elle serait de retour au plus tard dans trois jours. Cette idée lui plaisait.

- Il faut que j'en parle à mon mari, je ne peux pas partir comme ça, avoua-t-elle. Mais ceci dit, j'accepte votre proposition.

Fye sauta de joie et attrapa les mains de la jeune femme.

- Merci, Miyaki, merci ! J'irai parler à votre mari s'il le faut.

Devant tant de bonheur, l'hôte du jeune homme ne put que rire.

- Ce n'est pas la peine, je pense qu'il sera d'accord.

- Vraiment ? Comment s'appelle votre mari ?

- Tsudo.

- Quelqu'un m'a appelé ? dit une voix grave.

Les deux personnes présentes dans la chambre se retournèrent pour voir un homme grand aux cheveux et aux yeux noirs qui était appuyé contre le mur. Il portait une tenue de ninja rouge et noire.

- Justement, on parlait de toi, Tsudo, déclara Miyaki, s'avançant vers lui.

- Ah oui, et pourquoi ? Oh, excusez-moi, Votre Majesté, je ne me suis pas présenté. Je suis Tsudo, responsable de cette auberge et membre de l'Ordre des Guerriers Rouges. Je me permets de vous le dire car dans votre discours de tout à l'heure, vous avez parlé de vous allier à notre groupe.

- C'est exact, acquiesça Fye, se dirigeant vers lui et le saluant. Enchanté de vous rencontrer. C'est la première fois que je vois un membre de l'Ordre des Guerriers Rouges.

- Dans ce cas, je dois me sentir privilégier !

Fye regarda le couple. Quelque part, il les enviait tous les deux. Si seulement il pouvait connaître ce sentiment… Chassant cette pensée de sa tête, il se rappela de ce qu'il devait demander à Tsudo.

- Tout à l'heure, votre femme et moi parlions de vous car, voulant aller à Suwa et sachant que Miyaki y est née et y a vécu, je lui ai proposé de m'accompagner jusqu'au village et de me montrer la maison où vivent des personnes que je recherche. Me permettez-vous de vous emprunter votre femme pendant quelques jours ?

Le prince appréhendait la réponse de Tsudo. Il n'était pas sûr qu'il laisse sa femme partir avec lui.

- Sans aucun problème, répondit le responsable de l'auberge.

Le blond s'étonna de cette réponse. Finalement, son jugement était faux. Face à la surprise de Fye, le brun expliqua sa démarche rapide.

- Je fais confiance à Miyaki. Elle fait partie elle aussi de l'Ordre. Mais elle veut le cacher, c'est pour ça qu'elle porte des vêtements de travail.

- Vous cachez bien votre jeu, Miyaki ! s'exclama le prince.

Celle dernière rit. Elle regarda son mari et l'embrassa. L'intrus de cette scène détourna sa tête.

- Merci, mon chéri. Prince, pour que nous arrivions assez tôt à Suwa, il faut que nous partions à l'aube demain matin. Cela vous convient ?

- C'est parfait !

- Dans ce cas, je vais vous laisser vous reposer. Je viendrai vous chercher demain matin à la première heure. Cela a été un plaisir de parler avec vous, Votre Altesse. Vous êtes vraiment différent de votre père, et, étrangement, vous ressemblez à votre mère.

Le jeune homme sourit face à cette remarque. Rien ne lui faisait plus plaisir que de lui dire qu'il ressemblait à sa mère.

- Je vous attendrai demain matin, dit-il. J'ai été moi aussi ravi de vous connaître tous les deux. Je vous souhaite une excellente soirée.

- A vous aussi.

Puis le couple sortit de la chambre. Fye s'allongea sur son lit. Il était vraiment heureux. Apparemment, le destin jouait en sa faveur. Il ne pouvait espérer mieux. Tout d'abord, Eril qui l'aidait, les villageois qui l'acceptaient, puis ce couple qu'il venait de rencontrer. Tout allait parfaitement bien. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentait heureux. Le prince en profita pour se reposer tranquillement. Le lendemain, il aurait une longue route à faire.


Et voilà pour ce premier chapitre ! En espérant que cela vous a plu !

Laissez-moi une review, si vous voulez bien sûr, je ne vous oblige pas ! *regard menaçant avec un couteau dans sa main* xD. Mais non mais non !

Je vous donne rdv au chapitre 2 dans une semaine !