Bonjour à tous et à toutes !

Je voudrais tout d'abord remercier Azuria1, .KuroFye et Lyra64 pour vos gentilles reviews. Cela me fait plaisir à chaque fois ! Je suis heureuse que cela vous plaise encore une fois. J'espère que ce sera toujours comme ça xD ! Et bien entendu, je remercie aussi les lecteurs et lectrices !

Et voici ce chapitre 3 ! Kuro-toutou apparait enfin, pour votre plus grand bonheur !

Bonne lecture !


Chapitre 3

Fye regarda le soleil se lever à travers la fenêtre de sa chambre. Il aimait particulièrement contempler l'astre du jour monter dans le ciel sombre de la nuit. Il trouvait ce paysage magnifique, reposant. Il avait l'impression d'être seul au monde face à ce paysage. Il ne se lasserait jamais de l'admirer.

Mais désormais, le prince le regardait différemment. Oui, car maintenant, il avait retrouvé sa mère et sa sœur, et il était encore plus fasciné par ce lever du soleil, tout simplement parce que la joie était apparue dans son cœur. Il sourit. Il était heureux, pour la première fois depuis longtemps. Pourtant, le jeune homme savait qu'il ne le serait totalement que lorsque le Roi d'Eclésia disparaîtra. Ce n'était pas encore fini. Il avait, certes, retrouvé sa famille, mais sa tâche n'était pas encore terminée. Il devait éliminer son père, pour que son pays et ses habitants ne vivent plus dans la crainte, dans le désespoir. C'était son devoir de prince, mais aussi d'homme.

Après avoir poussé un soupir, Fye enfila un kimono blanc qui lui avait donné sa mère, et descendit dans la salle à manger. Il n'y trouva personne, mais il pensa que c'était normal, il était encore très tôt. Il décida alors de sortir de la maison et d'aller voir son cheval afin de le nourrir. Il franchit donc la porte d'entrée en faisant le moins de bruit possible puis la referma. Le blond avança vers sa monture qui était couché sur l'herbe, s'accroupit devant elle et la caressa. Le cheval hennit de contentement, ce qui fit rire son maître.

- Eh bien, mon petit Enzo, mes câlins t'ont manqués ?

L'animal, nommé Enzo, acquiesça. Le prince trouvait cela vraiment étrange que son cheval le comprenne et lui réponde. Peut-être était-ce à cause du lien qui s'était créé entre eux ? Il était très attaché à son cheval, c'est vrai. Il se souvint que lorsqu'il était encore au château, il venait souvent le voir quand il était triste ou quand il voulait avoir de la compagnie. Après tout, durant ces treize années, son cheval avait été son seul ami… Fye espéra du fond de son cœur que cela changerait.

Secouant sa tête pour chasser ses sombres pensées, le jeune homme se releva et alla chercher de l'eau. Il fit le tour de la maison et remarqua un point d'eau à quelques mètres de celle-ci. Il en conclut que cela devait être la source d'eau des maisons voisines. Il vit une sorte de bassine en bois poser à côté. Il décida de s'en servir pour donner à boire à Enzo. Il la prit, la plongea dans l'eau, puis la ressortit. Le blond revint vers son cheval et déposa la bassine à côté de lui, ravi d'avoir enfin de quoi boire et qui se jeta littéralement sur elle, assoiffé, ce qui la fit tomber. L'eau se renversa sur l'herbe. Fye mit sa main sur son front et soupira.

- T'es pas croyable ! Tu ne peux pas t'en empêcher, hein ? Franchement, tu es pénible… Oui oui, tu peux râler, mais tu sais que j'ai raison. Maintenant, je suis obligé d'aller t'en rechercher. Ah là là… Qu'est-ce que je ne ferai pas pour toi et tes caprices !

Le cheval hennit une nouvelle fois, mais cette fois-ci, de mécontentement. Le prince n'y prêta pas attention, reprit la bassine et se redirigea vers le point d'eau.

Il s'arrêta net. Le blond n'était plus seul. En effet, il vit un autre cheval, noir celui-ci, qui buvait, accompagné d'un homme, qui devait être sûrement son maître. Le jeune homme ne s'attendait sûrement pas à trouver quelqu'un dehors à cette heure-ci. L'autre homme se retourna, alerté par le bruit.

Fye se figea encore plus et son cœur rata un battement. Des cheveux noirs corbeaux, une grandeur imposante, un corps puissant, une peau brunie et des yeux rouges rubis, captivants, perçants. Il ne put lâcher ces yeux, fasciné par cette couleur hors du commun. Il essaya de se reprendre tant bien que mal, mais il n'y arriva pas, trop absorbé par cette vue qui s'offrait à lui. L'inconnu portait une tenue de ninja noir et rouge qui lui allait à la perfection. Il avait aussi un bandeau rouge avec un croissant de lune blanc posé sur son front. Le prince constata soudainement que l'homme en face de lui n'était autre que le chef de l'Ordre des Guerriers Rouges. Comment s'appelait-il déjà ? Kuro-quelque chose, il ne s'en souvenait plus. Non seulement il ne s'attendait pas à trouver un homme ici, mais en plus, il s'avère qu'il est celui qu'il cherchait à tout prix à rencontrer.

Reprenant ses esprits, il s'apprêta à avancer vers lui quand ledit chef de l'Ordre se retourna vivement, monta sur son cheval et s'en alla à toute vitesse. Etonné d'abord par cette fuite rapide, Fye se dit ensuite qu'il devait être timide. Il haussa des épaules puis s'avança vers le point d'eau. Il sourit. Il avait été troublé par cet homme, il l'avait senti. Ce Kuro-quelque chose était… fascinant. Ce fut le seul mot que trouva le prince pour le décrire. Désormais, il avait très envie de le revoir.

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Le cheval noir galopait parmi les arbres immenses de la forêt. Son maître, Kurogane, voulait s'éloigner le plus possible de cet homme blond aux yeux bleus saphirs si envoûtants… Il avait perdu le contrôle de lui-même. Et le chef de l'Ordre des Guerriers Rouges était un homme qui n'aimait pas perdre le contrôle. Sa fierté, son orgueil et sa réputation étant en jeu, il ne devait pas faillir.

Pourtant, c'était ce qu'il venait de se passer. En voyant cette tête blonde, le brun était resté planté là, sans bouger, captivé par ce regard bleu océan. S'il avait pu, il se serait baigné dedans, sans jamais en sortir. Quand l'homme blond avait commencé à s'avancer vers lui, il avait repris ses esprits et s' était précipité sur son cheval pour partir le plus vite possible. Durant un instant, il avait eu envie de se rapprocher… Et ça, Kurogane ne pouvait l'accepter.

Il avait reconnu le prince, grâce au diadème qu'il portait sur son front, surtout grâce au fait qu'il se trouvait juste à côté de la maison de l'ancienne Reine. Il s'attendait à voir un homme bien plus puissant. Mais non. Tout ce qu'il vit fut un jeune homme de son âge, habillé en kimono, fragile, l'air enfantin, tout aussi surpris que lui. Il ne ressemblait pas du tout à ce que le ninja avait imaginé de lui.

Alors, le prince d'Eclésia était maintenant à Suwa et avait retrouvé sa famille. Qu'allait-il faire maintenant ? Kurogane avait entendu dire qu'il voulait se battre contre son père et s'allier à son groupe. Il attendait la suite des événements avec impatience.

Le chef de l'Ordre arrêta son cheval devant l'entrée d'une grotte isolée, à l'abri des regards. Il descendit de sa monture et attacha les rênes du filet sur un poteau de bois, où d'autres chevaux étaient eux aussi attachés. Il entra dans la grotte, éclairée par des flambeaux. Il arriva près d'une porte blindée, sortit une clé de sa poche, l'enfonça dans la serrure et ouvrit. Il pénétra dans une pièce et referma derrière lui.

La pièce était grande. Elle avait été créée à même la roche. Elle n'était autre que le QG de l'Ordre des Guerriers Rouges, où se passaient les réunions. Au milieu de cette pièce se trouvait un grande table en bois rectangulaire, entourée de chaises, de la même matière que la table. Une douzaine d'hommes et de femmes étaient assis autour de cette dernière. Kurogane la contourna et s'installa sur la chaise à une des extrémités de la table, place du chef, croisant ses mains sous son menton. Les autres occupants de la pièce le saluèrent, puis l'un d'eux prit la parole.

- Kurogane, le bruit court que le prince d'Eclésia se dirige vers Suwa, dans le but de retrouver sa mère et sa sœur. Pensez-vous que c'est une bonne chose qu'il vienne ici ?

- Mais pourquoi ce serait une mauvaise chose, Takumi ? Dit une femme. N'a-t-il pas de bonnes intentions ? Il s'est rebellé contre son abruti de père. N'est-ce pas une preuve dans sa loyauté envers son peuple ?

- Peut-être, mais il veut s'allier à nous sans nous avoir demandé la permission. Personnellement, je ne lui fais pas confiance. Je ne vois pas d'un très bon œil sa venue ici.

- Il a quand même le droit de revoir sa famille, non ? Rétorqua un autre homme du nom de Kenseï. Je suis d'accord avec Satsuo. Je suis sûr qu'il a de bonnes intentions. Et je trouve que c'est une bonne idée qu'il s'allie à nous. Il ne pourra que nous aider. Qu'en penses-tu, chef ?

L'interpellé réfléchit longuement, posa ses bras sur la table puis répondit.

- Le prince est déjà arrivé à Suwa. Je l'ai vu ce matin près de la maison d'Erika juste avant de venir.

Tous ouvrirent de grands yeux de stupéfaction.

- Il est déjà arrivé ? Répéta ledit Takumi. Mais comment a-t-il fait pour trouver notre village ? Il est tellement isolé qu'il faut qu'il soit guidé pour venir jusqu'ici. Qui a fait ça ?

- C'est moi, annonça une voix.

Tout le monde se retourna et vit Miyaki entrer dans la pièce. Elle s'avança vers la table et s'assit près de Kurogane, qui la regarda d'un air incrédule.

- Pourquoi l'as-tu amené jusqu'ici ? Demanda-t-il. Et puis, comment l'as-tu rencontré ?

- Le prince s'est arrêté à Dari pour se reposer. Il a dormi dans mon auberge. Tsudo et moi avons discuté avec lui, et je l'ai trouvé tout à fait charmant et sympathique. D'ailleurs, j'ai eu du mal à faire un lien avec son père. Ils ne ressemblent pas du tout. Il m'a parlé de ses projets, et j'ai donc décidé de l'amener ici. On peut lui faire confiance, il n'a absolument rien de mauvais en lui, bien au contraire. Il a l'air fragile, et se cache derrière de faux sourires. Il a dû tellement souffrir durant toutes ces années.

Le brun baissa les yeux. Il repensa au visage qu'il avait pu contemplé pendant quelques secondes. Miyaki avait raison. Il savait que le prince ne leur voulait aucun mal. Il ne le voyait pas du tout comme un tyran.

- Il ne faut pas se fier aux apparences, Miyaki. Il peut très bien être bon acteur.

- Ferme-la, Takumi ! Ordonna son chef.

Surpris par le ton de ce dernier, l'interpellé se tut. Dans ces cas-là, il valait mieux ne pas répondre et ne pas risquer de mettre le ninja en colère. Qui sait ce qu'il lui arriverait après.

- Que fait-on alors, chef ? Demanda Kenseï.

- On attend qu'il agisse. Je prendrai ma décision plus tard. Je ne pense pas qu'il ait de mauvaises intentions envers nous. Mais je ne veux pas lui faire confiance maintenant. Alors on attend la suite des événements. La réunion est terminée, vous pouvez partir. Non, pas vous, Miyaki et Kenseï, je dois vous parler.

Les deux membres de l'Ordre restèrent assis, tandis que les autres se levèrent et s'en allèrent. Une fois la porte refermée, Kurogane se détendit un peu. Il n'aimait pas ces réunions, mais il était bien obligé d'y participer. Après tout, c'était son groupe de résistants. Il se devait d'être présent à tout moment et à toute circonstance.

- Tu devrais prendre un peu de repos, chef, lui conseilla Kenseï. Tu ne t'arrêtes plus. Tu ne peux malheureusement pas sauver tout le monde. Et nous non plus. Même si nous sommes des combattants et que les autres membres de l'Ordre se sont installés dans les quatre coins du pays, il y a des gens qu'on ne peut pas aider. Le Roi est plus fort et plus rapide que nous.

- Il a raison, affirma Miyaki. Tsudo et moi avons du mal à protéger notre village et ses alentours. Léone envoie ses troupes partout dans le pays. Il est très prévenant.

Le brun soupira. Quelle vie ! Devoir se battre contre son propre Roi pour sauver son peuple. Il trouvait cela pathétique. Le pays était maintenant devenu un champ de guerre, de sang, de torture. Le prince serait-il le sauveur d'Eclésia ? D'un côté, il avait envie d'y croire. Mais depuis ce jour maudit, il avait cessé d'espérer. Perdu dans ses sombres pensées, il ne sentit pas la main de la jeune femme se poser sur son avant-bras jusqu'à ce qu'elle prit la parole.

- Ne ressasse pas le passé, Kurogane. Ca ne t'aidera pas.

Le ninja grogna et retira vivement son bras.

- Garde tes conseils et ta main pour ton mari, tu veux ?

Miyaki se mit à rire, puis Kenseï la suivit, attirant un regard noir de leur chef. Tous les trois se connaissaient depuis l'enfance, ayant appris à se battre ensemble. Ils savaient tout les uns des autres. Ils avaient crée l'Ordre des Guerriers Rouges ensemble dans le but de retrouver la vie paisible qu'ils avaient connue. Kurogane pouvait leur faire confiance, car ils ne le trahiraient pas. Par contre, ils adoraient le taquiner, et ça, le brun ne le supportait pas.

Après s'être calmés, les deux amis reprirent leur sérieux.

- Pourquoi nous as-tu demandé de rester ? Questionna le jeune homme aux longs cheveux châtains foncés attachés en queue de cheval et aux yeux marrons.

- J'aimerais que tu gardes un œil sur Takumi. Il a un comportement étrange depuis quelque temps.

- Pas de problème, chef !

Le ninja secoua la tête et soupira face au comportement puéril de Kenseï qui souriait bêtement en grattant l'arrière de son crâne. Il était et resterait un gamin. Kurogane le laissa dans sa gaminerie et tourna son visage vers Miyaki.

- Et toi, j'aimerais que tu restes quelques jours pour que tu m'aides à aborder le prince.

- Tu as vraiment besoin de mon aide ? S'étonna-t-elle. Tu n'es pas timide, pourtant !

- Raaah mais tu vas arrêter oui ?! J'ai besoin de toi parce que tu le connais déjà, et ce sera plus facile pour lui donner confiance, tu comprends ?

- Oui, très bien, chef ! Répondit-elle en réagissant de la même façon que son ami, ce qui énerva au plus haut point leur souffre-douleur qui se leva brusquement et posa violemment ses mains sur la table.

- Mais vous allez arrêter vos conneries, oui ? Vous me gonflez sérieusement tous les deux !

Ces derniers attrapèrent un fou rire face à l'énervement de leur ami. Celui-ci grogna et se rassit. Jamais il n'arriverait à les arrêter.

Ses pensées dérivèrent sur le prince. Il se souvint de la rencontre du matin même, ces yeux bleus perçants. Il avait pu déceler un soupçon de tristesse dans ce regard océan. Il se demanda alors quelle genre de personne était-il. Il le saurait bien assez tôt.

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Après avoir nourri son fidèle compagnon, Fye retourna dans la maison. Une fois rentré, il aperçut sa mère et sa sœur dans la cuisine, entrain de préparer le petit déjeuner. Elles le remarquèrent et lui adressèrent un grand sourire.

- Bonjour, Fye ! Tu as bien dormi ? Demanda Sakura.

- Très bien. Je me suis levé tôt pour regarder le lever du soleil et donner à manger à Enzo.

Il s'assit au sol, devant la table où étaient déposés plusieurs plats. Il n'y avait que des choses sucrées ! Ce qui plut énormément au prince. Erika n'avait apparemment pas oublié ses goûts. Cette dernière sourit en voyant son fils captivé par toutes les bonnes choses qui se trouvaient devant lui.

- Tes goûts n'ont vraiment pas changé, rit-elle.

Le blond la regarda et se mit lui aussi à rire. Il avait l'impression d'être dans un rêve. Comment se faisait-il que le vie eût été aussi injuste avec lui ? Pourquoi avait-il raté des moments de bonheur comme celui-là ? Il ne comprendrait sûrement jamais. Il se dit que jamais cela ne se reproduirait.

Après que sa mère et sa sœur se fussent elles aussi installées, le jeune homme leur souhaita un bon appétit et se servit. Il reconnut sans difficultés la cuisine de l'ancienne Reine. Il était ravi de retrouver ce goût si familier. Puis il repensa à sa rencontre du matin, et en parla à sa famille.

- Tout à l'heure, j'ai rencontré un homme au point d'eau, derrière la maison. Il m'a semblé que c'était le chef de l'Ordre, d'après la description de Miyaki. Il a bien des yeux rouges rubis, n'est-ce pas ?

- Oui, répondit Sakura. Il vient souvent ici pour donner à boire à son cheval ou venir nous voir avec Shaolan. D'ailleurs, il n'y avait pas un garçon de mon âge avec lui ? Demanda-t-elle, soudain très intéressée, ce que remarqua Fye qui arborait un sourire espiègle

- Mais dis-moi, ma chère sœur, ce Shaolan ne te laisse pas indifférente, je me trompe ? Déjà, hier, quand je suis arrivé, le premier nom que tu as sorti de ta bouche était celui-ci. Dois-je en conclure que tu l'aimes bien ?

Sakura déglutit et rougit. Elle ne savait que répondre. Son grand frère en déduit qu'il avait touché juste. Leur mère sourit d'amusement.

- Tu viens de toucher un point sensible là. Sakura est très attachée à Shaolan. N'est-ce pas, ma chérie ?

- Mère, ça suffit maintenant ! Et toi aussi Fye !

- D'accord, d'accord, déplora celui-ci, tout en souriant de plus belle.

Puis il revint aux choses sérieuses.

- Donc j'en déduis que vous connaissez le chef de l'Ordre. Comment s'appelle-t-il déjà ?

- Kurogane, et nous le connaissons bien en effet, déclara Erika. Quand nous sommes arrivés ici, nous l'avons rencontré ainsi que Shaolan et sa famille. Ils étaient encore des enfants. Kurogane a le même âge que le tien, Fye. Il a appris à se battre depuis tout petit, grâce à son père. Ses parents étaient de charmantes personnes.

- Etaient ?

- … Je ne peux pas t'en parler, je n'ai pas le droit de dévoiler le passé de Kurogane sans sa permission. Mais je pense que tu en as deviné une partie.

Elle sourit tristement. Oui, le prince avait compris. Ce n'était pas la première fois qu'on lui parlait du passé de cet homme, Miyaki en avait elle aussi fait allusion. Il avait dû vraiment souffrir… Quelque part, cela attrista le blond. Beaucoup de gens ont souffert comme lui, il le savait, mais cela le touchait un peu plus lorsqu'il s'agissait du chef de l'Ordre, sans savoir pourquoi.

L'ancienne Reine reprit la parole.

- Quoiqu'il en soit, Kurogane et Shaolan ont toujours fait partie de notre famille depuis que nous sommes là. Ils ont grandi avec Sakura. On se voyait tous les jours. Mais maintenant que l'Ordre a été mis en place, nous nous voyons rarement. Ils partent souvent en dehors du village pour aller se battre contre les soldats de Léone. Et à chaque fois, ils reviennent sains et saufs. Je n'ai jamais vu des personnes aussi fortes que ces deux là.

Elle s'arrêta un instant, le temps pour Fye d'assimiler ce qu'il venait d'entendre. Des personnes fortes, hein ? Cela l'étonnait à moitié. Après avoir vu ce Kurogane, il n'en attendait pas moins de lui. Il était robuste, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure. La voix de sa mère le sortit de ses pensées.

- Par contre, Kurogane est difficile à convaincre, je te préviens ! Il est têtu comme une mule ! Rit-elle.

Ca aussi, ce n'était pas la première fois que le prince l'entendait. Etrangement, il avait de plus en plus envie de faire connaissance avec cet homme.

- Crois-tu qu'il ne voudra pas s'allier avec moi ? Demanda-t-il.

- Il ne refusera pas, mais il n'acceptera pas tout de suite, répondit Erika après avoir repris son calme. Il va falloir que tu lui prouves qu'il peut te faire confiance.

- Comment ?

- Je ne sais pas. Il faudra que tu l'impressionnes. Tu vas faire un discours au village tout à l'heure, non ? Il sera sûrement là. Dis ou fais quelque chose qui prouve ta loyauté envers ton peuple. Cela suffira je pense.

Fye réfléchit. Il devait être prêt à tout pour donner confiance au chef de l'Ordre. Il avait besoin de lui, car seul, il n'arriverait pas à battre le Roi. Il fallait qu'il trouve une combine pour prouver ses bonnes intentions. Il savait que ce ne serait pas une mince affaire…


Et voilà pour ce troisième chapitre ! En espérant que cela vous a plu.

Je vous avoue que je ne savais pas trop comment Fye et Kuro se rencontreraient quand j'ai commencé à écrire ce chapitre. Puis j'ai eu cette idée. Elle vous convient ? xD.

Je vous donne rendez-vous au chapitre 4 ! Par contre, j'ai peur qu'il mette plus de temps à arriver... Mais soiyez toujours là hein ? ^^'

Voilou ! Dites-moi ce que vous en avez pensé !