Salut à tous mes lecteurs ! Euh.. à mes quelques lecteurs XD Mais salut quand même ! Voici le chapitre 2, intitulé Survie ( marqué 3 sur le site puisque le prologue est le premier ) qui se déroule avec Lloyd en tant que personnage principal. Bon, ça fait déjà un bout de temps que je l'ai écrit et les dernières modifications que j'y ai portées n'ont pas vraiment changé le tout. Excusez-moi déjà pour la fin, je ne suis pas habituée à décrire ce genre de scène ( pas de yaoi, juste de la douleur ). Le chapitre est beaucoup plus long que le premier ( et ils le seront de plus en plus au fil du temps: je ne suis régulière que dans l'irrégularité... ). N'hésitez pas à commenter ou à me dire ce que je pourrais améliorer dans mon style, tous les conseils sont bons à prendre.
Seuls les nouveaux persos m'appartiennent !
Tales of Symphonia, Angelus
2. Survie
Rien ne sert de courir
Il est déjà trop tard
Trop tard pour mourir
Trop tard pour sourire
Une dernière fois
Plus que deux portes. Les lumières et l'alarme stridente l'affolaient encore plus. La sortie. Il en était tout proche. Il entendait des gardes lancés à ses trousses mais il avait bien choisi son instant pour fuir. Oui, Lloyd courait, il filait à toute allure vers la liberté. Bientôt, il quitterait cet univers de métal et de froid, il pourrait enfin sentir le vent sur son visage. Encore une porte et il serait au hangar des véhicules à magitechnologie. Soudain, un garde armé d'un sceptre lui bloqua le passage. Faute d'avoir le temps de lancer un sortilège, le garde frappa mais Lloyd fut plus rapide. Son exsphère lui donnant toute sa puissance, il attrapa le sceptre, joua de force quelques secondes puis changea brutalement de place avec son adversaire qui se prit les fléchettes tranquillisantes destinées au fugitif. Il se rua sur la dernière porte, passa la carte d'accès devant le laser. Fermé. Il recommença deux fois, trois fois: rien à faire. Les gardes arrivaient. Alors, il jura et se précipita dans un couloir qui lui était totalement inconnu.
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Les bruits et les images se firent de plus en plus nets dans sa tête. Enfin, elle ouvrit les yeux, couverte de poussière. Elle jeta un regard circulaire dans la salle et son cerveau analysa rapidement la situation, remonta jusqu'à la cause de son réveil. Doucement, elle reprit conscience de son corps, inchangé depuis si longtemps, et fit bouger ses jambes, ses bras, sa tête,… Pas de casse, très bien. Une fois que tout se fut remis en ordre dans son esprit, elle bondit en avant, vers son nouvel objectif.
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Les couloirs aux murs métalliques se succédaient les uns aux autres à l'infini, semblait-il à Lloyd, mais il se refusait à désespérer. Il ne pouvait pas échouer, pas si près du but. S'ils le rattrapaient et l'enfermaient à nouveau, la sécurité serait encore renforcée et ses chances de fuite réduites à néant. La seule chose qu'il avait à faire, c'était courir. Au détour d'un virage serré, il la vit pour la première fois. Une fille se tenait au milieu du couloir, pensive. Puis, ses yeux s'illuminèrent. « Lloyd ! » S'écria-t-elle avec un soupçon de joie. Elle tendit dans sa direction un bras auquel elle portait une arme étrange faite de deux petites tiges noires courbées, rattachées latéralement à son poignet. Cette arme peu commune se déploya pour former un arc. Sans que la jeune fille ne bouge, plusieurs traits furent décochés que Lloyd sentit passer à quelques centimètres de lui. Dans son dos, des gardes gémirent. L'inconnue lui fit signe de la suivre. Etant donné qu'elle venait d'éliminer de ses adversaires, il la suivit.
- Qui es-tu ? Lui cria-t-il alors qu'ils couraient dans un couloir plus sombre.
- Pas le temps, je t'expliquerai plus tard, dit-elle, par ici !
Sur ce, elle tourna à droite. C'était un cul de sac. Lloyd s'arrêta et il s'apprêtait à riposter quand elle ouvrit une trappe sur le sol qu'il n'avait même pas remarquée. Il s'approcha et vit des eaux grouillantes et sombres quelques mètres plus bas.
- Vite, saute ! Martela-t-elle.
- Tu passes devant !
La jeune fille leva les yeux au ciel.
- N'oublie pas de fermer après.
Et elle se laissa tomber, les pieds d'abord. Quand il l'entendit percuter la surface, il sauta à sa suite et ferma la trappe.
La chute fut plus longue qu'il ne l'avait prévue. Il dut batailler pour réussir à sortir la tête des eaux glacées. C'était le noir absolu, il ne pouvait que se laisser entraîner par la furie de cette rivière souterraine. Le passage se rétrécit, il sentit plusieurs fois la roche effleurer son crâne. Puis ce fut l'horreur. Sans avoir eut le temps de prendre sa respiration, il fut totalement immergé, ballotté dans ce boyau obscur et froid, ses poumons réclamant de l'air. Son dos heurta violemment une pierre et ses genoux s'éraflèrent sur le sol. Alors, il se prit un énorme rocher de plein fouet. Sur le coup, ses poumons se vidèrent du peu d'air qu'ils contenaient encore, il voulu hurler, mais l'eau s'engouffra dans sa bouche. Et soudain, avec une force incroyable, la rivière le recracha. Il ne souffrit pas quand son corps déchira la surface miroitante des eaux : il était déjà inconscient.
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Lloyd se réveilla lentement. Un mince rayon de soleil se faufilant par l'unique et petite fenêtre dispensait une pâle lueur dans la pièce. Des murs en pierre, des lits de bois solides, une impression de déjà vu… Il voulu se redresser mais son corps ne répondait pas, il ne pouvait que cligner des paupières car même sa tête refusait de bouger et restait couchée sur le côté gauche. Une mèche de cheveux carmin foncé glissa sur son visage. Il tiqua : dans ses souvenirs, sa chevelure n'avait pas cette couleur. Quoique, depuis quand ne s'était-il plus regardé dans une glace ?
Il soupira, ferma les yeux quelques secondes puis se ravisa quand une porte s'ouvrit hors de son champ de vision. La personne se plaça devant lui. Cette fille… Il se souvint d'elle, de la fuite et, avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, elle se pencha vers lui avec un grand sourire.
- Coucou ! Bien dormi ?
- Qu'est-ce que… ?
Il tenta encore une fois de faire un quelconque mouvement mais n'y parvint toujours pas.
- Je vais t'aider.
Elle le redressa et appuya son dos contre deux oreillers. La lumière tamisée, la chambre sobrement meublée, cet endroit parlait à son esprit, lui était étrangement familier. Il demanda à la jeune fille :
- Qui es-tu ?
- Tu peux m'appeler Erika répondit-elle avec un clin d'œil amical.
Erika était moins grande que lui, de quelques centimètres. Elle avait des cheveux bleu sombre mi-longs, très courts derrière alors que ses mèches avant touchaient ses épaules. Son petit visage était rayonnant et plein de malice, avec de grands yeux comme des saphirs, brillants et profonds.
- Pourquoi m'as-tu aidé ? Comment sais-tu qui je suis ? Et…
- Je connais Kratos.
- Quoi ?! Dit-il, interloqué.
- Tu ressembles beaucoup à ton père, tu sais ? Continua-t-elle, souriante, sans prêter la moindre attention à son étonnement.
Lloyd commençait à reprendre possession de son corps et voulu encore la questionner mais une douleur fulgurante lui déchira le dos. Il gémit et elle dû remarquer son changement d'attitude.
- Oh… L'effet du remède a l'air de se dissiper.
Elle se leva, se dirigea vers la porte qu'elle ouvrit en grand et cria.
- Monsieur Altessa !
Alors c'était chez le nain qu'elle l'avait emmené… Il aurait voulu anticiper pour l'en empêcher, il avait envie d'être seul, d'être tranquille. Il se doutait que, si le nain le voyait ainsi, il ne manquerait pas de lui poser tout un tas de questions. Il songea stupidement à s'échapper par la fenêtre mais cette dernière était bien trop petite et son état avait l'air grave. Il oublia rapidement et se résigna à rencontrer Altessa. Enfin, leur hôte entra, un flacon contenant un liquide translucide à la main – sûrement le remède. Le nain n'avait pas changé depuis la dernière fois. Il s'approcha et posa le flacon sur une table de chevet.
- Vous avez l'air d'aller mieux. Hier, quand cette jeune fille vous a amené ici, j'avoue avoir cru que vous ne passeriez pas la nuit. Vous êtes plus solide que vous en avez l'air, dit calmement Altessa.
- Vous ? Mais, Altessa, c'est moi ! S'exclama Lloyd.
- Nous nous connaissons ?
- Non, bien sûr que non ! Intervint précipitamment Erika. Excusez mon frère, je crois que sa chute lui a une peu embrouillé l'esprit !
- Quoi ? Mais je ne suis pas !...
La jeune fille lui pinça discrètement mais violemment le bras puis secoua sa courte chevelure bleue sombre et sourit au Nain. Son frère ? Pensa Lloyd. Pourquoi ne voulait-elle pas qu'il dise qui il était ? Pendant qu'ils changeaient ses pansements et nettoyaient ses plaies, il repensa à toute cette histoire. Il ne se souvenait pas de ce qui lui était arrivé entre son départ d'Isélia et son réveil dans cette institution dont il avait déjà remarqué l'étrange ressemblance avec les Renégats.
Là-bas, il avait été enfermé comme un animal, dans une prison de verre. Découpé en morceaux, ensuite reconstruit, les entrailles béantes. Ils l'analysaient, recommençaient, des heures durant. Lui, attaché, les viscères à la lumière froide de leur folie. Il avait si souvent prié pour sa fin, pour que tout cela cesse. Alors, il revit leurs visages : sérieux, hautains. Il se souvint d'eux, de cette petite femme à lunettes qui disait qu'il leur était utile, de ce colosse aux yeux noirs qui l'appelait le demi-sang dégénéré, un troisième, plus timide, soumis, et enfin, cet homme aux cheveux couleur de neige.
Lloyd fut parcouru d'un frisson. Altessa avait quitté la pièce et il avait presque oublié la présence d'Erika, qui le regardait, à plat ventre sur un autre lit, si silencieuse. Il croisa un instant ses yeux, en dessous de sa frange, d'un bleu aussi sombre que ses cheveux courts.
- Ca n'a pas l'air d'aller, dit-elle, en s'asseyant en tailleur, son joyeux petit visage transformé, triste.
- Hé, je ne comprend rien à ce qui se passe…
- Désolée, mais je crois que, tant qu'on ne te reconnaît pas, il vaut mieux ne pas révéler ton identité aux gens que l'on rencontre : ça pourrait les mettre en danger.
- En danger ? Demanda Lloyd.
- C'est que… Tu ne penses pas que les personnes qui t'emprisonnaient vont tenter de te retrouver ?
Elle vit que Lloyd avait baissé la tête, honteux de ne pas y avoir pensé, ou triste de n'avoir personne sur qui compter, à qui se confier pour alléger sa peine.
- Ces gens, cette organisation, commença-t-il, tu crois qu'ils faisaient partie des Renégats ?
- Etant donné que depuis la chute de Mythos ils sont les seuls à utiliser une telle technologie, il y a trop de ressemblances pour ne pas faire le lien entre les deux.
- Euh… Tu connais… Tout ça ? Dit Lloyd, subjugué, il venait de prendre conscience qu'il parlait de choses qu'elle était censée ignorer.
- Je te l'ai déjà dit, je connais ton père.
- Tu faisais partie du Cruxis ?
- Oui, répondit-elle en prenant tout à coup un air plus mélancolique, il y a dix-huit ans, tes parents m'ont sortie de là.
Ses parents… Lloyd fut submergé de vagues de souvenirs trop flous pour être clairement identifiés. Il n'arrivait pas à distinguer le visage de sa mère, il ne la connaissait que du médaillon que Kratos, son vrai père, lui avait légué après lui avoir raconté ce qu'il s'était passé alors qu'il n'avait que trois ans, quand elle avait perdu la vie. D'ailleurs, ces gens le lui avaient sûrement volé, la seule trace de son passé, ainsi que ses deux épées…
Il regarda sa main gauche, son exsphère y était toujours. Il était étrange que ses goeliers n'aient même pas pris la peine de la retirer. Il s'était souvent demandé pourquoi alors qu'il tournait en rond dans sa cellule. En examinant ses phalanges, il remarqua la ligne blanche où devait normalement se trouver l'Anneau du Pacte. Ses yeux s'agrandirent, il se souvenait l'avoir mis dans le médaillon. Lui aussi était perdu… Ses doigts se crispèrent sur les draps. Ces monstres l'avaient dépouillé de tout ce qu'il possédait…
Il secoua la tête. Il avait le sentiment que quelque chose clochait dans ce qu'Erika venait de dire, il en était certain, mais quoi ? Soudain, la jeune fille bondit sur lui et lui plaqua les épaules contre le dos du lit, lui arrachant une grimace de douleur.
- Arrêtes de te tordre l'esprit ! Maintenant, dodo ! Tu dois te reposer et récupérer toutes les forces que tu as perdues là-bas !
C'était un ordre. Il avait envie d'en savoir plus mais, épuisé, il renonça à la contredire. Erika quitta la pièce d'un pas dansant et, un peu à contrecoeur, il s'enfonça dans ses oreillers.
Avant de s'assoupir, il resta quelques minutes immobile, fixant le plafond. Il ressentait encore la douleur dans sa chair, au creux de son âme. Bien que plus ou moins intact dans son corps et dans sa tête, il se sentait mutilé, privé d'une part de lui-même qu'il ne récupérerait jamais. C'était à cause d'eux, ces monstres aux desseins secrets qui avaient joué avec lui. Ils l'avaient dépossédé de son enveloppe charnelle qui lui paraissait maintenant si faible et fatiguée en comparaison avec son inépuisable énergie d'autrefois. Lorsqu'il s'endormit enfin, ses rêves ne furent que d'obscurs souvenirs de sa captivité.
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Un tube dans la gorge. Une lumière aveuglante. Un table d'opération en acier, glacée. Les chevilles et les poignets de Lloyd étaient entravés par de solides attaches de cuir renforcé. Sous la fine tunique blanche qu'il portait, il était entièrement nu. Le tube le gênait, il l'empêchait de parler et il n'arrivait pas à s'habituer à cette présence désagréable dans son oesophage. Le garçon grimaça à cause du coup que les gardes lui avaient porté à la tête pour pouvoir le transporter, inconscient, jusqu'à la salle d'opération. Il testa les attaches : impossible de s'échapper. Comme toujours, ils étaient très prudents. Hors de son champ de vision, plusieurs personnes s'afféraient. Des cliquetis de métal, des murmures, des bruits de pas sur le carrelage.
- Bien, nous commençons ? Demanda une voix féminine.
- Allons-y, répond une voix calme et masculine.
Lloyd sentit une présence et d'un coup, un énorme visage apparut au-dessus de lui. La monstrueuse face grimaça.
- Pfiou… Siffla-t-il. Si tu savais ce qu'ils vont te faire, bâtard.
- Retourne de l'autre côté, ordonna la jeune femme.
Le sombre géant disparu et le garçon pu voir ceux qui se préparaient autour de lui. Ils étaient habillés de blouses blanches et des masques cachaient le bas de leur visage. Il n'aimait pas ça. Il n'aimait pas le froid, leur regard, leurs chuchotements. Il n'aimait pas non plus ce tube dans sa gorge qui rendait sa respiration asthmatique, sifflante. Celle qu'il pensait être une femme tenait une seringue reliée à un tuyau. Elle prit sa main droite et commença à en frotter le dos, cherchant une veine. Lloyd sentit un léger picotement quand l'aiguille s'enfonça sous sa peau. Rapidement, il commença partir. Deux personnes se passèrent quelque chose au-dessus de lui : un plateau d'argent sur lequel reposaient des pierres rouges. Des pierres rouges… Il réalisa avec effroi que c'étaient des exsphères. Doucement, le liquide injecté dans son sang le plongea dans un état comateux, sans pour autant l'endormir, mais le rendant aveugle à cause de ses paupières lourdes qui se fermaient.
- C'est bon, nous pouvons commencer.
Malgré sa torpeur, Lloyd frissonna quand sa tunique fut détachée, des épaules jusqu'aux hanches, laissant tout son abdomen à nu. Un cliquetis de métal résonna à sa droite. Des doigts froids se posèrent sur son ventre, puis toute la main. Il eut vaguement conscience qu'on lui faisait une longue coupure. Puis, pendant une minute, il n'entendit presque plus rien, mais son esprit se glaça quand il sentit qu'on écartait les bords de la plaie. Bien qu'il n'en souffrait presque pas, l'opération était une véritable torture. Mais le pire était encore à venir. La coupure fut tenue écartée, sûrement à l'aide de ces pinces qu'il avait déjà vues auparavant. Lloyd toussota : ses sensations revenaient déjà. Et c'est avec un gémissement qu'il accueillit les doigts qui se glissaient lentement dans ses entrailles. Puis l'inquisition s'arrêta quelques secondes.
- Euh… Ici, il m'en faudrait… Dit un homme d'une voix mal assurée.
Un nouveau cliquetis métallique. Une autre main plongea dans sa chair et lui arracha un haut-le-cœur.
- Ernylste ? Demanda la femme.
- Maintenant… Confirma Ernylste de sa voix tremblante.
Soudain, une brûlure fulgurante déchira le voile de sa quasi-inconscience et Lloyd poussa un gémissement plus fort que les autres. Il ouvrit les yeux et se mit à s'agiter violemment dans ses liens, tirant, tentant vainement de se libérer. Non, il ne voulait pas rester là, c'était un cauchemar, que quelqu'un le réveille !
- Ses défenses... Elles… Elles sont plus puissantes que celles des autres ! Paniqua Ernylste.
- Vite, envoie-lui au moins trois autres doses ! Cria un homme.
- Non ! Rétorqua la jeune femme. La première étape s'est bien déroulée, il nous suffit de le refermer, nous nous occuperons de lui après les autres.
- S'il meurt entre nos doigts… ! Nous n'aurons pas de deuxième chance !
Tant bien que mal, Lloyd recracha le tube qu'ils avaient mis dans sa gorge.
- Ordures ! Hurla-t-il de rage et de douleur.
Mais les gens en blanc le neutralisèrent rapidement. L'un tint sa tête pour permettre au deuxième de remettre le tube en place alors que le troisième était hors de son champ de vision.
- Non ! Lâchez-moi !
Un de ceux qui s'occupaient du tube empoigna brutalement ses mâchoires et les écarta au maximum. Lloyd força pour le faire lâcher mais un sanglot lui échappa quand il un craquement sec se fit entendre. L'articulation de sa mâchoire inférieure avait cédé et le goût du sang se répandait dans sa bouche grande ouverte. Incontrôlables, des larmes vinrent perler aux coins de ses yeux et coulèrent sur ses joues. La deuxième personne poussa sans ménagement le tuyau au fond de sa gorge offerte. Lloyd hoqueta, sanglota à nouveau. Quand cela cesserait-il ?
L'accident semblait avoir calmé les esprits. Les gens en blouse blanche le lâchèrent prudemment mais le garçon restait de toute façon immobile, n'ayant plus la force de se battre.
- Nous pouvons continuer, nous soignerons ça plus tard, dit calmement la jeune femme.
- Ernylste ? Prend l'autre, il faut le garder inconscient cette fois, poursuivit l'autre homme.
Lloyd sentit quelqu'un tâter le dos de sa main droite et une autre aiguille s'y enfonça. En quelques secondes, il perdit connaissance.
J'espère que ça vous a plu ! Et je préviens déjà que je ne compte pas abandonner cette fic ! Je sais, on dit tous ça au début. Mais cette fiction est une promesse, autant à moi-même qu'à un de mes meilleurs amis. Si je l'abandonne, ça voudrait dire que j'abandonnerais tout, et ça, jamais. Alors je me met au boulot ( allez vieille folle, remue-toi ! ).
En ce qui concerne le chapitre suivant, il se passera donc du côté du "groupe de l'(ex)élue" ( je préfère l'appeler comme ça que de citer tous les noms... ) qui commencera son voyage à la recherche de Lloyd. Où est le sens puisqu'il est juste là ? Bah en fait... Il n'y en a pas... Nan, en fait, il y en a. Leur point de vue sur l'histoire sera très intéressant, de plus, ils ont un rôle important à jouer ( et allez savoir ce que Lloyd a fait et découvert après avoir quitté Isélia... sifflotements... ). A la prochaine !
