Parc d'Anacoastia, la petite fille se faisait emmener à l'hôpital, Gibbs avait laissé sa carte à sa mère. Maintenant il fallait qu'il retourne au NCIS, voire même chez lui pour changer de chemise qui était couverte de sang. Mais il ne pouvait pas. Les médias étaient déjà sur place, l'empêchant d'avancer et lui posant un tas de question du genre : La ville est-elle menacée ? Qui était cet homme ? Et autres. Alors le patron dû sortir sa plaque d'agent spécial du NCIS.

« Poussez-vous ! NCIS. Laissez-moi passer. »

Une fois passée la foule, il se rendit à sa voiture d'un jaune or et noir pétrole. Une dodge challenger RT 426 Hemi de 1971. Des vitres non teintées. Aucune rayure sur la carrosserie. Lorsque Gibbs allait s'engouffrer dans habitacle, une personne l'appela au loin.

« Patron ! Attends ! Hurla Tony à l'adresse de Gibbs.

-Oui, DiNozzo ? Vous avez le nom de celui qui conduisait cette voiture ?

-Alec Thomas. Répondit Ziva.

-Ce pourri ! Il ne devrait pas être en taule?

-Il a été libéré pour bonne conduite il y a deux ans. Continua Ziva.

-Patron ! Qu'est-ce qui s'est passé ?

-Il m'a tiré dessus, m'a raté, la balle a fini dans la jambe d'une gamine. Voilà ce qui s'est passé DiNozzo.

-Comment va-t-elle ? Se renseigna Ziva.

-De ce que j'ai vu. Elle n'a perdu que peu de sang. Elle va s'en sortir. Vous avez son adresse ?

-Euh… Hésita Tony.

-Je vois, il faut que je téléphone à McGee. Tout en prenant son téléphone. Allô, McGee, l'adresse d'Alec Thomas. 8bis av Roosevelt.

-Gibbs, ta chemise. Indiqua Ziva.

-Heureusement que le grand DiNozzo est là. En lui tendant une chemise qu'il avait ramenée de sa voiture, elle était de couleur bleu pâle. J'en ai toujours une de rechange dans le coffre. S'expliqua t-il. »

Ils partirent tous trois rendre une petite visite à Alec Thomas.

Tony avait insisté pour monter dans la voiture de Gibbs et celui-ci avait refusé. En retournant à la dodge charger, il retrouva Ziva au volant. Quel merveilleux voyage il allait passer si Ziva conduisait.

Il ne fut pas déçu. Entre éviter les petite mamies qui traversent sur le passage piétons, les feux rougesgrillés … Tony faillit rendre son petit-déjeuner plus d'une fois. Lorsqu'ils arrivèrent chez Alec Thomas, l'italien se rua à terre. Limite en embrassant le sol.

« DiNozzo ! Amène-toi Cria l'agent.

-J'arrive, patron !

-Gibbs, je conduis si mal que ça ? Demanda la jeune israélienne.

-Non.

-Je me disais aussi. En s'approchant de la porte du suspect.

-AGENT FEDERAUX ! OUVREZ LA PORTE ! Hurla Gibbs en frappant.

-Je crois qu'il n'y a… »

Un coup de feu vient de retentir dans la maison. Gibbs fait signe à Tony et Ziva de faire le tour. Le laissant lui sur la porte de devant. Il entra, première chose qu'il remarqua, la chaleur des lieux. Sur sa gauche, un salon plutôt soft. Une bibliothèque remplie de DVD, le paradis de DiNozzo. Tout en faisant demi-tour sur lui-même, il trouva des gouttes de sang sur le plancher allant vers un escalier pour monter à l'étage. Arme au poing, il monta les marches une par une. Son pouls s'accéléra à l'idée de ce qu'il allait découvrir en haut. Le cadavre d'une petite fille ? Un piège qui attendait ? Ce qu'il ressentait, était-ce de la peur ? Non, de la curiosité ? Peut-être. Difficile à dire. Il arriva en haut. Une porte fermée à sa gauche l'intrigua. Suivant son instinct, il se dirigea vers celle-ci. Une odeur de gazole lui vint aux narines. Il ouvrit la porte avec précaution pour y découvrir un homme au milieu d'une chambre avec une petite fille à sa droite. L'homme en question avait une arme dans sa main droite… Un câble relié à une espèce de bombe autour de lui. C'est bien ma veine, pensa Gibbs.

« Bonjour, Agent Gibbs.

-Lâchez cette arme.

-Vous savez que lorsque j'appuierai sur la gâchette, une petite étincelle se produira, et actionnera le processus de la bombe… Qui contient du gaz mais également quelques petits cadeaux… Si vous partez, je la laisserai tranquille. Et toutes celles qui sont avec mon ami.

- FOUTEZ-LUI LA PAIX ! Cria Gibbs tout en fixant l'arme de son adversaire. »

Alors que l'homme allait appuyer sur la détente, Gibbs fut plus rapide, et se rua sur la petite fille, et la recouvrit de tout son corps d'adulte. Une violente détonation retentit au même moment.

Tony et Ziva entrèrent par la porte fenêtre de la cuisine, en firent rapidement le tour arme au poing comme toujours. Ziva alla à droite tandis que Tony continuait tout droit. Il passait au travers de la cuisine, pour arriver dans le salon. Alors que Ziva rentrait dans une salle visiblement de jeux. Elle découvrit une porte sur sa gauche entrouverte. Elle l'ouvrit et descendit les escaliers qui se trouvaient devant elle. Elle entra dans une piècebicolore, noir et blanche. Au milieu de celle-ci ce trouvait une petite fille. Recouverte de sang, une seule balle dans le cœur. Ziva appela Tony immédiatement.

« TONY ! Hurla t-elle. »

Le dénommé Tony la rejoignit tout de suite. Et ce stoppa juste derrière elle, devant le cadavre de la petite fille.

« Elle devait n'avoir que six ans. Observa l'italien.

-J'ai failli mourir comme ça, Tony. Avoua Ziva.

-Raconte.

-C'est Ari qui m'a sauvée…

-Lui, j… »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une détonation résonna dans toute la maison, venant du premier étage. Tous leurs sens aux aguets ils parcoururent la distance de bas en haut en un temps record, digne des champions Olympiques. Ils se rendirent vers le nuage de fumée qui quittait la pièce à leur gauche. De petits gémissements se firent entendre sous l'épaisse fumée. C'était une petite fille. Gibbs lui était sur cette dernière la protégeant, néanmoins, il avait reçu des débris qui s'étaient échappé de la bombe. Un liquide rouge se répandait sur le sol… C'était mauvais signe. Puis le patron se releva, sous les yeux remplis incompréhension de ses deux agents.

« Patron ? Ça va ? Demanda le plus ancien.

-Est-ce que j'ai l'air d'aller bien, DiNozzo ? Tout en se retournant.

-Mis à part que tu as le dos en charpie… Commenta Ziva.

-Ça va ? Demanda t-il à la petite fille encore à côté de lui.

-…

-Tu as mal quelque part ?

-Non… »

Au dehors, le son des sirènes ambulancières se firent entendre. Ziva appela McGee qui prévint Ducky qu'ils avaient deux cadavres. Ils arrivèrent tous deux sur la scène de crime pas plus de cinq minutes après. Les ambulanciers prirent en charge, Gibbs et la petite. Ce ne fut pas chose facile, Gibbs clamait haut et fort qu'il allait bien, seulement son état physique prouvait tout le contraire. Un dos en sale état, sans compter les lésions internes. Tony était sur le pallier et Ziva déjà avec McGee dans la chambre d'en haut en train de prendre des photos de l'explosion.