Et voilà, encore une autre...
Je viens de m'en rendre compte, et ça n'a aucune importance, mais je ne l'ai pas nommé. Bon, disons que c'est Maria. C'est plus simple de leurs donner un prénom pour me souvenir de qui est qui.
Oui, je sais, on s'en fiche, mais au cas où... ^^
Bref, vous savez quoi ? Eh bien, je vais, pour parfaire ma réputation d'insatisfaite chronique de son travail, vous dire que je le trouve, bah...moyen. A vous de voir ce que vous en pensez.
Enjoy !
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- Ah ! Te voilà enfin décidé à te lever. Je ne t'aurais jamais cru aussi lève-tard.
- Il est 5 h du matin.
- Qu'importe ? J'étais habillée depuis deux heures, et révisait mon rôle avec ardeur, pendant que tu dormais sans n'avoir cure de mon malheur.
Gibbs soupira.
- Quel malheur ?
- Qu'importe mes raisons, le diable, chaque jour, ronge mon corps.
Il renonça à répliquer. Avec elle, c'était inutile. Une phrase dite n'avait souvent aucun sens avec la suivante, et ce tout simplement pour un problème, comme elle lui avait si bien expliqué, de « présentation », parce que « faire des rimes, c'est révélateur d'un haut degré de culture, et très classe ». Bien qu'elle oublie d'en faire une fois sur trois, ce qui était, selon ses dires, "glauque ".
Considérant son maque de réponse comme une approbation, et non comme un simple trait frappant de sa personnalité, elle continua :
- Chou, je dois absolument te parler de la manière dont nous allons devoir nous organiser.
Il grogna.
- A quel sujet ?
- De notre couple. Ou plutôt de la manière dont les autres doivent nous percevoir. Pour…que l'on ne nous croit souples ? Semblables à des soucoupes ? Non, c'est mauvais ! Bref, tu m'as comprise, pour qu'on nous voit de cette manière.
Là, il fut vraiment intrigué.
- Pardon ?
- Enfin, réfléchis ! Je suis sur le point de devenir une grand une actrice - car ce rôle, tu m'entends, il est fait pour moi, et je vais le décrocher - , et paraitre distante avec mon compagnon alors que je gravis cette montagne qu'est la gloire, c'est d'un glauque !
« Glauque » et « Classe » étaient les mots préférés de cette rousse, aux lèvres trop pulpeuses pour être naturelles, au maquillage trop prononcé, à un point tel que chercher le visage parmi les couches de fond de teint paraissait impossible, et aux cheveux perpétuellement relevés en un chignon parfait nécessitant plusieurs heures d'acharnement.
- Tu m'écoutes quand je te parle, chou ? Désormais, je veux que tu sois toujours attentionné et doux.
Tu sais, le cinéma n'est qu'un récapitulatif de ce qu'est la vie : nous jouons tous au quotidien, et personne n'est naturel. Joues l'amour que tu me portes aussi bien que je joue le tien, et porte le plus haut que n'importe quel autre existant déjà !
- Jouer l'amour que je te porte ?
Il s'empêcha de rajouter qu'il était loin de lui porter un quelconque amour, mais la laissa continuer.
Elle releva la tête de ses feuillets, et pinça les lèvres.
- Bien sûr. On n'aime personne sans faire semblant. Tu en es un exemple concrétisant.
Elle sourit face à l'air surpris qu'il lui renvoya.
- Oh, chou, ne tente pas de me faire croire que tu ressent la moindre sympathie pour moi. Ce serait trop glauque. Tu n'es avec moi que pour ma gloire, qui est prochaine !
Si Gibbs ne put qu'être d'accord avec le début de la phrase, il grimaça en entendant les derniers mots. Non. Elle n'avait décidément rien compris. Mais comment lui expliquer qu'il ne la fréquentait que parce qu'il trouvait son agent sénior trop indiscret sur sa vie privée et voulait lui montrer qu'il était parfaitement capable de séduire une autre rousse ?
Bon, mais cette fois, dans une catégorie plus âgée, mais peu importait, il lui avait prouvé, et c'était l'essentiel.
- Tu sais, mon talent me mènera loin, et j'aurais l'âme fragile d'un… Oh, chou, qu'est-ce-qui rime avec loin ?
- Foin.
- Qui ai un sens direct avec mes mots !
- Tes phrases n'ont aucun sens.
Elle retroussa le menton, et pinça les lèvres d'une expression si ridicule, que si Gibbs n'avait pas été Gibbs, il en aurait rit.
- Je vois que mon talent n'est pas apprécié à sa juste valeur.
- Pour ça, encore faudrait-il en avoir, marmonna-t-il en réponse.
- Pardon ?
Il ne répondit pas, et elle poursuivit :
- J'imagine que j'ai du mal entendre. Je préfère. Mon rôle étant compliqué à apprendre, je ne voudrais supporter ton égoïsme oppressant dans notre maison…
Gibbs avait longtemps tenu. 3 jours. Il avait tout fait pour supporter sa mégalomanie, ses sautes d'humeur, qu'il avait décompté à une toutes les trente secondes environ, le temps qu'elle passait dans la salle de bain, le fait qu'elle chante horriblement faux sous la douche, qu'elle récite son texte des milliers de fois par jour, et d'un ton trop exagéré pour paraitre vrai. Il avait faillit exploser en entendant qu'elle « devait supporter SON égoïsme ». Mais c'était décidément le « notre maison » qui l'avait fait craquer.
Oh, bien sûr, il aurait pu être plus délicat. Il aurait pu éviter de saisir son classeur de rôle, de le jeter par la fenêtre et de faire de même avec la valise pas encore déballée qu'elle avait, sans sa permission,
prise avec elle et laissé ici, montrant qu'elle considérait leur relation comme officielle et officieuse.
Mais la délicatesse n'étant pas son fort, il ne s'en priva pas, et jubila silencieusement en la voyant hurler.
Et décida que ce serait la dernière fois qu'il se soucierait de l'opinion de DiNozzo sur son charme et ses conquêtes.
Trop fatiguant.
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…Review ?
Abva, c'est ton tour de poster ! Hop, hop, je veux ta suite ; )
A bientôt !
