Bonjour ou bonsoir tout le monde! Oui je sais, encore une fois j'ai un retard monstre mais je suis débordée de boulot en ce moment. Je viens seulement d'avoir des soirées de libres pour mon imagination plus ou moins déjantée... ^^
En plus, je me suis dégoûtée en écrivant ce chapitre parce qu'on en apprend un peu plus sur le passé de Sanji et j'ai eu des frissons de dégoût en écrivant un passage, enfin vous verrez...
Merci à tout le monde pour vos messages et pour tous ceux qui mettent mon histoires dans leurs favoris/alertes! Ca fait chaud au coeur!
Bon, on va refaire le disclaimer :
Disclaimer : Toujours pas à moi, sont au grand Oda-sensei
Pairing : ZoSa, un peu LuVi
Rating : M depuis le chapitre bonus de noël et ce chapitre est un peu plus violent et plus grossier...
Flashback
'Pensées des persos'
xxXXXxx changement de lieu
* voir note en fin de chapitre
C'est tout pour mon bla bla d'avant chapitre!
Enjoy it!
Chapitre 3 : L'accident
Le soleil brillait de mille feux dans le ciel bleu d'East Blue. Les oiseaux chantaient, les professeurs les écoutaient tandis que dans une des cours principales, les élèves regardaient d'un air ébahi, passer une tornade blonde, furieuse au vu de l'aura sombre et des flammes rougeoyantes qui l'entouraient. La dite tornade envoyait des regards furibonds à quiconque tenait de l'approcher.
Sanji essayait de se trouver un coin tranquille pour se calmer les nerfs. Il se dirigeait d'un pas vif vers une direction inconnue, mais il voulait être le plus loin possible de l'espèce de Marimo donneur de leçon. Non, mais, pour qui il se prenait, lui là ? Il ne le connaissait ni d'Eve, ni d'Adam et il se permettait de lui dire quoi faire ? Foi de Sanji, il ne se laisserait pas faire !
Marmonnant des menaces inaudibles pour le commun des mortels dans sa barbichette, il prit un escalier qui accédait au toit du bâtiment principal. Il ne fit, ni attention aux regards apeurés que lui lançaient quelques élèves présents dans le hall, ni au jeune homme à lunettes qui fila dans la direction d'où il venait. Et pourtant, s'il avait su…
Arrivé en haut de l'escalier, il ouvrit violemment la porte, sortit en trombe et la claqua tout aussi violemment. Il marcha vers la barrière et croisa ses avant-bras dessus, sa tête cachée dans le creux formé. Il soupira profondément et ferma les yeux, tentant de se calmer.
"Et bien, qu'est-ce que nous avons là? Un chaton perdu dans la jungle de la vie... "
Le ton de la voix fit sursauter Sanji qui se retourna pour tomber nez à nez avec une armoire à glace qui le dépassait d'une bonne tête. Le géant était sûrement plus âgé que lui, des cheveux mauves encadraient un visage dur, ce que confortaient la présence de deux petites pattes violettes de chaque côté de joues creuses. Le regard gris acier n'arrangeait rien au tableau, pas plus que la bande qui progressivement entouraient les deux hommes.
"Je peux savoir c'que tu fais sur mon toit, gamin?
- Quoi? C'est un crime de rechercher la solitude? Et en quoi ce toit t'appartient? Y'a ton nom nulle part...
- T'as du cran petit mais je suis pas sûr de t'apprécier assez pour te permettre de rester ici sans que tu sois inquiété..."
Le ton soudainement employé, acide et froid, fit frissonner le blond qui commença alors à observer plus attentivement son homologue et vit qu'il portait à la ceinture une barre de fer sur laquelle il crut voir des gouttes de sang séchées. Le ton était donné, c'était le chef de la bande du coin et c'était pas un tendre...
Il frissonna d'appréhension en croisant le regard froid et mauvais que lui lança l'autre et ne fut guère surpris de voir autour de lui les autres voyous, tous plus sympathiques les uns que les autres faire craquer leurs articulations. Certains étaient encapuchonnés malgré le soleil, d'autres portaient des poings américains. Il blêmit légèrement en apercevant à la ceinture de l'un des gros durs un éclair argenté, significatif d'une lame dont il ne voulait surtout pas tester le tranchant.
"Alors, on a perdu sa langue, la bleusaille ?" Se moqua un gros balourd qui portait une sorte de bouclier mauve sur le torse, le dos, les poings et, bizarrement, sur la tête également. "Tu ne sais pas que ce toit appartient à notre chef ?
- Etant donné que je viens d'arriver dans ce bahut, non, je savais pas ! Mais, en quoi ça me regarde ? Je vous dérange pas que je sache ? Rétorqua Sanji.
- Ben, justement si…On n'aime pas trop les nouvelles têtes par ici. Et la tienne me revient pas. Jeta négligemment l'armoire à glace qui semblait être ce fameux chef.
- …
- Mais, dis-moi, j'ai entendu dire qu'un prodige du ballon rond allait arriver dans notre bahut… D'après nos hommes, il serait blond, yeux – enfin – œil vert, trois poils sur le menton et il aurait reçu une blessure à l'œil gauche qu'il cache derrière une mèche de cheveux et qu'il l'aurait reçue pendant un match. Par hasard, ce ne serait pas toi, blondinet ?" Lança méchamment la grosse brute, sûrement le second de la bande.
Dès que Sanji entendit les mots 'ballon rond', il se tendit imperceptiblement. Il darda les deux géants face à lui d'un air furieux. Si un regard pouvait tuer, celui-ci les aurait atomisés, carbonisés, détruits, fondus (si, si ^^'), réduits à l'état de chair à pâtée pour chiens, indigeste même pour nos amis à quatre pattes.
Le blond refusa de répondre à cette provocation gratuite et surtout d'expliquer ses actes. Il décida qu'il avait assez entendu de conneries pour la journée, entre ces abrutis et l'autre tête d'algues, non vraiment, il avait eu sa dose !
Alors qu'il s'apprêtait à quitter la terrasse du toit, une lourde main s'abattit sur son épaule, le forçant à se retrouver face à face avec l'armoire de tout à l'heure. Il grimaça légèrement sous la force brutale de la poigne qu'avait celui-ci mais réussit néanmoins à soutenir son regard.
"Quoi ? Si cette terrasse est à vous, je libère la place…
- Je crois que t'as pas bien compris, le bleu. Ici, je décide de qui entre ou sort. La loi, c'est moi. Et toi, sous prétexte que t'es nouveau, tu te permets de rentrer et de vouloir partir comme si de rien n'était. Et bien, je vais t'en apprendre une belle, le bleu. Si tu veux partir, faut payer un prix…
- Quoi, c'est tout ce que t'as trouvé ? Racketter les nouvelles têtes ? Et bien, mon vieux, faut grandir un peu. C'est fini ce temps-là. Cherches encore, je sais que tu peux faire mieux… Se moqua inconsciemment Sanji.
- Tu feras moins le malin tout à l'heure, gamin. Je te parlai pas de ce type de paiement mais d'un règlement avec ta sueur…
- Tu veux me faire bosser ? Et pourquoi j'obéirais à un type dans ton genre, trop vieux pour être lycéen ? J'ai bien mieux à faire que ça !
- 'Tain, tu vas me laisser finir, oui !" Hurla Armoire à Glace. "Et après, on dit que c'est moi qui suis mal élevé… La prochaine fois que tu m'interromps, gamin, je t'empaille vivant.
- Tu te contredis là ! Si tu m'empailles, faut que je sois mort sinon ça marche pas, débile.
- C'est ça, continues, tu m'excites à parler comme ça… »
En entendant cette phrase, Sanji se tut subitement, ravalant sa prochaine réplique et déglutit difficilement. Il n'avait pas entendu ce qu'il croyait avoir entendu ? Cette grosse brute ne venait pas de dire qu'il l'excitait ? Alors qu'il croyait avoir enfin réussi à se sortir de cette spirale infernale, voilà qu'un autre mec lui disait la même chose que LUI. Il se revoyait presque un an en arrière, à l'époque où il croyait encore à l'amitié et surtout à Son amour.
Flashback
"Sanji! La passe! La passe!"
"Sanji, qu'est-ce qu'on avait dit? Tu sais très bien que j'aime pas les démonstrations d'affection..."
"Sanji, on se retrouve devant la porte principale du stade vers deux heures, ok?"
"Tu sais? T'es la première personne que je rencontre qui n'ait pas peur de moi ou de ce que je fais. Vraiment, Sanji, je suis content de t'avoir connu..."
"En fait, je voulais te dire quelque chose depuis quelques temps mais j'ai jamais osé jusqu'à aujourd'hui. S'il-te-plaît, ne me rejettes pas Sanji-koi*... Je t'aime..."
"Tu croyais quand même pas que ce que je te disais était vrai? Idiot, tout ce que je voulais, c'était te déstabiliser pour le match qui venait et mes espérances vont bien au delà de tout ce que j'aurais pu imaginer."
"Sayonara, koi*"
Fin flashback
Perdu dans ses pensées lugubres, il ne vit pas l'éclair de concupiscence qui passa dans les yeux de son 'adversaire'. Il aurait dû…
Soudain, il fut agrippé aux épaules par deux paires de mains qui le ramenèrent brutalement à la réalité et à son pire cauchemar.
Il commença à se tortiller sous l'emprise des deux brutes qui le maintenaient devant leur chef. Celui-ci déshabillait du regard sa nouvelle proie et son sourire torve s'intensifia quand son regard tomba sur les hanches fines qui s'agitait dans tous les sens. Il fit signe à un de ses hommes de monter la garde devant la porte du toit pour être tranquille et s'approcha un peu plus du blond.
Sa main droite se leva vers la joue du plus jeune et la caressa légèrement, satisfait du tremblement dont fut saisit Sanji. Il passa sa main derrière la nuque de celui-ci pour la saisir violemment et l'amener vers son visage. Son sourire s'agrandit en voyant la lueur de peur qui passa dans l'oeil vert de l'autre et écrasa soudainement sa bouche contre la sienne, lui coupant la lèvre en passant.
Sanji, trop touché par ses souvenirs qui ne demandaient qu'à refaire surface, ne put que subir l'échange, mais en était-ce vraiment quand l'une des deux parties n'est pas consentante? Il tenta de se libérer de l'état dans lequel il était, mais la main derrière sa tête le tenait trop bien.
Quand son tortionnaire le libéra enfin, il s'essuya très vite les lèvres et gémit en passant sur la coupure fraîche sur celle du bas. Il leva un regard haineux à son assaillant qui le regardait d'un air suffisant.
"Connard, qu'est-ce que tu crois pouvoir me faire?
- Si tu veux rester sur ce toit, faut payer un prix je t'ai dit et c'est moi qui le détermine à chaque nouvelle tête. Pour toi, ce sera d'être à mon service pendant six mois à compter d'aujourd'hui. Et bien, sûr, à mon service personnel...
- Et pourquoi je t'obéirais...
- Si tu refuses, mes gars, ici présent, se feront un plaisir de te briser et j'aurais toujours ta dépouille pour jouer avec..."
Avant qu'il n'ait pu approfondir cette sentence, un raffut se fit entendre derrière la porte close du toit et le força à se retourner. La porte s'ouvrit alors sur un homme aux cheveux verts qu'il reconnut aussitôt et grogna quand leurs yeux se croisèrent.
"Roronoa, qu'est-ce que tu viens foutre chez moi?
- Récupérer un abruti de blond qui s'est perdu...
xxXXXxx
Thousand Sunny, une demi-heure plus tôt
Vivi regardait, inquiète, Sanji disparaître de sa vue. Elle connaissait une partie de son histoire car elle avait gardé contact avec son père adoptif. Elle savait aussi que Zoro et son tact légendaire avaient dû, une fois de plus, appuyer là où ça faisait le plus mal chez son adversaire ou camarade, comme vous voulez…
Justement, en le voyant sortir de la cuisine en se frottant l'arrière du crâne d'un air légèrement renfrogné, la jeune fille, d'habitude si douce et pacifique, sortit de ses gonds. Elle se leva ttttrrrèèèèssss lentement de la table et tous dans la pièce frémirent devant l'aura noire qui l'enveloppait. Ca ne voulait dire qu'une chose : quelqu'un avait mis la gentille Vivi dans une colère apocalyptique. Qui que ce soit, ils lui adressèrent toutes les prières qu'ils connaissaient et Chopper se demandait s'il devrait soigner le fou ou la folle qui avait déclenché le courroux de la fille de diplomate.
Dans un silence de mort, ils virent la bleutée s'approcher du kendoka qui ne voyait rien venir et pour cause, il était plongé dans ses pensées suite au départ plus que précipité du blond. On ne s'étonnera donc pas quand, une seconde plus tard, il se retrouvera sur les fesses, une main derrière lui pour se tenir et l'autre sur sa joue qui rougissait de seconde en seconde, promettant un joli bleu le lendemain.
'Ah c'est lui le fou…' voilà tous ce que pensèrent les spectateurs attentifs sur ce qui allait suivre.
Une grosse veine palpitant sur le front, Vivi se dressait de toute la hauteur de son mètre soixante-trois devant un sabreur qui se massait la joue en se demandant quelle mouche avait piqué son amie. La réponse lui vient un instant plus tard.
"Zooorrrooo... Je peux savoir ce que t'as dis à Sanji-kun pour qu'il soit dans cet état? Demanda ou plutôt exigea la jeune fille.
- 'Tain, Vivi, t'étais pas obligé de mettre toute ta force dans ton poing... Je sens plus ma machoire...
- Oh, le petit escrimeur a mal? Tu veux peut-être que j'ailles te chercher de la glace?"
Zoro sentit une goutte de sueur glisser le long de son dos sous le ton doucereux qu'employait son amie.
"Tu vas me répondre oui! Qu'est-ce que tu lui as dit?
- Ouah, cries pas comme ça! J'ai dû lui dire un truc comme quoi il devrait arrêter de fuir la réalité et d'affronter ses peurs, ou un truc comme ça.
- ...
- Quoi?
- Je savais que tu étais con mais là, tu atteins des sommets...
- Qu'est-ce que j'ai fais? D'habitude, tu dis rien quand je traite les autres comme ça...
- Parce que les autres n'ont pas un passé comme celui de Sanji-kun, espèce d'inconscient! hurla de plus belle Vivi. Tu ne sais rien de sa vie, tu ne sais rien de son 'accident' ni de ce qu'il a traversé pour arriver à reprendre le dessus! Jamais j'aurais cru que toi, parmi tous les autres, irait lui dire quelque chose qui lui rappellerait son passé... dit d'une petite voix Vivi, alors des larmes menaçaient de couler sur ses joues rouges de colère."
Un silence embarrassé suivit cet éclat. Luffy, resté prudemment avec le reste du groupe éloigné le temps du passage de la tempête Vivi, s'approcha doucement de la jeune fille et la prit délicatement dans ses bras. Il lui massa le dos d'une main tandis que l'autre restait dans sa nuque pour la soutenir. il lui chuchotait des mots à l'oreille pour la calmer.
Les autres décidèrent de laisser leur meneur avec la jeune fille et s'approchèrent du kendoka à terre. Le plus jeune tâta doucement la joue endolorie et soupira en voyant que ce n'était pas aussi grave que ça en avait l'air. Les deux autres femmes de la bande rejoignirent Luffy et une Vivi éplorée.
"Vivi, tu as parlé d'un 'accident' tout à l'heure? Ca a un rapport avec Sanji et son aversion semble-t-il profonde du foot?" demanda d'une voix douce la professeur.
- A..Avant, Ssan..anji-k..kun était un cham..pio..on de f..foot. M..mais, il y a un an, j'ai ap..pris p..par son p..père ad..opt..if qu'il avait ar..rêté sui..te à un 'incident survenu hors du terrain' se..lon son ent..raîn..eur," réussit à dire entre deux larmes la pauvre Vivi, toujours soutenue par Luffy.
- Tu lui as parlé à l'époque, pour savoir ce qu'il s'était passé? Interrogea la rouquine.
- Non, son père m'avait dit de le laisser cicatriser tout seul avant de le revoir ou de lui parler... Après six mois de silence, j'ai reçu un nouvel appel de Sanji-kun qui me demandait si je connaissais un lycée dans ma ville vu qu'il revenait dans celle-ci... J'ai aussitôt envoyé à son père les documents d'inscription du nôtre en espérant qu'il l'enverrait ici avec nous... Mais je savais pas qu'il l'avait fait... Et maintenant, voilà qu'une espèce de tête d'algues, allumé du ciboulot et accro au kendo lui rappelle son passé qu'il essaye d'oublier!" Finit par hurler la petite femme aux cheveux bleus.
Zoro se redressa de toute sa taille, bien décidé à se défendre quand une voix lointaine se fit entendre.
"Luffy-san! Zoro-san! Minna-san!
- Tiens, ce serait pas la voix de ce trouillard de Coby qu'on entend là? Qu'est-ce qu'il lui arrive? Sa voix a l'air complètement affolée..." S'étonna Usopp
Le dit Coby s'arrêta tant bien que mal devant la porte de leur local et mit ses mains sur ses genoux pour essayer de retrouver son souffle.
"Ahh, ahh, ahh, faut venir tout de suite sur le toit principal du bâtiment central.
- Pourquoi on devrait aller sur le territoire du Krieg? demanda, surprise Nami.
- Parce que le nouveau y est allé!"
Un silence de mort suivit la sentence avant qu'un 'Merde' ne se fasse entendre de la part de l'escrimeur qui partit en trombe vers le bâtiment indiqué et pour une fois ne se perdit pas en route...
xxXXXxx
La terrasse, temps présent
- Qui tu traites d'abruti, crétin d'escrimeur ! (devinez qui ^^)
- La ferme, je viens te sauver la peau. T'es tombé sur la bande à Krieg, la bande locale.
- 'Tain, Roronoa, je t'ai déjà dit de m'appeler Don Krieg. Ma parole, faut que t'apprennes à écouter les autres quand ils te parlent...
- Et depuis quand t'es assez intelligent pour reprendre les autres, Krieg? T'auras rien à me dire tant que toi et tes sous-fifres vous m'aurez pas battu en combat, ce qui soit dit en passant, n'est pas près d'arriver...
- Si tu voulais à ce point un combat, Roronoa, il fallait le dire tout de suite. Les gars, mon arme et empêchez-le de filer!"
Zoro plissa les yeux d'anticipation, se mit lentement en position de défense et attendit l'assaut qui ne tarda pas. Krieg se jeta sur lui, sa lance géante pointée vers son abdomen mais il releva brusquement sa pointe vers son visage, forçant Zoro à reculer pour éviter de se faire défigurer. L'escrimeur réussit à s'emparer d'une barre de fer qu'un des gars à Krieg avait laissé tomber et para le coup suivant de justesse.
Le combat s'enchaîna, lance contre barre de fer, brutalité contre subtilité, fourberie contre droiture. Mais comme dans tout combat de rue, comme dit le dicton, tous les coups sont permis. Et le dernier de Krieg le prouva une fois de plus à Zoro.
L'armoire à glace commençait à peiner contre la force de son adversaire et cherchait un moyen de le déstabiliser quand son regard toma sur le petit blond de tout à l'heure et son sourire se fit carnassier.
Sanji réprima avec peine un frisson d'angoisse quand le regard de Krieg se fit diabolique et résista à l'envie d'alerter Zoro. Mais, il n'eut pas le temps de le faire car le plus vieux venait de se saisir de sa taille pour s'en faire un bouclier humain.
Le temps se figea quand l'escrimeur prit conscience de la nouvelle donne de son combat et gronda vers son adversaire.
"Je croyais que tu voulais un combat Krieg. Qu'est-ce que tu fous avec lui?
- Ce que je veux surtout, Roronoa, c'est toi à genoux devant moi, à me supplier de te laisser la vie sauve...
- Et tu crois qu'avec un otage, tu obtiendras gain de cause? Grandis un peu Krieg...
- C'est ce que je lui ai dit tout à l'heure, murmura Sanji, que tout le monde, ou presque, avait oublié.
- Tu peux pas la fermer deux secondes, toi? Hurla Krieg en le menaçant de la pointe de sa lance.
- Eh, Krieg, éloigne ta lance de lui et reprenons le combat, c'était juste un échauffement pour moi.
- Oh, que non, cher Roronoa. Pour toi, c'est peut-être un échauffement mais pour moi, c'est du sérieux. Si tu veux un combat, faut en accepter les règles. Et au cas où tu l'aurais oublié, les règles, je les modifies quand je veux.
- Et t'es prêt à prendre quelqu'un comme bouclier pour me mettre à genoux, grinça Zoro?
- Oh oui, rien ne serait trop beau pour moi que d'avoir humilier le grand capitaine de kendo du lycée!"
A cet instant, trois choses se déroulèrent en l'espace d'une seconde. La première fut que la poigne qui retenait Sanji se desserrait, lui permettant de se libérer et d'envoyer un coup de pied vers l'extomac de Krieg.
Celui-ci, surpris, en lâcha sa lance qui tomba, pointe vers la tête de Sanji. Il vit arriver la lance et se protégea le visage de ses deux mains, attendant la douleur qui ne manquerait pas de subvenir. Celle qui ressentit ne fut pas lancinante mais brutale et il se retrouva sur le sol, un peu hagard. Il entendit les autres retenir leurs souffles ainsi qu'un gémissement à peine retenu. Il releva la tête et son oeil s'agrandit d'effroi.
La troisième chose fut un mouvement incroyablement rapide de Zoro qui réussit à s'approcher de Sanji et Krieg et à repousser le blond de la trajectoire de la lance. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est le geste que fit Krieg pour reprendre le contrôle de celle-ci et modifia donc la direction de la pointe effilée, directement sur lui. Il ne fut pas assez rapide pour repousser suffisamment l'arme avec la sienne et reçut une décharge de douleur dans l'oeil gauche, le forçant à lâcher un petit gémissement à peine audible.
Le temps reprit son cours avec l'arrivée essoufflée du reste de la bande des Mugiwara, Luffy et Vivi en tête. Celle-ci chercha des yeux son ami d'enfance et fut soulagée de le voir en à peu près bon état. Le brun, quant à lui, ne quittait pas des yeux Zoro qui se tenait l'oeil d'où tombait une quantité de sang qui témoignait d'une blessure profonde.
On ne voyait plus que son chapeau de paille qui cachait ses yeux mais quand il releva la tête, ses yeux noirs lançaient des éclairs et d'une voix forte, il hurla :
"KRIEG! TU PEUX COMMENCER A NUMEROTER TES ABATTIS, ESPECE DE SALAUD!"
*koi = nom affectif signifiant amour, chéri...
sayonara = au revoir
Alors? Vous m'en voulez pour la scène entre Krieg et Sanji? Oh mon dieu, à chaque fois que j'y repense, j'ai des frissons de honte et de dégoût qui me remontent le long de la colonne ^^''...
Ah, oui, je voulais savoir pour ceux qui me laissent de com's, est-ce que vous avez des idées pour d'autres couples? est-ce que je reste avec Zoro/Sanji et un peu Luffy/Vivi? Vous en voulez d'autres, sachant qu'il seront pas tous aussi développé que ces deux-là? Entre qui et qui? (ça peut être des persos de One Piece, d'autres mangas ou des OC) Merci de répondre ^^
Allez, j'arrête de vous embêter et je vais écrire le chapitre suivant de Music...
Ciaossu!
