Disclaimer : Les personnages de Gravitation ne m'appartiennent malheureusement pas. Ils appartiennent tous à Maki Murakami.
Note de l'auteur : Voici le troisième chapitre ! Je voulais vous avertir que dans cette fanfiction, le caractère d'Eiri est quelque peu changé. La colère qu'il nourrit envers sa famille n'aide pas à adoucir son caractère. Par contre, vous comprendrez mieux dans quelques chapitres ses sentiments envers sa famille et Shuichi. Sur ce bonne lecture !
Chapitre 3 :
POV Shuichi
« Shu-chan, es-tu obligé d'aller au studio aujourd'hui ? J'aimerais que tu restes avec moi. » me demande Tatsuha.
Je suis sur le point de partir travailler. Cela fait une semaine que Yuki est libre. Depuis ce temps, Tatsuha ne veut plus que je me promène seul dans les rues. Je peux comprendre, il a peur que je le revois. Je ne peux pas arrêter de travailler à cause de lui. Cela fait déjà deux jours que je reste avec lui. J'ai été incapable d'écrire une seule chanson. K risque de me tuer. Avec Yuki, il m'était possible de rester à la maison pour écrire parce qu'il s'enfermait dans son bureau, mais Tat-chan n'est pas Yuki et il ne me laisse pas souvent tranquille quand je suis à la maison, du coup, je dois aller écrire au studio. Soudain, je sors de mes pensées en sentant les bras de Tatsuha m'entourés. Je me tourne vers lui et il pose immédiatement ses lèvres sur les miennes. Je réponds à son baiser, mais je le romps quand ses mains s'aventurent sous mon chandail.
« Tatsuha, je dois vraiment y aller. Je n'ai pas le goût que K débarque avec ses flingues pour venir me chercher. »
Au même moment, on entend cogner à la porte, je l'ouvre et me retrouve face à un pistolet. Merde ! Tatsuha m'a trop retenu ! Je me tourne vers mon bien-aimé.
« Je t'avais prévenu, s'il y a une personne que tu devrais craindre présentement, c'est lui et non ton frère. » lui dis-je en souriant.
« Ne rigole pas avec ça ! J'aime mieux que tu sois en présence de ce psychopathe avec ses flingues qui te sert de manager, qu'avec le psychopathe qui me sert de frère. » me dit-il avant de venir m'embrasser une dernière fois.
Je sors à la suite de K et embarque dans sa voiture.
« Comme ça, je suis un psychopathe ? » me demande-t-il.
Je me mets à rire. « C'est Tatsuha qui l'a dit. Je n'ai rien dit. » répondis-je.
« Tu n'as pas démenti. » réplique-t-il.
Je ne réponds pas. C'est vrai que parfois il peut faire vraiment peur, mais je sais qu'il ne me fera aucun mal. Il me demande si j'ai au moins écrit une chanson depuis deux jours. Je suis bien obligé de lui répondre que non. Il n'a pas l'air content. Je lui dis que je vais me mettre au travail en arrivant au studio, mais il n'est pas d'accord.
« Je sais que Tatsuha et toi vous êtes inquiets depuis que Yuki est sorti de taule, mais tu ne dois pas mettre ton travail de côté. Tu es un chanteur très populaire au Japon et vous commencez à percer sur le marché international. Si vous ne voulez pas que M. Seguchi vous laisse de côté, tu es mieux d'écrire des chansons. Tes deux compagnons ne peuvent rien faire si tu n'écris pas. » me sermonne-t-il.
« Je sais K, mais il m'est impossible de travailler à la maison. » lui répondis-je sur le ton d'un enfant qui vient de se faire gronder. Habituellement, cela fonctionne et cette fois-ci ne fait pas exception.
Nous arrivons au studio. J'entre dans la salle et je vois Hiro et Suguru en train de parler. Hiro se tourne vers moi.
« Shuichi ! Nous pensions que tu ne viendrais pas aujourd'hui ! » me dit-il en venant me faire une accolade.
« Si j'avais écouté Tatsuha, je serais encore à la maison, mais je me devais de venir travailler. Disons qu'il m'est impossible d'écrire à la maison. »
« Cela veut-il dire que tu n'as rien à nous présenter ? » me demande Fujisaki.
« Ouaip. »
« Comme d'habitude ! Pourquoi faut-il qu'il soit toujours en retard … »
« Je m'excuse, mais je n'ai pas pris de retard depuis un an ! » lui criai-je. Ce n'est pas vrai, il ne recommencera pas avec ça !
« Ouais, depuis que Uesugi-san est sorti de ta vie ! » me lance-t-il.
Je le regarde et je sors en claquant la porte. Je vais dans les toilettes. Il n'a pas le droit de me dire cela ! Pourquoi faut-il qu'il parle de Yuki ? Il n'a pas le droit ! Ce n'est pas parce qu'il est maintenant en liberté que je ne peux pas travailler. Serait-ce pour cela ? Non, évidemment ce n'est pas la raison. AHHH! Pourquoi suis-je incapable de me l'enlever de la tête ! C'est un monstre ! Je ne dois plus penser à lui !
« Shuichi, je sais que tu es là. M. Seguchi voudrait te voir. » me dit Hiro.
C'est bien mon meilleur ami. Il sait toujours où me trouver. Bien sûr, il sait que si je ne vais pas bien, je m'enferme dans une cabine de toilette. Je sors et je me passe de l'eau sur le visage. Je regarde Hiro.
« Hiro, je suis vraiment perdu. J'adore Tatsuha, mais peux-tu me dire pourquoi Yuki ne veut pas sortir de ma tête ? »
Il me serre dans ses bras et pose son menton sur mon épaule. « Shuichi, avant que tout n'arrive, tu aimais Yuki à la folie. Je te dirais que même s'il t'a fait du mal, ton subconscient ne veut pas l'oublier. Peut-être qu'une partie de toi l'aime encore. » me dit-il sans me lâcher.
Je le repousse. « Pas question ! Je ne peux plus l'aimer ! C'est impossible ! Comment pourrais-je encore l'aimer après tout ce qu'il a fait ! Hiro, dis-moi que tu n'es pas sérieux en me disant ça ! » Il ne me répond pas. Je ne sais plus quoi penser.
Je sors des toilettes et monte directement au bureau du directeur, M. Seguchi. Je me demande bien ce qu'il me veut. K m'attend devant la porte de son bureau. Il me suit vraiment partout depuis une semaine. Bon d'accord, nous savons tous que Seguchi fait parti de la famille de Yuki parce qu'il est marié avec sa sœur. J'ai également entendu dire qu'il avait déjà essayé de se débarrasser de moi parce que j'étais un obstacle pour lui. Yuki m'avait expliqué que Seguchi l'aimait plus qu'il ne le devrait. Malheureusement pour lui, c'est moi qui avais obtenu le cœur de Yuki. Bref, c'est ce que je pensais jusqu'à ce fameux jour.
K frappe trois coups avant d'entendre la voix du directeur de NG nous dire d'entrer. Nous entrons dans son bureau et il nous fait signe de nous asseoir.
« K, je voudrais parler seul avec M. Shindou. Vous pouvez attendre dehors, merci. » dit Seguchi.
Je me demande bien pourquoi il veut être seul avec moi. Est-ce qu'il veut me parler de Yuki ? Je ne l'espère pas. Si c'est de travail pourquoi met-il K dehors ? Il n'a pas l'habitude de faire ça. Je ne comprends plus. Je m'assois dans un des fauteuils devant son bureau. Ils sont tellement confortables que je pourrais facilement m'endormir n'importe quand dedans.
« Comment allez-vous, M. Shindou ? » me demande le président de NG. J'essaie de lire ses intentions, mais j'en suis incapable.
« Comme je le peux, merci. »
« Bien. J'ai entendu dire que vous recommenciez à prendre du retard dans l'écriture de vos chansons ? »
« Eh bien … disons que … j'ai passé beaucoup de temps ces derniers jours à la maison et … disons que … Tat-chan ne me laisse pas souvent tranquille. » lui dis-je. J'ai senti le rouge me monter un peu aux joues. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée.
Le président me dévisage. S'assoit dans son fauteuil, pose ses coudes sur son bureau et croise ses doigts sous son menton. Il me fixe avant de prendre la parole.
« Écoutez, M. Shindô, je m'attends à ce que le travail soit fait dans les temps. Vous devez vous prendre au sérieux. Ce n'est pas parce que quelque chose vous bouleverse que vous pouvez vous permettre de prendre tout à la légère. J'espère que ce léger relâchement de votre part sera vite corrigé. » me dit-il avec un sourire hypocrite.
Que quelque chose me bouleverse ? Est-ce qu'il prendrait à la légère le fait que Yuki soit de nouveau dans la nature ?
« Je vous demande pardon, mais la sortie de … »
« Je comprends Shindô-kun, maintenant je vous demande tout simplement de reprendre votre travail. »
« Est-ce que je peux vous poser une question ? » lui demandai-je sans trop savoir comment lui poser la fameuse question.
« Bien sûr. »
« Euh … je voulais savoir … euh … est-ce que n'importe qui peut entrer dans l'immeuble… ou …certaines personnes ne peuvent pas ? » Je me sens mal à l'aise. Je ne sais pas s'il a fait le rapprochement avec Yuki, mais je sais qu'il est très intelligent aussi.
« Je vois ce qui vous inquiète. Sachez que toutes les entrées et sorties sont contrôlées. Les personnes qui ne travaillent pas ici doivent donner leur nom à l'entrée et précisément qui elle vient voir. Donc, je ne vois pas pourquoi vous vous inquiétez. De toute manière, je sais très bien que votre manager K s'occupe très bien de votre sécurité. » Le téléphone de Seguchi se mit à sonner. « Excusez-moi une seconde. »
Il prend le combiné et commence à parler. « Oui … Dites-lui d'attendre … oui je vais aller le chercher à l'entrée … non, qu'il m'attende là … je ne veux pas qu'il monte … de toute façon je suis occupé … d'accord … oui … parfait. » Il raccroche et me regarde.
Il a l'air de réfléchir. Moi, je reste là, assis, sans rien dire.
« Je vais retarder la sortie de votre album d'un mois pas plus. Si dans un mois, vous n'avez pas toutes les chansons, c'est dommage, mais il sortira incomplet et nous devrons annuler les concerts qui étaient déjà programmés. »
« Vous aurez les chansons. Vous n'aurez pas à … »
Je n'ai pas réussis à terminer ma phrase. Nous entendons du vacarme l'autre côté de la porte. Le président se lève et va à la porte et l'ouvre un coup sec.
« Que se passe-t-il ? » Il n'a pas le temps de faire un geste pour arrêter l'importun que celui-ci entre dans le bureau.
« Depuis quand dois-je attendre à l'entrée ? »
Cette voix. Oh non ! Je ne bouge pas. J'en suis incapable. Je suis paralysé par la peur. Je sens mon corps tremblé.
« Eiri-san, tu dois sortir de cette pièce. Tu ne peux pas y rester. » C'est Seguchi qui vient de lui demander cela. Je sais très bien qu'il ne l'écoutera pas. Il n'a jamais écouté personne.
« Pourquoi devrais-je sortir de la pièce ? » Il marque une pause. Je n'ai pas bougé. « Ah ! Je vois ! Pourquoi ne serais-ce pas lui qui sortirait de la pièce ? J'ai besoin de te parler, c'est important. » l'entendai-je dire.
«Eiri-san, il faut que tu comprennes qu'ici, je travaille. Si tu veux que nous parlions, nous irons boire un verre ce soir, mais pour l'instant j'ai du travail. » Il y eut un silence avant que j'entende Seguchi crier. « EIRI-SAN »
Je sors de ma torpeur et j'aperçois sur le plancher une ombre. Je n'ose même pas lever la tête, d'après le cri de Seguchi, je peux très bien deviner qui est à côté de moi.
« Sors d'ici, je dois lui parler ! » me dit-il. Je ne bouge pas. J'en suis incapable. « SORS D'ICI ! »
« Eiri-san, calme-toi ! Va t'asseoir sur le divan, il sortira par la suite. »
Je vois Tôma qui se penche vers moi et me dit que je peux sortir en sécurité. Effectivement, K est dans la pièce, son magnum dans la main près à tirer s'il s'approche encore de moi. Je me lève et sort. Je ne l'ai pas regardé, je ne voulais pas le voir. J'avais peur de réveiller certains sentiments à son égard que j'essaie d'oublier.
Une fois sortie du bureau, je me dirige directement vers les toilettes. J'ai besoin d'être seul. De toute manière, je sais qu'Hiro viendra me chercher s'il y a quelque chose. Je vais m'asseoir sur une toilette après avoir fermé la porte et mis le loquet. Je remonte mes genoux et j'accote mon menton dessus. Les larmes coulent seules sur mes joues. Je voudrais bien les retenir, mais j'en suis incapable. Entendre sa voix, si dure, mais à la fois si belle. Pourquoi ? Pourquoi ne puis-je pas l'oublier lui, oublier les sentiments que j'ai déjà eus pour lui ? Pourquoi ai-je le sentiment de l'aimer encore ? Celui que j'aime maintenant, c'est Tatsuha ! C'est impossible d'aimer un être aussi cruel que Yuki, d'aimer une personne qui nous a maltraité. NON ! C'est tout simplement impossible !
Quelques minutes qui me semblent très longues, j'entends la porte des toilettes s'ouvrir. Pensant que c'est Hiro, je décide de sortir de la cabine, mais très vite, je regrette mon geste. J'essaie de retourner dans la cabine, mais il réussit à m'en empêcher. Je me retrouve le dos contre le mur. Je tremble, j'ai peur. Que va-t-il me faire ? Je sens sa respiration dans mon cou. Mes poignets sont maintenus au-dessus de ma tête. Je me surprends à ne pas résister quand je pourrais très bien lui mettre un coup de genoux dans ses bijoux de famille. Pourquoi ne résistai-je pas ?
« C'est bien. Je vois que tu as compris qu'il ne te servait à rien de résister. » me murmure-t-il à l'oreille. « Je veux seulement t'avertir que si tu tiens tellement à mon frère, tu es mieux de ne pas crier ou de ne pas dire qu'on s'est vu ici, est-ce que c'est compris ? »
Je fais un signe affirmatif. Il ne sait pas où nous restons, donc il ne peut pas faire de mal à Tatsuha et de toute façon, je peux toujours demander un garde du corps à Tôma, je sais très bien qu'il nous en donnerait un. Je lui ai répondu par l'affirmatif seulement pour qu'il ne me fasse pas de mal, mais en sortant d'ici, je vais aller tout raconter à … à qui au juste ? Personne ne nous voit, aucun témoin pour appuyer mes dires. Ce sera ma parole contre la sienne. Quoiqu'il nous ait déjà fait du mal, pourquoi ne pourrait-il pas recommencer ? Est-ce qu'une personne croira quelqu'un sorti de prison ? C'est à ce le demander.
« Bien, maintenant passons aux choses sérieuses. »
Il ne me laisse pas le temps de parler qu'il m'embrasse déjà. J'essaie de détourner la tête, mais je n'y arrive pas. Sa langue vient à la rencontre de la mienne. J'avais oublié comment ses baisés pouvaient être à la fois sauvage et tendre. Ses lèvres quittent ma bouche et descendent dans mon cou. Je ferme les yeux. Que dois-je faire ? « Yuki, arrête. » lui dis-je dans un murmure. Il continue. Il suçote mon cou, il descend lentement vers le col de mon chandail. Mes mains sont toujours retenues au-dessus de ma tête. Par contre, mes jambes sont libres. Je lève un genou pour lui donner un coup dans ses parties, mais il réussit à m'arrêter.
« Baka. » Il me regarde avec son regard assassin. « Si tu essais quoique ce soit pour m'arrêter, c'est mon frère qui va écoper et cette fois personne ne m'arrêtera. » Sa main lâche mes poignets qui tombent chaque côté de mon corps. Je suis paralysé. Je voudrais m'enfuir. Je ferai tout pour protéger Tatsuha. Oui, tout ! Je ne veux plus qu'il touche à son frère. Plus jamais ! Il relève mon chandail, ses mains parcourent mon ventre, mon torse. Je ferme les yeux, je ne veux pas le voir, je veux penser à autre chose. Faites qu'une personne arrive ! Hiro vient me chercher ! Ses lèvres capturent les miennes à nouveau. Je pose mes mains sur ses hanches dans l'espoir de l'éloigner de moi.
« Shuichi ! Est-ce que tu es là ? Pourquoi as-tu barré la porte ? »
Kami-sama ! Hiro, tu viens enfin me chercher. Je profite de ce moment pour éloigner Yuki et me diriger vers la porte ! Mon cœur bat très fort. Je me retourne vers l'homme que je croyais être l'amour de ma vie avant d'ouvrir la porte et de sortir. La porte se referme derrière moi.
« Shuichi, est-ce que ça va ? Tu as l'air bouleversé ! »
« Non, ça va, Hiro. Ça va. J'avais seulement besoin de réfléchir un peu. Bon, est-ce que nous allons pratiquer maintenant. Je ne voudrais pas que M. Seguchi nous réprimande à nouveau. Nous devons terminer à temps. Il ne nous laisse aucun délai supplémentaire et … »
« Shu, arrête. Je sais que ça ne va pas. Je ne suis pas ton meilleur ami pour rien et puis K nous a dit qu'il était entré dans le bureau de Tôma pendant que tu y étais. Est-ce vrai ? »
Je regarde Hiro. J'avais oublié que je ne pouvais rien lui cacher, mais je ne veux pas qu'il sache que j'étais avec Yuki dans la salle des toilettes.
« D'accord, c'est vrai qu'il est entré dans le bureau sans en avoir eu la permission, mais il a toujours fait ça. Ne t'inquiète pas, Tôma s'est arrangé pour qu'il ne puisse pas s'approcher de moi et m'a fait sortir de son bureau. Tout va bien maintenant. Bon, est-ce qu'on va pratiquer … »
« Shu, tu es certain qu'il ne t'a rien fait. Habituellement quand tu parles sans arrêt, c'est qu'il y a quelque chose qui te tracasse. » me dit Hiro. Il est plaisant d'avoir un meilleur ami, mais quand tu ne veux pas tout lui dire et qu'il essaie de savoir, c'est agaçant.
« Non, Hiro, je vais bien. Maintenant, nous devons pratiquer. » lui dis-je. Je veux vraiment me changer les idées.
Je dois arrêter de déprimer. Bon, d'accord, je veux voir Tatsuha et m'assurer que Yuki n'a pas trouvé notre adresse. Je vais sûrement demander à K pour avoir un garde du corps à la maison. Je ne pensais pas être obligé d'en arriver là à cause de Yuki. Étrangement, j'ai apprécié ses mains sur ma peau. NON ! Je ne dois pas penser à ça ! Pourquoi apprécierais-je les caresses d'une personne comme Yuki ?
XoXoXoXo
POV Yuki
Quand Mika m'a ramené chez moi après la rencontre du paternel, elle voulait monter, mais je l'ai envoyé promener en lui disant que son cher copain devait l'attendre chez elle. Je suis monté dans mon appartement et je me suis dirigé vers mon bureau. Une fois assis devant l'ordinateur, j'ai commencé à taper mon prochain roman. Pendant deux heures, j'ai travaillé sur mon roman sans penser à autre chose, mais quand j'ai pris une pause pour fumer et aller me chercher une bière, l'image de Shuichi m'est revenue. Je suis retourné dans mon bureau et j'ai ouvert Internet Explorer. J'ai été sur le moteur de recherche Google. Je voulais trouver l'adresse de Shuichi. Je voulais le revoir. Je sais que je pourrais regarder les canaux de musique et que je le verrais, mais ce n'est pas la même chose qu'en personne. J'ai beau cherché, mais je ne trouve rien. Pourtant habituellement, il n'est pas difficile de trouver. Je ferme l'Internet et je vais dans le salon. J'allume la télévision, mais avant que je ne puisse voir quoique ce soit, je décide de faire autre chose. Je mets mes souliers et sort. J'embarque dans ma voiture et je me dirige vers NG Production. Il m'a toujours été facile d'entrer dans le bureau de Tôma, même s'il n'était pas là.
Arrivé à destination, j'entre dans l'immeuble et sans regarder la réceptionniste, je me dirige vers les ascenseurs.
« Excusez-moi, monsieur. Vous devez passer par la réception. Vous ne pouvez pas monter sans permission. » me dit la réceptionniste. « Je dois savoir votre nom et la personne que vous voulez voir. »
« Yuki Eiri. Je viens voir Tôma. » lui dis-je sur un ton détaché en continuant mon chemin vers l'ascenseur.
« Attendez, je vais le prévenir ! »
Depuis quand elle doit prévenir Tôma que je viens le voir ? Je ne comprends pas. Soudain une petite lumière dans mon cerveau. Shuichi.
« Excusez-moi, M. Seguchi m'a demandé de vous dire d'attendre qu'il viendra vous chercher. »
Pardon ! Non, il n'en est pas question, je ne l'attendrai pas ici. Je n'écoute plus ce que me dit la secrétaire et je prends l'ascenseur. Arrivé à l'étage, je prends la droite et je vais au fond du couloir où se trouve le bureau de mon ex beau-frère. J'aperçois le psychopathe avec ses armes devant le bureau, je devine qui doit être à l'intérieur. Sans avertir, j'arrive à sa hauteur et mets la main sur la poignée du bureau.
« Excusez-moi, mais vous ne pouvez pas entrer. » me dit l'imbécile qui sert de manager à mon baka. Pour me convaincre de rebrousser chemin, il pointe son magnum sur moi. Comme s'il pouvait me faire peur ! D'une main, je tasse le magnum et de l'autre j'essaie de lui donner un coup de poing. Il réussit à m'arrêter, mais au même moment, la porte s'ouvre.
« Que se passe-t-il ? »
Je ne réponds pas et j'entre directement dans le bureau. « Depuis quand dois-je attendre à l'entrée ? »
« Eiri-san, tu dois sortir de cette pièce. Tu ne peux pas y rester. »
Pourquoi ne pourrai-je pas y rester ? J'ai à lui parler. C'est à ce moment que je remarque une tête noire aux reflets bleutés assis dans l'un des fauteuils devant le bureau de Tôma. Un léger sourire se dessine sur mes lèvres, très léger sourire.
« Pourquoi devrais-je sortir de la pièce ? » Je marque une pause avant de reprendre. « Ah ! Je vois ! Pourquoi ne serait-ce pas lui qui sortirait de la pièce ? J'ai besoin de te parler, c'est important. » lui dis-je en pointant Shuichi.
«Eiri-san, il faut que tu comprennes qu'ici, je travaille. Si tu veux que nous parlions, nous irons boire un verre ce soir, mais pour l'instant j'ai du travail. » Je n'écoute pas Seguchi et je m'approche de mon baka. L'autre imbécile crie après moi. « EIRI-SAN »
J'arrive à côté du chanteur de Bad Luck. « Sors d'ici, je dois lui parler ! » lui dis-je sans ménagement. Pourquoi devrais-je faire attention à la personne qui m'a accusée ? Il ne bouge pas. Depuis quand ne m'écoute-t-il pas ? Je lui crie dessus. « SORS D'ICI ! »
« Eiri-san, calme-toi ! Va t'asseoir sur le divan, il sortira par la suite. »
Je vais m'asseoir comme il me l'a demandé. Il serait capable de m'interdire d'entrée à jamais dans l'immeuble et je ne le veux pas. Le psychopathe pointe toujours son magnum sur moi. Je me demande si Tôma lui donnerait la permission de tirer sur moi. Ce dernier va dire à Shuichi qu'il peut sortir sans problème. Ce qu'il fait d'ailleurs sans me regarder. Je sais qu'il est très nerveux. Je me promets d'aller lui rendre une petite visite. Maintenant, je ne sais pas trop quoi dire, je ne peux tout de même pas lui demander l'adresse du chanteur sans qu'il me pose des questions. Je peux toujours lui demander de ses nouvelles, mais pourquoi le ferais-je ? Est-ce qu'il s'est préoccupé de moi pendant que j'étais enfermé ? Non ! Il ferme la porte de son bureau et se tourne vers moi.
« Pourquoi viens-tu ici ? » me demande-t-il en venant s'asseoir sur le divan.
« Je voulais te poser quelques questions. Premièrement, je voulais savoir, pourquoi, toi, qui ne m'a jamais laissé respirer une seconde n'es-tu pas venu me voir une seule fois pendant un an et tu apparais sans prévenir une fois que je suis de retour chez moi ? »
C'est quoi cet air ? Est-ce que je lui aurais posé une question qu'il ne comprendrait pas ?
« Eiri-san, … j'avais beaucoup de travail. Et puis, avec mon divorce, je ne crois pas que Mika aurait aimé que j'aille te voir. » me dit-il.
« Je n'en crois pas un mot. Est-ce que tu aurais perdu l'amour que tu avais pour moi ? » Détrompez-vous, je ne veux pas sortir avec lui. Une seule personne peut avoir mon cœur et vous savez de qui il s'agit.
« Eiri-san … je sais pourquoi tu es venu ici dans le fond. Tu m'as toujours évité. Les seules fois que je peux te voir, c'est en arrivant chez toi avec des gâteaux. »
« Ouais, peut-être, mais c'est terminé. Je ne veux plus personne chez moi. Même si vous m'amener une montagne de gâteaux. »
Je me lève et je sors. J'entends Tôma protester, mais je n'y porte pas attention. Maintenant, je me dirige vers les toilettes de l'étage. Si je me rappelle bien, j'avais entendu Hiro dire que Shuichi se réfugiait là quand il n'allait pas bien. J'entre dans les toilettes et entends sangloter. Parfait, je n'aurai pas à faire tous les étages pour le trouver. J'entre dans la salle des toilettes et verrouille la porte derrière moi. Je vois mon baka sortir d'une cabine et arrêter net en me voyant. Il essaye d'entrer à nouveau dans la cabine, mais je réussis à l'arrêter. Je lui colle le dos au mur. Bon Dieu qu'il est beau ! Il est encore plus beau qu'il y a un an. Je l'aime beaucoup mieux aujourd'hui avec ses cheveux noirs. Les quelques reflets bleutés lui vont à ravir. Je lui prends les poignets et les ramène au-dessus de sa tête. Merde ! J'ai tellement envie de le baiser maintenant. Pourquoi ne le pourrais-je pas ? C'est d'ailleurs mon intention.
J'approche ma tête de son cou. Je respire son parfum qui n'a d'ailleurs pas changé. Je m'attends à ce qu'il me résiste, mais il ne fait rien. Pourquoi ? Est-ce qu'il voudrait se cacher qu'il a encore des sentiments pour moi ? S'il ne résiste pas, c'est qu'il me donne en quelque sorte la permission de continuer.
« C'est bien. Je vois que tu as compris qu'il ne te servait à rien de résister. » lui murmurai-je à l'oreille. « Je veux seulement t'avertir que si tu tiens tellement à mon frère, tu es mieux de ne pas crier ou de ne pas dire qu'on s'est vu ici, est-ce que c'est compris ? »
Il fait un signe affirmatif. Parfait. Je vais pouvoir m'amuser avec lui comme je le veux. Ma langue se promène dans son cou. Je découvre à nouveau sa saveur, son goût. Hummm ! Tout en lui m'enivre.
« Bien, maintenant passons aux choses sérieuses. »
Mes lèvres capturent les siennes. Ma langue pénètre la barrière de ses lèvres. Ma langue va à la rencontre de la sienne et malgré ce que je pensais, je ne suis pas le seul à prendre part au baiser. Il va finalement s'avouer qu'il m'aime encore. Après un bref moment, mes lèvres quittent les siennes et descendent dans son cou. Je le savoure sauvagement. Je voudrais que le temps s'arrête pour que personne ne puisse venir nous déranger.
« Yuki, arrête. » me dit-il dans un murmure.
Je continue. Pourquoi arrêterais-je ? J'ai la chance de le toucher, de le dévorer. Je suçote son cou. Je veux y laisser mes marques. Dire à l'autre imbécile, qu'il m'appartient. J'essaie de descendre plus bas, quand j'aperçois un bref mouvement de ses jambes. Je réussis à les bloquer avec ma jambe en la positionnant entre les siennes et en faisant une pression sur son membre.
« Baka. » Je le regarde avec mon regard assassin. « Si tu essais quoique ce soit pour m'arrêter, c'est mon frère qui va écoper et cette fois personne ne m'arrêtera. » Je lâche ses poignets qui tombent chaque côté de son corps. Il ne bouge pas. Je crois que j'ai fait mon effet. Maintenant, s'il ne veut pas que je fasse de mal à Tatsuha, il devra faire tout ce que je lui dirai. Je me passe la langue sur mes lèvres et commence à relever son chandail. J'ai tellement le goût d'aller torturer ses petits boutons roses. Avant je veux goûter encore une fois à ses lèvres si douces et chaudes. Je sens ses mains sur mes hanches. Je sais que ce n'est pas parce qu'il aime cela, mais plutôt pour essayer de m'éloigner de lui. Je le laisse faire, je veux savoir la suite. Malheureusement, un con arrive pour nous interrompre.
« Shuichi ! Est-ce que tu es là ? Pourquoi as-tu barré la porte ? »
Ahhh ! Il n'aurait pas pu rester dans leur studio et me laisser finir en paix ? Shuichi m'éloigne de lui et part vers la porte. Je ne bouge pas. Il me regarde une dernière fois avant de franchir la porte et de bien la fermer derrière lui. Pourquoi m'a-t-il regardé de cette façon ? J'ai l'impression qu'il me regardait avec de la pitié dans le regard, de la peine et de la colère. Je ne comprends pas. Après quelques minutes, je décide de sortir. Je me dirige directement vers la sortie. Rendu dehors, je m'allume une cigarette et embarque dans mon bolide. Je reste assis quelques instants à réfléchir avant de démarrer le moteur et de retourner chez nous.
Je n'ai malheureusement pas eu l'information que je voulais, mais il y a toujours d'autres moyens de l'obtenir.
J'arrive chez moi et qui se trouve à ma porte ? Mika. Dommage pour elle, il lui était impossible d'entrée dans l'appartement puisque j'ai fait changer les serrures. Je ne vous l'avais pas dit ? Peu importe ! J'entre et malheureusement, je n'ai pas le temps de fermer derrière moi avant que ma peste de sœur entre.
«Eiri, pourquoi as-tu fait changer tes serrures ? » me demande-t-elle.
Est-elle devenu sotte ou quoi ? Il ne lui est pas passé par la tête que je voulais peut-être avoir la paix ? J'ai besoin de tranquillité et de calme pour trouver un moyen de reconquérir la personne que j'aime.
« Pour avoir la paix et pour ne pas avoir de visiteurs importuns. » lui dis-je en me dirigeant vers mon bureau. Elle ne répond pas à ma provocation. D'ailleurs, est-ce que s'en était vraiment une ? Elle me suit.
« Eiri, où est-ce que tu étais ce matin ? »
Non, mais, est-ce qu'elle veut mon emploi du temps à la minute près. Je suis en liberté et je compte bien en profiter. Je n'ai pas à justifier mes sorties.
« Quelque part. » lui répondis-je. Elle n'a pas à savoir que j'ai été voir Tôma … ou plutôt Shuichi.
« Tôma m'a appelé pour me dire que tu étais passé chez NG Production. Est-ce vrai ? »
« Oui, et … Qu'est-ce que cela peut bien te faire ? Tu n'es plus avec Tôma de toute manière ! »
« Eiri, nous savons très bien, lui et moi que ce n'est pas pour aller le voir lui que tu t'es rendu là, mais pour voir une autre personne que tu n'as pas le droit d'approcher. Est-ce que tu l'as vu ? »
« Non. »
« Tu en es sûr ? »
« Oui. »
Est-ce qu'elle va continuer longtemps son interrogatoire ? J'en ai marre. Ils n'ont pas à savoir que je l'ai vu et ne le sauront jamais. À moins que mon baka décide de parler et qu'il ne tienne pas tant que ça à mon frère.
Je ne l'écoute plus. J'ouvre mon ordinateur et vais chercher mon document pour continuer mon roman. Elle restera à l'entrée du bureau à parler et finira par partir. Enfin, j'ai la paix !
XoXoXoXo
POV Tatsuha
Pendant que Shuichi est au studio, je ne sais pas trop quoi faire. Avant j'allais souvent me promener en moto et parfois je me rendais chez le paternel pour profiter du calme de la campagne, mais maintenant, je n'ose plus trop sortir. J'ai pensé à me trouver un travail qui pourrait m'occuper pendant le jour, mais depuis que mon frère est sorti de taule, je ne suis plus sûr de vouloir le faire.
Pendant toute la matinée, j'ai réfléchi et finalement j'ai décidé d'essayer de me trouver quelque chose. De cette façon, je pourrai me changer les idées et arrêter de me morfondre. Donc, je vais sur l'Internet pour regarder les emplois disponibles. Garagiste, Pompiste … trop manuel et salissant. Cuisinier, serveur … mmmm… cela pourrait être intéressant. Caissier, vendeur … pas mal aussi. Je décide donc d'aller mener mon curriculum vitae dans différente place. Je ne sais pas ce que Shu-chan va en penser, mais je ne passerai pas ma vie enfermée dans la maison autant retourner chez mon père et devenir moine. Ce que je ne veux réellement pas faire.
Sur l'heure du midi, je décide de me rendre chez NG Production pour aller dire un salut à mon amour et peut-être s'il a le temps manger avec lui. Je vais lui parler de ma décision de vouloir travailler à ce moment là.
J'entre dans l'immeuble, je salue la réceptionniste et je monte directement au studio. Je cogne avant d'entrée dans le studio. Shuichi est en train de chanter. J'ai toujours aimé l'entendre chanter. Les autres sont assis et l'écoute. Je crois qu'ils sont en train d'enregistrer. Je vais m'asseoir au côté d'Hiro. Il me salue. Shuichi termine de chanter et sort de la boîte d'enregistrement.
« C'était parfait Shu. Nous n'aurons pas besoin de recommencer. » lui dit Hiro. Je ne bouge pas.
Je remarque que mon cœur n'a pas l'air d'être en très grande forme. Je me lève et m'approche de lui. Je vois ses yeux qui sont un peu gonflés et rouges.
« Shu-chan, est-ce que ça va ? » lui demandai-je.
Il sursaute légèrement et se tourne vers moi. Il me saute dans les bras, je tombe presque à la renverse. Ses lèvres capturent les miennes et nous nous embrassons. Je me demande bien ce qu'il a pour agir de cette façon devant les autres. Hiro semble savoir ce qui se passe. Enfin, il rompt le baiser.
« Qu'est-ce qu'il y a Shu-chan ? » lui demandai-je en espérant avoir une réponse cette fois-ci.
« Rien, tout va bien. » me répond-il. Je n'en suis pas si sûr.
« Est-ce que tu voulais manger avec moi. Les autres peuvent également se joindre à nous. »
« Oui, je veux manger avec toi, mais je voudrais être seul avec toi. » Il se tourne vers les autres. Hiro lui répond que c'est correct, qu'il avertira K qu'il est parti dîner et que c'est ce que Fujisaki et lui vont sûrement faire également.
Je suis Shuichi qui me mène sur le toit de l'immeuble après avoir acheter notre dîner. Il s'assoit et commence à manger, tout ça sans dire un mot. Je voudrais savoir ce qui se passe, mais je sais par expérience depuis un an que je ne dois pas forcer la note. S'il veut me le dire, c'est lui qui va choisir. Je m'installe à côté de lui et j'attends. Je n'ai plus vraiment faim. Le stress s'est emparé de mon corps. Le fait de savoir que Shu ne va pas très bien et qu'il ne veut pas me le dire et aussi le fait que je dois lui annoncer que j'ai été mener mon curriculum vitae à plusieurs endroits, me donne des papillons dans l'estomac. Ils sont tellement nombreux que j'en ai réellement mal. C'est insupportable.
« Tu ne manges pas ? » me demande Shuichi.
« Je n'ai pas très faim en réalité. Je voulais surtout être avec toi. » Je sais que je lui mens, mais je ne sais pas quoi faire. Je n'aime pas quand il est dans cet état. « Euh ... Shu-chan, j'ai quelque chose à te dire. Je ne voudrais pas que tu te fâches. »
« C'est quoi ? » me demande-t-il. Je ne suis vraiment pas certain de sa réaction.
« Je veux me trouver un emploi. » Il tourne vivement la tête vers moi. « Comprends-moi, je ne peux pas rester toutes mes journées dans la maison sans rien faire. Je dois bouger, m'occuper. »
« Pourquoi ne prendrais-tu pas un cours ? Tu sais que je peux très bien subvenir à nos besoins, Tatsuha. »
Il est sérieux là ? Il veut que je prenne un cours pour m'occuper au lieu de travailler. Il n'en est pas question ! Je sais que nous pouvons très bien vivre tous les deux sur les recettes qu'il fait, mais je ne veux pas être dépendant de lui toute ma vie, non plus !
« Shu-chan, essaye de me comprendre. Je veux simplement travailler pour m'occuper et gagner de l'argent par mes propres moyens. Je ne veux pas être dépendant de toi. »
« Dis dont que tu ne veux plus vivre avec moi ! » me lance-t-il.
Mais que se passe-t-il avec lui ? Pourquoi réagit-il de cette façon ? Pourquoi est-il distant depuis que nous sommes sur le toit ? Je caresse sa joue et m'approche pour l'embrasser, mais il me repousse vigoureusement. Je le regarde étonner.
« Laisse-moi tranquille. C'était une erreur de venir ici. Je veux être seul. Fait ce que tu veux pour tes projets d'avoir un emploi. On se voit ce soir. »
Il s'éloigne plus loin sur le toit. Je voudrais le rattraper et l'inciter à parler, mais je sais que je ne ferais qu'aggraver les choses. Donc, je retourne à la maison.
Je m'assois sur le divan. J'aimerais bien savoir ce qu'il a. Est-ce que cela a rapport avec Eiri ou peut-être Tôma ? Je ne sais plus trop quoi penser. Peut-être n'allait-il tout simplement pas bien ? Je savais qu'il aurait dû rester à la maison aujourd'hui ! Je peux comprendre qu'il ait voulu se changer les idées et c'est vrai que la musique peut aider. J'ai un gros pressentiment qu'il a vu Seguchi et qu'il s'est fait parler. Je me demande comment il sera ce soir. Je vais lui préparer un bon petit souper. Je vais essayer de détendre l'atmosphère, peut-être que cela lui fera du bien.
Je viens de terminer le souper. Tout est prêt, il ne manque qu'une personne que j'attends avec impatience. Je vais m'asseoir dans le salon en espérant qu'elle arrive bientôt. Je vais attendre près d'une heure avant d'entendre la porte d'entrée s'ouvrir. Je vais l'accueillir.
« Bonjour toi ! » lui dis-je en m'approchant pour l'embrasser, mais il me repousse légèrement et va directement dans les toilettes. Je ne sais pas comment interpréter cela.
Il ressort de la salle de bain quelques minutes après. Je suis retourné m'asseoir sur le divan. Je n'ai plus le goût de souper. Le fait qu'il ne m'adresse pas la parole et qu'il m'ait ignoré m'a énervé. Pourquoi agit-il de cette façon ?
« Tat-chan, je voulais m'excuser. Je ne voulais pas réagir de cette façon, mais j'avais vraiment envie. »
« Et un baiser, c'est trop pour que tu attendes un peu ? » Je suis vraiment indigné qu'il me dise cela.
Il me regarde et s'en va dans la chambre. Mais, qu'est-ce qu'il lui prend ? Je lui posais seulement une question ! Il me rejette ce midi et maintenant qu'il est revenu à la maison, il s'enferme dans la chambre. Je ne suis plus capable d'endurer cette atmosphère ! J'en ai assez ! Je vais dans la cuisine et je commence à ranger la table. Je n'ai vraiment plus faim et s'il s'avère qu'il veut manger et bien il s'en fera.
« Qu'est-ce que tu fais ? » Je me tourne et vois Shuichi dans l'entrée de la cuisine. Je ne sais pas trop quoi répondre.
« Ben, ça se voit, je range ! »
« Pourquoi ranges-tu ? Nous n'avons pas encore souper.»
« Si tu as faim, tu as juste à t'en faire ! Moi, je n'ai plus faim ! » Je laisse tout en plan et je sors de la cuisine, du moins j'essaie.
Il me retient et s'approche de moi. J'essaie de le repousser, mais il me tient bien serré. Ses lèvres viennent à la rencontre des miennes. Je sens qu'elles sont salées. Je peux en déduire qu'il a pleuré, mais pourquoi ? J'aimerais tellement qu'il me parle. Qu'il me dise pourquoi il me rejette depuis ce midi. Est-ce que ce serait le trahir que d'appeler Hiro pour lui demander ? Je crois que oui. Je ne sais plus quoi penser. Il rompt le baiser et me regarde.
« Tat-chan, je vais te demander de ne pas me poser de questions. Je sais que tu t'inquiètes pour moi, que tu ne comprends pas mon comportement présentement, mais je ne peux pas te répondre. Ce n'est pas par rapport à nous deux. Je t'aime énormément et je ne veux pas te quitter loin de là, mais je ne veux plus que tu souffres. »
Il ne me laisse pas le temps de répondre et il m'emmène dans la chambre. Une fois dans celle-ci, il se tourne à nouveau vers moi et commence à défaire ma chemise. Je veux protester, mais il m'arrête en me mettant un doigt sur la bouche.
« Laisse-moi faire, j'en ai vraiment besoin. » me dit-il. Comme si j'allais croire qu'il veut le faire avec moi parce qu'il m'aime ! Présentement je ne peux pas le croire.
« Shuichi, je ne suis pas sûr que je veux te laisser faire. Je n'ai pas l'impression que tu le fais parce que tu en as vraiment envie. Qu'est-ce qui est arrivé au studio ? Pourquoi refuses-tu de me le dire ? Tu ne peux pas me laisser dans l'ignorance, Shuichi ! »
Je me décolle de lui. Je ne peux pas le laisser faire. Je ne peux pas coucher avec lui seulement parce qu'il me le demande. Je sais très bien qu'il n'est pas comme à l'habitude. J'ai l'impression qu'il essaye de se prouver quelque chose.
« Shu-chan, c'est pas que je ne veux pas, mais je sens que tu ne le fais pas par amour pour moi. Tu peux me parler, je suis prêt à t'écouter, même si je peux ne pas aimer ce que je vais entendre. »
Il baisse la tête. « Je ne peux pas. Gomen, Tat-chan. » Il s'assoit sur le lit. Je ne peux pas croire qu'il se ferme à moi. Je lui ai fait confiance pendant un an et maintenant il n'est même pas capable de se confier à moi. Je sais très bien que c'est à cause de mon frère. S'il ne m'avait pas trouvé où tout simplement si Eiri avait été un tant soit peu gentil avec lui, il ne serait pas avec moi aujourd'hui. Je le regarde à nouveau, il est couché la tête enfouit dans son oreiller.
« Shuichi. » Je m'assois sur le bord du lit. « Je vais te poser seulement une question et je veux avoir une réponse franche. Je ne me fâcherai pas. Est-ce que c'est à cause de mon frère ? »
Il ne bouge pas. Il ne répond pas. Je reste assis et je vais rester là jusqu'à ce qu'il décide de me répondre même si je dois attendre toute la nuit. Il finit par se tourner vers moi. Il a les yeux rougis par les larmes. « Si je te réponds oui. » Mon cœur s'arrête. Il l'a revu. Je lui ai dit que j'acceptais sa réponse. Je ferme les yeux un bref instant. C'est difficile d'accepter que mon frère le mette encore dans cet état. D'accord, il est peut-être seulement dans cet état parce qu'il est à nouveau libre, mais il n'était pas comme ça quand il est parti ce matin. Il a forcément rencontré Eiri pour être dans cet état.
« Est-ce que tu l'as revu ? » Il me regarde, mais ne me répond pas. Je voudrais lui poser d'autres questions, mais je lui ai dit que je ne lui en poserais qu'une seule. Je m'approche près de lui sur le lit. Je dois absolument lui prouver qu'il est mieux avec moi qu'avec le diable incarné par mon frère.
Ma langue vient goûter à son lobe d'oreille. Je sens un léger frisson de sa part. Elle trace une ligne jusqu'à sa joue et vient rencontrer ses lèvres. Je sens qu'il se tourne sur le dos. J'en profite pour capturer ses lèvres. En même temps, je me positionne à cheval sur lui. Ma langue entreprend de traverser la barrière de ses lèvres et aller retrouver son homologue. Pendant que nos langues s'amusent entre elles, je sens les mains de Shuichi se frayer un chemin entre nos corps pour aller déboutonner ma chemise et ensuite me l'enlever. Après, elle descend vers mon pantalon. Je l'arrête. Je romps le baiser et lui sourit. Sans rien dire, je descends dans son cou. J'ai le goût de prendre possession de son corps en entier. Je sais aussi que je dois faire attention aux gestes que je fais, je ne peux pas lui retenir les poignets ou l'empêcher d'agir. Les fois où cela m'est arrivé de le faire, il figeait ou se mettait à trembler. Je peux le comprendre. Mais après un an, je commence à croire qu'il le fait un peu exprès. J'ai réussi à passer par-dessus et il peut très bien me le faire.
Après avoir goûter son cou et y avoir laisser ma marque en trois endroits, je descends sur son torse nu. Ses petits boutons roses sont bien dressés preuve que je lui fais de l'effet. Je vais aller les suçoter et les mordiller. Pendant ce temps, ses mains se baladent dans mon dos. Ma langue continue son chemin jusqu'à son nombril. Je le lèche, le mordille un peu. J'aime beaucoup jouer avec son piercing. Il m'a souvent reproché de trop jouer avec, mais je ne peux pas m'en empêcher. Eh oui, mon cœur s'est fait percer le nombril il y a au moins quatre mois. Donc, ma langue s'amuse présentement avec une petite note de musique rose.
« Tat-chan, arrête de jouer avec. Je n'aiiiiii …. Pas le goût de faiiiiiire de l'infection. »
« Non, tu ne veux pas faire de l'infection, mais avoue que t'aime quand je joue avec. » lui dis-je avant de remonter capturer sa bouche. Ses mains deviennent de plus en plus baladeuses sur mes hanches et discrètement, elles essayent de se faufiler vers le bouton de mon pantalon, je les laisse faire. Pendant qu'elles s'affairent à m'enlever mon pantalon, je suçote à nouveau son cou, son oreille. « Je t'aime Shu-chan. » lui murmurai-je en même temps qu'une de mes mains s'aventure sur son intimité.
Il arque son dos. Je l'aide à enlever mon pantalon que je balance à l'autre bout de la pièce. Nous sommes tous les deux en boxer. Ma langue sillonne au travers de son torse, son ventre, elle fait un arrêt au piercing et continue son chemin pour arriver à la limite du sous-vêtement. Comme il ne proteste pas, je prends l'initiative de descendre sa culotte et ma langue continue jusqu'à son membre. Je l'entends gémir ce qui m'encourage à continuer.
Elle longe son membre jusqu'à son extrémité. Ses mains sont présentement dans mes cheveux et poussent sur ma tête. Je sais ce qu'il veut quand il fait cela, mais je ne veux pas lui donner satisfaction tout de suite. Ma langue délaisse son pénis pour descendre lécher sa cuisse. Sa respiration commence à être saccadée. Elle remonte vers son intimité que je vais titiller pour l'exciter encore plus.
« J'en peux plus Tat-chan. Prends-moi. »
Je souris. Je l'ai tout à moi. Je sais qu'il ne pense pas à autre chose. Du moins, je l'espère. J'enlève vite fait mon boxer et je viens coller mon corps entièrement nu au sien. Nos deux érections se frottent nous donnant des frissons de plaisir. Ma bouche s'approche de son oreille.
« Tu veux que je te prenne ? » Je le vois qui fait un signe affirmatif de la tête en ayant les yeux fermés. « Comment ? » lui demandai-je.
« Prends-moi comme tu veux. » dit-il dans un souffle à peine audible.
Je fais un petit sourire en coin et descend tout en restant collé à lui. Ma bouche fait un petit arrêt encore une fois au piercing, mais continue son chemin vers sa verge que je prends en bouche. Un gémissement se fait entendre ce qui m'encourage à continuer. Je commence un très léger mouvement de va et viens. Très lentement, je veux le frustrer un peu. Cela fait presque une semaine que j'attends. Peu à peu, j'accélère le rythme. Quand je sens son membre gonflé, j'arrête tout. J'entends un gémissement de frustration.
« Je ne te permettrai pas de venir avant moi. » lui dis-je avant de me diriger vers son intimité. Ma langue le titille pour le préparer tranquillement.
Après quelques coups de langue, je me relève à genoux dans le lit. Je regarde Shuichi qui me regarde aussi. Je porte mes doigts à ma bouche et je les suce devant un Shu-chan désireux de le faire. Après les avoir bien humidifiés, j'en introduis un dans son intimité et commence de lents va et viens. Je fais de petits ronds avec mon doigt, avant d'en introduire un deuxième et commencer des mouvements de ciseaux. La respiration de Shuichi s'accélère et maintenant que je le sens prêt, je me prépare à le pénétrer.
Avant, je vais l'embrasser. Je goûte ses lèvres de ma langue. Elle dessine le contour de ses lèvres si sensuelles, si douces. Ensuite, je reviens le pénétrer. Je commence par de lents mouvements de bassin. Doucement, j'augmente le rythme. En même temps, je m'amuse avec ses tétons dressés de plaisir en les mordillant et en enroulant ma langue autour. J'augmente encore mon rythme. Ma respiration s'accélère. Bien vite s'ancre mes yeux dans ceux de mon amour et dans un dernier effort je viens en lui et je sens qu'il fait de même sur mon ventre. Je viens l'embrasser une dernière fois. Cette fois, ma langue passe ses lèvres pour aller trouver la sienne et danser une valse sans fin.
Je me laisse tomber à ses côtés et finit par m'endormir dans ses bras, la tête accotée sur son torse.
