Salut !

Je vais profiter de quelques lignes pour répondre aux reviews que l'on m'a laissées après avoir publié le 1er chapitre, et aussi pour vous en remercier !

Asmodya et Ayu: merci de trouver ce début intéressant, j'espère ne pas vous décevoir pour la suite.

Love FMA : oui, je compte bien mettre la suite, la preuve ! lol ! La romance va arriver progressivement, même si c'est pas encore tout de suite.

Voilà. N'hésitez pas pour reviewer, je me ferai une joie de vous répondre, même si c'est pour dire que ça ne vous plait pas...

Bonne lecture !


Et Blade avait cherché…et trouvé. Assez rapidement de plus. Comme Orlando avait indiqué dans ses passions littérature, cinéma et voyages, et qu'il maîtrisait plutôt bien les deux derniers sujets, il avait vite orienté ses recherches sur la littérature. Il avait tapé sur son moteur de recherche « Orlando » et « livre » et était tombé sur un ouvrage de Virginia Woolf portant ce titre. Ce n'est qu'à la lecture du résumé qu'il se souvint qu'il existait une adaptation cinématographique de l'œuvre, bien qu'il ne l'ai jamais vu. Très fier de lui, il avait immédiatement donné sa réponse, mais de toute évidence son correspondant n'était plus devant son écran. Déçu, il s'était à son tour déconnecté, sans se douter un instant que Mcgee s'était juste mis hors ligne. Il voulait que ce soit Tony qui lui court après, pas l'inverse. Ce n'est que par ce biais qu'il était persuadé de détenir sa revanche. Vu de l'extérieur, il savait pertinemment que ce qu'il faisait était plutôt cruel - il en avait lui-même fait l'expérience, mais il n'avait jamais avoué à quiconque que cette fausse identité qu'avait prise son ami l'avait totalement séduit. Quand Ziva lui avait révélé la supercherie, il avait feint l'indifférence, mais au fond de lui, il avait été profondément blessé. Finalement, il avait décidé de mettre toute cette histoire de côté et de ne pas en vouloir à l'italien, surtout que leurs relations avaient beaucoup évoluées pendant l'exil de Ziva et en allant la chercher en Somalie. Cependant, lorsqu'il avait su que Tony fréquentait lui aussi un site de rencontres, une certaine amertume s'était emparée de lui et il n'avait pu s'empêcher de vouloir lui rendre la pareille .

C'est pourquoi il ne lui répondit que le soir suivant. Pour toute réponse, Tony découvrit sur son écran un simple « Bien joué, tu ferais sûrement un bon détective ! », ce qui l'avait franchement bien fait rire. D'un autre côté, ce manque d'intérêt pour sa personne le faisait enrager intérieurement. Il n'avait pas été habitué jusqu'à présent à aussi peu d'échanges. Chaque personne avec qui il avait discuté l'avait soit assommé de questions, soit abreuvé jusqu'à plus soif d'informations personnelles en tout genre. Dina y comprit. Il sentait son correspondant différent, imprégné de mystère et de retenue. Et cela lui plaisait. Beaucoup. Il fallait qu'il attire son attention réellement, qu'il se l'accapare…Découvrir ses secrets afin de pouvoir épancher librement son envie de se dévoiler.

« N'est-ce pas ? J'aurai vraiment dû faire carrière dans les forces de l'ordre alors… ! Tu sais, je te trouve plutôt différent des personnes que l'on rencontre habituellement sur ce genre de site. Je veux dire… En général, on me sature d'infos en tout genre sur l'ex de la belle-sœur de sa mère, ou alors on me demande des infos sur l'ex de la belle-sœur de ma mère )

- De quoi veux-tu que l'on parle alors ? Une fenêtre de discussion s'ouvrit dans l'angle de l'écran quelques minutes seulement après qu'il ait posté son message.

- Je ne sais pas trop… Tu peux peut être me parler de ton livre. Pas que celà intéressait vraiment l'italien, mais tant qu'à amorcer une discussion...

- Orlando ?... Difficile à raconter…Tu as dû en lire un résumé en faisant tes recherches, et pour le reste, il faut véritablement le lire pour s'en faire une opinion réelle.

- Faudra que je loue l'adaptation en film alors…

- ...

- Tu sais que tu ne m'aides pas beaucoup, là… J'en viendrais presque à me dire que ça te gonfle de discuter avec moi… : (

- Détrompe-toi, je te trouve sympa et tu as de l'humour. Ca me plait. Je ne suis juste pas un habitué de ces sites de rencontres.

- Timide ?

- Non…désœuvré lol !

- Moi aussi. Encore un point commun… D'accord. Je fais la discussion. Tu bosses dans quoi ?

- Une boîte d'informatique.

- Eurkkk…Un informaticien boutonneux !

- …

- Le prend pas mal, j'ai un collègue qui est un vrai geek, genre jeux vidéos et oreilles d'elfe. C'est un très bon ami.

- Vraiment ? Un très bon ami ?

- Pas dans ce sens-là !

Tim riait tout seul dans son appartement, il était rare qu'il puisse embêter Tony de la sorte, surtout après avoir constaté de quelle manière il parlait de lui derrière son dos. Sans s'en rendre vraiment compte, ils poursuivirent leur conversation plus d'une heure, et Mcgee constata que son collègue restait très évasif sur sa vie personnelle. Lorsqu'il lui avait à son tour demandé sa profession par exemple, Blade avait innocemment répondu « punching-ball de mon boss. Il adore me frapper derrière la tête pour un rien ». La discussion n'était pas très élevée, ni même très personnelle, mais quiconque aurait alors lu leurs écrits en aurait conclu qu'Orlando et Blade s'appréciaient.

...

Le lendemain matin fut dur pour les deux hommes. Ils n'avaient pas assez dormi et cela se reflétait sur leurs visages respectifs.

- Il fallait le dire que vous sortiez hier soir, j'aurai pu vous accompagner. Parce que deux hommes, seuls, ensemble…Commença Ziva pour les taquiner, les voyant tous les deux le nez dans leur café.

- Je suis pas sorti, Ziva…En tout cas pas avec lui.

Cette réflexion eu pour effet de sortir Mcgee de sa torpeur. Qu'allait-il donc bien pouvoir inventer pour sauver la face ?

- Vraiment ? Et avec qui étais-tu alors ? Continua la belle brune.

- Une femme merveilleuse, une informaticienne McGuignol. Je suis sûr qu'elle te plairait.

- Une de tes fameuses 150 groupies, je suppose ?

- Tout à fait, ma chère. Et doté d'un humour incroyable. Très cultivée aussi, nous avons eu une fascinante discussion sur un roman, « Orlando », de Virgile…Virginie

- Virginia Woolf, termina machinalement Mcgee.

Les deux autres le regardèrent interloqués, et le jeune homme rougit d'avoir pu être aussi distrait. Il fallait vraiment qu'il fasse attention s'il ne voulait pas tout faire capoter.

- C'est un roman connu, déclara t-il finalement d'un ton qu'il espérait affirmé et convaincant.

- Oui, bref…

Et il repartit dans sa discussion avec Ziva, sans se soucier le moins du monde des états d'âme du plus jeune. Ziva, quant à elle, avait bien vu que la réaction de Mcgee n'était pas totalement claire, mais Tony s'était si rapidement remis à déblatérer qu'en un instant elle n'y songeait déjà plus.