Salut ! Allez je ne vous fais pas languir plus, voici le nouveau chapitre ! Tout d'abord, pour rester dans le classique, merci pour les reviews et les mises en alerte, ça fait vraiment plaisir !

Pour Ayu : mais non, tu ne chipotes pas (pas trop lol !), en fait, je l'avais vu en me relisant le lendemain matin, mais comme j'allais partir au boulot, pas trop eu le temps de faire la modif... Mais ça y est, c'est fait !

Pour Nefe : malgré tout ce que je leur fais subir, je les aime bien ces deux persos (surtout l'un d'entre eux lol !), donc je ne vais pas être trop méchante à la fin...

Par contre, j'ai toujours ce reproche comme quoi mes paragraphes sont trop longs...Je pensais pourtant avoir fait le nécesaire...Est-ce que c'est vraiment choquant ?

Pour continuer, je ne suis pas fan de ce chapitre, je trouve que j'aurai pu faire mieux...Mais j'ai pas réussi...Soit je répète toujours les mêmes choses, ce qui pourrait devenir lassant, soit je risque de perdre en cohérence. Sinon, petite intervention de Ziva pour ceux qui aime ce perso. D'ailleurs en parlant de Ziva, j'ai en préparation une fic centrée sur elle et Mcgee dans mes tiroirs. J'avais déjà tenté le pairing et je m'étais bien amusée à écrire sur eux. J'ai donc voulu retenter l'expérience... Je publierais prochainement, dès que j'aurai finalisé le 1er chapitre (c'est celui qui me pose le plus de problème, allez comprendre...)

Bref, je vous laisse lire, parce que c'est un peu (beaucoup) pour ça que vous êtes là !

Bonne lecture !


Tim avait tout essayé. Par mail tout d'abord, multipliant les messages, les demandes de discussions, tous ignorés. Puis, il avait essayé de le prendre à parti entre deux enquêtes, mais Tony le snobait complètement, sans que Ziva ou Abby ne puisse expliquer à Gibbs ce qui se passait entre ses deux agents masculins. Mais si Tim n'avait en théorie plus le droit de lui parler, Tony, lui, ne se gênait pas pour se montrer infecte avec lui. Dès que Mcgee ouvrait la bouche ou esquissait le moindre geste, que ce soit pour une enquête ou en dehors, Tony n'était que mesquineries, sarcasmes et propos acerbes. Et cela fatiguait de plus en plus Gibbs qui voyait immanquablement la douleur et la culpabilité se peindre sur les traits du plus jeune, et la colère remplir le regard de l'italien.

- Tous les deux, dans mon bureau, grinça t-il soudain, après une énième prise de bec, où Tony se montrait odieux et Mcgee acceptait silencieusement la sentence.

Les trois agents se dirigèrent vers l'ascenseur sous le regard curieux de Ziva. Que n'aurait-elle donné pour être transformée en une petite souris et découvrir se qui se tramait entre ses deux collègues. Les deux plus jeunes pénétrèrent dans la cabine, devançant leur supérieur qui les laissa faire, sans les suivre pour autant.

- Vous avez intérêt à stopper cette fichue machine et à régler votre problème tous les deux, sinon je peux vous certifier que je vais découvrir ce qui vous arrive et régler le problème à ma façon ! Et je suis persuadé que vous en arriveriez très vite à le regretter !

Sur ces mots, Gibbs reprit le chemin de son bureau, laissant les deux agents derrière les portes qui se refermaient. Dès que l'ascenseur reprit sa course, Tim s'avança vers l'interrupteur et l'actionna. La lumière bascula.

- Comme c'est mignon, railla Tony, un gentil chien-chien qui obéit parfaitement aux ordres de son maître !

- Ca suffit, Tony ! Explosa soudainement Tim, le regard vissé dans celui tout aussi furieux de Dinozzo. Jusqu'à quand vas-tu me faire payer ce que je t'ai fait ? Pour une fois que je me venge de tout ce que tu me fais subir…

- Pour une fois ? Rappelle-moi toutes les fois où tu as piraté mon ordi juste pour me rendre la pareille ? Moi je ne t'ai jamais fait de coup aussi bas ! Je n'ai jamais menti sur ce que j'étais !

- Faux ! Tu nous mens en permanence sur ce que tu es réellement. Qui est vraiment Dinozzo ? Tony le séducteur ou Blade ?

- Ca ne regarde que moi ! Hurla t-il enfin. Tout le monde se fout royalement de ce que je peux être intérieurement, sinon, ça fait longtemps que vous l'auriez vu ! Mais ça y est, tu es content de toi. Le mystère Dinozzo est révélé ! Il marche à voile et à vapeur ! T'as bien du te foutre de moi quand tu l'as découvert ! Ca t'a fait quoi de me faire autant de mal, hein ? Parce que je me suis peut être moqué de toi une ou deux fois, mais ce que tu as fait là… Je ne t'ai jamais fait souffrir intentionnellement, Tim !

- Vraiment ? D'où crois-tu que me vient cette idée de me faire passer pour quelqu'un d'autre ? De qui ai-je appris ce genre de conneries, dis-moi ? Qui à part toi Dinozzo ? N'as-tu jamais utilisé ce genre de pratique sur moi ?

- Ce n'était qu'une « fille » sur Internet ! Répliqua t-il, voyant parfaitement à laquelle de ses "blagues" il faisait allusion. Tu peux en trouver partout des filles biens, je suis sûr que y'en a plein la toile… Mais rencontrer un mec bien quand on est soi-même un mec…Il stoppa net son discours, réalisant qu'il ne voulait pas s'étendre plus sur ce sujet, surtout avec Mcgee. Et puis, venant de moi, ça n'a rien de surprenant ! Chercha t-il à se justifier finalement, histoire de réorienter la discussion sur la dispute qu'ils avaient jusqu'alors.

- Alors que de moi, le gentil chien-chien, c'était imprévisible ? Toi aussi, tu te fous royalement de ce que les autres peuvent être, de celui que je suis réellement. Je ressemble plus à Orlando que ce que tu ne veux bien le penser ! Trancha t-il finalement, avant de remettre le courant et de relancer l'ascenseur.

Les deux agents sortirent l'un après l'autre de la cabine, sans se regarder, sans s'être réconciliés, chacun centrés sur ces propres douleurs, sans avoir vraiment voulu entendre ce que l'autre disait. Parce qu'il était totalement inconcevable, pour l'un comme pour l'autre, que son collègue ait souffert autant que ce qu'il souffrait actuellement.

...

La tension avait été palpable toute la fin de journée et Ziva, pas plus que Gibbs, ne comprenait quel était le problème des deux hommes. La seule différence notoire était que les deux agents ne s'adressaient désormais plus du tout la parole, évitant même de se croiser ou de se regarder. Sachant pertinemment que Tony ne se laisserait pas approcher dans un tel état de faiblesse, c'est devant la porte de l'appartement de Tim qu'elle attendait après avoir toqué deux petits coups contre le bois.

- Ziva ?

- Salut Tim.

- Entre, je t'en prie.

Le jeune homme avait l'air gêné, ayant parfaitement compris la raison de la venue de sa collègue. Elle décida donc de ne pas prendre de gant et d'aller droit au but.

- Qu'est-ce qu'il se passe avec Tony ?

- Si je te réponds « rien », tu me crois et tu t'en vas sans chercher plus loin ?

- Si toi aussi tu te mets au sarcasme, on ne va pas y arriver. Y a déjà bien assez avec Dinozzo sans que tu t'y mettes aussi !

- Sincèrement Ziva, je n'ai pas envie d'en parler.

- Il va pourtant falloir que l'un de vous deux se décide à le faire. Puisque tu ne veux rien me dire, je vais aller voir Tony. Je suis sûr qu'il voudra bien me dire ce que tu lui as fait !

- Pourquoi ce serait moi…

Il s'interrompit en voyant le regard de la jeune femme. Elle savait, pas besoin de le nier. Pour une fois, c'était lui le fautif. Et comme d'habitude, c'était lui qui avait tout fait foirer… De toute manière, il était incapable de résister à un interrogatoire de Ziva.

- Si je te le dis, tu me jures de ne pas me juger. Et de ne rien, surtout rien, répéter. A personne. Pas même à Gibbs ou Abby. Elle acquiesça. Ok. Tu te souviens du jour où Tony nous a parlé de son site de rencontre…

Et il avait tout dit, tout expliqué. Pourquoi il avait commencé, pourquoi il avait continué. Les sentiments qui étaient nés en lui et en Tony visiblement. Leur rencontre enfin dans ce café-librairie qu'il n'avait cessé de fréquenter depuis. Pendant plus d'un quart d'heure, il avait parlé de Blade et d'Orlando, de Tony et de lui. De ce qu'il avait découvert sur lui-même. De ses regrets aussi. De son incapacité à ordonner sa pensée et à s'expliquer la seule fois - cette après-midi même - où l'occasion s'était présentée de le faire.

- Tu sais, déclara finalement Ziva. Je ne cautionne pas ce que tu as fait, mais d'un autre côté, Tony l'a bien cherché depuis toutes ces années, à ne jamais prendre en compte les sentiments des autres avant de faire ses bêtises. Ecoute… Vous souffrez tous les deux de cette situation, c'est visible. Mais ça ne peut pas durer. Etes-vous seulement capable de vous faire encore confiance ? Je veux dire, dans notre boulot, c'est primordial.

- J'ai toujours eu confiance en lui, Ziva. Ce n'est pas ça qui va changer quelque chose pour moi. Je lui confierais ma vie sans hésiter.

- Mais lui ?

Le silence se fit dans la pièce. Tous deux pensaient la même chose. Il n'avait plus la confiance de Tony ni même son amitié, de là à savoir s'il saurait en faire abstraction dans le travail... Cela risquait de mettre en péril toute intervention sur le terrain. Finalement, Ziva se leva du canapé où ils s'étaient installés pour discuter, posa une main réconfortante sur l'épaule du jeune homme et se dirigea vers la porte d'entrée.

- Tu dois trouver une solution, Tim. Soit pour vous réconcilier, ce que je souhaite au plus haut point, soit pour que ce malaise s'efface avant que l'un d'entre nous ne se fasse tuer.

- ...

- Et puis, d'un autre côté, aurais-tu compris qui était vraiment Tony si tu n'avais pas entrepris cette aventure ? Te serais-tu rendu compte un jour que tu pouvais juste…l'aimer ?

Il la regarda partir et s'enfonça un peu plus dans son canapé. Se réconcilier… Plus facile à dire qu'à faire. Tout effacer était impensable. Quand à démissionner, c'était la seule autre solution qu'il entrevoyait et elle ne l'enchantait absolument pas.


Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plu malgré que je ne le trouve pas sensass... A très vite pour la suite !