Salut ! Nous voici à l'avant-dernier chapitre de cette histoire, la confrontation tant attendue ! J'espère qu'il vous plaira parce que j'ai eu un peu de mal à en être satisfaite, donc je l'ai repris plusieurs fois afin de réussir en en faire ce que je voulais. Merci encore pour toutes vos reviews, elles m'ont portées et forcées à me dépasser afin de rechercher à atteindre le meilleur de ce que je pouvais faire.
Je vous laisse en compagnie de nos deux amis. Bonne lecture !
Tony surfait sans grande conviction sur Internet ce soir-là, plus par habitude que pour chercher véritablement quelque chose. Sur le bureau, posée juste à côté du clavier, une bouteille de Chianti au deux tiers entamée attendait que le propriétaire des lieux ne se décide à se resservir. Dépourvu d'idée quand au déroulement de sa soirée, Tony se décida finalement à donner des nouvelles à Dina qui le harcelait de messages depuis plus d'une semaine. Il venait à peine de se connecter qu'il vit une nouvelle demande d'ajout dans sa liste d'amis.
Plus par curiosité que par envie de discuter réellement avec quelqu'un d'inconnu, il ouvrit la page et fut surpris de ce qu'il y trouva. Tim s'était créé une nouvelle page, une vraie visiblement cette fois. Pas de pseudo, juste son nom, et des informations pour le moins déconcertantes. Souhait de rencontre : homme. Passions : le seul être qui me déteste désormais. Le message qu'il cherchait à faire passer était plus qu'explicite, mais Tony se refusait à y croire. Pas comme ça en tout cas. Pas aussi facilement. Sentant l'agacement monter sérieusement jusqu'au point de non retour, il décida de tirer cette histoire au clair une bonne fois pour toute. Tant pis pour Dina, elle attendrait encore un peu.
...
Vingt minutes plus tard, Tim eu l'impression que quelqu'un cherchait à défoncer sa porte à coups de poing tant le martèlement était violent. Il eu à peine le temps de l'ouvrir qu'il se retrouva collé au mur, Tony le tenant par le col de la chemise, le regard lourd de menaces.
- Donne-moi une seule raison de ne pas te démolir le portrait !
- Lâche-moi, Tony ! Riposta Tim en retirant le tissu du poing de l'italien.
Réalisant ce qu'il s'était apprêté à faire, Tony recula de quelques pas. Il avait définitivement trop bu ce soir pour que ses sens n'y soient pas sensibles et son énervement amplifié.
- Pourquoi ? Demanda t-il enfin.
- Pourquoi quoi ? reprit Tim.
- Ce nouveau profil, c'est quoi exactement ? Parce que comme excuse, on a déjà vu mieux, franchement !
- Ce ne sont pas des excuses, Tony.
- C'est bien ce que je me disais ! Tu t'éclates vraiment à te foutre de ma gueule, alors ?
- Ca n'a rien à voir.
Tim se sentait de plus en plus mal. Il avait tenté le tout pour le tout, s'était dévoilé à lui comme Tony l'avait fait auparavant, ou tout du moins, avait essayé, mais ce dernier ne comprenait toujours pas. Il demeurait retranché derrière ses barricades, pour le coup quasiment infranchissables. Mais d'un autre côté, c'était lui qui avait fait le déplacement ce soir. Lui qui était venu chercher la confrontation. Il serait donc peut être plus enclin à l'écouter que pris par surprise au boulot. Il fallait juste qu'il arrive à mettre des mots sur ce qu'il ressentait, sans se laisser emporter par la fureur de son vis-à-vis.
- C'est ce que je ressens, murmura t-il enfin.
- Parce que tu t'es mis aux mecs maintenant ? C'est tout nouveau.
- Oui, très récent.
Tony chercha le mensonge au fond des yeux verts du jeune homme, mais n'en trouva aucune trace. Cela le déstabilisa. Se pourrait-il … ?
- Bien… Ca fait un moment que tu veux te justifier. Alors vas-y, je t'en prie, attaqua t-il soudainement.
- A quoi ça servirait, tu n'as absolument plus confiance en moi, répliqua t-il sur le même ton hargneux, incapable de retenir sa déception face à la colère bien visible de Tony. Et je ne peux même pas te blâmer pour ça… Qu'est-ce que tu veux que je te dise, Tony ? Que je cherchais un moyen de me venger et que tu m'as offert cette solution sur un plateau d'argent ? Que tout ce que je cherchais à la base, c'était te rendre la pareille, te montrer que tes actes avaient parfois des répercutions douloureuses sur les autres ? Que j'ai réussi au-delà de toutes mes attentes ? Tout ça est vrai, Tony ! Autant que le fait complètement surréaliste que je sois tombé amoureux de toi ! Lâcha t-il enfin, sans s'en rendre véritablement compte.
- Pardon ? Tu…
C'est à cet instant seulement qu'il réalisa ce qu'il venait d'avouer. Il s'empourpra immédiatement, mais la tension était telle que lorsqu'il parla, il ne pu empêcher sa voix de trembler légèrement.
- Et je viens en plus de te donner le meilleur moyen pour toi de te venger à ton tour. Merveilleux !
- C'est plutôt ironique effectivement, Mclover ?
L'énervement de Tony semblait avoir quelque peu disparu à l'instant même où Tim avait malencontreusement dit tout haut ce qu'il n'avait fait que sous-entendre jusqu'à présent.
- Ecoute Tony. Je ne te demande rien. J'ai joué et au final, j'ai peut être plus perdu que toi dans cette histoire. Ton amitié tout d'abord, ta confiance…Peut être même ma place dans l'équipe.
- Je ne vois pas pourquoi… J'aime bien Orlando, tu sais.
- Mais je ne suis pas Orlando, pas uniquement. Et tu n'es pas seulement Blade.
- Non, c'est vrai mais c'est une part importante de moi.
- Parce que tu voudrais me faire croire que tu pourrais tomber amoureux de moi un jour, Tony ?... Allons, si ça avait du se passer, ça fait longtemps que ça se serait fait, tu ne crois pas ?
- Non, je ne crois pas. Parce que tu n'étais qu'un collègue pour moi, un ami. Hétéro de surcroit. Pour moi, Gibbs et toi, c'était pareil. Enfin, pas tout à fait mais presque. Je veux dire, il est impossible pour moi d'envisager tomber amoureux de Gibbs. Et c'était pareil avec toi avant. Alors que maintenant…
Tony s'était rapproché de Tim, un sourire moqueur collé à ses lèvres. Presque carnassier. Tim recula d'un pas, plus par jeu que par inquiétude réelle, et son dos heurta doucement le mur. Le sourire grandit encore en voyant fleurir sur les lèvres du plus jeune un léger sourire similaire au sien. Plus tendre, plus réservé aussi. Et en un instant, tout bascula. Les sourires disparurent entre les lèvres de l'autre, le baiser se fit prudent la première seconde, s'enflammant l'instant d'après. La main gauche de Tony chercha un appui au mur, qu'il trouva à proximité de la tête de Tim, son autre main se perdant derrière la nuque du jeune homme. Il sentait sa chemise être tirée vers le bas, les mains de Tim s'y accrochant désespérément. La sensation était pour le moins bizarre, il savait qu'il embrassait Mcgee, son collègue, son ami, mais pour rien au monde il n'y aurait mis un terme. Il s'apprêtait à approfondir le baiser, lorsqu'il sentit un mouvement de recul chez le plus jeune.
- Tu joues, n'est-ce pas, Tony ?
- Pardon ?
- Tu t'amuses, là… Et dès que je me sentirais en confiance, tu tiendras ta revanche…
Tim s'éloigna, une douleur sourde ancrée au fond du regard. Et Tony vit Orlando à travers son collègue. Ce manque d'assurance qui le caractérisait si bien, cette peur de ne pas plaire, qui appartenait autant à l'un qu'à l'autre. Et son propre désir de le réconforter, de lui prouver combien il avait tord.
- Attends, commença t-il en le rejoignant en deux enjambées. Je ne joue pas Tim. Je n'y ai même pas songé.
- Est-ce qu'à un seul moment au cours de ces dernières années où on a travaillé ensemble, tu t'es fait la remarque que je te plaisais ? Que je pourrais te plaire ? Physiquement d'abord, et moralement aussi ?
- Depuis quelques mois, oui… Depuis que Ziva est repartie, quand on s'est rapproché tous les deux…Mais je te l'ai dit. Il le prit dans ses bras, fermement, pour l'empêcher de s'échapper une fois encore. Je ne voulais pas te voir autrement que comme un collègue. Et c'était tellement plus simple de te taquiner avec tes imperfections… Sans tenir compte de tout ce qui aurait pu me plaire.
- …
- Bon… Alors, à moins que tu n'y vois un inconvénient, je vais de ce pas poser mes lèvres sur les tiennes et t'embrasser jusqu'à ce que l'on meure tous les deux d'asphyxie. Ca te va ?
Il eut à peine le temps de terminer sa phrase que des lèvres quémandeuses se joignirent aux siennes. Ne perdant pas un instant cette fois, il insinua sa langue à la recherche de sa jumelle et la caressa doucement. Il n'y avait plus aucun empressement dans ce baiser. Ils se goutèrent, se savourèrent avec avidité. Lorsqu'effectivement, à bout de souffle, ils se séparèrent, ce ne fut que pour mieux recommencer.
Et voilà, nos deux tourtereaux se sont enfin trouvés ! Il était temps lol ! Le dernier chapitre verra de nouveau l'intervention de Ziva, avis aux amateurs ! A très bientôt !
