CHAPITRE 1.
Un rien peut tout changer…
L'armoire était vraiment trop petite. Tous mes shorts ne rentraient pas. Je me jetais contre le lit du chaudron baveur et pensa à mon placard. En même temps, il ne devait pas toujours faire une chaleur abominable, ici, il suffisait de regarder par la fenêtre, le ciel était noir ! Je me relevais, sortais de ma chambre et je descendais donc du côté « bar » et demanda un sac poubelle à Tom, le responsable de l'établissement. Il me le donna et je remontais dans ma chambre. Elle portait le numéro 7, chiffre magique. J'ouvrais en grand le sac après avoir refermé la porte à clés, et fis basculer deux tas de short. Je ne gardais simplement ceux que j'aimais vraiment. Je passais ensuite aux tee-shirts et fis la même chose, pour ne pas encombrer mon armoire. Mes dessous étaient le plus souvent osés. Kustos aimait quand je m'habillais « sexy » Le simple fait que je portais un string le rendais fou. Je pouvais être sûre que deux minutes plus tard, j'étais dans mon lit en train de faire des choses peu catholiques... Je ne gardais que les boxers {féminins, bien sûr !} et jetais le reste.
Aujourd'hui était mon premier jour de vrai « boulot » dans la Gazette du sorcier. Cela faisait une semaine que j'étais installée et je m'étais habituée aux bizarreries anglaises. Et à mon plus grand regret, j'avais du mal à utiliser ma baguette. Quand j'étais avec Kustos, je ne faisais pas de magie. Enfin, que quand c'était nécessaire... Je choisissais dans mon armoire une chemise à carreaux bleu et vert foncé ainsi qu'un pantalon moulant en jeans sombre. Ce matin-là, je m'étais lissée les cheveux.
Ayant vu à mon arrivée que les talons, sous la pluie, ce n'était pas ça, j'optais pour des bottes noirs.
Je devais me rendre au Terrier, demeure provisoire d'Harry Potter, d'Hermione Granger et de Ron Weasley. Le nouveau journal pour lequel je travaillais avait besoin de tester mes compétences.
Ils avaient eu vent de mes qualités, mais ils voulaient confirmer ça d'eux même. C'est ainsi que je dû laisser le Quidditch de côté pour pratiquer du journalisme de première page, comme on l'appelait en Grèce. Bien que cela ne me dérangeais, au contraire, je gagnais plus grâce à cela. Mais le Quidditch était toute ma carrière. J'espérais simplement retrouver ma rubrique préférée après cet article.
Je me transplanais donc dans le jardin du Terrier et fut accueilli par la maitresse de maison: Molly Weasley. Je lui présentais rapidement mes condoléances pour son fils Fred et pénétra dans la maison {Eh oui, une bonne journaliste doit étudier son sujet !}. Ils étaient tous assis autour d'une table. Un grand rouquin {il faut dire qu'il n'y avait presque que ça} et une petite brunette aux cheveux touffus s'envoyaient des pics. Je les reconnus comme Ron et Hermione.
-Bonjour...Je m'excuse de venir faire mon article en ses temps si sombres. Je m'appelle Ambre Page, et je suis nouvelle dans le journal « La gazette du Sorcier ». Je viens posez quelques questions à Miss Granger, Mr Potter ainsi qu'à Mr Ronald, pardon, Ron, Weasley. Et si sa famille voulait bien me dire comment elle avait vécu le départ des 3 jeunes gens, cela m'intéresserait également. Mes questions seront strictement professionnels, pas de vie privée, ni rien dans le genre. Si jamais je dépasse ses limites, vous pouvez me... « Remettre à l'ordre », c'est comme ça qu'on dit chez vous, non ?
L'homme aux cheveux noirs en bataille, aux lunettes et à la cicatrice me toisa.
-Pas de plume à papotte ?
Mes yeux s'écarquillèrent.
-Une plume à...Papotte ? Excusez-moi Mr Potter, je ne connais pas cet objet, je viens d'arriver en Angleterre, je viens de Grèce et ce nom ne me dit rien du tout...Je devrais connaître ?
Un garçon qui me disais étrangement quelque chose parla:
-Harry, c'est normal que cette demoiselle ne connaisse pas la Plume à Papotte. Tu sais en Roumanie, il n'y en a pas non plus.
Roumanie. Ce mot avait fait un déclic dans ma tête. C'était lui !
-Mais vous êtes l'homme du Bar ! Charlie, c'est ça ?
-Oui, dit-il avec un rire. Je suis déçu que vous ne vous souveniez que de moi maintenant.
-Désolée, je n'ai que très peu de souvenirs de la soirée.
Flash-Back:
J'avais failli tomber et glisser pas mal de fois avant d'arriver au Chaudron baveur.
Les larmes étaient toujours incrustées sur mon visage. J'avais besoin d'un remontant.
Je m'installais donc auprès d'un jeune homme roux, fort bien musclé et particulièrement beau.
Il lui restait un fond de whisky pur feu. C'était exactement ce qu'il me fallait.
Le serveur s'approcha de moi et prit ma commande:
-La même chose que le monsieur, s'il vous plait.
-Je vous sers ça de suite.
-Décès ? Demanda l'inconnu.
-On peut dire ça comme cela...
Le serveur revint vers moi et posa le verre devant moi. Je le remerciais et il partit voir un autre client.
-Comment ça « On peut dire ça comme cela » ? Reprit le garçon.
-Mon petit copain m'a trompée.
-Désolé.
-Et vous ?
-Un de mes frères est mort.
-Sur ce coup là, niveau tristesse, vous m'avez dépassée.
-Je dépasse toujours tout le monde à ce niveau-là.
-On se demande quand le bonheur arrivera...Ajoutais-je avec une pointe de regret.
-C'est un peu pour ça que je me noie dans le boulot...
-Moi, je me noie dans l'alcool. Dis-je en buvant cul sec mon verre.
-Ça marche ?
-Mieux que tout. Il faut dire qu'en Grèce, il n'y a que ça qui marche.
-Alors c'est partit. Je suis tellement déprimé que je ferais n'importe quoi.
-Je paye la première tournée.
J'appelais le serveur et lui demanda la même chose pour nous deux. Il nous apporta les verres, puis l'homme et moi levèrent nos verres et j'ajoutais:
-Au monde pourri, aux journées pourri, et aux moldus pourri. A Voldemort mort et au whisky !
Nous trinquâmes et il demanda:
-Vous vous appelez ?
-Ambre. Ambre Page, qui demain va être toute bourré et va avoir un mal de crâne abominable. Et vous ?
-Charlie. Charlie qui va se reprendre une cuite phénoménale ! On se tutoie ?
-Pas de problème Charlie. Un autre serveur, réclamais-je en aspirant l'alcool.
Fin Flash-Back.
A partir de là, aucuns souvenirs si ce n'est que j'étais dans ma chambre le lendemain.
-Pourtant, elle était très drôle ! Tu m'as même appris à ouvrir une boîte de conserve façon moldus !
-Non, ce n'est pas vrai, j'ai été honteuse à ce point-là ?
-Plutôt saoule, je dirais, s'esclaffa Charlie.
-J'en étais sûre...Je ne tiens pas l'alcool, c'est un désastre.
-Ca nous aura fait au moins oubliez nos soucis durant une soirée.
-Je suis bien d'accord !
Un silence s'installa. Je me rendis {enfin} compte que tout la famille Weasley, plus Mr Potter et Miss Granger nous observais.
-Ambre, tu n'avais pas un article à faire en compagnie de mon frère et de ses amis ? Me rappela Charlie.
-Si...Si, bien sûr, je m'en occupe.
Charlie poussa légèrement Ron du banc pour me laisser une place.
-Viens t'asseoir ! Me proposa-t-il.
-Je ne veux pas déranger, je suis bien debout.
-Aller, franchement, tu ne nous dérange pas. Assis toi.
J'obéis et commença à poser des questions aux 3 aventuriers. Ils me racontèrent leur passionnante traversée de l'Angleterre à la recherche des Horcruxes. Lentement, la plupart des membres de la cuisine désertèrent, ne laissant plus qu'Harry, Ron, Hermione {ils avaient insistés pour que je les appelle par leurs prénoms.}, Ginny la petite sœur de Ron, seule fille de la famille Weasley et Charlie. Lorsque j'eu posé toutes mes questions, Charlie me proposa un café tandis que je montrais mes notes aux adolescents.
-Combien de sucres, Ambre ?
-Deux, s'il vous plait.
-Ce que je t'ai dit au Bar tiens toujours, tu peux me tutoyer !
Mes joues rougirent. Il se comportait comme si il me connaissait depuis toute petite. Qu'avais-je bien pu raconter dans ce bar ? Il m'apporta le café et le posa devant moi. Je le remerciais, le buvais rapidement et terminais de leurs exposer mes notes.
-Merci de ne pas avoir changé nos propos. Vous avez vraiment mis l'essentielle Mlle Page ! Me dit Hermione.
-J'affirme ! Ajouta Ron.
-Pour un fois, je n'ai pas l'impression d'être le sauveur du monde dans un papier. On voit bien que je n'étais pas seul !
-Eh bien, je vous remercie vous de m'avoir accueilli ici. C'était vraiment un plaisir de venir chez vous. Je vous enverrais un exemplaire de l'article avant qu'il soit dans les magasins.
La maitresse de maison débarqua.
-Ah, vous avez fini ? Laissez-moi vous inviter à rester manger. Pour vous remercier de faire un si gentil article sur nos trois sauveurs !
-J'ai encore du travail madame, je ne voudrais pas m'imposer...
-Voyons, vous ne vous imposerez, si je vous invite !
Charlie passa derrière moi et murmura:
-Tu ferais mieux de rester, elle risque de mal le prendre.
Au vue du regard de Mme Weasley, je n'osais la contredire et accepta son invitation. Mais mon dieu, à quoi jouait ce Charlie ?
