CHAPITRE 3
Rien ne suit son cours, quand l'amour s'emmêle…
Je retrouvais dans ce rêve l'ancienne Ambre: Joueuse, plutôt coquine, délurée et qui ne mâchais pas ses mots. Cela me faisait peur; Oui, ce n'était qu'un rêve, mais il n'empêche ! Cette Ambre-là n'est pas moi, cette Ambre-là n'est plus moi. Oui, cette Ambre-là était Blonde. Sans jeu de mots. Je me rendis compte que j'étais chez les Weasley... Et qu'on m'avait changé de place durant mon sommeil ? Puisque lorsque j'avais bu la potion, j'étais sur le canapé.
« Bien dormi ? J'adore ta coiffure. »
J'écarquillais les yeux, paniquée: Je devais être horrible avec mes cheveux décoiffées, et mon maquillage avait dû couler. Je soupirais et le cacha rapidement sous la couette, puérilement. J'assumais totalement mon geste, aussi stupide qu'il pouvait paraître ! Je ramenais mes jambes vers moi et étouffais un rire quand je sentis que Charlie s'était installé sur le lit. Il retira la couette de ma tête et ria doucement. Je me mordais la lèvre avant d'exploser de rire. Charlie s'approcha de moi et replaça l'une de mes mèches rebelles. J'arrêtais de respirer et vidais mon esprit. J'aurais préféré qu'il garde ses distances après mon drôle de rêve. Il murmura:
« Ton rêve n'avait pas l'air agréable... »
Tu n'imagines pas à quel point tu as tort, pensais-je. Je fis une grimace et ajoutais calmement:
« Non, il m'a juste... Surprise. »
Un fossé se creusa sur le front de Charlie. Il n'avait pas l'air de comprendre. En effet, j'étais tellement paniquée après ce rêve ! C'était très rare que je fasse des rêves tels que cela. Surtout avec... L'ancienne Ambre. Je frissonnais et je ne vis qu'après le rapprochement de Charlie: Désormais, nos nez se touchaient presque, et je sentais sa respiration. La mienne était saccadée. Yeux contre yeux, bleus contre chocolats. Il chuchota:
« Raconte-moi ton rêve Ambre. »
Sa voix était si sensuel, si douce, si ressemblante à son rêve que je pris peur. Entendant un bruit, je posais un doigt sur sa bouche et lui intimais:
« Attends »
En effet, quelques secondes plus tard, le temps que Charlie s'écarte de moi et que je remette mes cheveux en place, Molly entra dans la pièce. Elle me regarda, soucieuse. Je trouvais cette femme d'une grande bonté et vraiment adorable !
« Tu n'as pas beaucoup dormi ! Charlie, veux-tu arrêter d'embêter notre hôte ! Ta cheville va bien ma chérie ? »
Je lui lançais un sourire et je me retenais de rire lorsqu'elle sermonna Charlie.
« Tout va bien merci, je ne m'en souvenais même plus, c'est pour dire ! »
Elle me lança un sourire et Charlie étouffa un rire. Je le fusillais que regard: Qu'avait-il encore celui-là ? Je m'efforçais à rester calme. Je sais pas pourquoi, mais le fait d'avoir rêvé de lui me troublais. Son comportement également.
« Nous allons manger dans dix minutes. On vous attend dans la cuisine. »
Molly sortit aussi discrètement et rapidement qu'elle était entré. Je repositionnais mon regard sur celui de Charlie et ce dernier se mit à rire. Je me joignais à lui, car la scène à laquelle je venais d'assister et dont j'étais actrice était plutôt étrange. J'essayais en vain de me recoiffer, quand Charlie arriva et remit en place mes mèches rebelles. Je lui lançais un demi-sourire, et je sortis de la chambre en passant mes doigts sous mes yeux afin de retirer le maquillage qui devait rester. Puis, je sentis une main sur ma hanche gauche. Il se tenait à ma droite et me souriait. Je m'arrêtais, me tournais vers lui et posais mes mains sur mes hanches:
« A quoi tu joues, Charlie ? »
Il me regarda, interloqué, avant de me lancer un sourire en coin irrésistible
« Je t'aime bien Ambre. »
J'ouvrais les yeux en grands, cherchant les significations de ses paroles. En fait, j'étais totalement paumée, presque paniquée. A vrai dire, depuis que j'étais avec Kustos, non, quand j'étais avec Kustos, les garçons étaient tous des amis. Et je ne remarquais jamais leurs comportements. Mais cette fois c'était différent: J'étais célibataire, devant un garçon adorable, mais, en deuil, enfin, littéralement. Je posais ma main sur mon front, perdue, puis, ajoutais:
« Je suis désolée Charlie, mais je ne peux pas. C'a m'est impossible. »
Il me regarda dans les yeux, et je vis au fond de la peine. Je me mordais la lèvre inférieure et baissais la tête. Il murmura:
« J'attendrais, Ambre, j'attendrais. »
Il prit mon menton dans sa main et releva ma tête. Il me regarda dans ses yeux, et je plongeai à l'intérieur de leurs secrets, eux si mystérieux et si bleus ! Il posa son autre main sur ma joue et avança son visage. Pourquoi ? Pourquoi me faisait-il subir ça ? Il posa ses lèvres contre les miennes, me poussa contre le mur et ses parfaites lèvres se moulèrent aux miennes, sa main glissa dans mes cheveux, et, risiblement, j'entourais mes bras autour de son cou. Je ne devais pas faire ça, je n'aurais pas dû faire ça, je ne dois pas faire ça... Je coupais brusquement le baiser et posais ma main sur ma bouche. Il susurra un « Merci » et je faillis l'assassiner. Je savais que, cette nuit, je pleurerais. J'aurais peur, je connaissais déjà mon futur cauchemar. « La seule façon de résister à la tentation, c'est d'y céder » Tu parles ! De toutes les tentations auquel j'ai cédé ne m'ont apportée que d'horribles problèmes. Je casais Kustos dans les problèmes, oui. Charlie attrapa ma main et essaya de mêler ses doigts aux miens. Je retirais brusquement ma main et le frappais doucement:
« Charlie ! Je ne peux pas être celle que tu voudrais que je sois. »
Il me regarda, sans avoir l'air de comprendre.
« Je peux être ton amie. Ta meilleure amie, même ! Mais c'est tout. »
« Pour l'instant ? »
« Je ne sais pas Charlie. Kustos et moi, ça a duré 3 ans ! J'étais fiancée et j'étais amoureuse de lui, c'était du sérieux ! »
« Tellement sérieux qu'il t'a trompé... » Marmonna-t-il.
« Charlie ! S'il te plaît, comprends-moi. »
« Oui, excuse-moi Ambre, je comprends. Je range mes mains et ma bouche. Plus de gaffes, plus de baisers, plus de contacts. »
Je lâchais un sourire, et il m'en lança un encore plus grand ce qui eut le don de me faire rire. Puis, nous descendîmes les escaliers et riant, et je m'installais entre Hermione et Charlie à Table. J'étais en face de Fleur, la femme de Bill. Ils étaient mariés et apparemment, Charlie avait été le témoin de Bill. Ce dernier avait des marques de blessures sur le visage. Je supposais que cela était des blessures de guerre. Fleur m'adressa la parole, et je remarquais enfin sa beauté fabuleuse. C'était une vélane, assurément !
« Je pourrais savoir où tu as eu cette chemise ? J'aime beaucoup le style qu'elle a. »
Je lui lançais un sourire et ajoutais:
« Je l'ai achetée en Grèce, désolée. Mais je crois que le commerçant a une boutique en ligne. »
Elle me regarda comme si j'étais sa sauveuse. Je riais, lui annonçais le nom de la boutique, elle me remercia et le diner commença. Molly était une cuisinière hors pair. Bon, pas autant que ma mère et ses plats typiquement grec, mais tout de même ! Je lâchais un sourire en pensant à ma mère, elle devait être si seule désormais ! Mon père, un moldu, c'était fait tué par Voldemort pour se venger de ma mère: En effet, elle est une grande sorcière: Diplômée d'histoire de la magie et des enchantements, elle a refusé de divulgué l'endroit où se caché le diadème de serdaigle. Et c'est mon père qui en a subit les conséquences, car il savait que se battre contre ma mère serait un match nul. Perdu dans mes pensées, je n'entendis pas Hermione me poser une question:
« Ambre ? On ne sait rien de vous... Pourquoi êtes-vous venus en Angleterre, si ce n'est pas indiscret ? »
Je prenais une respiration, souriais et ajoutais:
« J'ai eu une promotion. Tutoyez-moi, s'il vous plaît ! »
Elle ria et répondit:
« Si tu fais de même ! Mais tu as tout quitté ? Amis famille, amour ? »
Mon sang ne fit qu'un tour et je raidis. Je sentis la main discrète de Charlie dans mon dos. Je me détendis et dis:
« Sans problème. Ma mère a facilement compris ma décision. Et... Même si Voldemort n'est plus là, elle me préfère loin d'elle... Et mes amis... A vrai dire, je n'avais pas beaucoup d'amis, j'aimais ma vie et ma quasi solitude avec mon fiancé. Pardon, ex fiancé. On a rompu ce qui a aidé ma décision. La Grèce m'était trop dure. Trop de souvenirs. Alors, je suis allé loin, très loin des souvenirs. Et j'ai atterri ici ! »
Je souriais vers la fin. Tout le monde m'observait ce qui eut le don de m'embarrasser.
« Simple question, je ne t'embêterais plus: Mais pourquoi ta mère te préfère loin d'elle ? »
Je lançais un demi-sourire à la sorcière.
« Intelligente comme tu es, tu dois connaître Lena Kalinaris ? »
Hermione me dévisagea et begueya:
« Tu es... Non, impossible ! Tu n'es quand même pas... C'est ta mère ? »
Je riais et hocha la tête. Personne n'avait l'air de saisir, surtout Ron dont la tête était à mourir de rire.
« Vous ne savez pas qui est Lena Kalinaris ? Mais voyons, c'est l'une des plus célèbres Historienne de la magie qui plus est a obtenu un diplôme d'enchantement ! Ella a co-écrit notre livre d'enchantement ! »
Un grand « Aaaaah » générale s'installa dans la salle et Charlie me murmura:
« Tu t'es bien caché de me le dire ! »
Je me tournais vers lui et lui lançais une grimace. C'est alors qu'Hermione et moi nous lançâmes dans une passionnante discussion au niveau de la magie. J'avais à peu près suivi les traces de ma mère, en moins glorieux, bien sûr, mais j'étais plutôt douée. Enfin, je pense. Nous sortîmes de table tard, et apparemment, tout le monde m'appréciait. Surtout Hermione et Ginny, qui me trouvait passionnante. J'aimais beaucoup les deux jeunes femmes, pleines de fraicheurs, de curiosité et de beauté. Personne ne voulait que je m'échappe et Harry, Ron, Ginny, Hermione, Charlie, moi, Bill et Fleur étions restés dans la cuisine, autour de la grande table pour discuter de tout et de rien. Ce fut une très bonne soirée, et Hermione me demanda de revenir au plus vite. Elle était adorable. Lorsque, enfin, je réussis à m'échapper, moi aussi avec une pointe de regret, Charlie insista pour me raccompagner:
« Au moins jusqu'à ce que tu te transplane, que je sois rassuré. »
J'acceptais en riant et souhaita une bonne soirée et une bonne nuit au reste de la famille, car, je ne pouvais le nier, Harry & Hermione étaient eux aussi de la famille ! Et mon petit doigt me disait qu'ils finiraient bien vite par faire vraiment parti de la famille. Charlie et moi marchâmes dans les champs, et je remarquai que ses mains étaient dans ses poches, ce qui eut le don de me faire sourire. Et, en y réfléchissant bien, tout me faisait sourire aujourd'hui ! C'était une belle soirée, dont le ciel était dégagée et les étoiles se reconnaissaient a vu d'œil. Puis, Charlie s'arrêta brusquement. Je me tournais vers lui et l'observa. Il avait l'air dérangé par quelque chose:
« Je ne te plais pas, c'est ça ? »
Je me mis à rire, ça c'était la meilleure ! Je mettais en doute son pouvoir de séduction ! Je me mordais la lèvre inférieure, essayant d'arrêter mon hilarité.
« Charlie, tu me plais beaucoup, ne t'inquiète pas pour ça. »
Il souffla un bon coup et ajouta:
« Alors qu'est-ce qu'il te retient ? »
Je fermais les yeux et lorsqu'ils furent rouverts, Charlie était devant moi, plus grand d'une tête. Je soupirais et répondis:
« Tout. Tout me retient. Mes souvenirs, Kustos, mon désir et ma raison. Mon amour et ma vie. »
Il me lança un sourire et déposa un léger baiser sur mes cheveux, puis, il cita:
« Nous connaissons la vérité non seulement par la raison mais encore par le cœur »
« Blaise Pascal » Finissais-je.
« Que te dis ton cœur, Ambre ? »
Mes yeux brillaient, je le savais pertinemment et je plongeai mes yeux chocolat dans les siens, océan.
« Il me dis de te faire confiance. De t'embrasser. Et même de t'aimer. »
« Et ta raison ? »
« Elle est partagée, Charlie. D'un côté, elle pense que je suis trop rapide, et que je risque de me prendre une autre peine de cœur dont je n'arriverais pas à me remettre, mais l'autre me dis que tu es peut être le bon... »
« Et que comptes-tu écouter ? »
« La prudence, comme toujours. »
Il me prit dans ses bras, et je posais ma tête sur son torse, avant de pleurer. Il caressa mes cheveux, je me vidais de mes larmes. Kustos ne voulait pas partir. J'avais eu un vrai coup de foudre pour Charlie, mais j'avais si mal, j'avais si peur ! Je ne voulais plus jamais souffrir comme j'avais souffert, je ne voulais plus jamais être trahie, plus jamais être manipulée ! Alors comment lui faire confiance pour l'instant ? Ce serait comme mourir à petit feu, tant j'aurais peur, tant je serais jalouse..
« Je suis désolée, Charlie, j'ai si mal ! J'ai cru mourir quand je l'ai trouvé... dans mon lit...{ Mes pleurs reprirent.} Je ne veux plus jamais me sentir si mal ! »
« Je ne suis pas lui. »
« Je pense, mais comment en être sûre ? » Dis-je en levant ma tête vers lui.
« Je te le prouverais, ma belle. »
Je fermais les yeux et reposais ma tête contre lui, perdue. J'aurais tant voulu que tout soit simple, que j'arrive à l'aimer, arriver à oublier...
