CHAPITRE 5

Le lendemain, je posais ma main sur le côté et vis que j'étais seule. Je m'étirais les yeux fermés et chantonna puis ouvrit les yeux. Il me regardait, assis une chaise et face du lit.

- « Bien dormie ? »

J'hochais la tête et souriais.

- « Toutes les filles dorment bien avec moi. »

Je lui envoyai un coussin dans la tête avant de demander l'heure : 10 heures ! Je me levais en quatrième vitesse et demandais si je pouvais utiliser la douche. Il hocha la tête et je filais avec mes affaires de toilettes. Après une bonne douche, je m'habillais d'une robe noire et d'un collant de la même couleur. J'adaptais mon maquillage en fonction et me chaussait de hauts talons. Il était censé faire beau aujourd'hui et je devais faire bonne impression. Lorsque je sortais de la salle d'eau, Charlie et les autres étaient en bas. Lorsque j'arrivais, Ginny dit :

- « Wahou ! J'adore tes chaussures !
- Merci Ginny. Dis-je en esquissant un sourire.
- Wahou tout court.

Pas la peine de chercher qui avait dit cela, c'était Charlie. Je m'asseyais à côté d'Hermione et la voyant si triste, j'eu envie de lui donner le sourire.

- « Je vais rendre mon manuscrit à la gazette, mais après on pourrait faire un truc entre filles avec Ginny et toi ?
- Oui, si tu veux.
- Oh oui ce sera super !
- Je viens. »

C'était une surprise générale. Avait-il compris que par truc entre filles je parlais de shopping ? Jamais oh grand jamais un garçon voulait participer à cela !

- « Hum, Ron, je parle de shopping et de blabla sur les garçons !
- Je m'en fiche. Je reste avec Hermione.
- Hum Ron, n'y va pas. Ce sera plein de : « Cette robe me va bien ? Je ne suis pas trop grosse avec ? » Imita Harry.
- Hum… Euh.
- Non, restes là Ron, ça ira.
- Comme tu veux Mione. »

Après cela, j'attendais dans le salon Hermione et Ginny collée à Charlie. En fait, je somnolais. J'étais totalement épuisée sans savoir pourquoi mais je voulais vraiment tenter d'avoir un sourire, qu'il soit petit ou non d'Hermione. Une fois que les filles furent prêtent, j'allais chercher mon sac dans ma chambre et redescendais les rejoindre. Mais avant que je me transplane, Charlie arriva en courant, des feuilles pleines les mains. Je fronçais les sourcils et il me donna mon article.

- « Ce serait dommage de l'oublier !
- Merci Charlie ! »

Je le serrais contre moi et déposais un rapide baiser sur ses lèvres et me transplanait. A vrai dire, cela faisait 3 semaines qu'il n'y avait plus Kustos dans ma vie et il fallait que je tourne la page. Pas trop vite, mais ni trop lentement. Il fallait juste que j'oublie… Mais rien n'était si simple et c'est ce que j'ai découvert en allant dans le chaudron baveur : Assis sur une chaise, un verre à la main se tenait Kustos, dans un jean délavé et un tee-shirt blanc ainsi qu'une veste en cuir noir, l'un de mes cadeaux. Je voulais faire demi-tour mais il m'avait déjà vu. Je restais sans bouger et Hermione commença à me tirer le bras.

- « Ambre, viens !
- C'est-à-dire qu'il y a comme qui dirait… Des complications… »

Il se leva et vint vers moi. Ginny, sur la défensive lui dit :

- « Qui êtes-vous ?
- C'est Kustos, Ginny, mon ex-fiancé. »

Il tenta de me prendre dans ses bras mais je me reculais et le toisait du regard :

- « Que je sois partie de Grèce ne t'as pas fait comprendre que je ne voulais plus jamais te revoir. C'est fini Kustos. J'ai appris à ne plus t'aimer. »

J'avais dit cela si froidement qu'il essaya de prendre ma main. Mais il la reçu sur la joue.

- « Va-t'en ! Rentre avec ta blonde et laisse-moi ! Je t'ai dit pas de seconde chance, je suis partie et je ne reviendrais pas. Je… Je suis tombé amoureuse et…
- Elle est avec moi maintenant. »

Charlie. Comment avait-il su ? Ginny s'était transplané de peur qu'un inconnu vienne nous voir et l'avait surement prévenu. Il posa une main sur ma hanche et se pencha vers moi pour m'embrasser langoureusement.

- « Tu n'auras pas mis longtemps pour me remplacer…
- Et toi tu as mis trop de tenter à me retrouver. Rentre en Grèce et sors de ma vie.
- Ne t'inquiète pas Ambre, j'ai bien compris que tu ne valais pas mieux qu'une pu… »

Il ne put même pas finir sa phrase qu'il se reçu un coup de poing au visage. Charlie nous fit rapidement passer par le chemin de traverse et je pleurais sans pouvoir m'arrêter. C'est vrai, Hermione vivait cent mille fois pire, mais… Mais le voilà encore ce mais. Je n'arrivais à m'en empêcher. Revenir à ce moment précis, dire de telles choses ! Ca me faisait si mal ! S'il avait raison ? Je suis si affreuse ? Hermione dit d'une petite voix :

- « On devrait rentrer. On remettra ça à plus tard. Je vais aller mettre ton manuscrit à la boîte aux lettres avec Ginny. »

J'hochais la tête et Charlie utilisa le transplanage d'escorte en voyant que je n'arrêtais pas de pleurer. Harry et Ron, me voyant dans cet état et sans les filles, prirent peur. Ils étaient rassuré, d'un côté, mais inquiet pour moi.

- « Il a raison non ? Je suis une p…
- Non ! Ambre, comment tu peux dire ça ? Qui a trompé l'autre ? Qui est reparti avec une blondasse ? Hein ? C'est lui qui devrait se remettre en question ! Ambre, tu es têtu, tu es brutale, tu es casse pied et tu es coléreuse. Mais tu es pure et douce. Drôle et adorable. Belle et sexy n'importe quand. Alors ne l'écoute pas. Et regarde-moi. »

Ce que je fis. Il m'était difficile de ne pas pleurer. Il était si beau, et si gentil de me dire ces choses. Je ne les méritais pas, je n'étais qu'une profiteuse qui après 3 ans de vie commune arrivait à trouver l'amour une semaine après et dormait avec un autre moins d'un mois après.

- « Je t'aime. Et maintenant qu'il va t'oublier, tu dois faire la même chose. Oublie-le et n'oublie pas que je t'aime. »

Après tout, pourquoi ? C'est vrai ? Je pleure pour rien et je refuse presque de l'embrasser. Il ne me connait que depuis 3 semaines alors que me trouve-t-il ?

- « Pourquoi ?
- Parce que… Je ne sais pas ! Tu es juste toi, brillante et charmante, calme et délurée quand il faut. Joueuse mais têtu, un brin émotive et tout ce qu'il faut de caractère. »

Kustos m'avait-il dit ça un jour ? Non, lorsque je lui avais demandé pourquoi il m'aimait, il m'a embrassé et on avait couché ensemble. Charlie était… Différent. Enfin, je l'espérais. Je n'avais pas répondu. Y-avait-il une réponse assez belle pour répondre à ce qu'il m'avait dit ? Je ne le pensais pas. Je posais ma tête sur son épaule et m'endormie immédiatement. Pourquoi étais-je si fatiguée ? Aucune idée ! Je me réveillais avec une envie de vomir. Je courrais au toilettes et eu des hauts le cœur. Je vous épargne les détails. Hermione toqua à la porte et je lui dis d'entrer :

- « Ambre, ça va ?
- J'ai besoin de toi Hermione.
- Attends, je reviens, je vais chercher de l'eau et une serviette.
- Non ! Hum… Je crois que je suis… Enceinte. Il me faut une solution. Et seul toi sais comment faire chez les moldus. »

Elle posa sa main devant sa bouche et ramena mes cheveux en arrière alors que je m'accrochais à la cuvette.

- « Tu veux un test de grossesse, c'est ça ?
- Oui. Tu peux faire ça pour moi ?
- Je serais là avec dans moins d'une heure.
- Merci, tu me sauves la vie. »

Elle me sourit et se transplana sous mes yeux. Je me relevais, allais dans la salle de bain et m'enfermais pour pleurer. Je me rinçais la bouche, et me lava les dents avant de nettoyer les toilettes, pour que personne ne remarque mon petit soucis. Puis, je retournais dans la chambre, tournant en rond, lança un assurdiato et hurla en pleurant. Pourquoi ? Maintenant, que faire ? Le temps que je retire le sortilège, Hermione toquait à ma porte. Je lui ouvrais et elle me donna le test :

- « Il dit aussi depuis combien de semaine tu es enceinte. J'ai pensé que tu voudrais savoir au cas où… »

Je la serrais dans mes bras et partie faire le test. Elle resta devant la porte tout le temps que je le fis mais une fois fait et les 5 minutes passées, je n'osais pas regarder le résultat. Je le passais à la brunette :

- « Lis-le. Je ne peux pas.
- Trois semaines. Tu es enceinte de trois semaines. »

Je sortais des toilettes, et la regardait sans comprendre. Impossible. La dernière fois que je l'avais fait avec Kustos c'était il y avait 5 à 6 semaines car j'étais partie avec l'équipe du journal en France durant deux semaines. Lorsque j'ai trouvé Kustos dans le lit avec la blondasse, je rentrais tout juste ! A part grâce au seigneur, je ne pouvais être enceinte !

- « Pas possible. Ca ne correspond pas. Je n'ai couché avec personne depuis plus d'un mois : 5 à 6 semaines minimums.
- C'est le test le plus fiable, Ambre.
- Je dois prendre rendez-vous avec une… »

Gynécologue. Mais Charlie arriva et attrapa le test de grossesse. Il me regarda, regarda Hermione et lu ce qu'il y avait écrit.

- « C'est quoi ? Ne me dis pas que c'est ce que je crois ?
- Ca dépend à quoi tu penses…
- Un test de grossesse ? Trois semaines ? Mais tu m'as dit que ce n'était pas possible !
- Je sais Charlie, je sais ! Mais qu'est-ce que tu veux que je te dise ? »

Il regardait sans comprendre à son tour. Quand Hermione dit :

- « Charlie, je peux te parler deux minutes ?
- Oui. Tu devrais aller dans le salon demander à ma mère une potion pour comprendre tout ça. Elle doit avoir ça, elle est si prévoyante… »

Je le dévisageais et rougis. Mais je fis ce qu'il dit alors qu'il hurlait sur Hermione. Celle si hurla plus fort que lui et je cru entendre « Incapable. » Je ne cherchais pas à comprendre, mais j'exposais ma situation à Madame Weasley. Elle me fit boire une potion et me fit tirer la langue.

- « Désolée ma chérie mais tu es bien enceinte. Et du délai indiqué sur ce test de grossesse. Il n'y a pas d'erreur. »

Je m'effondrais en larmes, et m'installa sur le banc. Je cachais ma tête dans mes mains et chercha une solution. Après tout, ce n'était pas sa faute à ce petit être, mais être mère ? Je ne m'en sentais pas capable. J'entendais des pas et je relevais la tête : Charlie se tenait devant moi, en colère et Hermione l'était encore plus :

- « Dis-lui Charlie. C'est ta faute, elle aurait dû le savoir bien avant !
- On a couché ensemble le premier soir où on s'est rencontré.
- Quoi ?
- Je ne me souviens juste que tu étais nue à mes côtés, et j'étais nu aussi.
- Mais…
- Je suis désolé, Ambre. J'aurais dû te le dire lorsqu'on s'est revu, ou tenter de te retrouver mais je ne pensais pas…
- Tu ne pensais pas à quoi ? Qu'on aurait eu un enfant ? Eh bien, moi non plus ! Surtout avec un lâche qui m'abandonne juste après ! Je suis censé faire quoi maintenant ? J'ai un bébé dans mon ventre, et il est notre bébé, fruit d'une coucherie dont je ne me souviens même pas !
- Garde-le.
- Comment pourrais-je être sûre que je ne vais pas me retrouver avec un père qui disparaîtra d'un jour ou l'autre ?
- Parce que je ne suis pas Kustos !
- Tu ne vaux pas beaucoup plus !
- C'est ce que tu penses Ambre ?
- Je dois penser quoi, hein ? Je te le demande !
- Je ne sais pas moi !
- Eh bien comment pourrais-je le savoir ? Je dois être au courant de quoi encore ? »

Il baissa la tête et j'allais à l'étage faire ma valise. Je ne savais pas où j'allais aller mais je ne resterais pas ici. Tops, jeans, boots, je mettais cela dans ma valise sans ménagement. On entra doucement dans la chambre et une voix dit :

- « Ambre ma chérie, restes ici. Tu ne peux pas partir. Pas maintenant, tu es énervée. Restes juste un peu, le temps de te trouver un logement décent. »

Je me retournais vers elle. Elle devait être heureuse, elle se voyait surement grand-mère mais je ne pouvais tout simplement pas. J'allais avorter. Cet enfant était le fruit d'un accident, d'un mensonge par la suite, il ne serait pas heureux ainsi. Elle s'approcha de moi, me serra contre elle et caressa mes cheveux. C'est alors que tout ce que je pensais acquis, tout ce que je pensais logique et tout ce qui me semblait réel autour de moi s'effondra avec cet enfant. Je tombais dans un gouffre, sans issue ni vérité. Je m'évanouissais.