CHAPITRE 6
Après mon petit souci de santé, j'acceptais de rester. Durant deux semaines, on préféra me laisser au lit. Charlie ne me rendu jamais visite, je l'avais demandé à Hermione et à Ginny. Bien que Charlie soit un modèle pour Ginny, elle me comprenait et en voulait à son frère. Moins que moi, bien sûr mais elle lui faisait régulièrement des reproches. Ron, quant à lui, essayait de rétablir le contact entre moi et son frère. Il était sûr que nous étions faits pour être ensemble. Ah oui, j'ai perdu mon enfant. Fausse couche. Je pense que le stress occasionné par la visite de Kustos a été un précurseur. Et le stress pour mon enfant après l'a achevé. C'est donc pour cela que je dus rester au lit car je commençais à trop pleurer depuis qu'il a disparu de moi. Je... N'arrive ni à en parler ni à y penser. Hermione est devenue comme une sœur pour moi, et Ginny une véritable amie. Harry me rendait visite chaque jour et me promettait que dès que j'irais mieux, on se ferait une partie de Quidditch. Ron, quand à lui, me faisait rire. Cependant, j'avais l'impression d'être en trop, une gêne chez les Weasley. Je me sentais intruse depuis que je ne parlais plus à Charlie. Un soir, il arriva comme ça, et s'asseyait devant moi, sur une chaise, sans rien dire. On se regardait et on ne disait rien. Il n'y avait rien à dire. Lui aussi était triste. C'était son enfant aussi... Je ne pleurais pas : J'avais déjà trop pleuré, je n'y arrivais plus. Lui aussi, je pensais. Il se leva et me prit dans ses bras. Ce fut aussi simple que ça. Il prit ma main et nous allâmes dans le salon. Il était tard et nous étions seuls. Il attrapa une bouteille de soda et deux verres puis les remplis et m'en donna un. Je bus sans rien dire, il faut dire que aucun de nous deux ne voulaient parler. Nous nous installâmes sur le canapé, et je posais ma tête sur son épaule. Il alluma un vieux poste de radio, ou la chanson que Ginny chantait la dernière fois passait. Je me levais, il me suivit et nous dansâmes. Il me fit tourner, et rire. Nous étions réconciliés. Et ensemble, une bonne fois pour toute. Ginny et Harry arrivèrent sans prévenir alors qu'une chanson de Grace Potter passait : Ginny et moi rimes et nous chantonnâmes sous l'œil rieur des garçons. Esquissant quelques pas de danses, nous nous rendîmes ridicules mais passèrent un excellent moment. Nous en conclûmes qu'il ne nous manquait plus que la guitare pour être des Bethany Joy Galeotti et Grace Potter ! Je dormis avec Charlie et tout alla mieux à partir de ce moment-là. Tout simplement, nous étions heureux. Sans aucuns évènements majeurs à l'horizon. Hermione parlait de finir ses études à Poudlard, et j'avais arrêté ma carrière de journaliste à cause de ma perte de mon enfant. Mon article avait eu un succès fou mais je me rendis compte que cela ne m'intéressait pas. Ron travaillait avec Georges à la boutique, ce dernier voulant garder la boutique en l'honneur de son frère. Il tentait de retrouver le sourire, mais chacun savait que c'était seulement grâce à Angelina qui passait le voir tous les deux jours qu'il tenait debout. Percy travaillait sur la reconstruction de Poudlard, avec Arthur et Bill, Fleur faisait des aller retours entre la France et l'Angleterre car sa sœur voulait venir à Poudlard mais ses parents refusaient : En résumé, elle jouait la canalisatrice à chaque fois que sa petite sœur faisait des colères. Un mois passa environ ainsi jusqu'à ce que je reçoive une lettre. Et Charlie eu le même type avec le même hibou : Poudlard. Poudlard ? Oui, en effet. On me proposait d'être professeur de sortilèges. Etant donné mes compétences, et la mère qui était la mienne, ce poste était fait pour moi. L'ancien professeur étant à Sainte Mangouste, on avant besoin d'une remplaçante. Charlie échangea sa feuille avec la mienne et je constatais qu'un poste de professeur de soins aux créatures magiques lui était proposé. Nous rimes et acceptèrent aussitôt. Grâce à cela, Ron et Harry suivirent la décision d'Hermione : Ils suivraient des cours à Poudlard, pour le plus grand plaisir de la brunette. Je conversais régulièrement avec Fleur, et au grand dam de tous, nous étions comme des meilleures amies. Notre amour pour Prada et Chanel avait dû nous rapprocher. Elle m'avait donc invitée, ainsi qu'Harry et Ron (Elle n'avait pas précisé le nom des filles, mais ces dernières firent comme si elles n'avaient pas remarquées) à venir une semaine chez elle, à Paris pour profiter du soleil, si rare à Londres. Je demandai donc si Charlie pouvait venir, et Ron et Harry de leur côté, demandèrent si Hermione et Ginny pouvaient les accompagner. Ce à quoi elle répondu positivement. Peu de temps après, Les filles et Charlie reçurent une lettre d'excuse de Bill, expliquant pour Fleur, il était évident qu'ils étaient invités depuis le début, même si elle ne l'avait pas indiqué clairement.
- « Fleur ne m'aime pas tellement. Elle pense que j'ai toujours eu une mauvaise réputation et que j'incitais bien trop Bill à regarder les autres filles. Ce n'est pas faux à vrai dire ! »
J'éclatais de rire et lui frappa doucement le bras avant de lui demander s'il n'avait pas honte. Négligemment, il me répondu qu'il était fier de sa mauvaise réputation auprès de la vélane. Enfin. Nous allions partir tous ensemble dans très peu de temps, et Hermione se bornait à refuser d'emmener un maillot de bain, disant qu'il n'y avait pas de mer. Je lui fis donc remarquer, qu'en tant que Moldue, elle devrait savoir que les Piscines existaient et qu'elles étaient plus agréables que la Seine ! Et puis, elle était tellement têtu qu'elle affirma n'en avoir aucuns à sa taille. Sauf qu'elle n'aurait jamais dû dire ça devant moi ou devant Ginny. Encore moins devant nous deux. D'un seul regard, et d'une seule voix, nous avons dit Shopping. C'était donc à ce jour là où nous avons remis la séance shopping. Charlie hésita presque à venir avec nous, persuadé que j'allais essayer des maillots de bains. Il me fera toujours rire ! C'est donc entre filles que nous nous rendîmes dans les rues moldus de Londres. Voir tous ces gens normaux faisait surement du mal à Hermione. Elle qui avaient perdus ses parents, ou tout du moins, ses parents l'avaient oublié... Je prenais son bras et lui souris avant d'entrer dans une boutique que j'adorais. Hermione flânait dans les rayons sans chercher véritablement. Quant à Ginny, elle admirait un maillot noir et blanc qui lui avait tapé dans l'œil. Je cherchais pour Hermione l'un de ceux qui faisait mi une pièce, mi bikini. Je lui choisissais un blanc tout simple qui s'attachait, pour la poitrine, au cou et au mi dos et en bas, sur les côtés. Je pris aussi le même en noir. Elle adora mon choix et prit les deux, quant à Ginny, elle acheta le maillot sur lequel elle avait flashé. Nous sortîmes de la boutique, et en passant dans une rue, je tombais amoureuse d'une robe en vitrine : Moulante, Blanche avec des rayures qui rendaient le tissu presque transparent. Je me voyais parfaitement devant avec mes bottes et l'un de mes manteaux noirs. Je forçais les filles à y rentrer et l'essaya.
- « Sublime ! Elle était faite pour toi !
- Je l'achète. Au cas où on parte dans l'une de ces soirées branchées à Paris ! Il vous en faut une à vous aussi !
- Non, on a fait assez d'achats, et puis, j'ai un budget restreint !
- Je paye tout, choisissez les filles, je suis de bonne humeur ! »
Elles acceptèrent difficilement mais je réussi à les convaincre. Je proposais à Hermione une robe rayée noir et blanche, assez courte ce qui la surprise.
- « Hum... Je croyais qu'on cherchait des robes Ambre !
- C'en est une.
- Désolée, mais ça c'est un tee-shirt long.
- On dit Tunique à la limite, mais c'est bien une robe !
- Mais je vais avoir les fesses à l'air !
- Et les leggings, tu connais ?
- Humm...
- Fais-moi confiance, ce n'est pas beaucoup plus court que ma robe !
- Oui mais...
- Chut, je l'embarque. »
Elle céda et j'allais à la rencontre de Ginny : Elle avait flashé sur une robe rose, légèrement moulante, mais n'osait le montrer. Discrètement, je lui prenais et nous rentrâmes à la maison, Ginny n'était pas souriante, elle nous avait fait croire que rien ne lui plaisait. Mais j'avais bien caché que j'avais sa robe dans mon sac. J'attendais d'être à la maison pour lui montrer le cadeau que je lui réservais. Une fois à l'abri des regards, nous nous transplanames. Une fois à la maison, Charlie m'accueillit avec un doux baiser et j'avais caché nos emplettes dans le sac de voyage. Ce dernier fit la tête : Il voulait une séance d'essayage pour voir ce que j'avais acheté. Mais non, il aura la surprise, après tout, nous partons demain !
- « Au faite Ambre, tu ne te souviens pas que tu cherchais la maison de tes rêves. Ou tout du moins l'appartement de tes rêves ?
- Oh si, c'est vrai que ça fait longtemps que je suis ici ! Je vais devoir partir, c'est ça, ta mère ne me supporte plus ?
- Mais non, c'est juste que j'espèrais que tu puisse vouloir plus d'intimité... Avec moi. »
Je m'avançais vers lui et l'entourait de mes bras :
- « Excuse moi, je n'avais pas compris ! Bien sûr, on cherchera à notre retour de France !
- Pas de soucis.
- Donc... Ca veut dire qu'on habitera ensemble ?
- Si tu arrives à me supporter !
Je le frappais doucement avant de l'embrasser. Lorsqu'il coupa court à ce baiser, il dit :
- « Je t'aime. »
Je me figeais et le regardais dans les yeux. Il ne me l'avait jamais encore dit.
- « Moi aussi je t'aime. »
Ce fut aussi simple que cela. Le début d'une nouvelle vie, d'un nouvel amour...
