Avertissement: Ce chapitre est rempli de guimauves citronnées. Vous êtes prévenus.
Bonne Lecture
Chapitre 3 - Puceaux en ruts
Dean Thomas entra discrètement dans la salle de bain de son dortoir et jeta un sort de collaporta sur la porte.
Il voulait parler seul à seul avec Seamus. Il était son meilleur ami et il n'appréciait pas d'être en froid avec lui.
Seamus était sous la douche, ses paumes étaient appuyés contre le mur en face de lui, il avait penché la tête vers l'avant et laissait l'eau couler le long de son dos.
Dean se surpris à observer le corps nu de son meilleur ami. Il n'arrivait pas à réaliser que Seamus était gay, qu'il laissait des brutes viriles le prendre. Il semblait si fragile. Dean pensa que c'est uniquement avec tendresse qu'un homme pouvait posséder Seamus.
Dean secoua la tête pour chasser ses pensées, rien ne lui prouvait que Seamus n'était plus puceau et il ne connaissait pas ses goûts. Seamus préférait peut-être les hommes androgynes, il préférait peut-être être le dominant.
Dean secoua la tête à nouveau, se rappelant qu'il ne devait pas lui parler de ce sujet, ils devaient discuter de leur progéniture et non des goûts sexuels de Seamus.
-Seamus.
Le blond sursauta et se retourna vers Dean, cachant son entre-jambe d'une main et essayant d'attraper sa serviette de l'autre.
Dean la prit et lui tendit. Seamus le dévisagea et lui arracha la serviette des mains.
-Je t'ai dis d'arrêter ça. qu'est-ce que tu fais ici? Tu viens t'assurer que je ne me suis pas noyé.
-Je suis venu discuter.
-Discuter de quoi?
-De ton attitude...
-Mon attitude! C'est toi qui me traite comme une fille, comme une chose fragile, qui ne peut même pas transporter un rouleau de parchemin.
-Je ne voulais pas t'offenser, je voulais juste t'aider. J'ignore comment je dois agir Seamus. Tu es mon meilleur ami depuis notre première année et à présent tu portes notre enfant. C'est quoi le protocole à adopter? Je dois faire comme si de rien n'était? Je dois t'ignorer? Je dois te détester pour l'avoir garder?
-C'est ça que tu ressens? Tu me détestes pour l'avoir gardé.
-Bien sûr que non, idiot! Jamais je ne te détesterais. Je tiens à toi. Comment veux-tu que je me comporte avec toi? Parce que je ne peux pas agir comme avant. Ce ne sera plus jamais comme avant entre-nous.
Seamus fuyait son regard.
-L'enfant que tu portes est un accident, mais il est NOTRE enfant. Nous ne l'avons pas conçus traditionnellement, mais il est de nous. Notre amitié était forte, mais je crois que cette nouvelle expérience la renforcera d'avantage.
Dean prit la main de Seamus et la serra tendrement.
-Peut-être que nous devrions l'élever ensemble.
Seamus retira sa main.
-Je n'ai pas voulu le garder pour avoir ta pitié. Je suis touché par ce que tu as dit, mais je sais que tu es amoureux de Ginny Weasley et c'est avec elle que tu auras des enfants et pas avec moi. J'apprécie ton offre, mais j'ai fait un choix, j'ai choisi de garder cette erreur de la nature.
-Ce n'est pas de la pitié. Je veux réellement m'impliquer dans ta grossesse, accepte mon aide. Tu voulais devenir médiomage. Comment prévoyais-tu finir ta septième année à Poudlard et faire tes études avec l'enfant.
-Je n'y avais pas encore pensé. Je demanderais à ma mère de le garder, l'année prochaine, Ensuite, je vais me trouver un emploi, je n'ai plus envie d'être médicomage, je vais faire des heures de travail insensées et avec l'enfant je suis mieux de me trouver autre choses.
-Laisse moi t'aider, c'est aussi mon enfant. Je n'ai pas garder le mien, parce que je trouvais absurde l'idée d'un homme portant un enfant, mais je le regrette, à présent. Je veux faire partie de la vie de cet enfant. Je t'en supplie ne me chasse pas de sa vie, ne renie pas notre amitié.
Seamus resta silencieux, ses yeux s'humidifièrent et les larmes commencèrent à couler.
Dean paniqua, il n'avait jamais voulu faire pleurer son ami. Il s'approcha de lui et le serra dans ses bras.
-Je suis désolé Seamus, je ne voulais pas te faire pleurer, je voulais...
-Je ne pleure pas à cause de ce que tu m'as dit. Oh contraire, c'était parfait.
-C'est les hormones?
-Non! C'est juste moi, mon cerveau idiot.
-Qu'est-ce que tu veux dire?
-Je suis gay Dean.
-Oui, je sais et cela n'influence pas notre amitié. Je te le promets.
-Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire. Je...je suis amoureux de toi.
Dean relâcha son étreinte et regarda son meilleur ami dans les yeux.
-Quoi? Heu...je...heu...
-Je n'attends pas le «moi-aussi» ne t'inquiètes pas. Je sais que tu es hétéro.
-Seamus, je...
-Laisse-moi finir, tant qu'à me ridiculiser, je vais y aller jusqu'au bout. Lorsque je me suis réveillé hier et qu'ils nous ont annoncés les évènements, j'étais heureux. J'aillais avoir l'enfant de l'homme que j'aime, ce qui était impossible. J'ai même stupidement pensé que cet enfant nous rapprocherait et que nous formerons une belle famille unie... Je sais c'est stupide, niais. Cependant, c'est ce que j'ai ressenti sur le moment. Sauf que, la nuit porte conseil. Le lendemain, j'ai réalisé que mon rêve ne se produira jamais, mais j'aurais ton enfant et cela suffit à me rendre heureux. Cependant, je ne pourrais pas supporter que toi, ta future femme et vos enfants, faisiez partie de ma vie et celle de mon enfant. Me projetant l'image de la famille que j'ai tant désiré former avec toi.
Dean n'hésita pas une seconde et déposa ses lèvres sur celles de son meilleur ami.
Seamus le repoussa.
-Qu'est-ce qui te prend? Je n'ai pas besoin que tu t'amuses avec mes sentiments.
Dean se rapprocha de lui et attrapa son visage entre ses mains.
-Je ne m'amuse pas avec tes sentiments. J'en ai eu envie...j'ai envie d'essayer. Je tiens beaucoup plus à toi qu'à Ginny. Je me sens comblé, heureux, à ma place lorsque je suis à tes côtés. Je veux essayer de former cette famille unie dont tu rêves tant. Je ne souhaite que te rendre heureux. Je crois que je t'aime Seamus.
Dean captura ses lèvres à nouveau, Seamus répondu au baiser; timide au début et finalement passionné.
Dean décida de faire le grand saut.
Tout en caressant la langue de son premier petit-ami avec la sienne, il déboutonna sa chemise et l'enleva, en la laissant tomber sur le sol de la douche et commença à défaire son pantalon.
Seamus mit fin au baiser et le regarda surpris.
-Tu n'es pas obligé, s'embrasser est déjà beaucoup.
-Je veux essayer...j'ai très envie d'essayer.
Dean frotta son basin contre le sien. Seamus sentit l'érection de son amour, il lui sourit et entraîna l'adolescent à la peau mâte sous la douche avec lui.
OoOoO
«Non! Ce n'est pas possible! Pas encore! Merlin ayez pitié!», pensa Neville Londubat, lorsque son membre se dressa à nouveau. C'était la quatrième fois en une heure, il avait pensé, la fois précédente, d'aller se soulager, mais avait décidé de se retenir.
Il était devenu un obsédé, il n'arrêtait pas de bander à des choses insignifiantes. Présentement, il faisait son devoir de sortilège et junior se réveillait.
Le devoir n'avait aucun lien avec le sexe, mais Neville imaginait des trucs pervers à chaque phrase qu'il lisait, chaque expression, chaque citation.
Son esprit se remplissait d'image perverse avec un beau brun, portant uniquement une cravate vert et argent...
Neville essaya de chasser ces images, se forçant à penser à Hermione, Luna, Hannah ou Ginny, s'il devait avoir une érection, il voulait que ce soit parce qu'il pensait à une fille et non à un garçon.
Neville se rappela qu'il se trouvait dans la salle commune et que ce n'était pas l'endroit le plus approprié pour avoir une érection peu importe le sexe de la personne imaginée.
Neville essaya de se calmer en observant Harry et Ron assit dans le fauteuil en face du feu, ils avaient une discussion très mouvementée avec Hermione Granger.
Hermione, ainsi que plusieurs autres élèves, avait été surprise de l'avortement de Harry et en bon ami Ron défendait son meilleur ami.
Neville n'aurait jamais osé le dire à voix haute comme Seamus, avait fait à l'infirmerie, mais les paroles de ses camarades, lui faisaient extrêmement de peine.
Ron hurlait à qui voulait l'entendre que ce n'était pas lui et Harry les monstres d'avoir assassinés un être vivant, mais ceux qui avaient gardés les bébés qui étaient marteaux.
Des hommes ne pouvaient pas et ne devaient pas tomber enceint. Neville le savait et il approuvait, une partie de lui approuvait, mais il voulait cet enfant, il voulait voir ce petit être grandir.
Ces pensées sur sa grossesse le menèrent naturellement à penser au second père, réveillant une partie de son anatomie beaucoup trop active aujourd'hui.
Neville ferma son livre de sortilèges, il n'arrivait à rien, il ouvrit son livre de botanique avancé qu'il avait emprunté à la bibliothèque. Pour l'instant, c'était le seul livre qui lui donnait aucune inspiration.
Colin Crivey entra dans la salle commune et se dirigea vers Neville. Le sixième année leva les yeux vers le plus jeune et referma son livre qu'il déposa sur son entre-jambe avant que le photographe remarque son problème.
-Neville excuse moi de te déranger, mais il y a un serpentard qui te demande à la porte.
-Un serpentard?
-Oui. Je crois que c'est le père...heu...le deuxième père de votre...de ton...
Colin ne put finir sa phrase, il était devenu rouge et il ne pouvait que pointer le ventre de Neville.
Neville regarda autour de lui, les autres élèves se trouvant dans la salle commune le dévisageaient, le faisant rougir à son tour. Il se leva, remercia Colin, s'assura que son livre était bien appuyé contre son érection et sortit rejoindre l'homme qui en était la cause.
Lorsque Neville Londubat arriva dans le couloir à la sortie de la salle commune, il fut terrassé par une vision merveilleuse.
Théodore Nott l'attendait appuyé contre le mur, sans cape, sans gilet, juste sa chemise et sa cravate, les deux premiers et les deux derniers boutons de sa chemise avaient été détachés. Il avait enlevé son pantalon d'école et l'avait remplacé par un jeans moldu, qui lui allait à ravir.
Neville appuya plus fermement sur son livre et s'avança en direction du serpentard.
Nott ne remarqua pas sa présence, Neville voulu se manifester, mais il n'arrivait qu'à faire le poisson. Le serpentard le déstabilisait et il n'avait qu'une seule envie, lui hurler «soulage-moi».
Neville s'éclaircit la gorge. Théo ouvrit les yeux et un sourire séducteur prit place sur ses lèvres. Séducteur? Neville pensa que son cerveau devait halluciner.
-J'avais peur que tu ne viennes pas.
Nott baissa les yeux, une petite rougeur empourpra ses joues.
-T'aimes la botanique? Ce livre semble avancé pour notre année?
-Oui...c'est ma passion...
Neville rougit. Pourquoi avait-il dit passion?
-Moi c'est les runes, j'aimerais devenir professeur de runes.
-Moi de botanique.
Nott lui sourit.
-Cela nous fait un truc en commun...un deuxième si nous comptons...
Nott rougit et pointa le ventre de Neville.
Neville devint encore plus rouge, il avait l'impression que tous les litres de sangs de son corps se trouver divisés entre son entre-jambe et son visage.
-J'aimerais te parler en privé.
«Oh oui», pensa Neville.
-Es-ce que nous pouvons monter à ton dortoir?
-Oh oui! J'veux dire non. Non! Nous pouvons parler ici ou à la bibliothèque ou dans ma salle commune.
«Un endroit avec beaucoup de monde», pensa Neville.
-Je ne préfèrerais pas, ce que j'ai à te dire est personnel.
Neville voulait dire oui, monter avec Nott dans son dortoir et laisser libre cours à son imagination, mais il devait se retenir.
Théo le regarda de bas en haut longuement, un petit sourire en coin sur les lèvres.
-Je ne te ferai aucun mal. Laisse moi monter dans ton dortoir, ce que j'ai a te dire est urgent. Fais moi confiance.
Neville Londubat savait qu'il devait répondre non. Il ne devait pas laisser monter un serpentard dans leur dortoir. Cependant, ce sont ces hormones qui répondirent à sa place.
-D'accord.
Théodore lui fit un sourire extrêmement tendre, Neville retint une envie folle de goûter ses lèvres tentatrices.
Neville se tourna vers la grosse dame et prononça le mot de passe. Le tableau se tassa et les deux adolescents entrèrent dans la salle commune de gryffondor.
Ce fut un silence de mort qui accueillit Neville, lorsqu'il entra dans la salle commune avec Nott. Tous les élèves ce tournèrent vers le serpentard.
Ron Weasley fut le premier à rompre le silence.
-Neville qu'est-ce que tu fais? C'est un serpentard, tu ne peux pas faire rentrer un serpentard dans notre salle commune.
Ron se tourna vers Nott.
-Sors.
Théo sembla hésitant, voyant le regard enragé de tous les gryffondors tournés vers lui. Il n'était pas Malfoy, il n'avait pas la réplique facile.
Nott perdait toute confiance en lui, lorsqu'il se trouvait en public. Il ne voulait pas paraître faible devant Neville, mais ce fut plus fort que lui, il commença à reculer.
Neville attrapa son poignet et le tira vers lui.
-Je suis désolé Ron, mais il faut que nous discutions en privé.
-En privé? Allez ailleurs que dans notre salle commune.
-C'est ce que nous allons faire.
Neville tira Nott en direction des escalier menant au dortoir.
-J'espère que tu ne vas pas accepter sa proposition, tu peux venir vivre chez nous. Mes parents se feront un plaisir de t'accueillir.
-Nous en reparlerons Ron.
Neville ignora les protestation de son ami et se dépêcha de monter à son dortoir, suivit par un serpent heureux de quitter la fosse aux lions.
OoOoO
Lorsque Neville entra dans le dortoir et qu'il entendit Théo refermer la porte, il réalisa ce qu'il venait de faire.
Les insinuations douteuses de sa grand-mère à propos de son petit-ami mangemort, Nott ramassant ses livres, la proposition de Théo, lui-même disant à Ron qu'il devait s'expliquer en privé avec le serpentard...ils allaient tous croire qu'il avait une relation secrète avec le Théodore Nott.
Ils allaient tous penser, qu'il avait fait la gaffe en potion exprès, pour porter l'enfant de son amour secret.
Qu'avait-il fait?
Il ne pouvait pas penser avant d'agir. Bien sûr que non, c'était plus intéressant de se laisser guider par ses hormones.
Paniqué, Neville regarda autour de lui, les rideaux de Seamus était tirés. Il croisa le regard de Nott, ce dernier le détaillait de haut en bas, des petites rougeurs avaient pris place sur ses joues.
-Je suis désolé Londubat.
-Désolé de quoi?
Nott le regarda droit dans les yeux, le regard de Théo fit vibrer sa baguette.
Neville se dit qu'il devait être victime d'hallucination, le serpentard ne le regarderait jamais avec autant d'intensité, de désirs.
-Je suis un profiteur. Présentement, tu es submergé de problèmes; ton unique famille te renie, tes amis vont partir des étranges rumeurs à ton sujet, tu es victime d'une potion donc tu ignores les effets à long terme, tu n'as plus d'endroit où vivre et tu n'as plus d'argent et moi tout ce que je veux, c'est abuser de ton corps.
Neville ne cru pas les mots qu'il venait d'entendre, il serra d'avantage son livre de botanique. La douleur de ce geste ne fit pas diminuer son problème, il sentait le sang pulser.
-Pardon...je ne...quoi?
Nott sourit.
-Je partage le même dortoir que Blaise et Draco. Tu sais combien de fois Blaise est parti en courant dans la salle de bain se branler depuis que nous sommes revenus de dîner. Il était déjà obsédé avant, là il atteint des niveaux incroyables et vu l'état constant de frustration dans lequel se trouve Draco, je conclu qu'il doit souffrir du même problème. Blaise m'a confié tout à l'heure que depuis ce matin il bande sans arrête, qu'il imagine des choses à connotation sexuel là ou il en a aucune. Il m'a aussi confié qu'il n'éprouvait aucune satisfaction lorsqu'il se soulageait, jusqu'à ce qu'il découvre qu'il se sentait comblé lorsqu'il pensait à Weasley.
Neville rougit, il avait peur de comprendre.
-Donc j'ai conclu que tu devais avoir le même problème et que c'était la raison de tes rougeurs lorsque nos regards se croisaient, en classe aujourd'hui.
-Si tu voulais m'humilier pourquoi ne l'as-tu pas fait dans ma salle commune ou demain matin au petit déjeuner devant toute l'école.
-Je ne veux pas d'humilier.
Nott déboutonna sa chemise.
-Je veux t'aider à te soulager.
Neville n'avait qu'une envie sauter sur le serpentard et goûter cette peau offerte à lui, sentir ce corps chaud contre le sien. Le garçon qu'il avait désiré toute la journée, s'offrait à lui.
Neville secoua la tête, la situation n'avait aucun sens.
-La potion nous rend tous gays. J'ai inventé une potion qui rend gay. Oh Merlin! Une chance que je n'ai pas touché toute l'école. Dans une génération, il y aurait plus de sorcier.
-Je te rappel que ta potion nous met enceint.
-Je sais mais il n'y a rien qui prouve que l'enfant va survivre ou que nous allons mener la grossesse à terme. Nous allons peut-être donner naissance à des mutants ou a des détraqueurs...nous ne pouvons pas savoir. Ils vont peut-être tous naître cracmols, ils vont...
Théo s'avança vers Neville et prit son visage en coupe, asseyant de le calmer.
-Chut. Calme toi. Notre enfant va être normal, il ne saura pas difforme.
-Tu n'en sais rien.
-Oui. Pomfresh et les médicomages l'ont dit; les grossesses se déroulent normalement. Et s'ils naissent tous cracmols...et alors. Tu vas moins aimer ton enfant parce qu'il est cracmol?
-Bien sûr que non!
-Alors, pourquoi tu paniques?
-C'est une grossesse masculine, nous ignorons ce qu'il va se passer, il peut arriver n'importe quoi...j'ai peur et...mes hormones qui se déclenchent et me transforme en tapette ainsi que toi. Te rends-tu compte que j'ai changé l'orientation sexuel de mes amis? Ron et Harry vont me tuer.
Théodore éclata de rire.
-Je crois qu'il y a un malentendu, ta potion ne rend pas les gens gays.
-Comment expliques-tu Seamus qui nous a annoncé qu'il était gay hier, Zabini qui fantasme sur Ron, toi qui s'offre à moi et moi qui t'imagine...
-Tout simplement, par le fait que Seamus est homosexuel, il a couché avec Blaise l'année dernière et à ma connaissance il n'était pas sous l'influence de ta potion. Blaise est bi et il a un faible pour les taches de rousseur. Et moi et bien je suis et j'ai toujours été gay. En ce qui te concerne...seulement toi connais la réponse.
Théo lui fit un petit sourire en coin, un sourire de serpentard, il le regarda de haut en bas, son regard s'arrêtant sur le livre de botanique.
-Tu vas déposer ce livre un jour, pour que je puisse observer l'étendu de ton désir d'hétérosexuel à mon égard.
-qu'est-ce que...je n'ai aucun désir pour toi, je ne suis pas gay.
-Tu ne disais pas que la potion t'avais rendu gay, il y a une minute.
-Non ce n'est pas...
Théo lui arracha le livre des mains. Neville ne put retenir un gémissement lorsque la pression exercé par le livre se retira. Il rougit et baissa la tête, son érection était visible.
Nott se rapprocha d'avantage et posa sa main sur la bosse déformant l'uniforme de Londubat.
Un gémissement franchit ses lèvres, Neville ferma les yeux et bougea ses hanches à la rencontre de cette main bienfaitrice.
Nott se pencha et embrassa le cou du lionceau, ce dernier pencha la tête, lui laissant plus d'espace.
Théo lécha la clavicule, puis mordit la mâchoire du rouge et or, avant de la couvrir de baiser.
Le serpentard glissa sa main sous la ceinture du gryffondor et prit son membre en main.
Neville ouvrit les yeux et le repoussa violement.
-Je ne suis pas gay.
-Tu le diras à ton érection.
-Je suis désolé, mais je ne suis pas homosexuel. Je n'ai jamais été attiré par les hommes. Déjà que je me suis sentit honteux toute la journée, parce que je me suis...je ne veux pas me faire contrôler par mes hormones.
-Nous sommes des adolescents, nous nous faisons tous contrôler par nos hormones.
-Je n'ai pas envie d'abuser de toi pour ma satisfaction personnelle et qu'après je ne puisse plus me regarder dans un miroir.
-Peut-être que la potion ta ouvert les yeux, tu es peut-être bi. Tu n'es pas curieux, tu n'as pas envie de te soulager pour de bon, tu n'as pas envie que je continue. Tu m'attires et si après tu as honte et que tu ne veux plus jamais me revoir, je ne t'en voudrais pas, je comprendrais. Même si nous nous faisons mutuellement du bien pendant neuf mois et qu'après tu me dis de retourner d'où je viens avec mes mœurs douteuses, je comprendrais. J'avoue que j'aimais bien t'imaginer venir vivre avec moi au manoir Nott, élevant NOTRE enfant ensemble. Partageant le même lit, pour toute une vie. Je sais, c'est idiot.
Le regard de Nott changea, la lueur verte de ses yeux sembla plus intense.
-Je suis quelqu'un d'extrêmement gêné en public, je suis beaucoup plus à l'aise lorsque je suis avec un petit groupe de personne, je n'ai aucune confiance en moi...comme toi, n'es-ce pas? Nous voulons tous les deux devenir professeurs, nous sommes les deux solitaires de nos maisons, nous sommes présentement très attirés l'un par l'autre, nous aimons lire, nous méprisons les mangemorts nous préférons regarder le Quidditch plutôt que de participer et nous allons avoir un enfant. Nous avons plusieurs choses en commun, peut-être même d'avantage, si tu nous laisse la chance de nous connaître. Peut-être devrions-nous essayer?
Un rose délicat peignit les joues de Neville, il ignorait que le serpentard en connaissant autant sur lui. Il avait tellement envie de lui dire oui, mais il craignait que l'attirance qu'il éprouvait en ce moment n'était qu'une conséquence de sa potion.
Qu'allait-il se passer lorsqu'il donnera naissance à l'enfant? Allait-il détester le serpentard? Allait-il découvrir des sentiments sincères à son égard?
Des milliers de questions lui venaient à l'esprit. Neville les chassa. Il était enceint, les choses était différentes, il avait le droit d'essayer, d'expérimenter et peut-être que Nott avait raison, il était peut-être bi.
Pourquoi pas après tout? Ce ne serait qu'une expérience.
Neville commença à déboutonner sa chemise.
Théo l'imita, déboutonnant son pantalon. Il enleva sa chemise, la laissant tomber sur le sol.
Neville ne pouvait quitter des yeux le ventre plat et les abdos de Nott.
Théo approcha lentement de l'homme enceint, fixant ses lèvres.
Leurs lèvres se touchèrent, ils échangèrent un baiser tendre, voluptueux. Neville gémit, il resterait pendu à ces lèvres toute sa vie.
Il n'avait jamais été embrassé auparavant et la sensation était fabuleuse.
La langue de Théo caressa les lèvres de Neville, ce dernier entrouvrit les lèvre, laissant libre accès à cette langue taquine. Elle se glissa dans sa bouche, venant caresser la sienne. Néville répondit avec plaisir, il appuya sa main contre la nuque du vert et argent, le rapprochant.
Nott plaça ses mains sur les hanches du griffon, rapprochant leurs basins, leurs érections se frôlèrent. Neville ne put empêcher un autre gémissement de franchir ses lèvres.
Théo glissa son autre main sous la chemise de Neville. Il caressa ses flancs, son ventre, puis monta titiller ses mamelons.
Neville sentait la chaleur des mains de Nott, laisser une trainer brulante sur sa peau. Présentement, Néville se fichait qu'il s'agissait d'un homme, il en voulait plus, il voulait sentir la peau du serpentard contre la sienne.
Nott descendit l'une de ses mains et pétrit les fesses de Neville.
Neville se braqua, réalisant la situation.
Théo le sentit et mit fin au baiser.
-Qu'il y a t'il?
-Je ne veux pas que tu...je ne veux pas avoir mal.
-Je serais tendre.
-Je ne suis pas une fille.
Théo se recula, le regardant étrangement.
Neville sentit un froid, il regretta d'avoir parler, il voulait sentir la chaleur du corps de Nott encore, ainsi que ses caresses.
-Tu ne sauras pas moins un mâle virile, parce que tu te fais sodomiser.
Neville se braqua d'avantage en entendant ce mot, imaginant une scène qui l'excitait et l'effrayait à la fois.
-Pourquoi ce serait moi le soumis, c'est toi le gay. Moi je suis un vrai homme.
Théo ricana.
-Peut-être que je suis le gay, celui qui n'est pas un véritable mâle, mais je vais être le dominant. Tu es peut-être un gryffondor, mais le courage te manque présentement. Tu n'oseras jamais faire les premiers pas, tu n'en as pas envie. Tu veux que je te fasse découvrir un océan de plaisir, tu veux que je prenne les choses en mains...dans tous les sens du terme. Je le vois dans tes yeux, tu veux être sous mon contrôle. C'est la meilleur façon de ne pas regretter tes actes, puisque tu pourras toujours te dire que je t'avais dragué, que c'est de ma faute.
Neville baissa les yeux, n'osant plus regarder le serpent qui lisait si bien en lui.
-Je crois que je comprends. Tu es enceint, ce qui est un acte typiquement féminin. Tu découvres que tu es attiré par les hommes...par moi du moins. La possibilité d'avoir un orgasme fulgurant en te faisant dominer par un autre homme. L'éventualité de pousser plusieurs râles de plaisir en devenant une chose gémissante, comme une femme...oui je comprend que tu puisses être effrayé.
Les paroles de Nott, lui promettant des plaisirs ravageurs, se dirigèrent droit vers son érection, qui devenait douloureuse. Neville avait besoin de se soulager.
Nott se mordit les lèvres, ce geste sensuel était involontaire, puisque son regard reflétait du regret et non du désir. Puis, le regard de Nott retrouva sa lueur perverse et se fixa sur Neville, qui ne put s'empêcher de soupirer sous l'intensité de se regard.
-Tu sais tous les gays ne pratiquent pas la sodomie, nous pourrons l'essayer si tu te sens prêt un jour. Il y a plein d'autre choses que nous pouvons faire, qui est tout aussi jouissif.
Neville ne pouvait pas détourner son regard des lèvres de Théo, absorbant chacune de ses paroles, imaginant chacune d'entre elles.
-Nous pouvons; nous masturber mutuellement, nous faire une fellation, nous pouvons faire un soixante-neuf, un anulingus, nous pouvons stimuler la prostate de l'autre, nous pouvons...
Chaque mot prononcé par Théodore Nott résonnait dans sa troisième jambes, la faisait vibrer.
-Arrête!
Le gryffondor se rapprocha du serpentard, il déposa ses mains sur les hanches de Théo. Il les fit glisser vers le haut, profitant de la douceur de la peau qu'il désirait tant. Neville caressa; son ventre, ses pectoraux, ses épaules, sa nuque.
La respiration de Nott était saccadée, sa bouche était entrouverte, tentante.
Neville approcha son visage de celui de Théo, leurs lèvres se frôlèrent. Le serpentard parcouru la faible distance les séparant et appuya fermement ses lèvres contre celles du rouge et or.
Théo glissa sa langue à l'intérieur de la bouche de son partenaire de potion, entamant un délicieux combat de domination.
Théo déboutonna le pantalon de Néville et descendit la fermeture éclaire. Il glissa la main à l'intérieur et caressa l'érection.
Neville gémit. Nott sortit sa main, provoquant un soupir de frustration chez le griffon.
Le serpentard descendit le pantalon et le boxer du gryffondor, ce dernier ne put retenir un gémissement rauque à la sensation bienfaisante de son membre enfin libéré de sa prison de tissu.
Théo entoura le sexe dur et douloureux de ses doigts et commença des mouvements de va-et-vient. Neville gémit et pencha la tête vers l'arrière, offrant à Théo la peau délicate de son cou.
Neville se cambra sous cette sensation délicieuse, laissant échapper de nombreux gémissements.
Théo fit des mouvement circulaire autour de son membre et caressa son gland avec son pouce. Neville commença à onduler des hanches de façon incontrôlable. De sa seconde main, Théo vint titiller les testicules de Neville.
Neville ne put en supporter d'avantage cette exquise torture, il explosa dans un râle rauque, se répandant sur le ventre du serpentard.
Neville se pencha vers l'avant appuyant sa tête sur l'épaule du serpentard. Il se sentait épuisé après se fulgurant orgasme, le meilleur de sa vie.
Neville retrouva son souffle et releva la tête pour regarder le serpentard.
Le regard de Nott était assombrit par le désir, une faible rougeur avait prit place sur ses joues, il respirait bruyamment. Ses lèvres étaient entrouvertes, invitante...
Neville ne put résister et l'embrassa goulument.
Il sentit l'excitation de Théo contre sa hanche et cela suffit à réveiller junior, à nouveau. Le vert et argent mit fin au baiser et regarda le rouge et or.
-Tu es insatiable...j'aime ça!
Neville l'entraîne jusqu'à son lit. Théo ferme les rideaux et jette un sort de silence. Il enlève son pantalon et son boxer. Neville ne peut quitter des yeux la hampe dressé et suintante de liquide séminale devant lui.
Il n'était pas gay, il aurait dû être dégouter.
Théo se rapproche de Neville et reprend ses lèvres.
Leurs érections se touchent, Neville ressent une décharge électrisante traverser son corps, la sensation est encore meilleur que tout a l'heure lorsqu'ils étaient encore vêtus.
Théo entoure de ses doigts l'érection de Neville et commence, à nouveau, des mouvements de va-et-vient.
Neville ne peut quitter des yeux le spectacle se déroulant entre eux, il a envie de participer de faire à Théo se qu'il lui fait ressentir
Il approche sa main de l'érection de Théo, mais ce dernier le chasse d'une petite tape.
Nott rapproche son érection de celle de Londubat, il les place face à face il entoure les deux érection de ses main et recommence ses mouvements.
Neville ne peut pas retenir ses gémissements, ce qu'il ressent est si bon...
Leurs deux membres vibrants se touchant, la pression enserrant leurs sexes, par les main expertes de Théo.
Neville plaça ses mains sur les fesses de Théo et le rapprocha, il voulait plus.
Leurs lèvres se frôlaient, leurs râles de plaisirs mouraient dans la bouche de l'autre.
Théo accéléra ses mouvements, Neville était sur le point d'exploser.
Neville sentit la douce chaleur quitter ses reins et tout ravager sur son passage, pour lui apporter la délivrance tant attendu.
Une quantité scandaleuse de semence sortit de leurs membres, allant éclabousser le ventre de l'autre. Neville sentit les spasmes incontrôlables de l'orgasme l'envahir, Théo continua ses mouvements, jusqu'à ce que tous leurs tremblements soient finis.
Neville avait l'impression d'être vidé de toute énergie, ses deux orgasmes l'avaient achevés. Il se pencha vers l'avant et appuya sa tête sur l'épaule de Théo, qui caressait tendrement son dos.
Théo prit sa baguette et lança un sort de nettoyage. Neville décida de s'étendre et entraîna le serpentard avec lui.
Il se regardèrent, mais n'échangèrent aucun mot, le silence était agréable.
Neville se rapprocha d'avantage de Théo et se blottit dans les bras du deuxième père de son enfant.
OoOoO
Dean se forçait à garder les yeux ouverts. Il ne voulait pas rater un seul instant de cette image magnifique, il voulait imprégner à jamais ce moment dans sa mémoire.
C'était sa première fois et Dean n'aurait jamais imaginé mieux. Le plaisir qu'il ressentait présentement était indescriptible, il n'avait pas encore joui et il voulait déjà recommencer.
Seamus le chevauchait prenant toujours plus loin son membre, la sensation de ses chairs chaudes et serrées autour de son sexe étaient fabuleuses. L'expression d'extase sur le visage de Seamus l'était tout autant et les râles de plaisir sortant de sa gorge venait rejoindre son érection à tout coup. Dean savait qu'il ne tiendrait pas longtemps.
-Masturbe moi, je t'en supplie Dean, touche moi.
Sans hésiter, Dean prit le membre durci de Seamus dans sa main et entama de vigoureux mouvements de va-et-vient.
Les hurlements de Seamus se fient plus intenses et se termina par un puissant râle.
Dean sentit les longues giclés chaudes de semences se répandre sur son ventre, cette sensation le fit venir à son tour et il se répandit dans un râle, à l'intérieur de l'irlandais.
Seamus s'effondra sur son amant, épuisé après cet orgasme dévastateur.
Dean essaya de reprendre son souffle, un sourire stupide sur les lèvres, il n'avait pas imaginé que ce serait si bon. Il caressa le dos de son meilleur ami, mais une question lui brûlait les lèvres.
-Seamus?
-Hum?
-Es-ce que...
-C'était parfait. Tu m'as fait l'amour comme j'en ai toujours rêvé.
-C'est gentil. C'était parfait pour moi aussi, même plus que parfait, mais ce n'est pas ce que je voulais te demander.
-Alors quoi?
-Je me doute de la réponse, mais...es-ce que je...je suis ton premier?
Seamus éclata de rire, il se redressa avec son coude et embrassa son nouvel amant.
-Non. Tu es mon troisième.
Le visage de Dean se décomposa, il tourna la tête fuyant le regard de son ami.
Seamus le força à le regarder à nouveau.
-Qu'est-ce qui te contrarie? Que d'autres m'ont touchés avant toi?
-Qui?
Seamus rougit et baissa la tête.
-J'ignore si tu vas aimé ou détesté ma réponse.
-Vas-y, tu verras.
-Lee Jordan et Blaise Zabini.
Dean sourit.
-Lee Jordan et Blaise Zabini?
Seamus hocha la tête, sans regarder Dean dans les yeux. À la grande surprise de l'irlandais, le métis captura ses lèvres et ils échangèrent un baiser torride.
-Je suis heureux d'apprendre que tu as un faible pour les grands mambas noirs.
-Idiot!
Seamus se blottit contre son petit ami et s'endormi, comblé et heureux comme jamais.
Fin chapitre 3
Gros bisous mouillés à ceux qui ont aimés et un petit bec à ceux qui ont détestés...bon ok un gros baiser humide à vous aussi.
À la prochaine.
