Note: Ce chapitre contient une scène que j'ai plagié à moi-même...j'ai le droit c'est à moi. Vive les cours de potion!
Bonne Lecture
Chapitre 4 - Les malheurs de Weasley
Ronald Weasley se réveilla, le dortoir était étrangement silencieux. Il s'assit dans son lit et regarda autour de lui.
Les rideaux de Neville, Seamus et Harry étaient fermés, cela l'intrigua. C'était rare que ses compagnons fermaient leurs rideaux, en même temps.
Il regarda vers le lit de Dean, son lit était fait.
«Il est matinal», pensa Ron.
Ron réfléchis, Dean n'était pas là hier soir, lorsqu'il était monté se coucher avec Harry.
Ron soupira, il était triste pour son ami. Dean avait surement fui le dortoir, pour éviter de provoquer Seamus.
Ron se dit, qu'il devrait avoir une conversation avec Seamus.
Les rideaux de ce dernier se mirent à bouger. Ron prépara une petite remarque, pour faire culpabiliser Seamus d'obliger leur ami, à dormir dans un autre lieu.
Les rideaux s'ouvrirent, sur un Dean Thomas en boxer. Ron sursauta et un hoquet de surprise franchi ses lèvres, lorsqu'il vit le corps nu et endormi de Seamus dans le lit que quittait Dean.
Dean arrêta son mouvement lorsqu'il aperçu Ron, surtout en remarquant ce que fixait Ron.
Dean sortit du lit et referma les rideaux derrière lui.
-Ron, ce n'est pas ce que tu crois.
OoOoO
Neville Londubat ne s'était jamais senti aussi heureux. Il avait l'impression d'être complet, en harmonie.
Il sentait une douce chaleur se répandre dans son corps, il aurait resté dans son lit et dans cette position, appuyé contre ce corps chaud à jamais.
Ce corps chaud?
Un Neville bien réveillé, ouvrit les yeux et regarda le serpentard nu partageant son lit.
Il s'assit dans son lit honteux.
Le corps à ses côtés bougea, Théo s'assit à côté de lui et effleura son épaule avec ses lèvres.
-Bien dormi?
-Je l'ignore.
La nervosité d'être découvert, par ses amis, et la honte des actes de la veille, se percevait dans ces trois petits mots, Neville regretta de ne pas être un meilleur menteur.
Théo se pencha pour l'observer, Neville évita son regard. Il ne voulait pas que le serpentard voit ce qu'il ressentait pour l'instant.
Théo sembla déçu et blessé de ce qu'il vit dans le regard de Londubat, il se recoucha.
-Je vais attendre que tes camarades de dortoir soient parties en cours avant de sortir. Personne de ta maison ne me verra, ne t'inquiète pas.
Neville se sentit coupable, il ne voulait pas le blesser, son visage l'avait trahit. Il se tourna vers son amant d'une nuit et ouvrit la bouche, mais Théo l'interrompit.
-Garde ta salive. Je n'ai pas besoin d'entendre tes mensonges ce matin. Je te l'ai dit hier que je comprendrai. Tu sais, l'offre que je t'ai fait tient toujours. Tu auras ta chambre, je ne t'obligerai pas à partager mon lit, ne crains rien. Hier soir, c'était merveilleux et je préfère garder ses images en mémoires.
Théo se tut, vexé. Il se doutait que Londubat réagirait de cette façon, mais il espérait...
Le gryffondor sourit en entendant la dernière phrase. La faible chaleur se répandant dans son corps ce matin, se fit sentir à nouveau. Neville décida de suivre son instinct pour une fois.
Il captura les lèvres du serpentard.
Théo ouvrit les lèvres et un doux ballet commença. Ils voulaient goûter chaque recoins de la bouche de l'autre, voulant s'imprégner de sa saveur.
Les mains de Théo explorèrent le corps qu'il avait appris à connaître, pendant que Neville laissait ses mains caresser les abdos et le ventre parfait de son compagnon de lit.
Théo renversa leur position, dominant le lion, il mit fin au baiser et alla lécher, mordre et embrasser la chair délicate du cou de Neville.
Neville gémis sous ce délicieux traitement et commença la même torture, sur l'épaule du vil serpent qui le dominait.
Théo se fit une place entre les jambes de Neville. Deux gémissements rauques se firent entendre lorsque leurs érections se touchèrent.
Le serpentard ondula des hanches faisant se frotter l'une contre l'autre leur virilité.
Neville devint que gémissement. Théo sentit son sexe durcir contre le sien et cela l'excita davantage.
Théo appuya encore plus contre la verge de Londubat, profitant de cette douce friction. Neville plaça ses mains sur les fesses de Nott, appuyant pour le rapprocher.
-Prend-moi. J'en ai envie. Prend-moi Théo.
Théodore Nott dut se mordre la lèvre pour ne pas défaillir en entendant cette supplique, il ne pensait pas que Londubat s'offrirait à lui aussi vite.
Théo arrêta son mouvement et embrassa passionnément son future amant.
Les rideaux du lit s'ouvrirent brusquement sur un Ronald Weasley enragé.
-Neville, il faut que...Ahhhhhhh!
OoOoO
Harry Potter dormait paisiblement, il ne rêvait pas du mage noir et il en était heureux. Il se sentait bien dans un parfait petit cocon douillet et calme.
Tout à coup, il sentit un poids sur son ventre et quelqu'un tirait sur son haut de pyjama, le soulevant de son lit.
Harry ouvrit les yeux et rencontra le regard paniqué de Ron.
-Harry nous allons tous devenir gays!
-Quoi?
Ron écarquilla les yeux et regarda son meilleur ami terrifié.
-C'est quoi ce truc dur que je sens contre ma cuisse?
-C'est le matin Ron.
-Ahhhhhhhh!
Ron s'extirpa du lit de son meilleur ami, frissonnant. Il s'assit sur son lit, complètement paniqué.
-Respire Ron, prend de grande respiration. Calme toi, il n'y a aucune raison de paniquer.
Ron se calma, Harry et Dean s'assirent à côté de lui.
-Pourquoi il y a un serpentard nu et en érection dans NOTRE dortoir? S'écria Harry en remarquant Théodore Nott.
-Oh...heu...désolé.
Théo cacha sa virilité et alla se cacher dans le lit de Neville et tira les rideaux.
Tous les gryffondors regardèrent leur ami, le visage de Neville devint cramoisi et il n'osa soutenir leurs regards.
-C'est une excellente question, j'en ai plusieurs. Tonna la voix exaspéré de Ronald Weasley.
-Pourquoi tu avais une érection contre ma cuisse? Pourquoi Dean a dormi dans le lit de Seamus, un Seamus nu en passant? Pourquoi un serpentard était entre les cuisse de Neville? Pourquoi...
Ron paniqua à nouveau, sa respiration devint saccadée. Il se calma, après quelques inspirations.
Harry tapa amicalement dans le dos du rouquin, il comprenait sa réaction.
-Ron tu m'as réveillé et je faisais un merveilleux rêve, sans Voldemort. Si tu vois ce que je veux dire.
-Désolé Harry, j'ai paniqué. Je m'excuse auprès de tous.
Dean appuya sur l'épaule de Ron. Seamus et Neville lui sourirent.
-Je suis vraiment désolé, mais c'est trop en même temps. Il y a deux jours j'apprends que nous sommes tous enceints et que vous décidez de le garder. Je sais que je vous blesse lorsque j'en parle, mais je ne comprend pas, des hommes ne sont pas supposés porter des enfants et c'est moi, Dean et Harry qui nous faisons dévisager...
Seamus sembla se braquer à ses mots et Neville sembla vouloir entrer sous le plancher.
-Je suis désolé, mais je trouve cela anormal. Je comprend que vous voulez avoir ces enfants, que ce soit la seule chance que vous ayez d'avoir un enfant naturel, mais... Je vais finir par l'accepter, je vous le promets.
Seamus lui sourit et hocha la tête.
-Je comprends Ron, c'est contre-nature, je le sais, mais...
Seamus ne finit pas sa phrase, il caressa son ventre, perdu dans ses pensées.
-Je suis désolé de rompre l'ambiance, mais personne n'a répondu à ma question au sujet de Nott.
Harry regardait à tour de rôle ses amis, espérant une réponse.
-Il s'envoi Neville, lui répondit calmement Ron.
Neville leva la tête.
-C'est faux!
-Vous me prenez tous pour un crétin dans ce dortoir, explosa Ron. Dean qui me dit que ce n'est pas ce que je crois, lorsque je le voit sortir en boxer du lit de Seamus et toi qui me dit qu'il ne se passe rien entre Nott et toi. Tu étais nu dans ton lit, avec ce serpentard tout aussi nu, entre tes cuisses.
Neville fit le poisson, avant de devenir complètement rouge et de baisser la tête.
Seamus explosa à son tour, furieux contre son ami.
-Il y a deux jours à l'infirmerie, tu disais que tu n'avais rien contre les gays et regarde comment tu agis aujourd'hui.
-Je n'ai rien contre les gays.
-Explique moi ton comportement alors. Pourquoi tu réagis de cette façon? Nous avons trouvés quelqu'un avec qui nous sommes bien, peu importe que ce soit un serpentard ou mon meilleur ami.
-Tu ne comprend pas Seamus, ce n'est pas le fait que tu t'envois en l'air avec Dean qui me dérange ou que Neville fasse frotti-frotta avec un serpentard...j'avoue que cela me dérange un petit peu, il aurait put prendre quelqu'un d'une autre maison. Ce qui me perturbe, c'est le fait qu'il y a deux jours, Dean, Neville et Nott étaient tous hétéro et...
-Nott est gay.
-Justement. Pourquoi tout le monde est devenu gay? Pourquoi toi et Nott sautez littéralement dans les bras hétéro du père? La potion de Neville rend gay, nous allons tous devenir gays. Une chance que Neville n'est pas touché l'école entière.
Neville pouffa à la remarque de Ron.
-Je suis heureux que ça t'amuse Neville.
-J'ai dit la même chose hier.
-Vous voyez, il l'admet. Il a fabriqué une potion qui rend homosexuel. C'est une fatalité, nous allons tous devenir gays.
Seamus regarda ses camarades à tour de rôle. Ron paniquait, Harry se questionnait, Neville était honteux, mais c'est le doute dans les yeux de Dean, qui le blessa.
-Espèces d'imbéciles! L'homosexualité n'est pas transmissible. C'est le désir, l'amour, l'attirance pour une personne du même sexe. Je suis amoureux de Dean depuis ma première année, hier il m'a avoué qu'il m'aimait aussi.
Seamus regarda Dean, ce dernier leva les yeux vers lui.
-Si tu le regrettes aujourd'hui, j'en suis peiné. Parce que hier tu m'as offert le plus merveilleux moment de ma vie.
-Je ne regrette pas Seamus, je t'aime réellement.
Seamus et Dean se regardèrent amoureusement.
-Je suis désolé d'interrompre ce moment tendre, mais je peux comprendre pour vous deux, mais Neville et Nott.
Dean se leva, se plaça face à Neville et le regarda dans les yeux.
-Vous vous voyez en cachette n'est-ce pas? C'est pour cette raison que ta grand-mère à dit qu'il était ton petit ami et qu'il t'a fait cette proposition, hier matin.
-Je savais que tout le monde penserait ça. Non. Il n'avait rien entre moi et Nott, avant. Cependant, depuis hier matin, je suis attiré par lui. Je croyais moi aussi hier, que la potion rendait gay, mais après cette nuit... Je me suis jamais senti aussi bien, aussi comblé. Je trouvait les filles attirantes avant, mais jamais rien d'aussi fort qu'avec Théo. J'ai l'impression qu'il comble un manque, qui existait depuis tellement longtemps.
Seamus et Dean lui sourirent.
-Tu es amoureux, grand bêta! Tu as eu un coup de foudre, tu devrais lui dire.
Neville hocha la tête, Seamus et Dean se regardèrent, à nouveau, amoureusement.
-Désolé t'interrompre encore, mais suis-je le seul à trouvé ce comportement anormal.
-Non!
Harry était d'accord avec son meilleur ami. Seamus et Dean étaient crédible, mais pas Neville et Nott.
Seamus, Dean et Neville se tournèrent vers le rouquin et le survivant qui les regardèrent.
-Dean, Neville, vous étiez hétéro il y a deux jours. Et pouf! Vous êtes follement amoureux du père de votre enfant.
-Oui Ron. Je sais que le moment est mal choisi, mais oui, moi et Neville nous sommes aperçus que nous étions bisexuels. Parce que après tout, le genre ne compte pas, c'est la personne.
Seamus ne put résister, il tira sur le bras de son petit ami et l'embrassa passionnément.
-Est-ce qu'il y a quelqu'un, dans cette pièce, qui pense à ma pauvre petite sœur?
Les quatre adolescents se tournèrent vers le roux, aucun d'eux ne comprenaient le lien entre Ginny Weasley et leur conversation.
-Le garçon qui l'avait accompagné au bal en deuxième années est gay, son petit ami est gay, l'homme de ses rêves va devenir gay et son frère aussi. Elle va être dévastée.
Dean sursauta, réalisant la situation.
-Par Merlin Ginny! Il faut que j'aille lui parler.
Dean courra vers son armoire et il s'habilla à une vitesse incroyable. Avant de partir, il embrassa Seamus et sortit de la pièce.
-Elle ne sortait pas avec Michael Corner l'année dernière?
Tous se tournèrent en direction de Théodore Nott, sortant du lit de Neville. Il portait sa chemise et sa cravate de serpentard, mais il avait enfilé un pantalon de Neville et il tenait sa paire de jeans, dans la main.
-Oui. Pourquoi?
-Pour rien.
Nott s'avança vers Neville, ignorant les trois autres gryffondors.
-Je n'attends rien de toi. Si tu veux me revoir, cela me convient. Si tu ne veux plus jamais me revoir, je respecte ta décision. Réfléchis à mon offre, pour le bébé et...nous.
Théo se retint d'embrasser les lèvres tentantes de Londubat et quitta la pièce, avant que les larmes, qu'il retenait, coulent devant les griffons.
OoOoO
Draco Malfoy maudissait Salazar pour les érections matinal. Il sortait de la douche et l'eau glacial n'avait en rien améliorée son humeur de la veille.
Draco ne voulait surtout pas s'abaisser à être esclave de ses pulsions, comme son meilleur ami. Surtout qu'il n'avait aucune envie de se soulager en pensant à celui qui hantait ses pensées les plus perverses.
Draco alla jusqu'à son lit, et il ramassa son livre de potion, qui était le premier cours de la journée.
Son manuel, lui rappela la raison de ses nombreuses douches froides.
La colère s'empara de lui, Draco voulait se venger, il regrettait d'être né dans une famille de sang pur. Il était tellement fier d'être un Malfoy avant, à présent, il préférerait être un Weasley ou un Londubat. Surtout un Londubat, lui, il avait eu la permission de s'en débarrasser.
Draco voulait se débarrasser de cette chose. Il se sentait honteux, émasculé, il n'en voulait pas. Il avait l'impression d'être trahi par son père. Cet enfoiré pensait plus à la ligné Malfoy, qu'au bonheur de son fils.
Hier soir, Malfoy avait pris plusieurs décisions. La première était de se rendre dans la section interdite et trouver une solution. Les femmes enceintes ont des fausses couches, il doit exister un moyen d'en créer une pour lui, une qui trompera les médicomages, pour que son père ne puisse pas l'accuser de meurtre.
La seconde, dans la possibilité qu'il ne trouve rien dans la section interdite ou qu'aucun sortilège ne s'avère efficace.
Pomfresh avait dit que les accouchements seront à la fin juin. Draco aura dix-sept ans et il pourra faire ce qu'il veut de ce parasite. Il pourra même s'en débarrasser une semaine avant terme s'il le souhaitait.
Cependant, Draco savait qu'il ne choisirait jamais cette voie. Il aimait vivre dans le luxe, dans l'opulence. En choisissant ce chemin, il serait immédiatement renié par son père et il n'avait pas le courage de devenir un paria comme Londubat.
Draco ne put réprimer un frisson, Londubat était plus courageux que lui.
Ce sont ses parents qu'ils le voulaient, ce seront à eux de s'en occuper, même si la possibilité de ne pas revenir à Poudlard l'année prochaine, pour s'occuper de la future sangsue, lui faisait plaisir.
Il aurait l'excuse parfaite pour rester chez lui et ne pas revoir Potter.
Parce que cette situation était de sa faute, pas directement, mais il en était responsable.
Malfoy n'était plus un homme par sa faute, il était un incubateur, une chose par laquelle va naître le parfait descendant Malfoy.
Draco espérait de tout cœur que la créature soit comme le second père; irrespectueux, faiseur d'embrouille, binoclard et les cheveux noirs et hirsutes. Il fallait que l'héritier Malfoy, que son père désirait tant, soit le pire Malfoy jamais vu.
-Tu as des idées de prénoms
La voix de son meilleur ami, le fit sortir de sa léthargie.
-Quoi?
-Pour ton bébé, parce que moi j'en ai aucun, j'ai juste en tête des noms de gars avec qui j'ai déjà couché et personnellement j'ai pas envie que mon fils est le même prénom que gorge profonde numéro huit.
Draco Malfoy soupira, agacé. Quand Blaise allait enfin comprendre que ce n'était pas des bébés, mais des embryons. À présent il voulait nommer ces monstruosités.
-Blaise, je ne suis pas d'humeur.
Draco alla s'assoir dans son lit, complètement dévasté.
-Tu sais tu devrais en profiter
-Profiter de quoi.
Blaise s'assit sur le lit à côté de son ami.
-Cela fait un moment que moi et Théo voulons te parler, mais nous n'avons jamais trouvés la bonne approche.
-Me parler de quoi.
-De ton homosexualité.
-Pardon! Je ne suis pas gay. Ce n'est pas parce que tu es bi et que Théo est gay, que je le suis.
-Draco tu te mens à toi même. Nous t'entendons la nuit, lorsque tu gémis dans ton sommeil. Je suis désolé de te décevoir, mais «prends-moi» ce n'est pas très hétéro.
Draco ouvrit la bouche, mais Blaise le devança.
-Nous t'avons vu baver sur Marcus Flint lorsqu'il s'était retrouvé nu, dans la salle commune, il y a trois ans. Draco tu es attiré par les hommes. Admets-le.
-Je ne suis pas gay. Combien de fois je vais devoir te le répéter?
-Tu es peut-être bi. Pourquoi tu te mens à toi-même? Oh oui...c'est vrai, les nobles traditions sorcières; un mariage, un héritier... Tu n'as plus besoin de mentir ou de cacher tes pulsions. Tu vas avoir l'héritier et ton père n'a rien à dire, parce que c'était sa décision. Tu peux en profiter Draco. Tu peux te présenter au manoir avec un homme et annoncer à tes parents que tu l'aimes, ils n'auront rien à redire. Puisqu'ils auront leur héritier et que si ton père te cause le moindre problème, tu lui expliques que c'est une conséquence de la potion ratée. Quoi qu'il puisse arriver Draco, tu es couvert. Tes parents ont leur descendance et toi tu peux t'envoyer tous les hommes que tu désires.
-Tu es malade! Tu as un sérieux problème Blaise.
Draco se leva et quitta le dortoir. Blaise le suivit et s'excusa. Il réessayerai de lui en parler plus tard, avec Théo. Les Malfoy étaient de véritable tête d'hippogriffe.
OoOoO
-Après les catastrophes engendrés par l'un de vos camarades au dernier cours, aujourd'hui sera un cours théorique.
Les élèves de gryffondors soupirèrent de soulagement et ceux de serpentard, de frustration.
Cependant, le seul rouquin de la classe n'eu aucune réaction, à cette annonce faites par le professeur de potion adoré de tous. Il était obnubilé par ses propres pensées.
Ronald Weasley regrettait son attitude de la matinée, il avait mal réagi et il le savait. C'était le choque. Il ne voulait pas que ses amis croient qu'il est homophobe, bien au contraire, mais pour une raison inconnue s'opposer aux grossesses masculines faisait de vous un homophobe.
Ron n'avait jamais désiré une grande famille comme la sienne. Il s'était toujours dit qu'il aurait un ou deux enfants maximum, il voulait une petite famille uni et pas un troupeau.
Il savait que son meilleur ami en voulait une grande, il le voyait dans son regard, lorsqu'il venait au terrier.
Ron avait été surpris de son choix d'avorter. Pas sur le moment, puisqu'il était le premier à hurler que les grossesses masculines sont une aberration.
Sauf que le lendemain, il avait analysé la situation. Seamus le gardait parce que c'était son unique chance d'avoir un enfant. Neville et Zabini gardaient leurs enfants parce qu'ils voulaient une famille, comme Harry.
Ron n'avait pas osé en discuter avec son meilleur ami. Tout le monde à Gryffondor le faisait déjà. Hermione et Ginny en particuliers. Tous les gryffondors connaissaient le désir du garçon qui a survécu de fonder une famille. Alors, pourquoi avait-il craché aussi rapidement sur cette offre tomber du ciel.
Ron se promis d'en discuter avec lui ce soir, lorsqu'ils seront seuls.
Ron jeta un coup d'œil à Harry, il était silencieux depuis le début du cours et fixait un point devant lui. Il devait être aussi déboussolé que lui.
Le cas Malfoy était différent et Ron ne pouvait que compatir, s'il aurait été mineur, il serait dans la même situation que lui, sa mère ne lui aurait jamais permis d'avorter.
Ron se tourna vers l'avant de la classe, mais il n'arrivait pas à se concentrer sur le cours. Son regard s'arrêta sur la nuque de Zabini, assit devant lui avec Malfoy. Ron se surpris à observer le corps du serpentard.
Il soupira de soulagement, il ne ressentait aucune attirance, Seamus avait peut-être raison après tout, ce n'était qu'une coïncidence.
Cependant, Ron ne croyait pas aux coïncidences, surtout dans ces circonstances.
Ron était persuadé que lui et Harry allait devenir gays. Ils ne seraient plus attirés par les jolies et délicates courbes de Herm...des filles, mais par celles de Zab...des garçons.
Cela devait être une conséquence de la potion, une manière pour l'enfant de réclamer le deuxième parent.
Seamus était gay et Dean son meilleur ami. Seamus est tomber amoureux de Dean et à profiter des circonstances de sa grossesse pour lui en parler. Logique. Dean s'est aperçu qu'il était amoureux de son meilleur ami et a succombé à la tentation. Tout aussi logique.
Neville et le serpent venaient gâcher l'équation. Cependant, ce petit couple mettait un doute dans son esprit. Ils étaient discrets et les étranges allusions qu'avait fait la grand-mère de Neville, laissaient soupçonner qu'ils formaient un couple en secret. Peut-être qu'ils ont profités des évènements pour s'afficher. Ron sourit à cette hypothèse qui sauvait son postérieur de toutes invasions futures.
Une autre idée, beaucoup plus terrifiante frappa Ron. Seamus et Dean étaient amis, des meilleurs amis, ce n'est pas loin de l'amour. La potion a donc agit rapidement sur eux.
Mais Harry et lui détestaient les serpentards, peut-être que la potion allait mettre plus de temps à agir, elle ne les rendait pas gays, mais amoureux de l'autre faisant en sorte qu'ils désirent ardemment le second père.
Ron ne voulait pas devenir gay.
Ron n'avait rien contre l'homosexualité, d'ailleurs il trouvait qu'il le répétait un peu trop souvent, mais il ne comprenait pas ce qu'il y a d'attirant chez un homme. Par exemple Zabini; il a les cheveux courts, Ron les aime longs et de préférence bouclés. Ron devait admettre que Blaise était beau garçon, mais une fille c'est beaucoup plus jolie.
«Zabini est musclé, je le suis plus que lui, mais des muscles ce n'est pas attirant. Je suis plus grand aussi... Si nous étions un couple je serais l'homme. Il faut que je sois l'homme je suis hétéro, après tout», pensa Ron.
Ron analysa cette dernière pensée.
-Cette remarque n'a aucun sens!
-Désolé, si mon cours vous sembles illogique, monsieur Weasley. Cinq points en moins à Gryffondor. Comme je vous expliquais...
Le visage de Ron prit une jolie teinte rouge.
Harry se pencha vers lui.
-Qu'es-ce qui n'a aucun sens?
-Que je sois l'homme.
Ron regretta ses paroles dès qu'elles franchirent sa bouche. Son ami le regarda étonné, ne comprenant pas où il voulait en venir.
Les deux serpentards devant lui se retournèrent, le regardant avec la même incompréhension dans le regard.
-Que ce passe t-il au premier rang? Monsieur Weasley et Potter si mon cours est trop compliqué à suivre, ayez au moins l'obligeance de ne pas déranger ceux qui suivre. Dix points en moins à...
-C'est ma faute professeur.
Zabini s'était retourné face à son directeur de maison.
-Je demandais à Weasley, si je pouvais lui prendre un peu d'encre, dans son encrier, puisque moi et Draco avons oubliés les notre.
-Tu ne mettras jamais ta plume dans mon encrier! Jamais rien ne rentrera dans mon encrier!
Ron avait hurlé et le regrettait aussitôt, il allait passer pour un véritable crétin. C'était une journée de...
OoOoO
Tous les élèves de la classe se tournèrent dans la direction de la belette. Une lueur perverse illuminait le regard de Zabini, mais l'incompréhension habitait celui des autres.
-Vingt points en moins à Gryffondor, pour ne pas aider ses camarades de classe. Weasley, donnez votre encrier à monsieur Zabini et partagez celui de Potter.
Weasley lui tendit l'encrier, Zabini lui prit des mains et ne put se retenir de lui faire un clin d'œil, faisant rougir le visage du Gryffondor.
Zabini se retourna vers l'avant déposant l'encre sur le pupitre à côté de la sienne et de celle de Malfoy. Il avait été chanceux que Snape ne regarde pas sur le bureau.
Blaise avait une folle envie d'éclater de rire. Un sourire idiot avait pris place sur ses lèvres et ne voulais plus se déloger.
Weasley avait l'esprit mal tourné...il aimait ça. Il s'était trouvé un égal dans la perversion.
Le sourire de Zabini s'effaça, lorsqu'il sentit sa plateforme neuf et trois quart se lever. Il se concentra sur le professeur Snape et essaya de ne plus penser à Weasley.
À ses cheveux roux, ses épaules musclés, à ses hanches et le bas de son dos; son parfait et majestueux fessier, qui semblait si étroit. Le corps nu et en sueur de Weasley, son corps nu dans lequel il voulait s'enfoncer...
«Salazar ayez pitié!»
Blaise leva sa main et l'agita en paniquant.
-Oui monsieur Zabini?
-Puis-je aller au toilette professeur?
-Vous êtes surement capable d'attendre vingt minutes.
-Non. Je suis désolé professeur, mais c'est une urgence...le bébé appui sur ma vessie.
Le professeur, ainsi que tous les élèves de la classe, se tournèrent vers lui.
-Je dois admettre qu'un embryons de cinq jours doit être une véritable torture. Veuillez accepter mes humbles excuses et allez soulager votre vessie, monsieur Zabini.
Blaise se leva, soulagé.
-Que faîtes-vous?
-Heu...je vais pisser, comme vous venez de me l'autoriser.
Snape soupira et les élèves retinrent leurs fous rires.
-Vous n'êtes plus capable de reconnaitre un sarcasme? Allez immédiatement vous soulager, avant d'humilier d'avantage notre maison.
Blaise le remercia et se dépêcha de sortir de la salle de classe et de se rendre au toilette, en remerciant Merlin pour les robes amples de sorciers.
Blaise regrettait de n'avoir jamais essayé de séduire Weasley auparavant, tout simplement parce qu'il était un traître à son sang. Pourquoi avait-il suivit ses principes à la con? Aujourd'hui, il ne serait pas dans un état de frustration continuelle. Essayer de séduire un hétéro, lorsque nous portons son enfant, ne sera pas facile, pour ne pas dire impossible, mais Blaise se jura d'essayer.
Après tout Seamus Finnigan y était arrivé, Blaise se rappelait encore du nombre de fois où Seamus avait hurlé le nom de Dean durant l'orgasme. Blaise ne l'avouera jamais, mais il était heureux pour l'irlandais. Il avait réussi à séduire l'homme qu'il désirait.
Blaise se promit que lui aussi allait réussir, d'ici la fin de sa grossesse, il mettra le second père de son enfant dans son lit.
OoOoO
Lorsque la fin du cours arriva, Harry Potter sortit de sa léthargie. Il n'avait pas écouté un seul mot, il avait passé le cours entier à fixer Malfoy, qui se trouvait en face de lui.
Le survivant avait laissé champ libre à ses pensées, ce demandant si ses récentes réactions envers Malfoy n'avait pas été impulsive. Puisque s'il était une fille, Harry prendrait ses responsabilités. Il serait présent pour la mère et voudrait s'impliquer dans la grossesse et dans l'éducation de l'enfant et peut-être même former une belle et heureuse famille.
Cependant, s'il était d'une fille, Harry en serait tomber amoureux et lui aurait fait l'amour pour arriver à ce résultat. Dans ce cas si, il s'agissait d'un accident de potion, techniquement, il n'avait aucune responsabilité. Il n'avait pas couché avec Malfoy, il n'avait aucune responsabilité à prendre, il se trouvait juste au mauvais endroit au mauvais moment.
Durant tout le cours, le gryffondor n'avait pas pu s'empêcher d'observer sa Némésis, il avait dut retenir un fou rire lorsqu'il s'était imaginé former une famille uni avec Malfoy, mais le rire avait vite fait place au malaise.
Le serpentard le troublait. Il s'était même surpris à comparer les fesses de Malfoy à celles des filles. Il trouvait ce dernier extrêmement féminin: sa manière de tenir sa plume et de s'en servir, sa démarche, ses doigts fins, ses cheveux soyeux... S'il était gay, il serait attiré par Malfoy. S'il était gay, naturellement.
Harry était persuadé que s'il était gay, il serait très attiré par ses fesses rondes et rebondies. Le gryffondor se demanda, quel effet cela produisait d'être à l'intérieur de quelqu'un?
Harry sortit brusquement de ses pensées, son imagination empruntait un sujet qui le troublait.
Lorsque Harry commença a ranger ses effets, il remarqua Lavande Brown et Parvati Patil le regarder en chuchotant.
Harry était fatigué que tous le regarde comme s'il était un monstre de la pire espèce. Toutes les filles, qu'il croisait lui demandaient; pourquoi il s'en était débarrassé?
Il était celui qu'il a survécu, il n'avait pas besoin d'être celui qui a enfanté.
OoOoO
En sortant du cours de potion, Ron et Harry se trouvaient dans un état psychologique s'approchant de celui du mort-vivant. Hermione, furieuse, s'avança vers eux.
-Je crois que vous devriez prendre le reste de l'avant-midi, pour faire le point sur votre attitudes.
Ron se tourna vers la brunette, surpris.
-Notre attitude?
-Vous êtes odieux avec Zabini et Malfoy. Harry est beaucoup plus agressif qu'à l'accoutumé avec Malfoy. Zabini a voulu prendre ta défense tout à l'heure en classe, empêchant Snape de t'enlever des points et toi tu l'as agressé.
-Je ne l'ai pas agressé, ce n'était qu'un malentendu.
-Si tu le dis.
-Allez analyser votre comportement et prenez de bonne résolution. Vous en avez de besoin. Ron essaye de vaincre ton homophobie et Harry essaye d'avoir une plus grande ouverture d'esprit.
Hermione leur tourna le dos et suivit Neville, en direction de leur prochain cours.
-C'était quoi ça? S'écria Ron, rouge de colère. Pourquoi tout le monde croit que je suis homophobe et pourquoi tout le monde croit que tu es étroit d'esprit? Le monde est cinglé! Nous sommes les deux seuls être saint d'esprit à Poudlard, Harry.
-Nous sommes dans la merde!
Les deux amis se regardèrent et éclatèrent de rire.
Harry se fit bousculer, par un blond bien connu. Malfoy ne se retourna pas et continua son chemin, Harry ouvrit la bouche pour lui répliquer, mais il fut interrompu par Zabini.
-Hé la belette! Tu peux utiliser ma plume quand tu veux. Souffla Blaise Zabini en passant à côté de Ron, lui faisant un nouveau clin d'œil.
-Je meurs d'envie d'essayer ton encrier.
Blaise lui caressa les fesses au passage et alla rejoindre Malfoy, en riant.
Ron serra ses livres contre sa poitrine et devint rouge.
-Harry allons dans notre dortoir, avant que je me fasse violer.
Fin chapitre 4
Plein de bisous partout à tous.
À la prochaine
