Chapitre 5 - Les Malheurs de Draco

Trois mois plus tard (20 décembre)

Noël approchait, les elfes de maison avaient installés les décorations dans les salles communes.

Les élèves avaient majoritairement oubliés l'accident de potion. Bien entendu , il y avait toujours des gloussements féminins ou des moqueries typiquement masculines suivant le passage des quatre garçons enceints, mais en règle général, l'évènement était passé dans l'oubli.

Le sujet des grossesses avait été remplacé par celui de la formation des deux couples ouvertement gay de Poudlard.

Seamus et Dean avaient provoqués un émoi, le lendemain de leur première nuit ensemble, mais c'est Neville et Théo qui avaient créés la plus grande controverse.

Ils s'étaient affichés deux semaines plus tard. Toute l'école ne parlait que de l'union d'un gryffondor avec un serpentard.

Neville avait beaucoup changé. Avant, il était le garçon maladroit, gêné, solitaire et muet de gryffondor, préférant la compagnie des plantes aux humains. Théo avait changé ça.

À présent, Neville n'était plus le même homme, toujours le sourire aux lèvres, il ruisselait de bonheur.

Neville leur avait confié, qu'il avait eu peur du jugement des autres, mais Seamus lui avait clairement fait comprendre. Que les autres n'avaient le droit à aucune décision. Que lorsqu'il s'agissait d'amour ce n'était pas une démocratie, mais une dictature. Les autres n'avaient pas le droit de vote sur sa relation, il prenait ses décisions et s'ils ne sont pas contents qu'ils aillent tous se faire...

Les garçons avaient ris à cette remarque et Ron ne pouvait qu'approuver.

Il avait fini par accepter la situation et comme il n'éprouvait aucune attirance pour Zabini, il se sentait soulagé, la potion ne les rendait pas gays.

Ron Weasley était le premier à se réveiller, ce qui arrivait régulièrement depuis quelques temps. Les deux couples partageant leur dortoir s'endormaient tard, mais se couchaient tôt.

Ron appréciait désormais ces moments de tranquillités, lui permettant de réfléchir calmement.

Ron observa les garçons endormies autour de lui et il ne put empêcher un sourire niais de prendre place sur ses lèvres.

Dean et Seamus dormaient en cuillère, la main gauche de Dean surplombait les épaules de Seamus. Ils semblaient tellement heureux...

Neville et son serpentard dormaient face à face, collés l'un à l'autre. Ils semblaient tellement sereins...

Ron Weasley avait fini par s'adapter à la présence de Théodore Nott. Il aurait échangé son uniforme de serpentard contre un de gryffondor, personne ne s'en aurait offusqué.

Depuis deux mois, Théo dormait tous les soirs dans leur dortoir, il mangeait à leur table à chaque repas.

Neville avait accepté l'offre de Théo, en juin ils iraient s'installer au manoir Nott.

Les gryffondors aimaient beaucoup ce serpentard, Hermione discutait des heures avec lui de ruines, si Nott n'était pas gay, Ron aurait été jaloux. Le rouquin adorait jouer au échec contre le serpentard, enfin un adversaire à sa hauteur.

Ce que les gryffondors aimait particulièrement de Théodore Nott, c'était sa haine viscéral contre les mangemorts. Il les méprise, il en parlait en mal à la moindre occasion.

Lavande, Parvati et Ginny avaient pleurées, lorsque Nott leur avait raconté l'histoire de sa mère. La pauvre femme souffrait d'une grave dépression et ne sortait pratiquement jamais de sa chambre.

Ron sourit, heureux pour ses amis d'avoir trouvés leurs âmes sœurs.

Ron se tourna vers son meilleur ami et son sourire s'effaça, lui et Harry étaient célibataires. Ron regretta d'avoir décliné l'offre de Lavande Brown. Il aurait quelqu'un lui aussi.

À dix-sept ans Ronald Weasley n'avait jamais eu de petite amie, mais il pouvait toujours se consoler en se rappelant qu'il avait déjà été embrassé, puisque c'était de cette façon que Lavande lui avait démontrée ses sentiments.

Ron se dit qu'il pourrait peut-être demander à Hermione; séduisante, intelligente, drôle, une peau douce couleur café.

Couleur café?

«Je réfléchie trop le matin. Cela bousille mon cerveau», pensa Ron en s'extirpant de son lit.

OoOoO

C'était la dernière sortie avant les vacances de Noël, dans la grande salle régnait l'effervescence précédent une sortie à Pré-au-Lard.

Après sa douche matinal, Ronald Weasley avait pris la décision d'avoir une discussion avec Hermione au terrier, lui aussi avait droit au bonheur.

Ron regarda son meilleur ami. Ginny s'était assise à sa droite et discutait tactique de Quidditch avec lui, lui frôlant le bras à la moindre occasion.

Ron le remarqua et il eu un petit pincement au cœur. Il croyait que sa sœur s'était remise de sa phase «Harry», mais surement le fait d'apprendre que tous vos ex-petit-amis sont gays, devait être dur à encaisser.

Harry ne semblait pas insensible à ses charmes cette année. Pourquoi pas après tout? Son meilleur ami était quelqu'un de bien, il rendrait sa sœur heureuse.

-Ron je crois que tu vas avoir une beuglante.

Ron se tourna vers Hermione surpris, puis suivit son regard en direction des hiboux apportant le courrier. Il vit Errol, le vieux hibou de la famille, voler dans sa direction, une enveloppe rouge entre ses serres.

Le hibou laissa tomber la lettre dans l'assiette de Ron et continua son chemin jusqu'au mur se trouvant derrière les professeurs. Errol tomba sur le sol, inconscient.

Ron soupira, regrettant que sa mère n'est pas utilisée Coquecigrue. Hagrid se leva et ramassa délicatement l'hibou et il sortit de la grande salle pour le soigner.

L'attention entière des étudiants se dirigea vers Ron. Ce dernier sentit le sang lui monter au visage, il baissa son regard sur l'enveloppe rouge dans son petit-déjeuner, elle semblait le narguer.

Ron se demandait pourquoi il recevait une beuglante, il n'avait rien fait. Pour une fois que lui et Harry se comportaient bien. Qu'est-ce que sa mère avait contre lui?

Il regarda Harry, cherchant son soutien. Il, lui fit un petit sourire compatissant, qui ne le rassura aucunement.

À contrecœur, le courageux gryffondor ouvrit l'enveloppe écarlate.

La voix hurlante de sa mère se fît immédiatement entendre, envahissant la grande salle.

-Ronald Bilius Weasley, j'ai appris par ta sœur que depuis trois mois tu n'adresses plus la parole à Blaise Zabini. Comment oses-tu nous faire honte de cette façon? Cette conduite est inamissible. S'il était une fille, je t'obligerais à l'épouser.

Un bruit d'étouffement se fît entendre, à la table des serpentards. Ron regarda et il vit Zabini s'étrangler avec son jus de citrouille.

-Elle m'a aussi dit que tu n'avais pas invité Blaise pour noël. Tu vas t'empresser de l'inviter immédiatement jeune homme, je veux passer noël en famille, avec toute ma famille. Ne commences pas ce petit jeu, tu vas prendre tes responsabilités. Suis-je assez clair?

La lettre se tourna vers Harry et la voix de madame Weasley devint douce, mielleuse.

-Bien entendu tu peux inviter le jeune Malfoy Harry, nous serons heureux d'accueillir ton petit ami parmi nous.

Le visage de son meilleur ami prit la même couleur que le sien.

Un deuxième étouffement ce fit entendre du côté des vils serpents, Ron leva la tête et vit Malfoy s'étouffer à son tour.

La lettre se replaça devant Ron, la voix de Molly retrouva sa hargne.

-Profites-en pour inviter Blaise en même temps. Tu es un homme à présent agis en tant que tel.

La lettre se déchira en mille morceaux. Ron et Harry se regardèrent, les deux griffons étaient rouge de honte, Ron avait l'impression que son visage ne pouvait prendre que cette teinte depuis quelques temps.

Ron regarda en direction des serpentards. Blaise avait un petit sourire en coin, Draco était rouge de honte, ne s'étant pas attendu à se faire inviter par la matriarche des rouquins.

-Elle est timbrée!

-Ron c'est de notre mère que tu parles.

-Toi ne m'adresses plus la parole. Pourquoi tu lui as dit ça?

-J'avais mes raisons.

Ginny se leva frustrée et quitta la grande salle.

-Elles sont toutes cinglées.

Hermione retenait son fou rire.

-Tu trouves ça drôle?

-Oui.

Elle éclata de rire suivit par la majorité des élèves.

OoOoO

Les Trois Balais était bondé, installés à l'une des tables du fond se trouvait deux serpentards ayant une discussion mouvementée.

-Je n'aurais jamais imaginé Théo être autant...Poufsouffle, Neville bien entendu, mais Théo.

Draco suivit le regard de son ami, Neville et Théo étaient assit l'un en face de l'autre se tenant la main, les yeux dans les yeux.

-C'est dégoutant! Ils pourraient se retenir lorsqu'ils sont en public.

-Ils sont amoureux. C'est mignon.

-Mignon? J'ai vraiment hâte que cette chose sorte de ton ventre, tu deviens poufsouffle toi aussi.

Blaise leva les yeux aux ciels, son ami le décourageait. Quand allait-il accepter l'enfant qui grandissait en lui? Quand allait-il réaliser le cadeau tomber du ciel, qu'il avait?

Ernie Macmillan, Justin Finch-Fletchley, Susan Bones et Hannah Abbot passèrent à côté d'eux. Ernie s'arrêta à la table des deux serpentards, prenant une expression que Malfoy connaissait que trop bien, l'ayant régulièrement employé.

-Alors Malfoy, tu ne prends pas un verre en tête à tête avec ton petit ami. Ernie donna un coup de tête en direction de la table qu'occupaient Potter, la belette et le castor. Vous n'avez plus besoin de vous cacher à présent. Je suis persuadé que tu meurs d'envie d'aller t'assoir sur ses genoux. J'espère que l'odeur, qui te fascinait tant, dans le taudis des Weasley de plaira, dit Macmillan d'une voix doucereuse.

Les quatre poufsouffles s'éloignèrent en riant. Blaise attrapa le poignet gauche de Malfoy, ce dernier avait sortit sa baguette.

-Il n'en vaut pas la peine Malfoy. Il en profite juste pour se venger.

-Je veux lancer des Avada Kedavra sur chaque poufsouffle, je veux les réduire en bouillit. De cette façon je pourrais me débarrasser de mon parasite, puisque j'irais à Azcaban de toute façon.

Blaise soupira.

-Quoi?

-Je commence à en avoir assez Draco. Arrête de te convaincre, que ton bébé est un parasite, une chose. Il est une partie de toi, c'est ton enfant. D'accord tu n'en voulais pas, mais il est là et dans six mois, il va avoir besoin d'un père, il va avoir besoin d'amour.

-Dans six mois je vais être majeur.

-Qu'es-ce que ça veut dire?

-Que quatre options vont s'offrir à moi. Numéro un, je le donne en adoption, mais mes parents me renies et ils me coupent les vives, comme Londubat. Numéro deux, le six juin, le jour de mon anniversaire, je me rends chez un spécialiste de magie noir, qui réglera mon problème, mais cela aura les mêmes conséquences. La troisième option, après Poudlard, je ne retourne pas chez moi et je pars avec l'enfant, mais là encore, pas d'argent. Et la dernière option, celle que je vais obligatoirement suivre, je vais vivre au manoir en regardant mes parents élever un parfait future mage noir.

-Tu es lugubre.

-Je suis réaliste.

Les deux amis continuèrent à boire leurs bières au beurre en silence. Blaise décida d'observer un beau et séduisant rouquin se trouvant à une table à proximité.

-Retourne toi pas tout de suite, mais Granger force Weasley et Potter à venir nous parler.

Draco leva la tête et regarda dans la direction montré par son ami. Il vit la sang de bourbe forcer le balafré et Weasmoche à se lever et à avancer dans leur direction.

Draco regarda autour de lui paniqué. Ils n'allaient pas venir leur parler ici, en public. Pas après les insinuations douteuses de la grosse truie. Tout le monde allait penser qu'ils faisaient une sortie de couple.

Ron voulu faire demi-tour, mais Potter le poussa faiblement. Ils étaient, à présent, debout devant leur table.

-Nous pouvons nous assoir?

-NON.

Draco avait été sec, il voulait que les autres étudiants autour d'eux l'entendent, il n'avait pas envie de partir des rumeurs.

-OUI.

Draco fusilla Blaise du regard.

Weasley sembla déçu par la réponse de Blaise et s'assit sur la chaise en face de Blaise. Potter s'assit en face de Draco et lui fit un petit sourire gêné.

Aucun d'eux ne parlait, Blaise était le seul à sourire.

Weasley se racla la gorge et pointa les bières au beurre.

-Ce n'est pas dangereux pour le bébé.

-Non, c'est inoffensif. Le whiskey pur-feu n'est pas conseillé, par contre.

Ron fixa ses mains, Blaise soupira.

-Qu'est-ce que tu veux? Je ne crois pas que toi et Potter êtes venus ici pour s'assurer de la santé de nos enfants.

-Fœtus.

Blaise foudroya Draco du regard avant de rapporter son attention sur Weasley.

-Je...Ma mère...

-Oui nous savons que la matriarche des pauvres, te force à nous inviter dans ce lieu que vous appelez maison. Garde ta salive, la belette et dit lui que nous avons refusés. Croyait-elle réellement que nous allions...

-DRACO!

Blaise avait hurlé son nom avec colère, le coupant dans son humiliation. Il voyait la haine monter graduellement dans le regard des deux griffons.

Blaise prit le main de Weasley et le força à se lever.

-Allons parler ailleurs.

Weasley ne quittait pas Draco du regard, sa haine était palpable. Finalement, il hocha la tête et suivit Blaise.

Draco les regarda partir. Il rapporta son attention sur sa bière au beurre et resta silencieux.

Harry l'observa quelques instants, espérant une réaction. Il soupira, déçu.

-Pourquoi tu ne m'insultes plus? Tu ne m'adresses plus la parole depuis trois mois et ce n'est pas les occasions de m'insulter qui ont manqués. J'ai l'impression que tu me boudes.

Draco le regarda quelques instants, semblant réfléchir, puis détourna le regard à nouveau.

-Tu avais l'occasion à l'instant. Saint-Potter veut ma précieuse attention ou insulter ma mère en même temps que celle de Ron . Pourquoi tu agis comme ça?

-Je suis enceint et je n'ai pas envie, que les élèves pensent que nous avons une chicane de couple toutes les fois que nous nous engueulons.

Le silence fut de retour, Harry remarqua que certains étudiants les regardaient en murmurant entre eux.

Le lion décida de les ignorer et de rapporter son attention sur Malfoy.

-Heu...il parait que...

Harry voulait invoquer le sujet des hormones, il avait remarquer les regards de Zabini envers Ron et il avait vu et entendu les exploits de Neville, Théo, Seamus et Dean, mais il n'osa pas. Il jugea qu'il s'agissait d'un sujet trop intime et il n'avait pas envie de savoir que Malfoy fantasmait sur lui.

-Quoi Potter?

Harry décida d'opter pour un sujet moins embarrassant.

-Hermione m'a dit que l'avortement était interdite dans le monde sorcier.

-Elle a raison, les sorciers sont de moins en moins nombreux, donc il est interdit de tuer un futur sorcier.

-Donc si une fille de quatorze ans tombe enceinte, elle est obligée de le garder.

-Techniquement oui...

-Techniquement?

-Il existe des méthodes illégales; des potions, des sortilèges et pour certains sorciers très expérimentés, un Avada Kedavra peu fonctionner sans heurter la mère.

-Tu sembles bien renseigné.

-J'ai cherché une méthode, qui passerait pour une fausse couche, mais il semblerait que l'embryon est plus résistant dans le ventre d'un homme.

Harry ne savait que répondre à Malfoy, il était choqué par les propos de sa Némésis, mais il devait admettre que lui aussi s'était débarrassé de l'enfant.

Harry bougea nerveusement sur sa chaise et se racla la gorge, préférant changer de sujet.

-J'ai remarqué que Zabini observait régulièrement Ron en classe et lui faisait régulièrement des remarques...grivoises.

Malfoy se redit, se doutant du sujet que Potter voulait évoquer.

-Toi, au contraire, tu ne m'adresses plus la parole, tu ne m'insultes plus, tu ne me dévisages plus, tu m'ignores et je me demandais, si ce n'était pas ta façon de me...courtiser.

Malfoy leva la tête et regarda partout autour d'eux, terrifié.

-Hurles le plus fort Potter! C'est quoi ton problème? Tu évoques un sujet aussi personnelle en public. J'espère que le parasite va hériter de ton cerveau, mon père aura une bonne raison de lui jeter un impardonnable.

-Tu ne devrais pas l'appeler comme ça.

-Pourquoi? Cela dérange le survivant. Parasite Créature Malfoy ce nom ne sonne-t-il pas divinement bien à tes oreilles.

-Je croyais...après trois mois tu...

-Que je l'accepterais? Je te rappelle que je suis forcé de garder cette chose. Je ne l'aime pas, si je suis incapable de m'en débarrasser avant l'accouchement, dès qu'il sera sorti mes parents s'en occuperont. C'est eux qui le voulaient de toute façon.

Le regard de Potter devint sombre.

-Tu vas laisser ton père élever notre enfant.

-Ce n'est pas notre enfant.

-Malfoy le bébé que tu portes est à moitié à moi et...

-Aucune partie de cette monstruosité n'est à toi. Si tu voulais tellement un enfant, tu n'avais qu'à ne pas avorter. Je ferais ce que je veux avec le truc qui grandit en moi, si je veux que Voldemort en personne l'élève, il sera élevé par Voldemort.

-Malfoy...

-La ferme.

Draco soupira.

-Pendant que nous sommes sur le sujet. Pourquoi as-tu avorté? Tout le monde sait que tu es tout tristounet de ne pas avoir de famille. C'était le moment idéal.

-Il y a une prophétie...pour résumer, je vais mourir en combattant Voldemort. Ma tante et mon oncle sont ma seule famille, je ne veux pas que mon enfant soit élevé par eux. Personne ne mérite de grandir parmi eux. Je n'avais aucune envie de donner naissance à un être qui allait être confié à cette famille. Je ne survivrais pas, je n'ai aucune chance, je...

Harry regarda Draco droit dans les yeux et détourna le regard.

Draco paniqua, il venait de réaliser, trois mois trop tard, qu'il portait la progéniture de l'ennemi du seigneur des ténèbres.

Draco commença à avoir peur. Est-ce que Voldemort va le torturer, en espérant que Potter vienne à la rescousse? Est-ce que...

Sa gorge se serra, il ne pouvait plus respirer.

Les yeux de Malfoy s'arrêtèrent sur les mains de Potter, il ne pouvait les quitter des yeux, elles semblaient si douces.

Sans qu'il puisse le contrôler, l'une de ses mains alla se déposer sur la main du rouge et or, ce dernier le dévisagea surpris.

Draco ne le remarqua pas, un léger sourire prit place sur ses lèvres. Il caressa le dessus de la main du sang-mêlé, il sentait la panique le quitter, il se sentait bien, comblé. C'était la première fois qu'il se sentait aussi calme et détendu en trois mois.

Le serpentard arrêta son mouvement, réalisant la situation.

Draco se leva rapidement, faisant tomber sa chaise. Potter le regarda intrigué.

-Heu...je dois partir...tu diras à Weasley que j'accepte l'invitation. Nous nous reverrons dans le train dans deux jours, bye.

Draco sortit à toute vitesse du pub, en bousculant plusieurs élèves sur son chemin.

OoOoO

L'infirmerie. Souffrance. Lumière aveuglante. Des hurlements...

L'odeur cuivrée du sang, lui faisait tourner la tête. Elle était partout.

La douleur provenant de son ventre s'intensifia. L'homme n'osait regardait.

Il sentit ses chairs se déchirer. La douleur était insoutenable, il regarda...

Son ventre gonflé avait une entaille profonde en son centre, elle n'avait rien de chirurgical. Elle était maladroite, elle provenait de l'intérieur.

Une petite main griffue en sortit et élargie la sortie. Une tête ensanglantée et chauve en sortie. L'enfant hurla. Ses yeux étaient reptiliens. La créature se tourna vers l'homme.

-Ssssssskassss.

La chose ouvrit la bouche, libérant un cri bestial et exposant ses dents. Le monstre bondie en direction de son géniteur, la dernière image que l'homme vit fut les dents affilées et pointues de sa progéniture.

OoOoO

Draco Malfoy se réveilla en sueur, le cœur battant irrégulièrement.

La peur au ventre, il descendît sa main et il souleva le bas de son pyjama, à son grand soulagement il était maculé de sperme.

C'était la première fois que Draco était aussi heureux de se réveiller gluant.

Il s'assit sur le bord de son lit repensant à son rêve, ses rêves. Puisqu'il en avait clairement fait deux, le premier, qu'il avait trouvé traumatisant au début, était avec Potter.

Potter l'embrassant, le caressant, le léchant, le...un cauchemar.

Son second rêve lui avait glacé le sang. Un mini Voldemort était sorti de son ventre. Il allait donner naissance à bébé Voldie.

Le truc lui avait parlé en fourchelangue. Comment est-ce possible?

Draco conclu que son subconscient avait dû inventer un son ressemblant au fourchelangue.

Malfoy se leva, malgré l'heure tardive. Il avait grandement besoin d'une douche et de prendre l'air. Il n'avait aucune envie de se recoucher. Il avait assez rêvé pour cette nuit.

OoOoO

Harry était seul dans la tour d'astronomie, il n'arrivait pas à dormir.

Tranquillement assit sur le sol, il repensait à sa sortie à Pré-au-Lard.

Harry ne comprenait pas pourquoi il avait dit la vérité à Malfoy au sujet de son avortement, même son meilleur ami n'était pas au courant.

Depuis trois mois, Harry pensait beaucoup trop à Draco Malfoy et il le savait. Il en était obsédé. Chaque soir avant de dormir, il observait la carte des maraudeurs pour connaître l'emplacement de la fouine.

Harry l'observait en classe et il s'était même surpris à s'ennuyer de ses remarques blessantes, puisque Malfoy ne lui adressait plus la parole, depuis trois mois.

Aucuns de ses amis ne l'avaient remarqués.

Cependant, Harry s'ennuyait de la voix trainante de Malfoy, de ses insultes blessantes, de ses sourires moqueurs.

Cette après-midi, lorsque Hermione leur avait exigée d'aller leur parler, Harry avait été heureux et lorsque Zabini leur avait répondu «oui», il dut se retenir de faire la danse de la joie.

Harry savait parfaitement que ses raisonnements n'étaient pas normal, aucun garçon hétéro ne pouvait s'ennuyer de la voix, du regard et du sourire d'un autre garçon.

Cependant, Harry savait qu'il n'était pas gay, il était attiré par les femmes. Mais dernièrement, il s'était aperçu qu'il était très attiré par les charmes d'une rousse et d'un blond.

Il avait conclu qu'il devait être bisexuel, il avait essayer une fois de se soulager en pensant à des gars quelconque, mais sans résultat. Puis, il avait essayé avec Malfoy...

Il entendit un bruit de pas derrière lui, Harry se retourna, son cœur rata un battement lorsqu'il aperçut Malfoy. Ce dernier le regardait étrangement.

-Qu'est-ce que tu fais ici Potter?

-Et toi?

-Je...j'aimerais être seul, va-t-en.

-Oui maître, à vos ordres maître...

-Ne m'appel pas comme ça!

Harry se redressa en entendant la voix paniquer de Malfoy.

Des larmes coulaient des yeux argentés de sa Némésis, Draco tomba à genoux sur le sol, sa respiration était rêche et bruyante.

Harry accouru vers lui et plaça ses mains dans son dos, essayant de le calmer.

Malfoy fixa la main de Harry, qui se trouvait à présent sur son avant-bras. Le serpentard avança sa main et entremêla ses doigts avec ceux de Potter.

Harry fixa silencieusement leurs mains jointent, Malfoy respirait normalement à présent et semblait détendu.

-Merci.

-Pourquoi?

-De me laisser te toucher, je ne sais pas pourquoi, mais cela fait un bien fou. Je me sens léger, lorsque ma peau touche la tienne.

-Tu ferais pareil pour moi.

-Surement pas, je te regarderais souffrir en riant.

Harry lui sourit et Malfoy répondit à son sourire, un vrai sourire, pas un moqueur ou de dédain, un vrai.

Harry s'assit sur le sol au côté de Malfoy. Draco ferma les yeux, profitant de cet instant.

Harry avait envie de lui parler, mais décida de s'abstenir, il ne voulait pas aggraver les choses, ils étaient bien présentement.

C'est Malfoy, qui brisa le silence.

-Ssssssskassss.

-Oui c'est ce que nous allons devenir...je veux dire ce que TU vas devenir.

Surpris, Malfoy se tourna vers Harry.

-Tu as compris?

-Je suis binoclard, pas sourd.

-C'est un mot donc j'ai rêvé, j'ignore sa signification et j'ignorais que je pouvais le prononcer. Je crois que c'est du fourchelangue.

-Tu as parlé fourchelangue? Le problème avec le fourchelangue, c'est que j'entend et je parle normalement, je ne me rends pas compte que je parle une autre langue.

-Qu'est-ce que ce mot signifie?

-Père.

La panique repris possession de Malfoy.

-J'ai fait un rêve prémonitoire? Comment je connaîtrais ce mot? Les femmes enceintes n'échangent pas des mots avec leurs fœtus. Par Merlin je vais mourir en donnant naissance à ce monstre de la nature...

Harry se rapprocha de lui, le serrant dans ses bras.

-Calme toi Malfoy! Tu ne vas pas mourir. Notre...ton enfant ne sera pas un monstre, il va être magnifique, comme toi.

Malfoy se dégagea violement et il dévisagea sa Némésis.

-Ne me regardes pas comme ça, tu sais à quel point c'est difficile pour un homme de reconnaître qu'un autre homme est plus attirant que lui.

Harry se tourna vers l'avant, fuyant le regard inquisiteur de Malfoy.

Pour une raison qu'il ignorait, Malfoy ne pouvait quitter des yeux les lèvre de Harry. Il se rapprocha du gryffondor et sans prévenir, déposa tendrement ses lèvres sur les siennes.

Draco sentit Potter se braquer sous cet assaut, mais il se détendit rapidement. Trop rapidement pour Malfoy.

Le balafré caressa les lèvres de Malfoy avec sa langue, sans réfléchir Draco ouvrit la bouche et laissa sa langue rejoindre celle du gryffondor.

Leurs langues se caressaient, cherchant à avoir le contrôle sur l'autre.

Un gémissement s'échappa de la bouche de Draco, il se braqua en entendant le son traître sortir de sa gorge.

Il mit fin au baiser et regarda Potter.

-Je suis désolé...c'est les hormones...je ne les contrôle plus...

Draco se leva et il se dirigea vers la sortie, Harry le suivit.

-Attends. Me prendre la main, t'as fait du bien cet après-midi. Ce soir, me toucher et m'embrasser t'as relaxé. Tu es dans un état continuel de frustration, tous les étudiants l'ont remarqués...je suis d'accord pour t'aider.

-Saint-Potty et ses bonnes actions. Je n'ai pas besoin d'aide Potter, je ne suis pas gay et je suis un Malfoy. Nous ne nous laissons pas guider par nos hormones ou nos émotions.

Draco poussa Harry et sortie de la tour, sans se retourner.

Fin chapitre 5

Petit bisou sur la joue droite à ceux qui ont aimés et gros bisou long et humide sur la joue gauche à ceux qui ont détestés...heu...LE CERVEAU DE L'AUTEUR ÉPROUVE DES DIFFICULTÉS TECHNIQUES VEILLEZ INVERSER LA SENTENCE PRÉCÉDENTE.

À la prochaine.