Pardonnez-moi tout ce temps d'attente pour ce chapitre II! Parfois l'inspiration n'est pas au rendez-vous, mais j'ai lutté (contre moi-même ce qui n'est pas tâche facile :p) et j'ai donc l'honneur de vous présenter ce soir mon nouveau chapitre d'Harry Potter que je dédie à ma soeurette d'amour, ma Florine, celle qui est toujours là quand j'en ai besoin et qui m'a suivit de près dans l'écriture de "Lui". Ah que ferais-je sans toi petite tête?;) Une grosse pensée aussi à ma patate douce, la plus parfaite de toutes les femmes qui se reconnaîtra à coup sûr :D Merci à toutes les deux, vous avez chacune une place à part entière dans mon coeur :D
Je remercie également tous mes lecteurs, les personnes qui ont pris le temps de me lire, à ceux qui m'ont laissé des reviews, aux autres qui m'ont mis en auteur ou histoire favorite et ceux qui me suivent. Merci à vous tous! C'est pour vous que je continue cette fiction. Et merci aussi pour tout car il est toujours extrêmement plaisant de voir que mon travail est apprécié et sachez que vos reviews sont de vrais cadeaux :D Merci! Merci! Merci! A présent...
Bonne lecture à tous!
Chapitre II : « Lui »
« Cling, cling, clig »
- Hm…
La main du garçon vint se poser sur sa tête en un cliquetis de chaînes. Une douleur diffuse se propageait à l'arrière de son crâne, le faisant grimacer. Péniblement, Harry finit par ouvrir les yeux. La pénombre l'entourait. Il tourna encore et encore la tête. Aucune lueur n'était visible aux alentours. Pourtant son instinct de survie le poussa à ne pas appeler à l'aide. Il resta là. Immobile.
« Où suis-je… ? Et qu'est-ce-que je fais ici ?»
Ses questions restèrent silencieuses, à défaut de trouver une personne à qui les poser. Peu à peu les souvenirs lui revinrent alors qu'il se concentrait. Il ferma fortement les paupières : La traque, la bataille, sa voix,…Hermione et Ron. Les mangemorts les avaient eu tous les trois.
- Par Merlin !
Maintenant il était prisonnier. ILS ETAIENT PRISONNIERS ! Et par sa faute…Son unique faute. Harry se prit la tête entre les mains. Cela lui était encore possible malgré ses poignets prisonniers dans l'étau des lourdes chaînes en fer forgé. Il secoua la tête. Tout était de sa faute.
« Tu sais qui – Non. Voldemort était certes un sorcier très puissant, Voldemort utilisait la force et le pouvoir pour… POUR régner ! Mais Voldemort n'était pas que force et violence ! Il était aussi d'une grande intelligence alors si tu… ! »
Par trois fois il avait prononcé le nom mit sous surveillance magique par les disciples de Voldemort s'étant introduis au Ministère. Ses amis et tous ceux qui avaient un jour cru en lui…Il avait trahis leur confiance en se laissant avoir de la sorte.
- SI BETEMENT! enragea-t-il en resserrant sa prise sur ses cheveux, le blessant – Mais cette douleur n'était rien comparée à celle qui tiraillait son cœur à cet instant –
Son cri se répercuta entre les quatre murs de pierres qui l'entouraient. Il haleta, seul dans le noir. Toujours personne.
Harry n'arrivait même pas à penser à son sort. Pas encore. Non, lui ne venait qu'en dernier. Après tout, il n'était qu'un maillon de plus dans la chaine de la résistance contre les mangemorts. Pour l'heure, seuls ses amis comptaient. Tous leurs visages défilaient dans son esprit : Hermione, Ron, Ginny, Luna, les jumeaux Weasley, leurs parents, l'Ordre et bien d'autres ! Savaient-ils ce qui leur était arrivé ? Pourraient-ils venir les libérer ? Un juron échappa au brun captif. Non, bien sur que non ! Ils n'en sauraient jamais rien puisqu'ils avaient rompu tous contacts avec l'extérieur depuis plus d'une année!... A moins que Voldemort ne se vante orgueilleusement de s'être enfin emparé de l'Elu ?
- Humph.
Il ne pouvait que se raccrocher à cet espoir…
Soudain, des bruits de pas se firent entendre, au début lointains puis se rapprochant de plus en plus, claquant sur la pierre humide. Les pensées du sorcier disparurent instantanément de son esprit. Il posa ses mains sur le sol glacé, les sens en alerte. Il fallait qu'il trouve l'entrée, maintenant ! Il ne voulait pas laisser l'occasion à son visiteur de l'attaquer par derrière. Mais dans la pénombre totale toute agitation était peine perdue.
L'écho des pas tourbillonnait autour de lui, lents, secs, menaçants. Harry tentait de rester calmer, faisant appel à tout son sang froid. C'est-c'est vrai qu'il ne servait à rien de paniquer ? Plus maintenant puisque quoi qu'il arrive son sort était déjà jeté. Le prisonnier sentit une goute de sueur rouler sur sa nuque. Malgré cette conclusion, ses mains tâtèrent instinctivement le sol à la recherche de sa baguette magique. Sans elle, il était impuissant, désarmé face aux menaces planant perpétuellement au-dessus de sa tête.
Un lourd verrou fut tiré. Le prisonnier dirigea brusquement son visage vers la droite. C'était là. Des serrures tournèrent et s'ouvrirent une à une en un grincement sourd de loquets rouillées. Puis la porte s'ouvrit, le submergeant d'une lueur verdâtre.
« Qu'est-ce-que.. ? »
Son bras droit vint se rabattre sur son visage en un reflexe instinctif. Ses yeux fixèrent l'ombre des pas se rapprochant au sol. La forme du contre-jour finit par s'effacer, laissant place à des bottes sombres en parti dissimulées par une longue cape émeraude. Le son devenu très net, cessa lorsque les pas s'immobilisèrent à un mètre de lui.
Harry releva son visage imprimé par la haine qui l'avait submergé en une fraction de seconde. Lui !
- Lucius Malfoy, cracha-t-il comme la pire des insultes.
La commissure des lèvres de l'interpelé se releva légèrement en un sourire méprisant. Son regard d'acier croisa sans flancher celui, accusateur, de son prisonnier.
« Misérable sorcier. »
Harry entreprit de se relever pour lui faire face malgré les lourdes chaînes qui l'entravaient. Il était omit qu'il le laisse jouir impunément de sa situation de vulnérabilité. Ce…
Tout se passa très vite. A peine le gryffondor eut-il fait un mouvement que le mangemort pointa sa baguette sur les liens d'acier. Des étincelles surgirent au sol et Harry se retrouva brusque tiré vers l'arrière. Il perdit l'équilibre mais n'eut pas le temps de ressentir le choc, déjà trainé par les poignets sur le sol jusqu'à percuter le mur de pierres à l'opposé de l'entrée.
- HAN !
Ses poumons se vidèrent de leur air sous le choc alors que l'arrière de son crâne heurtait violemment l'obstacle, l'assommant à moitié. Lucius avait lancé un sort silencieux, rétrécissant les liens de sa victime jusqu'à le pendre, bras en l'air et les pieds touchant à peine le sol, au mur couvert ici et là de moisissures.
Lucius Malfoy l'observait. Son regard implacable ne pouvait s'empêcher de parcourir le corps adolescent du prisonnier qu'on lui avait confié. Son visage était empreint de froideur et de supériorité qu'Harry lui avait toujours connue. Et il savait qu'il était dangereux car justement sans cœur. Le sorcier continuait son inspection sans jamais rien laisser paraître aux yeux du garçon maintenu à sa merci. Ce n'était qu'un enfant. Oui, un enfant devant être puni pour avoir désobéit au Seigneur des Ténèbres.
Harry se tortillait sous le regard malsain de son geôlier, tirant inlassablement sur ses liens encrés dans le mur alors qu'il parvenait à grande peine à reprendre son souffle. Seuls les bruits que ses suffocations rompaient le silence angoissant que laissait planer l'aristocrate entre eux. C'était…malsain. Oppressant.
- Où sont mes amis !cria-t-il en tendant son corps vers l'interpellé autant que ses attaches le lui permettaient.
Le blond s'avança, assez pour être plus distinctement perçu dans l'obscurité de l'endroit mais encore trop loin pour recevoir le moindre coup. L'Elu enragea. Malfoy ne prit pas la peine de lui répondre, ni de le regarder en face, semblant trop occupé à scruter chaque détail de sa marchandise.
- RÉPONDEZ-MOI ESPÈCE DE LÂCHE! ordonna le jeune sorcier avec hargne.
Un tic d'agacement fit frissonner ses lèvres pincées en une ligne droite. Elles s'écartèrent de trois millimètres.
- Endoloris.
Harry n'eut pas le temps de…
- HM !
Un spasme de douleur parcourut le corps vêtu de haillons que le sort avait frappé de plein fouet.
- AAAAAAAAAAAAAAAH !s'étrangla la victime dont le corps se contorsionnait dans tous les sens, fuyant une douleur psychologique insoutenable.
Harry savait que tout cela n'était qu'illusoire mais il souffrait ! On lui coupait les veines, on lui ébouillantait le corps, on lui plantait des lames dans toute la cage thoracique !
- AAAAAAAAAAH ! AAAAAAH !
Et face à lui, son bourreau impassible.
Au bout d'une minute qui avait semblé avoir duré des heures pour le blâmé, Lucius s'enquit à abaisser sa baguette, libérant le brun de l'étau du sortilège interdit.
Le captif resta sous le choc de la douleur apparue aussi vivement qu'elle avait cessé. Il haleta, le regard indocile planté dans celui de son ennemi.
- Vous avez enfin décidé de vous taire. C'est un bon début, énonça Lucius Malfoy d'une voix posée tel un professeur à son élève.
Harry avala pour reprendre son souffle, son cœur battant irrégulièrement.
- Ai-je le choix ?ricana amèrement le jeune sorcier.
- Non en effet.
Le sorcier aux longs cheveux platine se rapprocha du garçon suspendu à ses chaines. Le bout de sa baguette frôla sa jugulaire. Harry déglutit fièrement.
- Que me voulez-vous ?
Une ombre de sadisme passa sur le visage froid et austère du disciple du Maître des Ténèbres. Enfin il releva les yeux vers sa proie, arquant un sourcil.
- Nous avons mis du temps à vous attraper. Vous et vos petits camarades. Il est vrai que vous nous avez donné du fil à retordre. Une simple chance bien entendu.
L'homme parlait avec une lenteur agaçante comme à un tout jeune enfant ou à une personne ayant des déficiences mentales, sa voix remplie de dédain. Harry lui adressa un sourire crispé.
- Nous avons été plus intelligents que vous. Cela ne devrait plus vous surprendre depuis tout ce temps Lucius.
Son vis-à-vis eu un rictus mauvais.
- Je vois que vous n'avez toujours pas retenu la leçon Harry.
Joignant l'acte à la parole, l'homme fit parcourir sa baguette sous la veine pulsante de son prisonnier. Une douleur lancinante apparut, se diffusant à travers le cou crispé du détenu. Son corps entier était tendu de douleur ! Sous le bout de bois, de minces filets noirs tels des toiles d'araignées s'étendaient, réduisant la surface intacte de peau. Le bois s'enfonça dans sa nuque, accentuant atrocement le tourment.
Harry tentait encore de serrer les dents, peinant à contenir ses cris sous le châtiment infligé. Ses lèvres se séparaient pour s'ouvrir. NON ! Il fallait résister ! Pour sa fierté et pour tout ce pourquoi il s'était battu dès son entrée à Poudlard. La résistance vivait en lui ! Le garçon se cambra violemment, sa tête rejetée en arrière manquant de justesse la collision avec le mur. Il se mordit furieusement la lèvre inférieure qu'il balafra. Il refusait d'accorder au mangemort la jouissance de ses cris.
La tarentule venimeuse se déplaçait à présent sur son corps, suivant le bout de la baguette comme chauffée à vif.
Le t-shirt réduit à l'état de haillon finit de se désagréger au passage de l'instrument de torture, mettant à nu le corps d'une pâleur saisissante. Harry ne perçut même pas le tissu glisser de son buste jusqu'à terre, trop concentré sur la maîtrise de son mal.
Instinctivement, son corps convulsant se rebellait, tirant sur ses poignets, s'écartant pour échapper au touché ardent. Lucius jubilait. Il se languissait de voir ses résistances céder une à une et attendait avec une ardeur malsaine le moment où la douleur serait devenue si insoutenable qu'elle le ferait crier à la mort en le suppliant de l'épargner.
- AAAAAAAAAAAAAAAH !
Le gryffondor avait fini par abandonner. Son corps brûlé à vif sur un long tracé rouge allant de son cou à son torse le démangeait. Quant à la toile vénéneuse elle se déployait toujours sous sa peau, faisant bouillir son sang et accélérer ses fonctions cardiaques tout en diffusant une brûlure égale à de l'acide sulfurique. Le garçon haletait, criant à plein poumons alors que le sang de ses poignets meurtris coulait le long de ses avant-bras.
Il ne parvenait plus à réfléchir, la douleur était omniprésente en lui. Il ne pouvait que crier à s'en déchirer les cordes vocales.
- AAAAAAAAAAAh ! AAAAAAAAAAAAAAH !
Lucius descendit l'arme jusqu'au nombril du brun et la fit lentement glisser autour une…deux…trois fois.
- Combien de fois avez-vous appelé Le Maître lors de votre dernière conversation avec vos amis ?le questionna-t-il en vomissant le dernier mot. Trois fois me semble-t-il.
Cette insinuation fut un coup supplémentaire, cette fois-ci porté au coeur. Harry savait ce qu'il avait fait, personne ne le savait aussi bien que lui. Mais il savait également qu'il ne devait pas écouter son bourreau : Ce salaud jouait de sa culpabilité contre lui !
L'homme stoppa son geste, détaillant les traits tirés de son vassal : La sueur perlait aux pointes de ses cheveux bruns contrastant avec sa peau neigeuse. Il était beau. Son corps de martyre tiraillé par ses chaînes et malmené par la torture transpirait la volonté de se battre. Toujours. Et pourtant le sorcier sentait la peur émaner de son corps. Celle-ci était encore infime mais se développerait une fois qu'il prendrait véritablement conscience de sa situation.
Les yeux du dominant brillèrent dans l'obscurité. Il le briserait.
- Nous vous remercions Harry. Vous nous avez grandement facilité la tache.
Et la torture reprit plus violente, si ce fut possible, que les minutes précédentes.
Une routine morbide avait fini par s'instaurer entre le persécuteur et son détenu.
La première fois et après de longues heures de supplice intense, Lucius avait fini par détendre les liens de l'Elu. Il était enfin partit, sans un mot, sans un regard, laissant son prisonnier tremblant, nu, prostré à terre.
« Mais il revint bientôt, trop tôt au goût d'Harry. A peine quelques heures…peut-être ? Il n'avait su le dire. Ici le temps semblait s'être arrêté. Le sorcier l'avait tiré par les cheveux tout en rétractant ses chaînes. Ses paroles étaient aussi singlantes que ses gestes. Malgré toutes ses défenses, Lucius Malfoy parvenait à le meurtrir au plus profond de sa chair et de ses sentiments. Cette humiliation quotidienne le détruisait un peu plus à chaque fois.
- Etes-vous prêt Harry ?
- Peut-on être prêt pour cela ?répondit faiblement le garçon en tentant de garder l'équilibre bien que maintenu par ses fers.
Le silence lui répondit, appuyé d'un regard placide. Harry continua après avoir minutieusement détaillé son vis-à-vis :
- Comment pouvez-vous...faire cela ? J'ai beau chercher…mais non. Vous n'avez pas de cœur.
- Votre avis à ce sujet ne m'intéresse guère, le coupa sèchement l'homme à la toison platinée en promenant sa pointe de sa baguette sous le menton de son subordonné qu'il remonta. Si vous n'avez plus aucune objection nous pouvons commencer.
Les cris emplirent la cellule. »
Cette scène…Il ne s'agissait pas d'une fois, ni d'un jour. Mais de semaines, d'heures entières à subir mille souffrances inhumaines. Puis venait la solitude lorsqu'il partait…les ténèbres et le froid. Harry redoutait chacune de ses visites dans sa cellule. Et pourtant, celles-ci était son seul moyen de garder une notion du temps approximative. Non…En fait cela n'avait pas suffit. Le garçon ne se souvenait plus des fois précédents, oubliait les chiffres,…Seule la douleur subsistait dans son esprit tourmenté. Elle et son visage. Le souvenir de sa beauté froide et cruelle.
Qu'allait-il faire de lui ?
A suivre…
Voilààààà! J'espère que ce second chapitre vous aura plu! C'était très noir mais quoi de mieux pour introduire un lémon? ;) N'hésitez pas à me faire part de vos impressions, si ce chapitre vous a plu ou pas, ça peut arriver. Les commentaires servent toujours à s'améliorer :D
Je me mets de ce pas à l'écriture du 3ème chapitre pour le publier plus rapidement que celui-ci (Ca ne devrait pas être très compliqué, encore mille pardon ^^'). Si vous désirez que je réponde à vos reviews en début du chapitre prochain, n'hésitez pas j'en serais ravie :D
A la prochaine! ;)
