Deuxième chapitre où on en apprend un peu plus. :)

Je n'ai pas pu adresser d'extrait de ce chapitre aux reviews anonymes mais bon voilà la suite !

Bonne lecture.

Ça me tuait.

A petit feu.

Et ce depuis trois mois.

Le poids s'accrochant férocement à ma poitrine rendait ma respiration difficile .

J'avais beau tenter de me rassurer, de me dire que tout irait bien, cette angoisse omniprésente ne me quittait pas.

Après avoir roulé deux bonnes heures, je réussis à trouver la rue qui me hantait depuis la semaine précédente. Je sortis de ma vieille camionnette rouge et longeai la rue à la recherche du bon numéro.

Les journées étaient de plus en plus fraiches, on sentait l'hiver pointer le bout de son nez. Emmitouflée dans un grand manteau, une bonne écharpe et un bonnet, je sentais mon cœur battre à tout rompre en me rappelant la raison de ma présence dans le quartier le plus huppé de Seattle.

Une chose était certaine c'est que ça me changeait de Forks, chacune de ces maisons avaient l'air d'être tout droit sorti d'une revue de décoration. Les seuls magasines où l'on pouvait voir les maisons de ma ville étaient destinés à l'achat de produits contre les mites ou offrant des conseils pour refaire sa toiture à bas prix.

J'émis un long soupir en trouvant le numéro 16. Je me tenais devant l'immense demeure et me demandait comment quelqu'un pouvait avoir les moyens de se la procurer.

La grande grille en fer noir pouvait paraître froide mais la construction de style moderne faisait apparaître par de nombreuses baies vitrées un intérieur chaleureux.

Je n'osais pas m'approcher ayant vécue la scène dans ma tête des dizaines et des dizaines de fois sans trouver comment présenter la chose convenablement. Cependant il n'existe surement pas de bons mots pour ce que j'avais à leur dire.

Je me décidais à accomplir ce que j'avais nommé ma « mission » afin de me donner l'impression d'être importante et de me donner le courage dont j'avais besoin et sonnait à l'interphone. Après quelques secondes un grésillement désagréable se propagea du haut parleur

- Résidence Cullen. Répondit une voix tonitruante.

- Bonjour, Je suis Bella Swan et euh, je, enfin j'aurais voulu m'adresser à monsieur et madame Cullen.

- Ils ne sont pas disponibles pour le moment.

Je me doutais bien que ça ne serait pas aussi facile.

- Dites leurs que c'est à propos de leur fille.

- Leur fille ?

- Oui Alice, j'ai des informations.

Le crépitement s'interrompit immédiatement, me laissant douter de ma perspicacité.

Concentrée sur la porte de la maison je levais mon regard vers un bruit métallique et vit une caméra pivoter avant de se stopper sur moi.

Bon sang ! Que devais-je faire? Saluer ceux qui m'observaient ou prendre mes jambes à mon cou ?

Je m'apprêtais à repartir vers ma voiture quand le portail s'ouvrit, je pris cela comme une invitation et y répondit positivement. J'étais allée trop loin pour rebrousser chemin maintenant.

L'intérieur de la maison était encore plus somptueux que ce que j'avais pu imaginer. La décoration était étonnement raffinée et les couleurs étaient merveilleusement assorties.

J'avais l'impression d'être dans une antre de bienveillance et je m'attendais à tout moment voir sortir les personnages de la mélodie du bonheur.

Je me trouvais dans l'entrée, personne n'était présent pour m'accueillir pas même la propriétaire de la voix de l'interphone.

Je ne savais pas quoi faire, j'observais les alentours, je remarquais que l'entrée était à elle seule, deux fois plus grande que ma maison, qu'elle offrait l'accès à plusieurs pièces et qu'au fond trônait un grand escalier.

Je n'en avais jamais vu de tel auparavant je le regardais de haut en bas quand je réalisais que je n'étais pas seule. Et c'est là que je le vis pour la première fois.

En haut de l'escalier se tenait une silhouette qui me regardait.

Je ne pouvais voir son propriétaire de là où je me tenais mais je ressentis une sensation étrange et je réalisai qu'une douce chaleur commençait à se diffuser lentement de mon bas ventre vers le haut de mon corps.

- Montez.

Je ne fis pas cas de la dureté du ton employé et obéit immédiatement à la voix la plus sensuelle qu'il m'ait été permis d'entendre.

Les jambes tremblantes, je montais les marches une à une, me demandant si j'arriverais un jour à atteindre la dernière.

Plus je me rapprochais et plus je découvrai cette fameuse silhouette, elle venait d'un homme magnifique. Le type d'homme qui va avec ce genre de maison et dont il ne faut jamais tomber amoureuse. Trop inaccessible. Je sentis le rouge inonder mes joues à mes pensées inappropriées.

Plus je me rapprochais et plus je découvrais cette grande silhouette. Elle venait d'un homme assez mince mais dont le t shirt faisait ressortir admirablement les pectoraux. Il avait les yeux verts, mais pas d'un vert timide. Non, ce vert était étincelant. Cela lui donnait énormément de charisme.

Il me scrutait littéralement tandis que j'avais du mal à réfréner mon excès de timidité.

J'arrivais à son niveau et m'approchais un peu. Son visage qui était jusqu'alors crispé s'adoucit légèrement mais il semblait en colère. Son regard vert émeraude était teinté de tristesse. Edward fut le nom qui me vint immédiatement à l'esprit.

Il me regarda quelques secondes encore et tourna les talons pour se diriger vers une porte, il l'ouvrit et la passa avant de revenir sur ses pas.

- Vous comptez prendre racine ici ?

J'ignorais la froideur employée et le suivit, j'entrais alors dans un grand salon composé d'une multitude de meubles ressemblant à ceux que j'avais vu dans le magasin d'antiquité hors de prix à Port Angeles.

En son centre se tenait un magnifique canapé. Face à lui plusieurs chaises formaient un arc de cercle, et des plateaux repas à peine entamés étaient posés sur une table basse.

J'entendis des murmures et relevai la tête avant de remarquer que sept personnes, trois couples et un homme seul se tenaient debout derrière le canapé. Le manque de sommeil commençait à se faire ressentir car je ne les avais pas vus.

L'expression de l'homme me fit peur, ses yeux étaient rougis, il semblait ne pas avoir dormi depuis plusieurs nuits, ses cheveux blonds bouclés n'avaient aucune tenue et son teint était blafard. Il me regardait avec espoir, j'en conclus qu'il s'agissait de Jasper.

Le premier couple était formé d'une jeune femme blonde d'une beauté époustouflante - surement Rosalie- et d'un homme - sans aucun doute Emmet au vu de sa carrure -, cependant on pouvait voir que c'était elle qui prenait soin de lui car elle lui serrait la main avec tendresse. A l'inverse elle me fixait avec dédain et semblait être prête à me sauter dessus à chaque instant.

Le deuxième couple était constitué d'Edward et d'une femme qui n'avait rien à envier à celle décrite précédemment sauf que je n'avais absolument aucune idée de son identité. Elle avait mis son bras autour de la taille de son compagnon, et semblait ne pas savoir comment faire pour le consoler. Lui, avait croisé les bras sur son buste et me toisait de manière peu amène. Il avait l'air tout aussi dévasté que les autres membres de sa famille mais avait une dureté particulière sur son visage.

Le dernier couple était composé d'un homme et d'une femme d'une quarantaine d'années. Les parents d'Alice. La femme était soutenue par son conjoint, tous deux m'examinaient avec le même espoir que le premier jeune homme. L'air désespérée qu'Esmée affichait n'entachait en rien sa beauté. Alice avait raison la bonté était gravé sur son visage.

Pendant que j'observais un à un les individus présent dans cette pièce je fut frappée par la magnificence qu'ils dégageaient. Est-ce ce que cette famille était du genre bénie des dieux ? Si tel était le cas, on pouvait aisément déclaré que cela ne les avait pas protégés du malheur.

J'avais les larmes aux yeux devant ce triste spectacle et commençait réellement à douter du bien fondé de ma présence. Cette famille avait l'air détruite et je me demandais si je pouvais vraiment l'aider.

Je déglutis péniblement en sentant l'atmosphère s'alourdir de plus belle. Entre ceux qui avait l'air de vouloir me lapider et ceux qui attendaient comme si j'allais leur délivrer la parole de dieu j'étais incapable d'analyser correctement les choses.

Ce fut la belle blonde qui rompit le silence.

- Vous nous avez dit avoir des informations sur Alice, alors parlez ou partez.

- Rosalie !

Esmée avait beau avoir la souffrance du monde sur ses épaules elle savait se faire respecter. Elle me désigna le canapé de la main, se libéra du soutien pourtant indispensable de son époux et se dirigea vers l'un des fauteuils

- Esmée, je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée.

- Laisse la parler Carlisle. Le supplia-t-elle avec des sanglots dans la voix.

Il sembla ne pas pouvoir lutter contre sa femme et la suivit là où elle se dirigeait.

Maman.

Ça suffit Edward ! Je suis la maîtresse de cette maison alors vous aller faire ce que je vous dis. On va tous sagement écouter ce que cette jeune femme veut nous dire et personne ne l'interrompra! Me suis-je bien fait comprendre ?

Le silence prit à nouveau place, Esmée attendit pour être sure d'avoir obtenu leur consentement puis repporta son attention sur moi. Asseyez-vous je vous en prie, m'incita-t-elle.

Je me conformai à sa demande tandis que tous les individus se dirigeaient vers la chef de famille. Ils se tournèrent vers moi. Le moment était venu, celui qui était censé me libérer de ce cauchemar, je ne pouvais plus reculer.

Je prenais quelques afin de me préparer à énoncer l'indicible.

- Votre fille a été enlevée.

J'avais tenté de poser mes mots calmement mais je n'y étais évidement pas arrivé. J'entendis un gémissement insoutenable de la part d'Esmée qui baissa la tête vers le sol tandis que son mari lui caressai le dos affectueusement et un soupir affligé de la part de ce fameux Edward

Ça nous le savons merci, nous n'avons pas eu vraiment besoin de votre lumière pour nous en rendre compte.

Edward devenait de plus en plus agité, si sa mère n'était pas présente je crois qu'il se serait jeté sur moi pour m'étrangler. Je décidais de l'ignorer et de continuer mon aveu.

- Elle a été kidnappée jeudi dernier entre 19:00 et 19:10 dans le parking souterrain du centre commercial situé au sud de Seattle.

Esmée leva la tête rapidement pendant que l'interrogation pouvait se lire sur tous les visages. Tous sauf un.

- Ne me dites pas que vous allez vous faire avoir par cette petite opportuniste !

- Edward as-tu déjà oublié ce que ta mère a demandé ?

Je ressentais l'agacement de l'adonis qui s'éloigna un peu du groupe afin de reprendre un peu son calme. Il fut suivi par son alter égo.

- Laisse moi Tanya !

Elle fut rapidement échaudée lorsqu'il l'éconduit et ce de manière un peu brusque à mon goût. Était-ce l'inquiétude qui le rendait si con ou était-ce simplement sa nature ?

J'hésitais une seconde supplémentaire et me lançait.

- Elle portait un manteau rouge et un jean brut avec des chaussures à talons couleur crème.

Je les considérais un à un pendant qu'ils me dévisageaient.

- Comment le savez-vous ? Me demanda Rosalie.

Cette partie de l'histoire serait certainement la plus difficile à leur faire avaler.

- Je l'ai vu.

- Je ne comprends pas. Si vous avez assisté à l'enlèvement pourquoi ne pas avoir appelé la police? Votre aide aurait pu être providentielle pour l'enquête. Continua Carlisle

Je redoutais la prochaine phrase.

- Je crois que nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde lorsque je vous parle de vision.

Ils semblaient tous ahuris cependant Edward eut une réaction déconcertante, il se mit à rire.

La tension pouvait-elle être plus forte ? J'étais au bord de la catatonie tout en ayant l'envie de me sauver le plus loin possible de cet endroit et de ne plus jamais avoir à y penser. Mais je savais que c'était impossible, l'heure continuait à tourner et j'allais bientôt y être à nouveau plongée. Je retenais mes pensées et tachait de me concentrer sur le but de ma venue. Je me frottais les mains inlassablement

Esmée m'observait attentivement, je savais qu'elle tentait de savoir si elle pouvait ou non me faire confiance. Je savais pertinemment que ma venue était plus que surprenante et qu'elle ne voulait pas tomber dans une confiance aveugle. Ses yeux devinrent plus lumineux jusqu'à ce que je perçoive des larmes couler le long de ses joues.

- Mademoiselle Swan. ses paroles étaient teintées d'une tristesse insoutenable. Mon bébé a été enlevé. Elle prit le temps de respirer avant de continuer sa phrase. Nous n'avons aucune nouvelle depuis une semaine. Personne n'a appelé, aucune rançon n'a été demandée. Ce qui veut dire que ce n'est pas pour l'argent qu'elle a été kidnappée.

Le jeune homme aux cheveux bouclés qui jusqu'alors n'avait pas émis le moindre mot sorti de la pièce effondré accompagné d'Emmet. Esmée ne put s'empêcher de fondre en larmes mais ne quitta pas le salon.

Son époux n'avait pas rompu le contact une seule seconde, je n'avais jamais vu autant d'amour et de tendresse dans un couple. Je me suis même demandée s'ils pouvaient se relever au cas où l'histoire finisse tragiquement. M'étais-je déjà senti aussi gênée ?

- Ce que ma femme veut vous dire c'est que nous voulons vous écouter et vous croire mais nous avons besoin de plus pour vous faire confiance. Comprenez nous, vous arrivez de nul part pour nous donner des informations selon une soit disant vision mais nous avons besoin de plus. Donnez nous le moyen de vous croire.

Je savais exactement ce que je devais dire, je connaissais l'élément clé de l'histoire, celui qui avait changé le cours de la vie d'Alice.

- Je sais qu'Alice est enceinte.

Ce qui suivi ne ressemblait en rien à ce que j'avais imaginé. Je vis l'expression d'Esmée passée de l'attente à la déception. Carlisle désapprouva en secouant la tête. Rosalie recula de quelques pas le regard interrogateur, il avait perdu cette expression acrimonieuse tandis que Tanya me regarda avec un œil curieux.

- Ma fille a un problème de stérilité qui rend impossible la moindre grossesse.

Je me levais d'une traite, je ne comprenais pas.

- Quoi ? Mais c'est impossible !

J'entendis alors le rire amer d'Edward qui s'avança vers moi pour m'empoigner le bras.

- Maintenant ça suffit !

Il me traina sans douceur en dehors de la pièce et alors que je pensais qu'il me dirigerait vers la sortie il m'emmena vers une autre salle qui ressemblait à un cabinet de consultation.

Il me fit entrer sans douceur et ferma violemment la porte. Il se dirigea derrière le grand bureau en bois, en face d'un coffre fort, se baissa et fit un code avant d'ouvrir la petite porte, mis un bras dedans et en sortit un carnet. Il le posa sur la surface cirée et prit un crayon avant de lever un regard furieux vers moi.

- Combien ?

Je déglutis péniblement.

- Je, je ne comprend pas.

- Combien voulez-vous pour laisser ma famille tranquille pendant cette épreuve difficile ?

- Pardon ? Mais non ce n'est pas pour ça que je …

- Ne me faites pas perdre mon temps ! Quelle somme vous semblerait suffisante pour que vous évitiez de revenir nous importuner avec vos histoires à dormir debout ? Pensez-vous que 15 000 dollars vous satisferait pour nous laisser gérer cette situation insupportable sans avoir à nous occuper d'une petite arriviste ?

Est-ce qu'il venait réellement de me dire ça ? Il me fixait à présent et semblait attendre une réponse.

Je me doutais que tout ne se passerait pas comme je l'avais prévu mais je n'aurais jamais pu imaginer ce qui se passait actuellement.

J'en voulais à cette homme de ne pas vouloir m'écouter alors que j'étais certaine de pouvoir sauver la vie de sa sœur.

Puis je me mis à ressentir de la compassion pour lui. Il ne pouvait gérer autrement sa tristesse que par la colère. Comme je le comprenais, j'avais agis de la même manière quand j'avais appris pour ma mère.

Je regrettais amèrement ma venue et décidais de ne plus tourmenter cette pauvre famille.

- L'argent ne m'intéresse pas. Sachez que je n'aspirai qu'à une seule chose c'était de vous aider. J'espère vraiment qu'Alice sera retrouvée rapidement, votre famille ne mérite vraiment pas cette épreuve. Bon courage et encore désolée pour l'intrusion.

Sans demander mon reste je quittai le cabinet et retrouvai après quelques difficultés le haut de l'escalier que je descendis à toute allure.

Me retrouvant à l'extérieur, je pris une grande inspiration pour me remettre de mes émotions. La situation était terrible. Je devais porter secours à Alice, je n'avais pas le choix mais sans l'aide de sa famille je n'y arriverais pas.

Je reprenais ma vieille camionnette rouge et redémarrais en vitesse pour retourner le plus vite possible à Forks. C'est sur la route que je me rendis compte que des larmes coulaient abondamment sur mes joues.

Voilà c'est fini pour aujourd'hui :)

J'espère que ce premier chapitre vous a plu. La suite bientôt et comme pour le prologue un court extrait pour les reviews (non anonymes) et si vous ne le souhaitez pas merci de le préciser :)Si vous souhaitez m'aider à corriger cette fiction, n'hésitez pas à venir me voir en mp.