Bonjour à toutes et à tous ! Bon et bien voici un nouveau chapitre. Je sais j'ai mis du temps à l'écrire, mais j'ai eu pas mal de choses à faire ces temps-ci ...
Je tenais à le poster car cette histoire me tient à cœur. J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire. :)
J'entrais et claquait la porte avant de grimper vivement à l'étage afin de m'enfermer dans ma chambre. Je fermais la porte à clé et me laissait tomber sur mon lit en sanglotant. Je n'arriverais pas à la sauver.
J'entendis les pas de mon père dans l'escalier, je m'étais précipitée ici sans même lui donner une explication alors que j'étais certaine qu'il m'attendait depuis plusieurs heures.
- Bella ?
Il tenta d'ouvrir la porte.
- Bella, s'il te plait ouvre moi
- Laisse moi tranquille papa. S'il te plait. Sanglotais-je.
Je ne l'appelais jamais papa, malgré toutes ses protestations. Après quelques secondes je perçu un soupir et un mouvement de recul. Je me remis donc à pleurer de plus belle jusqu'à épuisement.
Ce furent le bruit de coups portés à la porte d'entrée qui me réveilla plusieurs heures plus tard. Je me relevai en regardant le réveil et m'aperçut qu'il était déjà 18:00. J'avais dormi pratiquement 5 heures.
Je devais être seule à la maison car l'intrus avait l'air de s'épuiser à frapper et personne ne répondait. Je me mis donc sur mes pieds et rejoignis le rez de chaussé lentement. J'ouvris la porte d'entrée et stoppait net en reconnaissant l'individu qui venait de me réveiller.
La personne s'invita dans mon domicile sans même me demander mon accord et se retourna vers moi les bras croisés.
- Comment l'as-tu su ? Me demanda-t-elle en me toisant avec hauteur.
Mon esprit était embrumé par le sommeil, je ne comprenais pas où elle voulait en venir.
- Comment est-ce que j'ai su quoi ?
- Comment as-tu su qu'Alice est enceinte ? Interrogea Rosalie.
J'arquais un sourcil d'étonnement.
- Tu veux dire que ..
- La n'est pas la question, déclara-t-elle, j'ai fais deux heures de route pour que tu répondes à cette simple question. Personne n'est au courant. Ni Jasper, ni ses parents, pas même le médecin de famille. Aucune fuite n'a pu être faite de qui que ce soit car j'étais, avec Alice, la seule à être au courant. Alors maintenant tu réponds à ma question avant que le peu de folie qu'il me reste ne s'en aille et que je quitte cette maison.. Déclara-t-elle à bout de souffle avant de jeter un œil sur mon intérieur. Charmante au passage.
- Merci. Je n'ajoutais pas que je ne la remerciais pas pour le compliment mais surtout pour avoir rétablit la vérité, je ne pouvais me résoudre à accepter qu'elle ne soit pas enceinte, ça allait à l'encontre de toutes mes certitudes.
J'hésitais quelque secondes, afin de trouver les bons mots.
- Elle lui parle sans cesse, je pense que c'est pour se rassurer et pour se raccrocher à ce qu'elle a de plus cher.
Elle ne semblait toujours pas me croire. Je lui indiquais le salon et l'invitait à s'asseoir sur le canapé.
- J'avoue que je reste sceptique, c'est tout de même difficile à avaler. Souffla-t-elle.
- Ça l'a été aussi pour moi quand tout à commencé.
Je l'observais et remarquais qu'elle était encore plus belle de prêt, aucun défaut de peau, aucune imperfection, un équilibre parfait que ce soit sur son visage ou sur sa silhouette. Elle était perdue dans ses pensées et une certaine mélancolie prit possession de ses yeux.
- Alice est ma meilleure amie. Elle sourit timidement. Jasper et moi avons perdu nos parents dans un accident de voiture lorsque nous étions enfants. Je n'ai personne d'autre à part cette famille. Je ne suis pas sure que nous puissions nous en remettre si … Elle laissa sa phrase en suspend.
- Jasper est ton frère ?
- Oui.
- Et le fiancé d'Alice ?
- Euh, oui. S'étonna-t-elle.
- Et tu es mariée avec Emmet.
Ses yeux s'écarquillèrent lentement, je savais qu'elle se remémorait la matinée et que le prénom de son mari n'avait pas été prononcé. Elle passait de l'inquiétude à la consternation.
- Mais comment ..
- Comment je le sais ? C'est ce que j'ai tenté de vous expliquer pendant une heure ce matin mais vous n'aviez pas l'air d'avoir envie de m'écouter.
Je savais que je n'avais pas réussi à la convaincre. Elle avait le regard baissé et avait l'air d'être en proie à un conflit intérieur. Le temps passait et il fallait que je la rallie à ma cause.
- Elle n'a pas oublié sa promesse et compte bien l'appeler Lilian.
Son expression se figea, elle leva son visage vers moi et je vis du soulagement dans son regard.
- Oh mon dieu ! déclara-t-elle avant de s'approcher de moi et de poser ses mains sur mes épaules. Comment va-t-elle ? A-t-elle peur ? Et le bébé ?
- Aussi bien qu'on puisse aller dans cette situation. C'est la personne la plus courageuse que j'ai rencontré. Et le bébé se porte bien, pour le moment.
Elle tiqua sur le « pour le moment », mais je ne pouvais pas mentir, je l'avais déjà vu agir.
- Donc quand tu as dit que tu l'avais vu, tu parlais d'une vision ?
- Pas exactement. Elle attendait que je développe. Hum. C'est assez difficile à expliquer.
- Je te promets de faire tout ce que je peux pour te comprendre au mieux.
Je repositionnai mon assise afin de me redonner une contenance afin de dire l'indicible.
- Ça arrive tous les jours entre 19:00 et 19:10. C'est une sorte de … déconnexion.
Je cherchais une quelconque réaction dans son regard mais je n'y vis que de l'interrogation. Je me levai, je ne pouvais voir son regard pendant mon récit.
- Ça a commencé il y a trois mois, après le décès de ma mère.
Mes mains devinrent moites et je ressentis le besoin de les frotter.
- Je tombe dans un état quasi comateux, d'après mon père, rien ne peut me réveiller.
Je marchais le long du canapé tandis qu'elle me dévisageait attentant la suite.
- Je vis des enlèvements, des séquestrations et parfois … pire.
La consternation prit place à l'étonnement sur son visage. Elle avait saisi.
- La première fois j'ai cru que je devenais folle, que je faisais des cauchemars et que ce n'était pas réel. J'ai compris que je me trompais quand j'ai reconnu la photo d'une victime au journal télévisé. Après cet épisode je n'ai plus eu de crise, j'ai alors cru que je pouvais reprendre le cours de ma vie. Jusqu'à ce que je vive un deuxième enlèvement.
- Que s'est-il passé?
Je tournai le dos à Rosalie, le souvenir de ces scènes étant trop intense pour moi. Je baissais la tête et fermait les yeux tentant de réfréner mes visions.
- Elle est morte. Je n'ai rien pu faire.
Elle s'était levée et rapprochée. J'essuyais les larmes qui coulaient le long de mes joues avec ma main.
- J'ai tout avoué à mon père pour qu'on la retrouve à temps mais nous n'avons trouvé aucun indice sur son identité. Avec Charlie nous sommes allés voir la police mais personne n'a voulu nous écouter, ils m'ont prise pour une folle. Mon père a cru qu'ils allaient m'enfermer.
Rosalie se trouvait à mes côtés, le regard qu'elle portait sur moi n'était plus du tout le même que le matin même. Il était passé de la haine à l'égard.
- Combien d'enlèvements as-tu vu ?
- Alice est la troisième.
Elle prit le temps de la réflexion, sans doute pour digérer ce que je lui apprenais.
- Comment sont-elles morte ?
Je ne devais sans doute pas lui dire mais c'était la seule, à part mon père, à me croire, elle avait donc le droit de savoir.
- Elles ont été étranglées.
Elle déglutit péniblement en assimilant l'information.
- Les a-t-il violentées ?
- Oui.
La terreur se lut dans ses yeux.
- Mais pas Alice. Sa grossesse a cassé le schéma habituel. Il a complètement disjoncté quand il s'en est rendu compte.
Elle fut soulagée et alla se laisser tomber sur le fauteuil près de la cheminée.
- Comment nous as-tu trouvé ?
J'avais du mal à me l'expliquer moi-même.
- Avec Alice c'est différent, nous avons une sorte de lien. Je ne sais pas pourquoi mais lorsque j'entre en transe elle sent que je suis là. Elle me parle, je pense que ça la rassure, elle m'a donné des éléments pour que j'entre en contact avec vous. Vos prénoms. Vos comportements. Elle m'a même dit que tu serais la plus difficile à convaincre avec Edward. Je réfrénais une grimace au souvenir de notre échange.
Elle souriait.
- Alice a toujours été très intuitive, il lui arrive parfois de connaître les évènements avant qu'ils n'arrivent. Elle a toujours su qu'elle pourrait donner la vie malgré l'avis des médecins. Ses yeux devinrent humides. Je ne pourrais jamais m'en remettre s'il lui arrivait quelque chose. Emmet serait détruit, la famille serait complètement anéantis. Ça n'est pas juste. Nous ne méritons pas ça.
- Quand ta famille m'a annoncé qu'elle était stérile j'ai cru que je ne pourrais pas la sauver car j'étais seule. A présent que nous savons la vérité nous avons l'espoir de la sauver.
- Comment ?
- Nous allons voir ta famille, tu vas tout leur expliquer et ils vont pouvoir nous aider.
Rosalie réfléchis quelques secondes avant d'afficher un air résolu.
- Non
- Quoi ?
- Alice m'a fait promettre de ne pas parler de sa grossesse.
- Écoute, je comprends parfaitement que tu ne veuilles pas corrompre ta promesse mais je ne pense pas qu'elle t'en voudra d'avoir raconter son secret pour l'aider à la retrouver.
- Elle m'a fait promettre sur sa propre vie.
- Oh.
- Je ne peux pas le dire. S'il lui arrivait quelque chose. Je ne pourrais pas me le pardonner. J'ai tenté de le dire à Emmet mais je n'ai pas pu m'y résoudre. Quand tu es venue à la maison et que tu nous as déclaré être au courant j'ai perdu la raison. Je ne pourrais pas me le pardonner s'il lui arrivait quoi que ce soit.
- Je ne te juge pas.
- Qu'allons nous faire ?
- Je ne sais pas.
Nous en étions donc au même point.
La porte d'entrée s'ouvrit, Charlie venait de rentrer de son travail. Il ne l'avait jamais aimé mais il voulait m'offrir une vie décente. Il avait tenté de passer le concours de la police quand il était plus jeune mais quand ma mère nous a quittés il a tout abandonné pour m'assumer complètement.
- Bella ?
- Je suis dans le salon Charlie.
Il entra et fut étonné de voir Rosalie.
- Charlie, c'est Rosalie une amie d'Alice.
Il fit le chemin plusieurs fois entre elle et moi.
- Oh, euh bonjour.
- Bonjour monsieur Swan.
Charlie sembla gêné, il contempla Rosalie pendant quelques secondes et alla vers la cuisine. Il n'était pas très loquasse en présence d'inconnu. Rosalie m'interrogea du regard et je haussais les épaules pour lui signifier de ne pas en tenir compte.
- Bella ?
Je me tournais vers mon père alors qu'il fixait un point derrière moi. Je suivais son regard jusqu'à l'horloge au dessus de la cheminée quand je remarquai que 19:00 allait sonner, je sentis alors les battements de mon cœur se rapprocher douloureusement à mesure que les secondes s'égrenaient.
Je me retournai alors vers Charlie et sentis ma conscience quitter mon corps et avant que mes paupières ne se ferment je vis Rosalie froncer les sourcils pendant que mon père se précipitait vers moi en tendant les bras.
Et bien voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Comme d'habitude si vous ne voulez pas un petit extrait pour le prochain chapitre, merci de me le dire dans votre review. :)
