Bonjour tout le monde !

Vraiment désolée pour le retard mais ma vie perso ne me permettait pas de le faire avant!

Alors oui il y aura des suites, mais je ne pourrais pas poster régulièrement. J'en suis navrée mais malheureusement je ne peux pas faire autrement.

J'espère que ce chapitre vous plaira ! :)


La pièce était plongée dans le noir. Seuls quelques rayons de soleil parvenaient à percer les planches de bois vulgairement clouées à la fenêtre. Un vieu matelas se trouvait à même le sol près du mur. Une jeune femme brune y était assise.

- … Paris est une ville magnifique. C'est là que ton père m'a demandé en mariage, tu verras que ….

La jeune femme releva la tête en un reflex. Depuis le début de sa terrible mésaventure elle n'avait cessé de ressentir cette présence. C'était une sensation très puissante qu'elle n'avait jamais eu auparavant. Elle fit teinter la chaîne qu'elle avait au pied en tentant de se réajuster avant de s'adresser à son ventre.

- Nous ne sommes pas seules ma chérie. Ne t'inquiète pas tout se passera bien. S'adressa-t-elle à son ventre. Elle scruta ensuite l'ensemble de la pièce. Je suis vraiment contente que vous soyez là. Avez-vous pu parler à ma famille ? Demanda-t-elle avec espoir. Je suis sure qu'ils ont été content de vous rencontrer. Continua-t-elle avant de perdre son sourire. Enfin je l'espère.

Elle fut prise d'une angoisse qu'elle tenta de ravaler.

- Edward a du vous causer du fil à retordre. Je ne sais pas pourquoi mais quand vous êtes là son image m'apparaît. Je suis certaine qu'ils vont venir nous chercher bientôt, mon bébé et moi. N'est-ce pas ?

Elle soupira avant de secouer la tête.

- Pourquoi ne pouvez-vous pas me parler ? Suis-je folle ? Il faut que vous m'aidiez. Je n'ai pas traversé toutes ces épreuves pour qu'il tue mon petit ange. Déclara-t-elle tout en tentant de ravaler ses larmes.

Elle passa le dos d'une de ses mains sur ses joues pour les essayer.

- Jasper me manque tellement. Toute ma famille me manque, mes amis …

Elle fut couper par le bruit de l'ouverture de la porte. Il entra un plateau repas dans les mains, la même folie habitant ses yeux. Alice s'était approché au maximum du mur, la peur s'inscrivant sur son visage..

- Alors on parle tout seul, petit chaton ?

Il jeta le plateau au sol faisant s'éparpiller la nourriture.

- Tu peux toujours espérer mais personne ne viendra te sauver.

Il s'abaissa et s'approcha d'elle, tandis qu'elle se tourna tremblante vers le mur. Il tendit la main vers son visage et toucha ses cheveux courts. Elle eut un hoquet de surprise.

- Tu es tellement mignonne. Il se pencha pour la sentir. Et tu sens tellement bon. Je crois qu'on va bien s'amuser tous les deux.

- Je, J''ai mal au ventre.

Il recula, la folie avait quitté son regard. Il se releva, et fit pencher son poids d'un pied sur l'autre tel un enfant prit sur le fait.

- Je vais te laisser manger. Commença-t-il d'une voix penaude. Prends des forces pour le bébé.

Il sortit de la pièce et Alice sembla redouter ce qui allait suivre, elle se tourna vers le mur pour qu'il n'ait accès qu'à son dos.. Un cri inhumain se fit entendre de derrière la porte puis il la rouvrit et entra en trombe en tendant un doigt vers elle. Il était tremblant de colère.

- Ne t'avise plus jamais d'essayer de me manipuler ! Regarde moi !

Il l'empoigna par la nuque et la força à se relever avant de la pousser au mur.

- Je t'ai dis de me regarder.

Elle était terrorisée, elle ne l'avait jamais vu autant en colère.

- Tu crois que je ne vois pas clair dans ton jeu ? Je me fous complètement de ton bâtard !

Il la regarda quelques secondes avant de la gifler avec une telle force qu'elle fut éjectée au sol. Elle s'éloigna autant que la chaîne ne lui permit et se mit en boule en pleurant.

- Vous êtes toutes les mêmes. Il fit le chemin inverse et sortit de la pièce.

La jeune femme pleurait en tentant de se rassurer, mais rien n'y faisait. Ses perspectives d'avenir s'étaient fortement assombries depuis une semaine.


- Elle n'a pas l'air de réagir. Elle souffre peut-être d'une commotion cérébrale. Déclara Rosalie. On devrait peut-être l'emmener à l'hôpital ?

- Oui mais on ne devrait pas la manipuler, je vais appeler une ambulance.

Je ne saurais dire si c'est l'inquiétude dans la voix de mon père ou la perspective de me retrouver dans un hôpital qui me fit ouvrir les yeux immédiatement.

Un mal de tête indescriptible se fit sentir. Par réflexe je portai une main à la tête et sentit une substance liquide.

- Tu vas bien ? Il n'avait pas eu l'air aussi inquiet depuis que j'avais fais une chute alors que j'apprenais à faire du vélo. J'arrivais tout juste à tenir en équilibre et la sensation du vent sur mon visage était grisante, je rigolais en entendant mon père courir derrière moi en me criant d'aller moins vite, jusqu'à ce que je perde l'équilibre. J'avais pleuré longuement en tenant mon genou blessé. Il ne savait pas comment faire pour me consoler alors il avait simplement posé une main sur mon visage et ça m'avait immédiatement apaisé.

- Que s'est-il passé ? Demandais-je en grimaçant alors que je me relevai.

- Je n'ai pas eu le temps de te rattraper. Ta tête a cogné la table basse en tombant.

Je tentais de me remémorer les détails de ma dernière vision afin de rassembler des indices nous permettant de la retrouver. En levant mon regard je tombais sur une paire d'yeux bleus inquisiteurs. Rosalie était inquiète, cela se voyait mais elle n'osait pas me poser de questions.

- Elle va bien.

Je ne voulais pas lui dire que la situation s'était détériorée depuis la veille. Je ne l'avais jamais vu autant en colère avec Alice. Jusqu'à présent les deux facettes de sa personnalité avaient toujours été en équilibre mais le côté violent semblait reprendre le dessus.

Malgré mes efforts pour garder mes craintes pour moi, je perçus un changement radical chez Rosalie, son inquiétude augmenta d'un cran. Je sentais très clairement qu'elle allait me poser une question à laquelle je ne souhaitais pas répondre et je la vis déglutir tout en cherchant ses mots.

- Il faut soigner cette blessure Bella.

Charlie me sauva malgré lui et je fus emmenée contre ma volonté à la salle de bain pour panser ma plaie.


- Outch.

Mon père déposait une compresse froide sur ma tête.

- Désolé mais il faut désinfecter la plaie. Heureusement ce n'est pas très profond tu ne vas pas avoir besoin de points pour cette fois. Habituellement il aurait eu un rictus et j'aurais pu déceler une pointe d'humour dans sa voix. Mais il n'en était rien.

- Pour cette fois … Répétais-je à mi-voix.

Rosalie était partie rejoindre son fiancé. Après avoir passé plusieurs heures loin de sa famille elle ressentait le besoin de se retrouver près des siens. - Je tacherais d'être présente demain pour 19:00 avait-elle dit avant de partir.

- Tu as bien fait. Déclara-t-il tout en retirant un pansement de son emballage.

- A quel propos ?

- De ne pas lui dire la vérité sur ce que tu as vu.

Je me retournais et lui lançais un regard surpris et interrogatif.

- Je suis ton père Bella. J'ai assisté à ta naissance et je t'ai vu grandir alors crois moi je connais chacune de tes expressions.

Je ne savais que répondre à ça.

- Raconte moi.

- Je pense qu'il ne reste plus beaucoup de temps avant qu'il ne... s'emporte.

- Qu'a-t-il fait ?

- Il a perdu son sang froid.

J'avais du mal à me remémorer la scène car cela me renvoyait automatiquement aux autres victimes.

Elle exerce sur lui, enfin sur sa personnalité enfantine une sorte de fascination et c'est ce qui la maintenue en vie jusqu'ici. Mais à présent j'ai le sentiment que la situation se renverse.

As-tu découvert quelque chose qui pourrait la localiser ?

Charlie me posait toujours la même question. Il était à l'affut du moindre indice nous permettant de la retrouver. Il avait débuter l'école de police, mais c'était juste avant que ma mère ne tombe enceinte de moi. Mes grands-parents ne voulaient pas aider mon père alors il a arrêté. Pas définitivement mais il a prit un poste de gardien au lycée de Forks et n'a finalement pas pu reprendre ses études. J'ai toujours su qu'il aurait été un très bon policier. Il a ça dans le sang, mais malheureusement la vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille.

Non. Rien. Absolument rien. Ni prénom, ni adresse, ni numéro de téléphone.

J'étais à bout. Je subissais ces terribles visions sans avoir la moindre possibilité de l'aider. J'avais l'impression d'être totalement démunie.


Voilà, c'est fini pour le moment, je vous promets de ne pas trop tarder pour le prochain chapitre.