Salut salut les amis, alors voilà j'ai bien réfléchis et je me suis dit "pourquoi pas la publier cette histoire ?" J'attend beaucoup de ce chapitre, non j'attend surtout beaucoup votre avis sur celui-ci... Bon avant tout de chose je tiens à remercier toutes les personnes qui m'ont soutenues au travers des reviews, j'adore connaître votre avis alors continuez ! Je vous fait des poutous BISOUS !

Bonne Lecture


CORALIE – Chapitre 1.

Il pleut, à vrai dire il ne fait que pleuvoir ici. Nous venons d'emménager, ma mère et moi, dans une petite ville pluvieuse qu'on appelle Forks. J'ai vécu, jusqu'à il y a deux mois, à Phœnix, ma ville de soleil. Mes parents étaient divorcés, oui je dis bien « étaient » puisqu'ils ont décidés de se recréer une chance. J'étais réellement enchantée d'apprendre ceci, jusqu'au moment où j'ai compris que mon père, Charlie, ne viendrait jamais vivre avec nous, à Phœnix. Non, monsieur à bien plus d'estime pour son boulot de flic qu'il n'en a pour nous, c'est évident.

Voilà donc deux mois que je vis ici, dans ce coin paumé d'Amérique. Le lieu pourrait être sympathique sans cette pluie et cette grisaille constante... Je démarre l'université demain. Dire que je suis confiante sur cette rentrée des classes serait mentir. Je suis barbouillée et je n'ai qu'une envie, c'est dormir pour me réveiller sous le soleil de Phœnix. Le plus compliqué, je pense, c'est de vivre sans voir mon petit ami, Mike Newton. Je l'ai au téléphone tous les jours, bien sûr, mais je n'ai pas beaucoup d'espoir quant à la survie de notre couple. Ma mère ne fait que me répéter que si nous sommes réellement amoureux, nous nous retrouverons plus tard. Je ne suis pas aussi confiante qu'elle, je remarque déjà le comportement de plus en plus froid de Mike et je sens un faussé se creuser entre nous. Je l'aime, bien entendu, je l'aime de tout mon cœur, mais parfois, je me demande si nos deux ans de relation n'y sont pas pour quelque chose. N'est-ce pas simplement le phénomène de l'habitude qui nous fait nous aimer ? J'aurais la réponse à cette question d'ici quelques temps, je suppose.

Il est 22h30, je reprends les cours demain, alors que les élèves ont fait leur rentrée depuis deux mois. Il n'y aurait eu aucun problème à Phœnix, les universités sont tellement gigantesques qu'il est difficile de déceler une « nouvelle ». Ici ? L'université est aussi grande que mon ancien lycée, seuls les habitants de cette ville et des villes alentour en font partie. Moi qui aime être discrète, ça promet d'être mouvementé. J'enfile mon pyjama, et me décide à lire une nouvelle fois Orgueil et préjugés de Jane Austen. Les pages du livre sont jaunies par la lecture constante, presque abusive, que j'en fais et je ne me lasse pas de l'odeur de vieux livre qu'il porte. Cette odeur me rassure, elle m'est familière et me fait du bien face à ce brusque changement de vie. Recouverte de mon épaisse couverture, je sens déjà que mes paupières sont prêtes à se fermer. Je n'ai pas la force de lutter contre le sommeil et me laisse donc emporter par la fatigue.

Bip, Bip, Bip...

J'assomme littéralement ce maudit réveil et entreprends de me lever. À peine le temps d'enfiler mes chaussons qu'une douleur au ventre m'oblige à courir aux toilettes pour me vider l'estomac, le stress certainement. Écœuré, je me jette sous la douche et me laisse aller sous l'eau brûlante, je me brosse les dents, peigne péniblement mes cheveux emmêlés et enfile des vêtements discrets. Je n'ai pas le temps de déjeuner, je prends les clés de mon vieux Pick-up Chevrolet rouge et me dirige vers l'université. Je me gare sur le parking et des dizaines de regards se posent sur moi, génial. Après avoir gentiment envoyé bouler la moitié des élèves de cet établissement, j'ai pu, enfin, suivre mes cours de littérature normalement. J'ai d'ailleurs rencontrée une fille sympathique qui s'appelle Angela Weber, elle n'est pas extravagante et me soutient dans cette pénible rentrée. J'ai donc passée le reste de ma journée avec elle, elle m'a expliquée le plan de l'université et les règles à respecter au sein de l'établissement.

Il est 18h00 et je viens de terminer les cours, j'essaye de démarrer la voiture, mais le bruit sourd qu'elle me rend n'est pas bon signe. Je soupire et pose ma tête sur le volant. Hors de question que je fasse la route à pieds sous cette pluie battante. Je reste là, à m'accorder quelques minutes de réflexion quand on frappe à la portière de ma voiture. Un jeune homme blond, de mon âge me fixe avec un magnifique sourire. J'ouvre la vitre et il rigole devant ma mine dépité.

-Salut, je m'appelle James Witherdale, j'ai cru comprendre que tu avais un problème avec ta voiture c'est ça ? Si tu veux je peux regarder, je travaille à mi-temps au garage de Forks alors...

-Oh... Euh... Je suppose que oui ?

Je lui ouvris donc le capot de la voiture dans un soupir d'espoir, il tombait vraiment bien ce James. Il est resté une dizaine de minutes à bricoler dans ma voiture avant de claquer le capot et de s'approcher de la vitre.

-Bon euh... Isabella c'est bien ça ? J'ai réussi à arranger un peu le problème mais il faudrait que tu amènes la voiture au garage ce week-end pour qu'elle soit totalement réparée. Ce sera l'occasion pour moi de t'offrir un verre d'accord ?

Je faillis lui dire non, pensant que Mike n'accepterait jamais que je m'approche de quelqu'un d'autre que lui, mais James venait de m'aider à échapper à une pneumonie, je ne pouvais décidément pas lui refuser un verre.

-C'est d'accord, alors à samedi !

La voiture démarra sans effort et je rentrais chez moi en repensant à James et au fait qu'il connaissait déjà mon prénom, la joie de vivre dans une petite ville où tout le monde se connaît je suppose. Je n'eus pas de nouvelles de Mike ce soir-là et je ne m'en souciais pas. Je ne pensais même pas à notre couple cette nuit-là, seuls les yeux hypnotisant de James berçaient mes rêves.

Les jours commençaient à se ressembler, j'avais doucement adoptée une routine qui ne faisait que me plaire. J'ai rompu avec Mike quelques semaines après ma rencontre avec James. Nous n'avions plus rien à nous dire, plus rien à partager. C'est moi qui ai convaincu Mike d'arrêter notre relation car elle ne menait à rien. J'en ai bien sur profitée pour améliorer ma relation avec James. Nous nous sommes revu, comme convenu. J'ai rencontré grâce à lui des personnes formidables, dont Rosalie Hale et Jacob Black. Ils travaillent tous deux au garage de Forks avec James. Ces trois-là sont inséparables et passent leur temps à se chamailler. J'ai donc, en peu de temps, trouvée des amis et quelqu'un à aimer.

Mais c'était sans compter sur ma chance légendaire, j'avais rendez-vous avec James ce matin-là, je ne commençais les cours que l'après-midi. Sauf qu'en me réveillant, je n'étais pas à la maison, dans mon lit douillet, mais bien dans un lit d'hôpital. Ma mère était endormie, assise sur une chaise, la tête reposant sur mes genoux elle serrait ma main dans ses paumes chaudes. J'essayais tant bien que mal de me rappeler ma venue ici, mais la seule chose dont je me rappelais c'était m'être couchée la veille au soir en souhaitant bonne nuit à James au téléphone. Je me sentais plutôt bien, seul mon crâne semblait m'en vouloir, mais rien d'insupportable. J'observais mon corps, pas de plâtre, pas de bandage, pas d'attelle, rien. J'entrepris de réveiller ma mère en lui pressant légèrement les doigts. Elle leva les yeux dans un bâillement craintif. Quand elle croisa mon regard, elle sembla se rappeler notre présence à l'hôpital car ses yeux clignèrent plusieurs fois.

-Oh Bella tu es réveillée ! Comment vas-tu ?

-Bizarrement, je vais bien, tu m'explique ?

Elle me regarda sous ses longs cils et pencha la tête sur le côté dans un sourire. Elle passa sa main dans mes cheveux et déposa un long baiser sur mon front. Ma mère a toujours était très expressive avec moi, je n'ai jamais doutée un seul instant de son amour pour moi. Cette tendresse avait quelque chose de rassurant et d'apaisant. J'avais juste envie de m'endormir dans ses bras protecteurs comme lorsque j'étais enfant. Cependant, il me fallait comprendre ma présence dans ce lieu et ma mère détenait la réponse à toutes mes questions. Quand elle croisa mon regard insistant, elle soupira et détourna le regard vers la fenêtre. Son regard devint vide et dénué de toute présence maternelle.

-Tu t'es levé cette nuit, certainement pour aller boire ou pour aller aux toilettes. Mais tu es tombé dans les escaliers. Quand je t'ai entendu tomber, j'ai eu tellement peur… Quand je suis arrivée, tu étais inconsciente. Le médecin dit que tu as simplement raté les dernières marches et que seuls quelques bleus seront visibles.

Je soupirai de soulagement, j'avais simplement fais ma Bella. Je dois être la fille la plus maladroite du monde. Mon médecin à Phœnix m'a même proposé, pour rire, un abonnement à vie à l'hôpital. Bon au moins cette fois si, pas besoin de supporter un plâtre pendant six mois.

-Je n'ai pas finis Bella… Le médecin, ne connaissant pas ta maladresse légendaire a décidé de faire des examens supplémentaires pour connaître la raison de cette chute. Après avoir fait quelques prises de sang, il s'est avéré que… Que tu es enceinte Bella.

Et là c'est le drame, c'est comme ça qu'on dit ? Je crois que mon cœur s'est arrêté, il n'a pas supporté l'information. Comment moi, je peux être enceinte ? J'ai toujours fais attention, j'ai toujours fais en sorte que ça ne puisse jamais arriver.

-Mais… Non, c'est impossible… Je prends la pilule tu le sais bien.

-C'est ce que j'ai dit au médecin qui s'occupe de ton dossier Bella, mais il m'a expliqué que parfois, des femmes comme toi outrepassaient tout ça et tombaient enceintes quand même. Il m'a dit que la pilule n'est pas totalement fiable et qu'il existe des risques, faibles certes, mais ils existent.

Tout se bousculait dans ma tête, comment tout ceci pourrait être possible, le père d'ailleurs, Mike… Je n'ai jamais pensée à l'avortement avant aujourd'hui, mais je ne veux pas d'enfants maintenant, je n'ai pas la force ni le courage d'être mère. Oh et j'oubliais le plus important, je suis bien trop jeune, je suis en plein dans mes études…

-De combien de temps maman ?

-Quatre mois et demi… Je suis désolée mais il est trop tard pour faire quoi que ce soit Bella.

Trop tard, trop tard… Ces mots résonnaient en moi, me blessant et m'affligeant de la vie que j'allais avoir. Je ne veux pas de cet enfant, je ne veux pas avoir à être une mère maintenant. Je ne sais même pas m'occuper de moi-même alors comment m'occuper d'un être qui aura besoin de moi ? J'allais devoir assumer mes responsabilités. J'allais devoir annoncer à mon ancien petit ami qu'il allait devenir papa. J'allais devoir annoncer à mon petit ami actuel que j'allais être mère d'un enfant qui ne serait jamais le sien. J'allais devoir supporter les jugements des voisins, le point de vue de mon père et les regards lourds de dégout. Je ne pourrais pas supporter ça, non je ne le pourrais pas…

Pourtant je l'ai fait et j'en suis fière, j'ai survécu aux regards des autres, j'ai réussi à garder la tête haute et ça, j'en suis fière. Les gens ont vu mon ventre gonfler, ils ont alors pu jaser autant qu'ils le souhaitaient. Le plus compliqué à gérer était Mike. Il était paniqué et il m'accusait de prétexter une grossesse pour le récupérer. Idiot. Il m'a dit qu'il m'enverrait de l'argent tous les mois, mais qu'il ne voulait pas entendre parler de l'enfant. Il m'a demandé de garder l'identité du père secrète pour que ses parents ne soient pas au courant. Je ne lui en voulais pas, je pouvais comprendre, ce garçon possède autant de cervelle qu'une huître fermée alors l'avoir comme père de mon enfant… Non merci. J'aurais au moins, grâce à l'argent qu'il me donnera, les moyens de subvenir aux besoins de mon enfant. J'ai décidée de ne pas connaître le sexe de l'enfant, non pas pour garder la surprise, mais le fait de connaître le sexe donnerait encore plus de véracité à ma grossesse et ne ferait que m'effrayer d'avantage. Mes parents ont été compréhensifs et m'ont soutenue du début à la fin. J'ai d'ailleurs été étonnée par mon père Charlie. Je pensais qu'il se refermerait dans sa bulle et ignorerait le fait qu'il serait grand père. Il a au contraire agis comme un père, il m'a aidé à supporter le regard des gens, il s'est arrangé pour que mes cours se fassent à la maison pour nous protéger, le bébé et moi. En dehors de mes parents, seuls Rosalie et Jacob ont pris de mes nouvelles, ils ont d'ailleurs passés beaucoup de temps avec moi, Jacob m'expliquant que si c'était un « p'tit mec », il lui construirait un trotteur en forme de voiture et lui apprendrait à devenir un homme, et Rosalie m'accompagnant pour le « shopping bébé » et me conseillant sur tous les problèmes auxquels j'allais faire face. Je pensais avoir des nouvelles d'Angela, mais j'ai appris qu'elle était la nièce du prêtre de la ville et qu'il lui avait interdit de s'approcher de moi sous peine de s'accorder les foudres du bon Dieu. Je pense qu'elle craignait plus son oncle, avec qui elle vivait, que le seigneur. Il y a aussi James… Il me rendait visite parfois mais notre relation s'est arrêtée là où elle avait démarrée.

Et puis l'accouchement est arrivé, mon père, Rosalie et Jacob attendait dans la salle d'attente que le bébé veuille bien se montrer. Ma mère m'a accompagnée dans ce périple voyage. J'ai cru que j'allais mourir, vraiment, tellement la douleur est forte, mais lorsque j'ai pu serrer ma fille dans mes bras, plus rien, oh non plus rien n'importait.

-Félicitation pour cette petite fille Madame, ce petit ange a un prénom ?

-Coralie, ma fille s'appelle Coralie


Alors ? J'ai choisis de faire ce chapitre pour situer un peux le contexte, pour vous montrer de qui on parle un peu... Je ne sais pas trop ce que ça donne alors allez-y ! Je veux et j'exige un petit commentaire, pour mon bien siouuuupléééé ! Je vous aime mes pandas salés :)